18.06.2009
Quand j'étais chanteur
Le docteur Himadi m'a dit : La foi mon ami c'est une question d'indulgence. Faites vos petites affaires, fructifiez, prospérez, enrichissez vous, grevez, pillez, transformez tout en dividendes, divisez les importuns, les faibles poussez les du haut du strapontin où jusqu'à présent on tolérait qu'ils se gobergent dans le rassis des jours meilleurs, palpez, violez les beaux fruits de saison et agrémentez votre nid de rapace d'images pieuses. Faites semblant de savoir et enfin, on vous croira. Voilà, ça vous fera Cinq cent balles, signez là l'éternelle reconnaissance de dettes et à la prochaine. Mais n'oubliez pas Lephauste, les chiens de l'enfer ne mordent que ceux que nourrit la peur de perdre.
Alors je me suis retourné dans mon lit de fortune, fourbe de chez Forbes et le cauchemar de vivre je l'ai changé pour un aller simple, destination les plages, les cocottes et les cocotiers, les buffets à volonté, les placards à balais où l'on se fait astiquer le manche par de grands enfants émancipés, un peu comme un élu européen, le décors, le décors, le décors et le décorum. Le décorum est atteint. Le consensus s'assêche mais il tient. Il tient et le bonheur, cette chose molle vouée à l'imbécile sourire des grues liftées en fond de court, le bonheur est là. Le bon air débonaire sur le polaroïd TM, c'est moi, en tong's, c'est moi, en chemise à fleurs, c'est moi, Pantalon de girafe à pattes d'eph, c'est moi, reich bahn sur le pif c'est moi ... Enfin, c'est moi, moi, mon, mes, ma, je, c'est moi. Et même si ça sent l'avariée bravitude de l'homme blanc vautré dans l'ébène, je m'en tape, j'ai le contrat.
Ce matin, alors que d'un derrière maigre je caressais le cuir des sièges de mon authentique merde SS, je me fis ... Quand on s'est fait tout seul "self merdre man", on a de ces plaisirs que la masse suante ignore (c'est afligeant l'ignorance) ... Je me fis donc cette réflexion : Et si, me dis-je ... Je me fais mais aussi je me dis selon les bons conseil du docteur Himadi qui est aussi conseiller du président Bounty pour ce qui est des affaires iranniennes ... Oh mais il digresse ! Comme il digresse ! Je digresse donc je suinte ... Me dis-je ... Et si je sortais un disque ?
Quoi ? Que dites ? Vous rumeurez à l'aise ? Un disque ? Oui oui ! J'arrête la polynésie, le bout rimé, la belle marquise d'amour des yeux boeufs me mon fou rire, je te tire à vue tout ce qui slam des pieds en vertu du dico de la rime à rien ... L'amiral Karima, qu'à rime à quoi ? La rime à rien ! Et je fais des chansons. Gland mort salade, c'est moi ! J'arrive ! De la laitue, de la scarole, de la batavia pour me rouler des joints, de la roquette pour les extases de femmes, du cresson, du pissenlit plein les papilles, ch'û pas mesclun ! Je m'astique la sauce et voila le produit :
La lala lala la ... La lala lala la
La lala la lèreux ... lalalala lèreux
Refrain :
What about tabout, ta bouta the think
Peace ô lovair the world
A round up and clap the end
And white is right et plenty fuel
La lala lala la ... La lala lala la
Communiqué de presse : Alors que le triomphe le portait, plus de trois cent dates, une tournée mondiale, un parterre de têtes couronnées bien qu'un peu décapitonnées, à chacune de ses prestations, Lephauste s'était teint en apprenant que sa marguerite avait épousé en juste noces, le fils présumé d'un général d'aviation.
(Ce come back est tout entier dédié à Pacôme Leboeuf, cinq jour aujourd'hui. Salut petit.)
13:45 Publié dans Mélancholie | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
| Tags : politique, littérature, poésie, iran, faits divers |
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Commentaires
Je suis retors, je suis relaps, je me parjure, j'ai pas de parole, faut croire que j'aime. Bon jour à tous !
Ecrit par : Lephauste | 18.06.2009
La guinguette a rouvert ses volets noirtes. Un p'tit demi sous la glycine pour prendre la température de son propre vide, mettre son coeur sur mode vibreur. Et laisser les montres s'emmêler les aiguilles, juste le temps d'un regard absent. Que demande de de plus le peuple ? Peut-être quelques pistaches et un autre demi...
A vote santé Lephauste !
Mouloud.
Ecrit par : Mouloud | 18.06.2009
Je vais dire à la servante, à la Maria, qu'il vaut p'têtre mieux changer nos draps, Lephauste est revenu !
Ecrit par : Loïs de Murphy | 18.06.2009
Bonjour Stéphane,
C'est avec beaucoup d'intérêt que je découvre tes écris et ton blog.
J'espère que nous aurons l'occasion de partager le verre de l'amitié quand tu seras de passage sur Paris.
Je te salue bien camarade
JMV
Ecrit par : JM Vicquery | 20.06.2009
..."PS : ... Et à moi le verbe, ce grand architecte des débuts et de la fin des cycles.
CE QUI NE TUE PAS GRANDIT!" Rumeur Noirte
Ecrit par : Sylvaine | 20.06.2009
Lephauste alerte ?
Ecrit par : jmbinsse | 23.06.2009
Alerte rouge mon cher Prinsse.
Ecrit par : Lephauste | 23.06.2009
Gaffe Lephauste !
Pas plus tard que ce we, à une "garden party" très privée (so chic !) un colonel m'a dit (en prenant dans ses petites menottes délicates une tasse de thé brûlant : " ce qui ne tue pas grandit" !!!
A quoi je lui réponds illico en riant : "ah oui, je sais, on meurt ou en reste idiot....pas encore mort, colonel ? "
Merci à mon papounet pour cette réplique soufflée de mon atypique jeunesse et pour avoir délibérément négligé les fêtes du père et de la mère, pour cause de pétainisme ! Mais il disait aussi : "les théories de l'extrême gauche et de l'extrême droite finissent par se rejoindre..."
Ecrit par : tess | 24.06.2009
Votre père était un homme sage de son temps Tess mais les temps n'ont-ils pas un peu changés ? L'extrême droite du porte-feuilles est au pouvoir, l'extrême gauche est pour le moins extrêmement gauche. Quand aux garden parties avec de vrais morceaux de colonel dedans, j'avoue que je ne m'y croise que rarement.
Ce qui ne dure pas, transite ! (Monsieur de la Palisse, au sortir des lieux d'aisance.)
Mais gaffe quand même, vous avez bien raison.
Ecrit par : Lephauste | 24.06.2009
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