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26.12.2007
Léthé
Nulle part, un infini minuscule nous traverse comme un paysage bouleversé. Là, pas de chronologie, ni heure ni rendez vous, pas de passage, rien qui dise la nécessité du précipice non plus que les parois abruptes au pied desquelles nous attendons le secours de la divine providence. Une étendue que nous sommes au fond des creusets où mijote le monde et qui nous parcoure de racines flottées. Là, le monde sans que nous ayons à le rêver nous renouvelle en son sein et nous sommes la source dans laquelle baigne le visage impassible des nuages, dans laquelle l'univers plonge au crépuscule, de laquelle au zénith la lumière élève l'aube au pinacle et ardente nous prive d'avoir à naître et mourrir.
Ainsi je me souviens du ventre de ma mère, de tout ce qu'il avait été quand je ne savais rien des horizons ni rien des saisons ni qu'elle ne saurait pas être mère.
10:10 Publié dans Blog, Film, Jeux, Livre, Loisirs, Mélancholie, Musique, polytiques, polytiques, Rage, ras le bol, Relis tes ratures, Science, Shopping, Sport, Voyage, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie, maternité, mère, lecture, littérature, Christiane



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