09.06.2008
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"On ne se baigne jamais dans la même eau"
Je ne sais plus de quel philosophe, est-ce bien même d'un philosophe dont il s'agit, émane cette sentence. Par contre je crois que je me la serine depuis des années d'années et ce qu'elle signifie entre autres, car à chacun sa vue des berges, m'est apparut comme l'évidente lecture de toute une partie de l'existence.
C'est au bord des fleuves et des rivières que ma vie m'a toujours ramené, le fil de l'eau mélancolique et la fureur lourde des crues sont ma soupe limoneuse, ma jouvence verte et noire. Des souvenirs que j'y ai noyé, des visages liquéfiés dans le clapot, des lourdeurs de l'enfance ennuyée, des tourbillons de racines de saules accrochés à la glaise, des barques renversées, ramenées à leurs chaînes par le contre courant, des heures passées seul à chercher dans le vol des insectes une façon d'être humain sans passer par les mains de l'entomologiste d'éther. On ne se baigne jamais dans la même eau. On ne se noie jamais vraiment à l'aplomb des robinets qui fuient en attendant des trains qui ne croisent pas au-delà des pièges que vous tendent les pages vierges des crues retirées.
Il y eut dans l'ordre des souvenirs tout d'abord la Seine, aux alentours de Conflans, le premier exil. Il sufisait je crois de traverser la route que bordait sur quelques millimètres l'épicerie où mon père chaque matin s'habillait d'une blouse bleue avant que de charrier les caisses de vinasse étoilée. La Seine large comme la table où ma mère posait les assiettes du repas. La Seine où passaient nonchalants et gonflés de tripes gazées des porcs que l'abattoir en amont laissait filer contre l'étrave des péniches chargées de sable et du grain dont on fait le paix des ménages. La Seine qui fut mon premier voyage d'enfant mutiné. Puis vint, dans les hachures des intervalles sans repos, la Dhuis dégoûtante qui coulait sourde et morte au fond du terrain à Montreuil. La Dhuis couverte de son manteau d'égout nature, la riche gadoue qui donnait aux roses de ma grand-mère ces couleurs et ce parfum de sainteté qui se vendaient à prix d'or sur le pavé de Saint Eustache, avant que les halles ne deviennent ce trou d'où suinte l'odeur et l'affreux tintamarre des villes que la plaie intestinale avale sans jamais se refermer. La Dhuis au bord de laquelle je ne peux pas dire que je me suis assis, le béton l'avait ensevelie à l'abri des remblais et l'on veillait à ce que nous n'y allions pas traîner nos vices d'enfants lares.
Puis ce fut le Cher, trois cent kilomètres de nationale, par la porte d'Orléans, un Dimanche de glace, une fin d'été, les mômes embringués par le secret du voyage sans retour. Mes parents partent, mon père raffûte chez lui, ce chez lui où ses frères et sœurs se disputent son retour et sa réussite passable. Ces parisiens qu'il ramène dans ses bagages, ma mère, fille éprouvée par la faute, mes sœurs qu'un rêve d'héritier mâle a fait venir coup sur coup. Ces trois petits n'importe quoi qui vont goûter à la joie campagnarde imprégnée des rumeurs d'injure d'une famille inconnue. Mais pas d'histoire, pas d'histoire, au nom de la paix et des lâchetés convenables, pas d'histoires.
Le Cher, rivière à usines, industrieuse folie d'eau, là encore une route à traverser, la route des lavoirs. Plus haut sur le cours, les fonderies de Rosière, les cartonneries, les vomissures empoisonnées de la consommation qui attend le chômeur au coin du bois, un crédit avantageux aux crocs du sourire. Ce moyen-âge là que l'on nomme à présent "seventies" et qui se vend encore très bien chez ceux pour qui l'âge d'or est un slogan, une matraque taillée dans la frustration. La maison est à flanc d'un bois pelé, plein de vipères dans les murets éventrés, tsss... tsss... faut pas y aller, là non plus, la vallée aux loups puis c'est la voie ferrée et les fours à chaux, abandonnés. Cet El Dorado de galeries calcaires où nous fuyons après l'attaque de la diligence de seize heures trente, une clope dans les poches, une royale menthol pour cinq ou six. Les lavoirs sont devenus une bande de renégats qui feinte avec la mort et les éboulis, traversent les voies entre deux passages de micheline, Vierzon Saint Amand-Montrond. Notre héroïsme fait peine à voir, nos pères sont à l'usine, chez Aubry, chez Massicot, chez O cédar, chez Bellot. Mon père est aux fleurs, chez Bellot. Nos mères se voient peu, pour les sales coups de leur engeance : "C'est t'il vrai que ton grand fume en cachette ?". On a quel âge ? Je ne sais plus. Huit... Neuf ans ? C'est avant le collège, on est à la communale, chez Stack. Il nous fesse celui-là et tripote un peu ceux qu'ont le plus la trouille. Il est pas pédophile, c'est le maître. On passe par chez Pauvert, le matin et avec les pièces volées dans le morlingue de la mater on se paie des bonbecs, on en vole aussi, le vieux Pauvert c'est fastoche de le faire tourner en bourrique ; on s'y met à trois où quatre et hop ! une fraise par ci, un car en sac par là...
Le Cher est notre océan, notre danger immédiat. Nager, ne pas nager. Aucun de nous ne sait mais nous y allons, là où on a pied, pas de sandales, pas les moyens, pas plus loin, la peur du gouffre est en nous gravée par le burin des légendes mais comme partout, l'interdit grandit celui qui le franchit. Nous le franchissons, passons outre, allons à la noyade comme de bons petits soldat plombés, il faut, les cousins sont là, hérauts de leurs parents. On nous aime mais les chiffres mentent, nous sommes de trop dans le paysage, un accident regrettable. Parisiens, têtes de chien... !
Des noyés il y en a, des vrais. Le Cher sert aussi à ça, de dernier rendez-vous avec la vie. Des outres verdâtres que les pompiers retirent des branches et tirent à la berge avec des précautions d'équarrisseurs. Le mari de la macotte, un ivrogne celui-là. La dédé, celle qui a couché avec les boches, tu sais bien ? L'Ivanov ? Celui de Varsovie ? Onze enfants qu'il laisse. Varsovie sur Cher, le ghetto comme on dit. Si c'est pas malheureux, ma pauvre. Les cochons crevés à la Frette, personne en disait rien, ils étaient chez eux. Il paradaient le ventre en l'air parmi d'autres détritus, natifs de la grandeur de la France glorieuse. Natifs mais pas sots, pas au point d'imiter le dos crawlé. Mais les zIvanov c'est une autre pair de côtes. Sont pas du coin, c'est écrit sur la boite aux lettres déglinguée. Alors là, nous faire ça à nos fleuves et cours d'eau ! Saletés de pauvres.
Dans le Cher on a nos coins, j'ai les miens, des fascinants trous d'eau, des passerelles aux lavoirs, pourries qu'on ne sait jamais dans quel piège il faut tomber en premier. Tiens là, celle la elle a l'air bien moulue ? Ça me mène aux crues où tout tire à la chaîne, ça court bouillonne des marmites à se fiche dedans en s'accrochant au couvercle; Je peux même pas me souvenir vraiment de comment ça me tenait au fond du vertiges, toute cette boue, ces bois, ces porcs, ces barques pliées aux piles du pont. J'entame la discipline et tombe des berges, dans les racines où la rivière se coiffe à grandes coulées de peigne. Je carapate en clou. Rien à fiche de l'amphibie, je passe le barrage, les pelles en dérapage contrôlé et je me retrouve embarqué par ma langue, loin, au moins jusqu'à ce qu'on me repèche par le colbak. Ma mère me frictionne, dans exactement trois minutes elle va m'en abattre deux, que dites vous maître ? Plaider l'indulgence du jury... Trois minutes pas plus mais trois minutes tout de même, à attendre de savoir de quel côté la première va me drosser.
Je suis des fleuves, des rivières, des minces cours d'eau qui font les grandes évasions. Mais même si j'y ai valser dans l'enfance, ça me semblait la seule issue au carnage ambiant, je monte pas dessus, je reste au bord, autant que possible, je frôle, je scrute et puis je m'en retourne. Car c'est traître l'eau qui dégouline en masse, elle vous envourne de paresse et si vous n'y prenez pas garde, encore une fois, plouf au mirage !
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08.06.2008
Sinn Fein !
C'est bien ma veine, nous ne sommes pas en ce Dimanche qui verra l'Irlande renvoyer au moins temporairement, le mini traité de Lisbonne au rebut de l'histoire. Car s'en est, de l'Histoire et de la grande. L'évènement devrait se produire Dimanche prochain mais d'ici là rien ne nous empêche de nous intéresser aux propos de monsieur Etienne Chouard. Sur dailymotion one more time (car all we need is de l'I motion !). Sous le titre : conférence d'Arles, on l'entend en découdre avec le sens qu'il donne au mot Constitution et aussi démontrer en quoi nous ne sommes pas et n'avons peut-être jamais été sous le couvert d'un régime démocratique. J'emploie le mot régime tout à fait dans le sens que lui confère monsieur Guano de l'Elysée quand il parle en termes d'architecture de la formation urbanistique du "Grand Paris" (Gross Paris ! pour les intimes.), je cite : "Il ne s'agit pas de construire un monument à la gloire du régime !". Mais de quel régime parle monsieur Guano henry ? Puisque à ma connaissance son suzerain a bien été élu président de la république comme ses prédécesseurs. République une et indivisible, non ?
Etienne chouard lui est tout à fait clair dans son propos, nous allons droit dans le mur du simulacre et l'Europe devient bien l'empire rêvé par tous les dictateurs qui se sont succédés sur son territoire. Une entité servile. Pour exemple il s'appuie sur le fait que la France depuis quelques temps ne peut plus frapper monnaie et que c'est auprès des banques privées qu'elle se retourne pour l'emprunt. Pas d'argent pour le social, pas d'argent pour l'éducation, pas d'argent pour le logement, lui répondent les usuriers du monde moderne. alors à la casse les institutions qui contrôlaient le pouvoir et ceux qui l'exerçaient en notre nom. alors le chômeur est un paria, un vampire que l'on va pouvoir mater par la psychiatrie, la loi et la force qui remplacent peu à peu l'entre aide dans l'esprit malade du citoyen en carton bouillis.
Je fais la mouche du coche mais le coche lui est passé depuis longtemps, depuis trop longtemps. On l'aperçoit au loin dans la poussière que lève son train d'enfer là bas, sur la route de Varennes, étape obligée pour qui se rend à Maastrich !
Nos élus ne le sont pas pour s'occuper de nous et de nos intérets, les plus collectifs possible. Ils le sont pour faire à notre place (là est notre drame). Nous les rémunérons pour ça; Et quand ils sont en place, ils n'ont de cesse que de se protéger de nous à l'aide des leviers dont nous leur avons aveuglément confiée la manipulation. C'est bien à une grande manipulation à laquelle nous assistons en ce moment; Et cela me fait penser au roman que Thomas Mann consacra, comme une métaphore, à l'ascension d'Adolphe Hitler (un grand ami de la famille Bush, le grand père de Georges W. le considérait comme un enfant. Le grand père était banquier à l'époque et Auschwitz n'est pas un lieu qu'il devait ignorer !). Le titre de l'ouvrage qui est édité en poche chez Hachette, je crois : Mario le magicien.
07:31 Publié dans Livre, Musique, Rage, Relis tes ratures, Science, Shopping, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, littérature, poésie, traité de lisbonne, élections, europe, irlande
07.06.2008
A la lanterne
Je crois bien que c'est demain en Irlande, constitution oblige que le traître traité de Lisbonne passe par les urnes. Nous pourrions nous moquer vu que chez nous, des urnes le NON émergea et que celui qui des urnes tire sa légitimité à nous traiter en mineurs civils s'est arrangé avec ses petits amis du commerce mondial pour nous le faire avaler tout de même, par le fondement.
"Y a pas d'arrangements, pas de grimace..." disait la chanson. Mais si, mais si ! Il n'y a même plus que ça à vrai dire, de ces arrangements dont nous sommes dès à présent conviés à gratifier les effets par de bons applaudissements d'écervelés. Irlandais mes amis, nous ici, dans la patrie des droits de l'homme, du citoyen et de la citoyenne nous vous souhaitons bon courage car dans le cas où il vous prendrait l'envie d'exercer votre pouvoir d'homme libre en renvoyant ce traité aux ordures d'où il est issu, vous allez tout comme nous apprendre dans l'amertume des lendemains qui chantent faux que la démocratie n'est qu'un état provisoire dans le gouvernement des futurs super états que vont devenir les continents et leurs subdivisions administratives. La consultation des masses est en passe de devenir un vieux souvenir d'une époque cacophonique d'où pour finir nous sortirons vainqueurs mais tout à fait aphones. Foin de ces campagnes électorales où aux étals des partis politiques ne s'entassent que les idées talées au format libéral.
Sentons nous bien comme de gauche et de droite la pensée est comme un primeur hors de prix pour nos moyens paupérisés. Et sans saveur et sans qu'on ait l'envie même de plus en débattre Ce pauvre Delanoé, fait-il pas un peu à peine à écouter, ce salaud de Sarkozi est-il pas le fossoyeur de ce que il n'y a pas si longtemps nous appelions la Démocratie, ces ministres à l'étiquette, ces opposants cure-dents, cette pseudo agitation intellectuelle ne sont-ils pas plus que des hochets entre les mains boudinées des enchaînes que nous sommes devenus, la cervelle nous en suintant par les narines ? Mouche ton nez avant de parlez, morveux !
Je me mouche, ne frappez pas, please ! Je me mouche du coche et je rejoins le rang ... Aïe ! Mais avant je voulais saluer l'Irlande et sa lutte du pot de terre contre le pot de fer, du pauvre contre le seigneur, du serf contre le propriétaire; Sinn Fein !!!
Pour finir et je ne suis pas le champion pour créer des passerelles entre les sites (internet) je voulais vous faire part ici de ce qu'hier jusque fort tard je me suis brûlé les yeux et l'entendement à regarder l'interview de monsieur Pierre Hillard. Interview qui avait pour base les trois ouvrages qu'il vient de consacrer au "nouvel ordre mondial". Faites moi donc l'amitié, si j'ose le terme, d'aller y voir d'un peu près. Autant savoir à quelle aimable sauce nous allons servir de brouet pour les "élites". Et si cela ne vous tente pas c'est que vous et moi sommes bien, comme il le dit à un moment de l'entretien, devenus les numéro 6 de la farce; Aller, je tente le lien...
http://www.dailymotion.com/tommeight/video/x44tc1_pierre-hillard-europe-et-nouvel-ordre-mondial
Aïe ! Aïe ! Oui... Promis, je ne le ferai plus... Aïe ! Oui de la poésie ! Rien que de la poésie la prochaine fois... Aïe !
07:51 Publié dans Film, Livre, Musique, Rage, Science, Sport, Voyage, Web | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : politique, littérature, poésie, traité de lisbonne, élections, europe, irlande
04.06.2008
la maison dort
Tu dors, tu dors, tout dort, tu dors et dehors , dehors le monde mord.
Mais toi tu dors, alors tout va puisque c'est dehors que le monde mord ceux que tente l'abri de tes murs.
Dehors d'ailleurs est un ailleurs qui n'existe plus puisque tu dors et pas un bruit, non !
Pas un bruit, ils sont morts ceux à qui l'abri de tes murs n'a pas donné de nom.
Pas de nom, pas de toit, pas de murs, pas un bruit, dors puisque dehors
Jusqu'à ce que l'aube les détoure ceux qui n'ont pas de nom sont le rien qui te clôture.
15:42 Publié dans Mélancholie, Musique, polytiques | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : littérature, poésie, nouvelle, maison
09.05.2008
Capitaine Fracasse
Demain, aux alentours, pas une seconde de plus pas une seconde de moins, de douze heures quarante cinq minutes, selon le méridien de la Pitié Salpêtrière, Paris 13e, le capitaine Fracasse aura très exactement... Dix sept ans. Alors bien sûr, sortant de son manoir mélancholique, il verra venir par la route de son âme amoureuse un nuage de poussière portant la troupe de saltimbanques qui ne vient que pour que son destin de jeune rêveur lui fasse faire ses premiers pas d'homme. Il les a déjà fait ? Oui, il les a déjà fait mais quoi ? Le pas qui vient n'est-il pas le seul dont il convienne de s'occuper vraiment ? Alors bien sûr en taureau mélancolique il n'aura de cesse que de les suivre en faisant faire à sa monture toujours un léger pas de côté. Car, cher Rimbaud, bien entendu que l' "on n'est pas sérieux quand on a dix sept ans" mais quelle gravité met-on à ne pas l'être, n'est-ce pas ?
Feliz cumple ano capitaine ! Capitaine de mon coeur.
21:44 Publié dans Blog, Musique, Relis tes ratures | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : politique, sarkozi, parti socialite, socialime, delanoé, royal, hollande
14.03.2008
Larmes de crocodile, les cosmétiques 7
Pourquoi pleurer les bêtes qui bêtement supportent qu'on glisse aux pieds des dames leur peau fangeuse de dévoreur de chair avachie ? Pourquoi courir le vison, la martre, le tatou, la gerbille qui fait de très beaux chaussons aux pattes des yorkshire, le chinchilla patchouli, la zibeline, avec à la main non pas un piège radical mais la déclaration des droits de l'homme et du mitoyen ? Pourquoi allons nous chercher nos martyrs si loin de nos soucis domestiques alors que l'on crève et souffre et disparaît si près de nos appétits de petits bourgeois spongieux.
C'est parce que le croco bien que perfide, au moins autant que le Serbe est fourbe, nous semble tout à coup si proche de nos préocupations prédatrices, quand à genoux l'on s'approche de l'endroit où elle vient de verser son dernier soupir avant de s'endormir. Dévêtue simplement de ce que nous lui avions fait promettre. Les bas blancs, les escarpins de peau et l'air abandonné de celle qui sait lire dans l'oeil fendu du prédateur entre deux eaux, la parure que pour un instant, l'instant de la photographie elle accepte de chausser malgré la tendresse toute naturelle qu'elle nourrit à l'endroit de la faune homicide.
Dans le silence du salon elle est arrivée comme au centre de la lumière, puis se laissant aller au divan, entre le liseré blanc et la tension des courbes elle est devenue la lumière où se sont mises à luire mes larmes de crocodile. Là ! voilà , j'en ai plein les yeux !
Si je voulais à l'aide d'un livre dire ce que cette septième faustographie de la séries "Les cosmétiques" évoque pour moi c'est immédiatement à l'ouvrage de Yasounari Kawabata, "Les belles endormies", auquel je confierai le soin de vous guider dans le labyrinthe du sommeil et du trouble.
21:15 Publié dans Blog, les cosmétiques, Mélancholie, Musique, Relis tes ratures | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : éros, érotisme, photographie, cosmétiques, lecture, littérature, amour
08.03.2008
Les Cosmétiques
On s'use en moins de temps qu'il n'en faut pour s'en rendre compte, de rester assis sur un banc de bois à contempler l'air ahuris les pitreries de Guignol. On sait qu'à la fin le gendarme arrive et fustige la victime car il a lui, une bonne tête d'assassin... Comme de juste ! alors on passe à autre chose on sort du castellet les fesses endolories de s'en être pris tant et tant dans le cul qu'on jure de marcher toujours, pour le restant de la vie et de ne plus jamais s'asseoir à l'ombre des matraques; On sort et la lumière aveugle un peu, il fait grand jour, les filles passent dans l'allée froide, déjà peu vêtue de ce qu'elles souhaitent nous voir ôter avant que le printemps n'éclate à nos braguettes et nous laisse pantois un peu de foutre sur les doigts et honteux de n'avoir pas apporté de fleurs pour les fustiger de tant d'impudiques invites. C'est le sujet de cette note et d'autres, qui ne manqueront pas de venir à vous au travers de l'alboom au creux duquel je publierai quelques photographies dont la grâce vous plaira. Comme il me plaît à moi d'en connaître le sujet sur le bout des doigts et de la langue...
Que le gout pour le beau nous hante et ne nous laisse jamais céder à la morale de la pauvre doctrine dans les fers de laquelle on aimerait à nous laisser croupir loin de la joie des émotions et des larmes perlées de soupirs rauques.
Ce qu'elle pose là, dans la soie de la nudité est plus qu'un détail outré d'une géographie divine, c'est ce paradis d'Allah dans lequel nulle charpie n'a droit de cité. Pas un qui puisse se poser ici en vertu de la mort que son ventre ressasse face au mur des lamentables, rien ici du front frappé aux pierres de meule du soleil nié. Le doux y règne sans frontières à défendre, la soie chuinte accordée au taillis blond de la toison et mon regard frôle ce que mes doigts et mes lèvres pour l'heure ne peuvent approcher, tant il y a de routes encombrées entre ces fruits et ma gueulardise de voleur de pommes menues. Tout est là du don que l'on fait de soi quand à aucun prix on ne souhaite commercer le vivant comme l'on fait de nos vies devenues inertes à force d'être calibrées. Tout est là de ce temps où nous conversions avec l'animal en nous et que le dieu courroucé des imbéciles ne s'était pas abattu sur notre saine curiosité en nous frappant d'avoir à être gouvernés par ses démons de bois.
Je me laisse bercer par le courant d'air qui glisse sous les portes, je suis celui-ci qui vient sans se nommer, la caresse profonde qu'elle attend en légitime amante de la soie qui s'insinue entre ses lèvres et de laquelle parfois elle arme mon prénom d'un éclat de voix rauque.
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24.02.2008
Evènement
Ce qu'il y a de bien avec l'évènement c'est qu'il laisse peu de traces. En somme l'évènement est à la vie ce que l'abonnement est à la presse quotidienne. On nous l'apporte chaque matin, le journal, vous ne vous souvenez plus de l'avoir demandé mais chaque matin, dans le journal il y a pour vous de quoi rester couché, écrasé par le poids de ce qui semble se passer où vous n'étiez pas. Mais là où nous ne sommes pas existe-t-il vraiment et si cela existe, s'y passe-t-il alors des choses desquelles nous devons témoigner en les commentant ? Par exemple, la fameuse nuit des Césars outre que cela évoque plutôt pour moi une aube de tentures sanguinolentes derrière lesquelles sont des cadavres, "toi aussi mon fils !" qui à peine quarante huit heures après ce rien peut me dire ce que cela nous apporte ? Hier, à ParisLand, une grande chaîne d'amitié s'est formée pour réclamer la libération de Ingrid de L'Oréal ! Où est la grande chaîne d'amitié qui se rassemblerait pour qu'enfin cesse le scandale honteux des camps d'internement pour "sans papiers" ? Faut pas tout mélanger me dira-t-on, mais si il faut tout mélanger sinon c'est que la lutte des classes a muté. Une lutte plus où moins visible selon que vous soyez de l'une où l'autre des dites classes. Mieux être actrice à la sensibilité de Piaf, héritière d'un groupe industriel qu'ouvrier "Nacht und Nebel" !
Évènements nuls et non avenus. Nos consciences sont broyées par la succession frénétique des perles rares de l'évènement et quand le silence se fait enfin, nous nous rendons compte qu'à côté du journal sont tombés d'inanition ceux dont la vie était à portée de voix.
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23.02.2008
Le Pays
Mais c'est qu'il s'agite au petit matin le sémillant runner ! Il à les nerfs en vrille et se farcit du Présidnet avec le café bouillu, le jour est pas levé mais les corneilles y sont alors il fait des paquets de touches à deux doigts et deux pas de la littératournaille et ça fait des bottes de syllabes avec de la rage de chaffeur à chaque virage. Au jeu de con, la rage l'emporte. C'est d'un cru tous ces mots qui n'en sont pas, qui sont comme quand on a tant à dire qu'on en postillonne sous l'oeil amusé de l'objet et sur ses pompes (le présidnet est un objet comme ... ? Comme la télévision par exemple, une sorte de meuble de style mais auquel il manque un pied, alors qu'il faut mettre dans un coin, à plat sur le mur, dans un cadre numérique, qui fait bien l'office. Ma Mémé en avait sept dans sa chambre, des portraits du sauveur de sa France de trimeuse, à la peine comme au jouir avec ce regard clair de rêveuse. J'ai vécu avec, c'était sous les mouchoirs pliés comme pour servir toujours. Mais vous qui êtes tous plus où moins neufs vous allez faire comment pour l'avoir pour toujours sans jamais pouvoir l'éteindre ?).
C'est pas grave, tout le monde se prend les pieds dans le tapis, Mil excuses ! Faites pardon ! je vous en méprise ! Ah mais vous m'en piétinnez ? Je vous négocie ? Voyez vous ça ? Allez soyez bon, lachez nous ! Si si je vous m'assure, c'est mieux lundi !
J'ai lu l'article du qotidien El Païs, dans le Courrier International, je ne sais pas si les Espagnols vont bien vouloir que le Présidnet conquette l"Europe au mois de Juillet, d'ici là il ne nous reste que quatre petits mois pour dénicher une photographie de "l'objet" en situation avec ses amis Rat zingueur, Tom Cruz et un membre éminent de la secte des adorateur du chou, chère à Colaro. On, pourrait les y voir attacher le chou à une croix de Saint André, le rat dans le trou d'balle et Tom en confesseur ? Bon, ça n'est qu'une proposition de Samedi soir.
Bon soir chez nous !
21:20 Publié dans Blog, Film, Jeux, Livre, Loisirs, Mélancholie, Musique, polytiques, polytiques, Rage, ras le bol, Relis tes ratures, Science, Shopping, Sport, Voyage, Web | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, compromus chose due, Présidnet, Fou de dieux, El Païs
Criminel
Le Présidnet n'est pas drôle, n'est pas drôle du tout, ferait même pitié si, pour continuer à briller au firmament des anes bâtés il ne faisait quépouser des starlettes de la chansonnette d'expression franchouillette. Mais non , mais non ! Il use en vrai de tout l'arsenal mis à sa disposition et même un peu plus, pour flatter de la matraque un électorat extrèmement liberticide. Osons le mot, un électorat fasciste, celui là même qu'il est allé chercher dans les poubelles du front natif. Le Présidnet glisse, regardez comme il glisse dans le ciel réactionnaire d'une France qui ne sait plus où donner du front dans la mistoufle ! Le présidnet qui sait que les municipales seront perdues par les godillots de son parti de chaussettes à clous hate la mise en place des lois qui nous criminalisent et nous livrent au MEDEF comme de la chair de consomateurs désargentés.
Nous ne l'aimons pas ? Mais qui parle d'aimer ? Sommes nous sensés donner notre âme au diable sous le prétexte que le diable est l'élu d'un peuple qui n'existe que par la convoitise et l'amertume des cocus. Nous ne voulons plus de lui. A peine un an que nous lui avons confié le délicat problème de sortir ce triste pays de l'impasse et lui que fait-il ? Il peint au fond de l'impasse un ciel de carte postale avec le bleu horizon de l'uniformité. Car c'est ainsi que lui aime la France. Ce pays qui marche au pas pour sauver la patrie. Il nous balance De Gaulle à la gueule mais nous de De Gaulle qu'en avons nous à foutre, encore un militaire ! Encore un policier ! Encore un gardien de prison ! Encore la chiourme et au bout les alignements de tirroirs caisses. Il nous délivre des visions de son "je suis partout" intime, nous confie à des théoriciens véreux comme des courtiers en bourse, instaure une loi martiale qui n'en a pas le nom mais agit en grande pompe au petit matin, Donnez nous mille pandores !
Virons le nain avant qu'il n'ait définitivement transformé ce pays en un immense jardiland où bientôt nous ne serons plus que des légumes bons pour la soupe à la grimace ! Le King est mort ! La france n'est pas le fan club de ce petit prince de la chanson triste !
Pour Tess, Mejico y Chacabucco, San Telmo cerca de el Parque Lezama. Sin vos Buenos Aires no tiene emocion !
06:30 Publié dans Blog, Film, Jeux, Livre, Loisirs, Mélancholie, Musique, polytiques, polytiques, Rage, ras le bol, Relis tes ratures, Science, Shopping, Sport, Voyage, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, sarkozi, cour de cassation, Merdef, Démission !


