04.11.2009
La Martine
La Martine, qu'est-une fille qui quand elle coiffe pas chez José ... Salon chez José, la raie toujours bien plaquée ! qui quand elle fait pas technicienne de surface chez Deprofundis ... Chez Deprofundis, au fond, la surface est toujours lisse ! qui quand elle choie pas son homme, qu'est lui même faucheur-livreur chez Rapiat ... Transports Rapiat les fonds comme si vous en aviez ! qui quand elle ... La Martine ! Vous suivez ? ... mouche pas le petit dernier, un morveux d'au moins vingt-trois piges, dont cinq en corres ... non pas pondance ... quionelle. Qui quand elle fait pas les courses à LITL, qui quand elle, La Martine, est pas à ses activités culturelles, lessive, ménage, repassage, cuisine, et salon du meuble et de l'ameublement, qui quand y faut pas qu'en plus a se fasse belle pasque môssieur Georges l'invite au pot de retraite de Alphonse le convoyeur en chef... Et ben vous me croivez si vous voulez mais La Martine a fait de la poésie ! Si si si ! Et même quà l'est bien douée, pour en faire de la poésie, si si si!!!
Des preuves ? Tant que vous en voulez. Tiens Alphonse, sous ton gobelet de Ricard CM (crade mark) en plastique, il doit y en avoir une poésie à La Martine. Non, pas les chips ! Passe-moi le papier gras qu'est en dessous, oui çui-là. Et même si vous voulez Georges y prends sa guitare du temps où il était YéYé. Aller ... A la ouane ! A la toux ! A la frite!
http://www.youtube.com/watch?v=TLl4MkdlqCo
Bon pendant qu'ils se mettent en place, je vous fais dire que vendredi prochain, je migrate pour un texte sur le blog de Frédérique Martin...
http://www.frederiquemartin.fr
... Ce qui fait qu'elle vient ici et qu'on appelle ça, les vases communiquants. Et que le premier qui dit que les fleurs sont pas comme ceci et que le napperon est de travers, je te lui envoie La Martine. On verra ce qu'on verra, mâtin !
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| Tags : poésie, brassens, lamartine, pensées des morts, lecture littérature |
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Digg
03.11.2009
Corrector
C'était une boite qui contenait deux flacons de verre, un produit miracle contre l'irréparable. Dans le premier flacon, le remède pire que le mal, un liquide noirâtre que l'on mettait bien des suées à verser sur l'endroit du délit. Du noir sur du bleu "luminous", rien à dire, l'effet était confondant, la tache prenait des proportions gigantesques. Elle vous engloutirait même, si vous continuyez à scruter son avancement sur le Tergal TM du pantalon. Celle-là je l'avais pas ratée, toute la petite bouteille Waterman y était passée. De toutes les façons que l'on y regarde, le devoir était fichu : Racontez la dernière volée de bois vert que votre bonne maman vous a, à juste titre administrée. La maîtresse n'avait pas dit au sujet de quoi on devait s'être fait étriller. Là on était libre, j'étais justement en train de créer la circonstance et j'imaginais déjà assez bien la chute de la rédaction. Le Tergal TM faisait froid sur ma cuisse, devant moi sur la table, la copie quadrillée dégoulinait par dessus bord de mes trop bonnes intentions rédactionnelles, le porte-plumes restait planté dans la boucle inférieure d'un B majuscule que, l'instant d'avant l'irréparable, je m'appliquais à fargouner de la plus belle façon, pour pas en plus me faire enguirlander à propos de ma graphie décadente : Mais tu écris comme un cochon !
Dans le deuxième flacon, il y avait la solution miracle, un liquide transparent qui sentait un peu bon l'alcool. Celui là disait la notice, allait vous sauver du dernier revers de main. Celui là était utilisé au Paradis, par les anges dont l'aube et l'auréole avaient fait trop de looping's près des fourneaux de l'enfer. Missions suicides. Sauver quelques âmes et puis rentrer au bercail pour affûter les plumes sergent-major. Soigner la graphie, toujours soigner la graphie, les mortels savent de quoi je parle. J'en étalais vu les dégats, plus d'un bon tiers sur l'endroit de la honte. Le miracle se produisit, la tache par son centre renonçait, la tache reculait, la tache était en passe d'être vaincue. Radio Londres annonçait le retour des hirondelles, l'idée d'un faux séjour à la neige emplissait mon imagination d'écolier. J'eus une légère érection, due évidement aux images bucoliques des sommets rayonnants de pureté divine qui se pressaient dans mon esprit de jeune pervers oprimé. Avec tout ça j'allais encore avoir un 10/10, maman serait radieuse, en tablier sur le pas de la porte. Papa me donnerait cinq francs avec lesquelles j'irais m'acheter des images pour mon album consacré aux aventures de Général de Gaulle au Congo. Le Corrector TM, cette invention merveilleuse soutenait ma foi dans l'avenir de l'homme.
La chimie pourtant continuait son petit bonhomme de chemin, les réactions s'enchaînaient, et je vis bien à un moment que toute l'opération foirait. Non, Dieu n'existait pas ! Le subtil mélange des deux contenus faisait encore effet et sous mes yeux la tache ayant effectivement disparue, le Tergal TM était rongé, pâlit, une tache de vide avait remplacé la tache originelle. J'allais devoir quitter le paradis sans même avoir, vu mon âge hébété, tripoté un peu Eve. Alors la solution me sauta au visage, je pris dans ma trousse la paire de ciseaux à bouts ronds qui ordinairement me servait à découper les images pieuses, dans le catalogue des armes et cycles et je fis proprement un trou de la taille juste de la tache rebelle. Ni vu ni connu que j't'embrouille ! Le Corrector c'était moi, j'allais avaler le contenu des deux flacons pour faire disparaître les preuves de ma décadence annoncée. Et en passant à table, pour la soupe à la grimace j'annoncerais fierrement que le fils du boucher communiste m'avait tité dessus avec la AK 47 que son père planquait en attendant de nous occir tous, la veille du lendemain du grand soir. Mais que vaillament je m'étais jeté de côté en roulant sous les roues d'une semi-remorque qui filait droit vers Chateauroux. J'étais aussi très fort en géographie. Du velours, tout se passa comme je l'ai dit. On m'emmena aux urgences pour un lavage d'estomac, maman sanglota parce que le vermicelle était trop cuit et papa, de dépit alla boire mes cinq franc. 10/10 je vous dis !
(Pour Emma O.)
14:46 Publié dans Mélancholie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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Digg
01.11.2009
Brailler !
Hier au soir, à tombeaux ouverts, des mômes dans les rues, dans les couloirs du métro, plein de ces petites têtes à claques, à qui l'on dit que le racket n'est pas pire, à qui la télé-réalité apprend que la trahison est une façon de gagner. La trahison paie ! braillait la une d'un torche-culte de la presse à scander, à propos de la vainqueuse d'un jeu où comme chez Circée, les participants sont sommés de grouiner comme des humains. J'ai du respect pour les porcs, que voulez-vous. Alors vont de maison en maison, ces futurs délateurs, et passent leurs petits museaux par l'entrebaillement des portes et scrutent comme des caméras haute-définition, tous ceux qui se trouvent là. J'ai été témoin de ça hier au soir. Franchement j'ai eu froid dans le dos. Pas à cause du maquillage dont les parents complaisament badigeonnent les petites frimousses, pas les mil objets qu'il faut encore acheter pour que sorcières et zombies puissent à leurs aises hanter les rues grasses de l'ennuyeux patelin. Mais je me suis dit que tous ces futurs petits miliciens du ministère de la patrie, mettaient beaucoup de coeur à l'ouvrage, pour ce qui est de cogner aux portes à des heures sombres où l'on attend rien d'autre que la paix qu'on aimerait bien qu'on nous fiche, à la fin.
Aujourd'hui c'est Toussaint, rien à dire, rien à faire, les charniers sont plein à craquer de bonbons croqués jusqu'à l'os.
13:25 Publié dans Mélancholie | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
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Digg


