09.06.2008

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"On ne se baigne jamais dans la même eau"

Je ne sais plus de quel philosophe, est-ce bien même d'un philosophe dont il s'agit, émane cette sentence. Par contre je crois que je me la serine depuis des années d'années et ce qu'elle signifie entre autres, car à chacun sa vue des berges, m'est apparut comme l'évidente lecture de toute une partie de l'existence.

C'est au bord des fleuves et des rivières que ma vie m'a toujours ramené, le fil de l'eau mélancolique et la fureur lourde des crues sont ma soupe limoneuse, ma jouvence verte et noire. Des souvenirs que j'y ai noyé, des visages liquéfiés dans le clapot, des lourdeurs de l'enfance ennuyée, des tourbillons de racines de saules accrochés à la glaise, des barques renversées, ramenées à leurs chaînes par le contre courant, des heures passées seul à chercher dans le vol des insectes une façon d'être humain sans passer par les mains de l'entomologiste  d'éther. On ne se baigne jamais dans la même eau. On ne se noie jamais vraiment à l'aplomb des robinets qui fuient en attendant des trains qui ne croisent pas au-delà des pièges que vous tendent les pages vierges des crues retirées.

Il y eut dans l'ordre des souvenirs tout d'abord la Seine, aux alentours de Conflans, le premier exil. Il sufisait je crois de traverser la route que bordait sur quelques millimètres l'épicerie où mon père chaque matin s'habillait d'une blouse bleue avant que de charrier les caisses de vinasse étoilée. La Seine large comme  la table où ma mère posait les assiettes du repas. La Seine où passaient nonchalants et gonflés de tripes gazées des porcs que l'abattoir en amont laissait filer contre l'étrave des péniches chargées de sable et du grain dont on fait le paix des ménages. La Seine qui fut mon premier voyage d'enfant mutiné. Puis vint, dans les hachures des intervalles sans repos, la Dhuis dégoûtante qui coulait sourde et morte au fond du terrain à Montreuil. La Dhuis couverte de son manteau d'égout nature, la riche gadoue qui donnait aux roses de ma grand-mère ces couleurs et ce parfum de sainteté qui se vendaient à prix d'or sur le pavé de Saint Eustache, avant que les halles ne deviennent ce trou d'où suinte l'odeur et l'affreux tintamarre des villes que la plaie intestinale avale sans jamais se refermer. La Dhuis au bord de laquelle je ne peux pas dire que je me suis assis, le béton l'avait ensevelie à l'abri des remblais et l'on veillait à ce que nous n'y allions pas traîner nos vices d'enfants lares.

Puis ce fut le Cher, trois cent kilomètres de nationale, par la porte d'Orléans, un Dimanche de glace, une fin d'été, les mômes embringués par le secret du voyage sans retour. Mes parents partent, mon père raffûte chez lui, ce chez lui où ses frères et sœurs se disputent son retour et sa réussite passable. Ces parisiens qu'il ramène dans ses bagages, ma mère, fille éprouvée par la faute, mes sœurs qu'un rêve d'héritier mâle a fait venir coup sur coup. Ces trois petits n'importe quoi qui vont goûter à la joie campagnarde imprégnée des rumeurs d'injure d'une famille inconnue. Mais pas d'histoire, pas d'histoire, au nom de la paix et des lâchetés convenables, pas d'histoires.

Le Cher,  rivière à usines, industrieuse folie d'eau, là encore une route à traverser, la route des lavoirs. Plus haut sur le cours,  les fonderies de Rosière, les cartonneries, les vomissures empoisonnées de la consommation qui attend le chômeur au coin du bois, un crédit avantageux aux crocs du sourire. Ce moyen-âge là que l'on nomme à présent "seventies" et qui se vend encore très bien chez ceux pour qui l'âge d'or est un slogan, une matraque taillée dans la frustration. La maison est à flanc d'un bois pelé, plein de vipères dans les murets éventrés, tsss... tsss... faut pas y aller, là non plus, la vallée aux loups puis c'est la voie ferrée et les fours à chaux, abandonnés. Cet El Dorado de galeries calcaires où nous fuyons après l'attaque de la diligence de seize heures trente, une clope dans les poches, une royale menthol pour cinq ou six. Les lavoirs sont devenus une bande de renégats qui feinte avec la mort et les éboulis, traversent les voies entre deux passages de micheline, Vierzon Saint Amand-Montrond. Notre héroïsme fait peine à voir, nos pères sont à l'usine, chez Aubry, chez Massicot, chez O cédar, chez Bellot. Mon père est aux fleurs, chez Bellot. Nos mères se voient peu, pour les sales coups de leur engeance : "C'est t'il vrai que ton grand fume en cachette ?". On a quel âge ? Je ne sais plus. Huit... Neuf ans ? C'est avant le collège, on est à la communale, chez Stack. Il nous fesse celui-là et tripote un peu ceux qu'ont le plus la trouille. Il est pas pédophile, c'est le maître. On passe par chez Pauvert, le matin et avec les pièces volées dans le morlingue de la mater on se paie des bonbecs, on en vole aussi, le vieux Pauvert c'est fastoche de le faire tourner en bourrique ; on s'y met à trois où quatre et hop ! une fraise par ci, un car en sac par là...

Le Cher est notre océan, notre danger immédiat. Nager, ne pas nager. Aucun de nous ne sait mais nous y allons, là où on a pied, pas de sandales, pas les moyens, pas plus loin, la peur du gouffre est en nous gravée par le burin des légendes mais comme partout,  l'interdit grandit celui qui le franchit. Nous le franchissons, passons outre, allons à la noyade comme de bons petits soldat  plombés, il faut, les cousins sont là, hérauts de leurs parents. On nous aime mais les chiffres mentent, nous sommes de trop dans le paysage, un accident regrettable. Parisiens, têtes de chien... !

Des noyés il y en a, des vrais. Le Cher sert aussi à ça, de dernier rendez-vous avec la vie. Des outres verdâtres que les pompiers retirent des branches et tirent à la berge avec des précautions d'équarrisseurs. Le mari de la macotte, un ivrogne celui-là. La dédé, celle qui a couché avec les boches, tu sais bien ? L'Ivanov ? Celui de Varsovie ? Onze enfants qu'il laisse. Varsovie sur Cher, le ghetto comme on dit. Si c'est pas malheureux, ma pauvre. Les cochons crevés à la Frette, personne en disait rien, ils étaient chez eux. Il paradaient le ventre en l'air parmi d'autres détritus, natifs de la grandeur de la France glorieuse. Natifs mais pas sots, pas au point d'imiter le dos crawlé. Mais les zIvanov c'est une autre pair de côtes. Sont pas du coin, c'est écrit sur la boite aux lettres déglinguée. Alors là,  nous faire ça à nos fleuves et cours d'eau ! Saletés de pauvres.

Dans le Cher on a nos coins, j'ai les miens, des fascinants trous d'eau, des passerelles aux lavoirs, pourries qu'on ne sait jamais dans quel piège il faut tomber en premier. Tiens là, celle la elle a l'air bien moulue ? Ça me mène aux crues où tout tire à la chaîne, ça court bouillonne des marmites à se fiche dedans en s'accrochant au couvercle; Je peux même pas me souvenir vraiment de comment ça me tenait au fond du vertiges, toute cette boue, ces bois, ces porcs, ces barques pliées aux piles du pont. J'entame la discipline et tombe des berges, dans les racines où la rivière se coiffe à grandes coulées de peigne. Je carapate en clou. Rien à fiche de l'amphibie, je passe le barrage, les pelles en dérapage contrôlé et je me retrouve embarqué par ma langue, loin, au moins jusqu'à ce qu'on me repèche par le colbak. Ma mère me frictionne, dans exactement trois minutes elle va m'en abattre deux, que dites vous maître ? Plaider l'indulgence du jury... Trois minutes pas plus mais trois minutes tout de même, à attendre de savoir de quel côté la première va me drosser.

Je suis des fleuves, des rivières, des minces cours d'eau qui font les grandes évasions. Mais même si j'y ai valser dans l'enfance, ça me semblait la seule issue au carnage ambiant, je monte pas dessus, je reste au bord, autant que possible, je frôle, je scrute et puis je m'en retourne. Car c'est traître l'eau qui dégouline en masse, elle vous envourne de paresse et si vous n'y prenez pas garde, encore une fois, plouf au mirage ! 

08.03.2008

Les Cosmétiques

On s'use en moins de temps qu'il n'en faut pour s'en rendre compte,  de rester assis sur un banc de bois à contempler l'air ahuris les pitreries de Guignol. On sait qu'à la fin le gendarme arrive et fustige la victime car il a lui,  une bonne tête d'assassin... Comme de juste ! alors on passe à autre chose on sort du castellet les fesses endolories de s'en être pris tant et tant dans le cul qu'on jure de marcher toujours,  pour le restant de la vie et de ne plus jamais s'asseoir à l'ombre des matraques; On sort et la lumière aveugle un peu, il fait grand jour, les filles passent dans l'allée froide,  déjà  peu vêtue  de ce qu'elles  souhaitent nous voir  ôter  avant que le printemps  n'éclate  à nos braguettes  et nous laisse pantois  un peu  de foutre sur les doigts et honteux de n'avoir pas apporté  de fleurs  pour les  fustiger  de tant d'impudiques invites.  C'est le sujet de cette note  et d'autres,   qui ne manqueront pas de venir à vous  au travers de l'alboom au creux duquel je publierai quelques photographies dont la grâce  vous plaira. Comme il me plaît à moi  d'en connaître le sujet  sur le bout  des doigts et de la langue...

Que le gout pour le beau nous hante et ne nous laisse jamais céder à la morale de la pauvre doctrine dans les fers de laquelle on aimerait à nous laisser croupir loin de la joie des émotions et des larmes perlées de soupirs rauques.

Ce qu'elle pose là, dans la soie de la nudité est plus qu'un détail outré d'une géographie divine, c'est ce paradis d'Allah dans lequel nulle charpie n'a droit de cité. Pas un qui puisse se poser ici en vertu de la mort que son ventre ressasse face au mur des lamentables, rien ici du front frappé aux pierres de meule du soleil nié. Le doux y règne sans frontières à défendre, la soie chuinte accordée au taillis blond de la toison et mon regard frôle ce que mes doigts et mes lèvres pour l'heure ne peuvent approcher,  tant il y a de routes encombrées entre ces fruits et ma gueulardise de voleur de pommes menues. Tout est là du don que l'on fait de soi quand à aucun prix on ne souhaite commercer le vivant comme l'on fait de nos vies devenues inertes à force d'être calibrées. Tout est là de ce temps où nous conversions avec l'animal en nous et que le dieu courroucé des imbéciles ne s'était pas abattu sur notre saine curiosité en nous frappant d'avoir à être gouvernés par ses démons de bois. 

Je me laisse bercer par le courant d'air qui glisse sous les portes, je suis celui-ci qui vient sans se nommer, la caresse profonde qu'elle attend en légitime amante de la soie qui s'insinue entre ses lèvres et de laquelle parfois elle arme mon prénom d'un éclat de voix rauque.  

 

24.02.2008

Evènement

Ce qu'il y a de bien avec l'évènement c'est qu'il laisse peu de traces. En somme l'évènement est à la vie ce que l'abonnement est à la presse quotidienne. On nous l'apporte chaque matin, le journal, vous ne vous souvenez plus de l'avoir demandé mais chaque matin, dans le journal il y a pour vous de quoi rester couché, écrasé par le poids de ce qui semble se passer  où vous n'étiez pas. Mais là où nous ne sommes pas existe-t-il vraiment et si cela existe, s'y passe-t-il alors des choses desquelles nous devons témoigner en les commentant ? Par exemple,  la fameuse nuit des Césars outre que cela évoque plutôt pour moi une aube de tentures sanguinolentes derrière lesquelles sont des cadavres, "toi aussi mon fils !" qui à peine quarante huit heures après ce rien peut me dire ce que cela nous apporte ? Hier, à ParisLand, une grande chaîne d'amitié s'est formée pour réclamer la libération de Ingrid de L'Oréal ! Où est la grande chaîne d'amitié qui se rassemblerait pour qu'enfin cesse le scandale honteux des camps d'internement pour "sans papiers" ? Faut pas tout mélanger me dira-t-on, mais si il faut tout mélanger sinon c'est que la lutte des classes a muté. Une lutte plus où moins visible selon que vous soyez de l'une où l'autre des dites classes. Mieux être actrice à la sensibilité de Piaf, héritière d'un groupe industriel qu'ouvrier "Nacht und Nebel" ! 

Évènements nuls et non avenus. Nos consciences sont broyées par la succession frénétique des perles rares de l'évènement et quand le silence se fait enfin,  nous nous rendons compte qu'à côté du journal sont tombés d'inanition ceux dont la vie était à portée de voix.

23.02.2008

Le Pays

Mais c'est qu'il s'agite au petit matin le sémillant runner ! Il à les nerfs en vrille et se farcit du Présidnet avec le café bouillu, le jour est pas levé mais les corneilles y sont  alors  il fait des paquets de touches  à deux doigts et deux pas  de la littératournaille et ça fait  des bottes de syllabes avec  de la rage  de chaffeur  à chaque virage.  Au jeu de con, la rage l'emporte. C'est d'un cru tous ces mots  qui n'en sont pas, qui sont comme quand on a  tant  à dire  qu'on en postillonne  sous l'oeil  amusé  de l'objet et sur ses pompes (le présidnet  est un objet  comme ...  ?  Comme la télévision  par exemple,  une sorte de meuble de style mais auquel il manque un pied, alors qu'il faut mettre dans un coin, à plat sur le mur, dans un cadre numérique, qui fait bien l'office. Ma Mémé en avait sept dans sa chambre, des portraits du sauveur de sa France de trimeuse, à la peine comme au jouir avec ce regard clair de rêveuse. J'ai vécu avec, c'était sous les mouchoirs pliés comme pour servir toujours. Mais vous qui êtes tous plus où moins neufs vous allez faire comment pour l'avoir pour toujours sans jamais pouvoir l'éteindre ?).

C'est pas grave, tout le monde se prend les pieds dans le tapis, Mil excuses ! Faites pardon !  je vous en méprise ! Ah mais vous m'en piétinnez ? Je vous négocie ? Voyez vous ça ? Allez soyez bon, lachez nous ! Si si je vous m'assure, c'est mieux lundi ! 

J'ai lu l'article du qotidien El Païs, dans le Courrier International,  je ne sais pas si les Espagnols vont bien vouloir que le Présidnet conquette l"Europe au mois de Juillet,  d'ici là il ne nous reste que quatre petits mois pour dénicher une photographie de "l'objet" en situation avec ses amis Rat zingueur, Tom Cruz et un membre éminent de la secte des adorateur du chou, chère à Colaro. On, pourrait les y voir attacher le chou à une croix de Saint André, le rat dans le trou d'balle et Tom en confesseur ? Bon,  ça n'est qu'une proposition de Samedi soir.

Bon soir chez nous ! 

Criminel

Le Présidnet n'est pas drôle, n'est pas drôle du tout, ferait même pitié si,  pour continuer à briller au firmament des  anes bâtés  il ne faisait quépouser des starlettes de la  chansonnette  d'expression  franchouillette. Mais non , mais non  !  Il use en vrai de tout  l'arsenal mis à sa disposition  et même un peu plus, pour flatter  de la matraque  un électorat extrèmement  liberticide. Osons le mot, un électorat  fasciste, celui là même qu'il  est allé chercher dans les poubelles  du front  natif. Le Présidnet  glisse, regardez comme il glisse dans le ciel  réactionnaire d'une France qui ne sait plus  où donner  du  front dans la mistoufle !  Le présidnet  qui sait que les municipales seront perdues par les godillots de son parti de chaussettes à clous hate la mise en place des lois qui nous criminalisent et nous livrent au MEDEF comme de la chair de consomateurs désargentés.

Nous ne l'aimons pas ? Mais qui parle d'aimer ?  Sommes nous sensés donner notre âme au diable sous le prétexte que le diable est l'élu d'un peuple qui n'existe que par la convoitise et l'amertume des cocus. Nous ne voulons plus de lui. A peine un an que nous lui avons confié le délicat problème de sortir ce triste pays de l'impasse et lui que fait-il ? Il peint au fond de l'impasse un ciel de carte postale avec le bleu horizon de l'uniformité. Car c'est ainsi que lui aime la France. Ce pays qui marche au pas pour sauver la patrie. Il nous balance De Gaulle à la gueule mais nous de De Gaulle qu'en avons nous à foutre, encore un militaire ! Encore un policier ! Encore un gardien de prison ! Encore la chiourme et au bout les alignements de tirroirs caisses. Il nous délivre des visions de son "je suis partout" intime, nous confie à des théoriciens véreux comme des courtiers en bourse, instaure une loi martiale qui n'en a pas le nom mais agit en grande pompe au petit matin, Donnez nous mille pandores !

Virons le nain avant qu'il n'ait définitivement transformé ce pays en un immense jardiland où bientôt nous ne serons plus que des légumes bons pour la soupe à la grimace ! Le King est mort ! La france n'est pas le fan club de ce petit prince  de la chanson triste !

Pour Tess, Mejico y Chacabucco, San Telmo cerca de el Parque Lezama. Sin vos Buenos Aires no tiene emocion ! 

21.02.2008

Citation

Extraire d'un contexte n'est pas faire oeuvre de beaucoup d'intelligence car l'intelligence consiste plutôt à provoquer le débat afin d'en faire surgir des solutions, avant qu'il ne soit trop tard. Mais je crois, crôaaa ! crôaaaa ! crôaaaaa qu'il est déjà un peu trop tard.

Je lis qu'à Belgrade cela s'agite un peu autour de la déclaration d'indépendance du K... Un slogan rapporté par la presse : "Le Kosovo est le coeur de la nation Serbe !" . Woutschhh ! Ils foutent le feu à l'ambassade des USA, vide, pas cons nos amis ! La France reconnaît le nouvel état K... Schplotchavitch ! Où donc ais-je pu planquer mon passeport ? Non je peux pas tailler comme ça, j'ai un fils, je le fais partir en premier. Allo ? Olla,  que tal Abuelita ? C'est les vacaciones en francia, si,   por que no ! Il pô bénir à bons aires ? Haï que barbaridad ! Bon c'est réglé, le petit part et moi je m'achète une panoplie de Guy Môquet ! "Vous qui restez soyez dignes de nous !" ; Bing bang ! le traité simplifié à l'essstrème... Noël aux Balkans Pâques aux tisons ! Que dit Vlad ? Hein ? Ah taisez vous les enfants j'entends plus radio Londres ! Vlad se frotte les mains et Bush décide de rempiler ? La loi martiale ? Je m'achète deux panoplies de Guy Môquet ! Une pour chier dedans et l'autre pour le défilé de la Libération; Ça devrait suffire.

La ci-ta-tion ! La ci-ta-tion ! La ci-ta-tion ! Oui oui çà vient... :

"L'opinion publique c'est comme un médicament, il faut l'agiter avant de s'en servir !"  

Elle est de Talleyrand-Périgord, je crois. Je crois même que je l'ai déjà utilisé dans une note des débuts de ce bloog. Il s'y connaissait en médicaments le "diable boiteux" et comme de son temps qui fait une jolie boucles à ses bas blancs de marmiton du diable l'Europe chevauche à nouveau un taureau de boucherie. Un dieu fait de bave et dont le garrot a été justement sectionné. On a l'Aficion ou on ne l'a pas !

Bon fils, faut être courageux ! Dans huit jours au plus on est à Beograd, dès que Kouchner a libéré Ingrid de l'Oréal pis après je file à Moscou avec les G i' et je suis à San Telmo calle Mejico vers la Noël 2012, d'ici là tu te tiens bien à table, te quiero michtow !

 

Briefing

Bon là coco tu vois la courbe ? On chute grave, ça vend pas tes conneries. Même, le prends pas mal hein ? Tu nous fait perdre de l'oseille. note bien nous on soutient, ton talent... immense ton talent ! On soutient. Cette verve,  cette plume, ce style de frapadingue, pas deux comme toi, si si je t'assure, tout de suite on y a cru, dès qu'on t'a vu. Cette gueule on s'est dit, cette gueule on va leur en fourguer jusqu'à la gerbe. Faut qu'y n'en pisse pu dans les foyers, qu'ils en redemandent ces accrocs de la torgnole. Les lecteurs, tu comprends faut pas les lâcher, pas leur laisser le temps d'aller chercher le champ' à la crèche ni le petit dans le fridge. Faut les serrer, tu piges ? Tiens,  regardes à Villiers ! Tu vois Villiers ? Ça c'est de l'art ! du happening. Tu vois ce petit matin froid, les caméras, les flingues, les casques, ça coure dans les escaliers, ça défonce les portes... L'uniforme je te dis, la force, l'ordre ! Tous ces ex petits voyous, ces sportifs amateurs reconvertis dans la défense des droits de l'homme, que leurs parents sont pas peu fiers, qu'ils font un vrai métier, eux. Police, un vrai métier ça ! C'est comme je sais pas moi ? Journaliste. Tu vois journaliste ? Un vrai métier aussi, l'uniforme, tout.

Pourquoi t'en parles pas de Villiers ? Ca fait trois truc que tu nous ponds et t'en parles pas de Villiers, rien,  pas une ligne. Tu déprimes c'est ça ? Tu veux une accréditation ? Je te lis pourtant, avec attention tu peux me croire mais là tu déconnes... Je te cite hein, tiens assieds toi, là sur le tabouret : La vie en prose... La vie en quoi ? C'est que t'es poète ? Tu veux faire de la poésie ? Eh les gars... Il est poète ! Ah mince mais tu veux nous couler, c'est ça ? Poète, je te jure... Tiens je suis ton ami... J'étais avec ta femme cette nuit, la pauvre, je te le dis entre hommes hein, elle est plus amoureuse de toi... Tu connais les femmes... Même elle elle veut plus, elle en peut plus de ta poésie... Pourtant, je suis ton ami hein, ta femme c'est un coup, hein, elle te trouve ringue avec tes mirlitons, tes histoires d'oiseaux, tout ton foutraque de Valentin démembré. il lui faut du neuf tu comprends ? Tiens d'ailleurs faut pas que je tarde elle m'attends en bas. On taille un peu en vacances...

Bon ! Tu te reprends d'ac, tu me fais la une des journaux,  t'écrème dans le saignant, je veux de la réaction, du a chaud, de l'emballé sec, on se revoit dans une quinzaine ? T'inquiètes je t'envois des cartes postales, Venise ! Ah Venise... Tu connais les femmes, ça manque un peu d'imagination. 

20.02.2008

Lavis en prose

Chaque jour je viens ici, j'ouvre ce cahier dont les pages ne se froissent pas,  ne jaunissent pas, que le temps ni les mauvais traitements ne font passer d'une seconde à l'autre au travers des outrages. Un cahier en somme,  toujours vierge de ce qui fait que l'on peut regarder la vie et se dire qu'il n'est pas d'époque où revenir ni de lieux à retrouver. C'est cela que nous sommes devenus à force de lutter avec un présent permanent, peuplé de rumeurs dont nous pensions que, le temps allant et les expériences faites il serait au regard du chemin parcouru, un temps de mieux pour le plus grand nombre d'entre nous. nous, ce genre humain qui ne vit pas dans l'attente hiérarchisée d'une apocalypse psychotique.

L'éternel présent est notre lot  intra utérin de perpétuelle frustration. Qu'il est bon et doux de vivre dans ce "succédamné" amniotique du monde acide dans lequel nous consommons des poisons toujours nouveaux, toujours plus subtils, toujours plus excitants. Qu'il est doux d'être au sein de nos automatismes et de ne jamais en sortir sous peine de ne plus nous référer au  souffre qui alimente le rituel de l'incessant passage d'un état à un autre. Nous ne franchissons pas le passage, nous ne changeons rien, le présent permanent nous permet de ne pas prendre une ride.

Combien d'entre nous qui sentent bien que l'artifice,  en nous permettant de ne pas naître à ce que nous sommes réellement, cet inconnu toujours prit de panique, nous encage en ce que nous sommes de pire, le remugle d'une vie sans dimensions, sans architecture à élever... combien d'entre nous se laissent aller à abandonner pour pouvoir encore un peu n'être que du merveilleux hypothétique. Je parle du point de vue de l'expérience.

Que nous plaignons nous d'être gouvernés par des gens qui seraient bien incapable de dire en quelques mots ce qui les a porté à souhaiter notre bonheur en se comportant comme si seul le partage de leurs enfers privés était ce qu'ils avaient à nous imposer, au nom de la raison. comme nos parents en somme.

Ceux là nous ont tant aimé qu'il n'est pas un souffle de leurs misères intimes qu'ils n'aient cherché à nous enfoncer dans le crâne au nom de la tradition. C'est à ce point que nous les aimons plus pour les coups qu'aimablement ils nous ont portés que pour les brefs instants où, inconscients sans doute, ils nous ont un peu foutus la paix ! Essayez pour voir, renoncez à ce que vous promettent leurs héritages de ruines ! Essayez pour voir de remiser leurs prophèties endeuillées dans le réduit des sacrifices ! Essayez pour voir de ne pas avoir d'enfants cautères, d'enfants trousse de premiers secours, d'enfants chéris à l'égal des petits tas d'ordures où l'on vous a laissé de temps en temps quand vous même vous n'étiez que des enfants leurre ! Essayez, juste comme ça, pour voir,  de penser un peu par vous même, une seconde au moins. Le temps que le présent perde sa saveur ignoble d'éternel recomencement; Et si ça rate... Recomencez !

Résistons à ce présent de collier étrangleur.     

19.02.2008

mie de pain

Pourquoi avons nous ce sentiment d'enchaînés,  consentant à voir que l'on nous ravit le monde, que la "colère" est notre dernier sursaut d' Homme libre ? Cette liberté périmée dont l'emballage traîne dans les courants d'air de la parole automate. Jaques Le Goff parle de "langue caoutchouc", je le suis.Je l'écoute et me désole que nous en soyons à suivre le cortège funèbre de la "Démocratie" en pépiant au milieu des miettes du pain rassis de l'Histoire.

Je suis l'oiseau plumitif qui,  où qu'il tourne ses yeux ronds ne voit plus les barreaux de la cage. Il n'y a plus de cage ? J'interroge ceux et celles que je croise, il n'y aurait plus de cage ? Je peux alors voler tant qu'il me plaît, rencontrer des milliards d'oiseaux qui comme moi voyagent aux hasards de leur vie, d'un pôle à l'autre, des oiseaux d'Asie, d'Océanie, d'Afrique, des Amériques, des oiseaux dont le chant étrange ne me fait pas peur, dont les coutumes m'intriguent sans me faire craindre pour la pérennité de celles qui ont cours chez moi ? Chez moi, ma branche qui attend le printemps, qu'ils s'y posent, qu'ils s'y reposent en paix si elle n'est qu'une étape, qu'au retour il la trouve toujours là, feuillue peut être, différente mais toujours là. Si je n'y suis pas, je laisserai un post it : Je suis partis au pain, je reviens de suite ! Des oiseaux d'Europe, de l'Europe des peuples n'ayant plus du tribal que des images pour les livres d'histoires sanglantes.

Mais la colère alors, si il n'y a plus de cage ? La colère amis volatiles mais c'est que l'on nous a élevés à la poudre de barreau. N'est-ce pas, à chaque repas la haine de nos merveilleux voisins, une petite cuillère de barreau. Allez avales moi ça sinon tu ne vas jamais grandir ! Et ta branche là, tu vas me faire le plaisir d'y faire poser un cadenas ! Un cadenas sur une branche ? Oui ! Sinon la patrouille signalera l'anomalie. Mais je suis des oiseaux comme on est d'un pays et la petite cuillère chaque soir,  sans que personne y voit rien je la refilait au chien,  sous la table. Pauvre chien qui se faisait du mourron pour les loups.

Alors la colère,  car ni volière ni basse cour ni batteries ni châpon ni dinde. Simplement des peuples que la colère avilit mais qui n'ont plus qu'elle pour avoir l'illusion d'une cage tombée en poussière tout en tentant de retenir les  barreaux de repousser à l'intérieur.

Bonsoir Tess... 

Hasta bientôt Fidel

Le ministère du plein emploi et de la charité réunis nous fait parvenir le communiqué suivant :

Ce matin, après avoir fait le compte de ses annuités et rassemblé les petites affaires dont il avait orné son bureau de chef de service le camarade Fidel a décidé de partir à la retraite. Un quête sera organisée et ce soir un pot d'adieux aura lieu à la cantine. A l'occasion le camarade Ernesto fera un petit discours, on peut apporter son transat.

Une biographie fournie par la CIA est d'ores et déjà disponible à la librairie balsero à Miami.

Les mots nous manquent pour dire à quel point nous sommes heureux que l'ile de Cuba redevienne sous peu le bordel préféré de nos amis américains. La base de Guantanamo sera reconvertie en camps à l'usage des sado-masochistes et le bonheur des peuples n'aura plus à souffrir de la haine des barbus pour les barbiers et le vert olive sera banni de toutes les bonnes teintureries. Des T shirts à l'effigie du "Che" seront traduits à l'attention des jeunes décervelés qui croient qu'il s'agit de la version techtonik du portrait du père Noël qui y est imprimée.

Hasta siempre el capitalismo !

 

A l'attention de la tribu K. : Mes demoiselles que ferai-je sans vous, sans la puérilité acidulée de vos commentaires. Votre usage de la langue Franque représente pour moi cette perfection à laquelle je ne saurai atteindre sans vous lire avec l'attention de celui qui se dit que vous êtes l'avenir du monde. Vu l'état dans lequel se trouve le monde je ne vois rien de mieux que vous pour en hériter et ainsi parachever l'oeuvre de vos parents, grands parents et ainsi de suite, vous êtes sûrement d'un très haut lignage ! 

Erika ? Joli nom pour une marée noire ! 

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