09.11.2009
Armé des ombres
9 novembre 1989, dans le ciel clair de nos consciences s'élève le violoncelle de Rostropovitch, la nuit s'achève, la nuit des emmurés, la nuit qui nous habituait à toutes les nuits d'où l'on débarquait des wagons, les troupes fraîches dont l'histoire avait besoin pour que nous restions muets. Mais muets nous n'allions plus le rester, muets nous ne pourrions plus l'être, puisque nous hurlions en nous embrassant, puisque ceux que nous croisions et nous offraient les petits morceaux de béton coloré des murs de leur ex-tombeau, en ex-RDA, dans l'ex-union soviétique, puisque ceux là nous les invitions à prendre place au banquet qu'allait nous offrir le capitalisme triomphant. Puisqu'il n'y aurait plus de murs, jamais plus aucun mur entre l'homme et l'Homme...
9 novembre 2009, dans le ciel clair de nos consciences ne s'élève plus le songe du violoncelle. Rostropovitch est mort, ceux avec qui nous hurlions contre le silence des murs, avec qui nous avons formatés, en conscience, des no man's lands balayés par les projecteurs de la surveillance rapprochée, pour ceux là, pour nous, l'Europe est faite. Et nous, les murs parfois, pour le bref éclat d'une commémoration on nous autorise à les longer interminablement, afin de nous souvenir. Je ne me souviens pas d'avoir jamais aimé l'enchantement didactique. Je ne me souviens pas du mur de Berlin.
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Digg
06.10.2009
Mord Dieu
Mon âme a des dents, un râtelier à faire miauler tous les roquets. Attaque ! Je lui dis parfois. Et parfois elle m'obéit. Ce qui n'est pas tout simple quoi qu'il y paraisse, mon âme est paresseuse. Et puis dresser un abstraction à l'attaque, vous m'en direz des nouvelles. Dresser un banquier au mensonge, un policier à la trique, un politicien à la caisse noire, un grand patron à reprendre deux fois du plan social, un curé au rire narquois, un huissier à vous recompter au tapis, entre autres ravis de la crêche, pas de soucis je dirais. Ça leur est à tous comme une seconde peau. Mais une âme à mordre ? Là, c'est une autre pair de d'électro-chocs!
N'en reste pas moins que parfois, elle et moi nous farcissons du martyr, tirons à vue de l'oint du seigneur, faisons grand massacre de vieux saligauds oublieux de ce qu'aux Dieux en général l'incontinence n'est pas une vertu. Dieu se fait sous lui ? Oui ! Et personnellement mon âme en a un peu assez de faire la fille de salle, pour un salaire de misère, un paradis chose promise chose due, mais pour après le trépassage à sec. Mon âme, comme toutes les créatures a un petit nom de baptême. Elle s'appelle Mord-Dieu, avouez que ça a du chien! De la tenue de combat. Et elle niaque la salope, tout le divin des mollets qui gambillent à qui mieux mieux sur la nuque brisée des éternels emmerdrés de vivre par eux-même, en tous.
Mords mon âme ! Mord, tue-Dieux ! Mord!
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Digg
15.09.2009
Le Celib !
Fait douze ! Ici, au royaume de la partouze où les barbouzes sont pas des tarlouze, des tantouzes qui habitent dans des pantouzes. Fait douze et autant dire qu'on se pèle les amygdales. Quoi faire ? Tricoter du tricotin ? Se faire vacciner contre la goutte au nez ? Prendre un billet de train pour les îles Mérovée ? S'acheter un écran plus grand, pour ne plus se contenter des palmiers dont on ne voit que les racines, des plages dont on ne sent que les pavés, sous les palmes, des string's dont on nous vante la drôle de bobine ? Changer le couvercle de la cuvette en PVC ? Appeler en PCV l'oncle Barak à flûte ? Aller à Berlin en berline, dans le Limousin en limousine, à Palestine en phaéton, quoi que le char y soit en vogue ? Quoi faire avec trois fifrelins, une tronche de mal biaisé, dans la froidure qui s'en vient ? Je sais !
Je vais mettre ma culotte à pont, mes chaussettes à pompons, mes Buggies tricolores, une liquette des Galeries Farfouillettes TM, ma casquette à oreillettes, un cache-nez, des mitaines. Et je m'en vais de ce pas, non sans avoir noués proprement mes lacets ronds, vers le premier distributeur de Celib. Vous là, avec vos mines d'afranch' man, je sens bien que vous ne savez pas ce que c'est que le Celib, modèle déposé ! Non, non ! Ne niez pas ! Ne faites pas comme si vous aussi, on vous avait invité, dans le carré VRP, à l'anniversaire de sa sainteté Muhamad al Khadafi. J'ai un ami qui y fut, depuis plus de nouvelles. Pourtant en fidèle toujours il s'était comporté, pas complotiste, pas pentecôtiste, pas adventiste, toujours à l'heure ! Allez savoir ce qu'ils lui ont trouvé ? Scientologue ? Scientifiquement tout reste à prouver. Que Dieu par exemple soit né d'une éprouvette et voila que tout est chamboulé ! Petit proverbe personnel : Quand la sciente est au logis le compte en banque est bien garnis.
Mais revenons je vous prie, à ce qui nous occupe en ce moment, votre insatiable curiosité sur le sujet de ce qui n'a aucune importance, je veux parler du Celib. Le Celib c'est simple, c'est comme le cent-pas (merci à Richard Gotainer!), ça se trouve à tous les coins de rue, les vraies et les virtuelles, notez qu'on y prend les même risques de se faire écraser, de se faire pincer les doigts très forts et le pire d'y rester, ignorés de tous ceux qui n'ignorent pas qu'on les ignore aussi et que ça pousse à écrire des âneries comme celle que vous êtes en train de lire, en ce moment même. Au fait ! Oui vous avez raison, au fait ! Mais c'est qu'il me faut vous faire un aveux avant que les stats ne retombent en quenouille, je ne sais moi-même pas très bien ce que c'est que le Celib ... Juste que parfois, le petit vélo que j'ai en rond dans ma grosse tête, fait son tour dans l'absurde et s'invente des sytème de convivialité où par exemple il suffirait de s'abonner à une borne, d'y glisser sa carte bleue (mais pâle) et de s'en aller vérifier que le dérailleur a pas déraillé, que les pneus sont bien gonflés, que la selle est bien scellée, avant que de se saluer et d'aller prendre un café, main dans la main, par exemple.
Avec le Celib restez plus Lib, de plus en plus Lib ! Définitivement Lib !
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Digg
14.09.2009
J'y suis-je?
Hier, Dimanche, rien ne se passe ou plutôt tout passe à la vitesse faramineuse de l'immobilité. Ici tout est muet. Pas un brodequin pour défoncer en jurant la porte du grenier, pas un ministre pour électrocuter le verbe à coup de tazzer TM verbeux, pas une idée qui vaille qu'on la simplifie pour la rendre idiote et par conséquent admissible par le plus grand nombre. Le grand nombre ne vient pas ici, c'est parfois dommage. Hier ? Rien que le silence relatif à la ronde incessante des pachydermes ailés, dans le ventre desquels nous sirotons le ciel; J'ai déjà dit cela ? Oui je l'ai déjà dit mais pour autant ceci n'est pas une redif du Dimanche soir. Hiers donc je feuillette, Bataille, Madame Edwarda, Grimm, Raiponce, et Rue 89. Un article écrit par monsieur Mouloud Akkouche. Le propos me tente. Il fait plus, il me hante depuis longtemps. En substance : Par qui suis-je informé ? De qui suis-je l'informateur ? Quelle est l'influence de l'information sur mon comportement ? Ais-je une quelconque influence sur qui que ce soit ? Par l'intermédiaire de ce blog, par exemple./
L'article prend pour base la récente polémique engendrée par les propos de monsieur Jelaipadis (en général tous les personnages publics se nomment ainsi), lors de l'université d'été de son parti, l'UMP. Aurez vous remarqué que la seule université qui semble fonctionner dans ce pays c'est l'université d'été , Aurez vous remarqué qu'il n'y a plus qu'un parti politique dans ce pays, l'UMP ? Aurez vous remarqué que vous donnez l'impression de vous en foutre ROYALement ? Jelaipadis, comme tout un chacun à présent, moi itou, a un pseudonyme, lui en l'occurrence, c'est Brice. Et accessoirement Hortefeux ... Tenez, faites moi penser à mettre Hortefeux dans les tag'z agada. Faut que l'épicerie m'engrosse et rit. Ce qu'en dit monsieur Akkouche, vous irez le lire, ça ne manque pas de pertinence. Je parle de la vraie pertinence, pas de celle qui nous permet par recoupements mathématiques de passer du coq à l'âne sans passer par Darwin ni par l'extermination du sens au profit du concept.
Qui m'informe ? Le questionnaire à choix multiple qui sévit ici, sur la toile (êtes-vous l'araignée qui a tissé cette magnifique toile?), cette pornographie de l'image, de l'hyper-marché de l'hyper-sensation de l'hyper-lien que nous ressentons tous comme un privilège, que nous goûtons dans l'hyper amnésie de l'hyper solitude, jusqu'au dégoût. Voilà Brice ! Il plaisante avec un auvergnat, un jeune auvergnat qui semble beaucoup rire. Notez qu'avant de se faire saigner à blanc par le blond péroxydé, le jeune auvergnat rit toujours beaucoup. Et il y a là, innocent comme le verglas sous les roues du car de transport scolaire, quelqu'un qu'on ne voit pas. Normal, c'est lui qui m'informe. Et de quoi m'informe-t-il, son téléphone portable à la main ? de la nature même de ce qui devrait me faire rire, puisque par lui je suis moi-même invité à l'université d'été de l'UMP. Ah Ah Ah ! Je vous raconte pas comme on s'est poilés! Je vous raconte ? Non, vous savez déjà de quoi se nourrit la Démocratie en temps de crise et de pandémie (déjà deux collèges fermés dans le sud de la France).
De qui suis-je l'informateur ? En quoi l'information change t-elle mon comportement ? Je suis votre informateur quand je filme avec mon téléphone un enfant sortant du congélateur de ses parents, les restes d'un car scolaire, en contre bas du fossé dans le virage qui est près de chez moi. Quand j'alerte à propos de tout et de rien, je suis un informateur, tenez, juste pour vous :
Je me demande si mon voisin de palier ne serait pas un petit peu juif, parce que voyez vous la nuit par la fenêtre se son infame salle de bain s'échappent des éfluves de bergerie. Il y éleverait un mouton pour le sacrifice que ça ne m'étonnerait qu'à moitié. autre chose, Je crois bien qu'aux dernière élections je n'ai pas voté pour la majorité résidentielle.
Mon comportement ? Il est tout simplement devenu celui d'une bignole à qui précisément dans l'ordre naturel de la séïsmographie de l'évènement, il n'arrive rien en propre. Mais j'ai un pseudo, une connexion gratuite (c'est important la gratuité!) et un oeil à 1.3 MEGA pixels. Autant dire, rien ne m'échappe. Au fait qui est donc cette délicate araignée, celle qui a tissé la fine toile où nous nous ébattons comme de gentils auvergnats?
http://www.rue89.com/blog-de-lecrivain-mouloud-akkouche/2...
13:53 Publié dans polytiques | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
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Digg
11.09.2009
11/09/09
16 heures 59. J'étais assis devant un guéridon dans un café de la rue de la Gaité, une des rues les plus tristement réaménagées de la Capitale. Pas une seule boulangerie, par exemple. Plus un seul cinéma porno, par exemple. Plus un seul de ces bistrots, dans lesquels les mecs en sortant de la boulangerie, se précipitaient jusqu'aux toilettes pour se vérifier l'état du petit pain au lait. Par exemple. Sous le plateau de plexiglass TM du guéridon une pub hurlait à l'étouffée, à peu près ceci : Et maintenant, fais toi des amis ! Même assis peinard à une terrasse de cette rue néo-réaliste, pas moyen d'avoir la paix, par exemple. Fais toi des amis, tapes toi une pute, fais toi vacciner, va à la FIAC, porte un masque, mange pas ça, va chez Monpote (vieille réminiscence, un peu comme "Eat at Joe's!). Pas moyen de leur échapper. Je songeais à me retirer de la liste des perdants, à déserter le camp des recalés. Au repéchage, je me disais, ils pouvaient toujours compter sur moi. J'allais tailler. La rue de la Gaité avait été pour moi la plus joyeusement crasseuse des rues de Paris, j'y fréquentais toutes les boulangeries. Les chiottes du PMU, au mitan de la rue, j'en avais encore l'odeur qui me remontait à la madeleine.
C'était l'heure du discours, depuis les ruines réaménagées du Pentagone, le président Beaubama prononçait son vibrant hommage aux morts de l'Union. Toutes ces religions mêlées (sic), toutes ces nations fraternelles (sic again) Les tours ...nous sommes deux tours jumelles, nées sous le signe des gogos! Cet avion qui s'écrase lâchement loin de sa cible, le Pentagone tout aussi lâchement percuté par un truc, on dirait un avion ... Comme un avion sans ailes, j'ai piqué toute la nuit, oh libellule, faut que j'regarde ailleurs! ... Ça ressemble à un avion, c'est fait comme un avion mais c'est ... un avion. Derrière le président, une sorte de pangolin tout de blanc vétu comme un amiral de la flotte tient le flingue, qu'il pointe dans le dos de Barak. Ses lèvres remuent à peine mais on sent bien qu'il dit quelque chose. Quelque chose comme : Remenber JFK ! alors le président qui a une famille à qui il fait déjà faire le jardin, se souvient de son devoir de père et il répond au pangolin : I do, I do, I do ! Ce qui dans la simultanée donne ceci :
Et maintenant mes chers compatriotes, dans le recueillement et la peine qui nous unissent aujourd'hui je voudrais saluer en votre nom, l'armée, la police, le corps des sapeurs pompiers, les pilotes de chasse au papillons, les secouristes volontaires, les mineurs démineurs et tous ceux qui veillent jalousement sur notre bien le plus cher, la sécurité ! Toute notre vie nous combattrons Al Quaida. Et comme ça va peut-être pas suffire, toute notre vie, et là JFK fait un très beau looping au dessus des parapluies, nos enfant et nos petits enfants et les petits enfants de nos arrièrés de neveux, de nos nièces, du fils de la concièrge, tous combattront pour la sécurité de notre grande Nation. Investissons nous! Rentabilisons le contexte! Fichons pas le concept en l'air ! Priez pour que le pangolin retienne encore un peu la bastos! In god we crust, Amen!
Après vient l'heure de la gerbe, une main posée sur la poitrine pour pas tacher la pochette.
Ce qu'il en ont fait de la rue de la Gaité ? Un couloir de la mort molle, entre la rue Froidevaux et la tour Mont-parnasse. Entre le rien qui remonte et le rien qui redescend. Et aux alentours de la tour Mont-parnasse, cet après midi, j'en atteste j'y étais, pas l'ombre d'un terroriste. A moins que les laveurs de carreaux ? Qui sait ! Le Serbe est fourbe.
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Digg
02.09.2009
La votation
On vote ici, on vote là, c'est partout des isoloirs qui bruissent de nouveaux venus, d'anciens convertis, de parjures occasionnels, de jeunes pousses de la démocratie triomphante. Et la démocratie quand elle triomphe ne le fait pas en doutant, on s'en doute. C'est partout des candidats qui se rengorgent, alignent sitôt les urnes bourrées de bonnes intentions, leurs troupes dans les rues. La légalité est au bout de la matraque et la contestation est sous perfusion dans les étages supérieurs de la fusée, loin des lieux où l'aventure révolutionnaire fait sourdre le sang et les larmes dans l'angle mort des boulevards de la télédiffusion. En Afghanistan ? Tous vainqueurs ! En Iran ? Tous vainqueurs ! dans ces pays de l'Afrique amputée d'elle même ? Tous vainqueurs !
Tous vainqueurs ? Mais quel est ce langage de singe ? Il n'y a en démocratie qu'un seul vainqueur possible, voyez chez nous, aux états unis du monde, il n'y a qu'un vainqueur, il est élu, il se choisit un parterre de potiches, parfois dangereuses, surtout quand elles sont posées maladroitement sur le rebord de la fenêtre, puis il met en application tous les points obscurs de son programme. Et nous on est content parce que le processus est surveillé par des ONG (On Na Gagné!) qui sont les garantes de la légalité et du bon déroulement des opérations de chirurgie esthétique. Si on a pas voté pour le vainqueur, il nous reste l'opposition, qui est comme une vertu républicaine au bras du vice empouvoirdémesurément ignorant; Voyez, dans l'opposition se retrouvent généralement ceux et celles qui savent qu'il est parfois juteux de s'opposer. C'est un peu comme les "milieux autorisés" dont parlait Coluche (je ne vais pas dire le regretté, l'immense, le courageux, le talentueux... les morts, les pauvres morts doivent bien se fendre la gueule !).
Mais là, oui, dans ces pays où l'on apprend à fabriquer des isoloirs dans les ateliers des prisons politiques : Tous vainqueurs ! Tous ceux qui pensent et agissent d'ailleurs dans ce sens, que la démocratie, écologiste si possible est une valeur ajoutée sur les bons de commande de leurs industrieuses visions du monde. Par exemple, en Afghanistan, au vu du merdier dans lequel les armées coalisées (j'ajoute, de la liberté des peuples à disposer d'eux même) se sont foutues, le gouvernement américain envisage de confier le maintien de la démocratie naissante à des sociétés privées, du type Black Waters. Comme en Irak.
Des fois je me dis : Mais de quoi tu te mêles ? Et puis j'attends. J'attends de voir 2012 arriver et je ne doute pas que le spectacle vaille son pesant d'opposants, de meeting's, de manif's, de pin's, de badge's et de slogan's apropriés.
20:29 Publié dans polytiques | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
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26.08.2009
Pandémies
A la voile que je te la mettrais ta barquasse ! Me disait l'autre soir un ami avec qui j'avais accepter de boire un peu pour fêter son retour triomphal d'Afghanistan. Il est éleveur de lévriers Barzoï. Ce qui, par les temps qui courent sans tirer la chasse, ne porte pas à conséquence. Du moins en terme d'instauration de jeunes démocraties dans des pays vieux comme le monde. Donc Hamid Karzaï, qui autrefois était l'ami de nous et proche de la culture occidentale, ce qui consiste à pouvoir dire qu'on a lu au moins tous les prière d'insérer de la recherche du temps perdu en édition de poche, se voit à présent talonner par son ex ministre des affaires étrangères, lors d'élections récentes où l'on se fend, nous qui sommes au bon goùt vestimentaire ce que le body bag est au volontaire fraîchement dépourvu de vie sur la ligne de front, de se demander si il est bien seyant que la citoyenne récement démocrate, s'entête à vouloir garder l'isoloir sur la tête après avoir glissé le bulletin dans l'urne. Ces barbares sont barbant !
Pas comme Bénabar dont vous ne me ferez pas dire qu'il est barbant, puisque je le trouve rasoir. Mais pourquoi parler de Bénabar ? Alors que tous les regards se tournent vers la grippe H1N1 et les ravages assurément prodigieux qu'elle va faire si l'on ne se fait pas dare dare vaticciner par la connerie; Et bien c'est à cause du fait que Bénabar lui fait partie de ces virus dont personne ne s'émeut et qui pourtant font des ravages dans les méninges spongiformes de la petite bourgeoisie momifiée. Mais est-ce bien de Bénabar dont je voulais parler ? Non, enfin c'est pas sûr, je dois confondre avec l'autre là, celui qui chante comme une planche à billets d'excuses; Comment s'appelle-t-il déjà ? Bertrand Cantate ? Non pas lui, lui c'est un poète. Pas touche à les poètes ! Alors qui alors ? Je sais plus.
Bon, n'en reste pas moins que les burka girls font suer le burnous et que les banquiers sont pas gentils, et que attention la rentrée risque d'être scolaire, et que la démocratie ça se mérite agricole, et que si on est pas réactifs on pourrait bien rater le meilleurs, et que le meilleurs il faut toujours le garder pour la fin, et la fin c'est là.
Au fait, mon ami, vous savez, celui qui élève des lévriers pour la course en sac et bien moi je lui ai dit : T'es con quand même avec tes idées progressistes. moi c'est à la rame que je l'emmène ma barque. Et quand ça drosse dans les rapides, je lui offre des roses, des roses d'Ispahan dont je me fiche les épines autour du gouvernail. Le cas échéant.
D'tout'façon ça veut rien dire ton texte. Oh bien ça c'est fin ! Et là, vrai, c'est la fin.
01:19 Publié dans polytiques | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
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29.07.2009
Retour à la case blédard
Me restait quelques cartouches, alors je les ai posé là, à côté de l'ordinateur, sur la table de la cuisine. Là où je dors, là où je mange, là où je pleure, la où je ris, là où je bois, là où je me promène, là où je pars en vacances, là où je rentre depuis deux jours. Là d'où rien ne bouge. Là où la folie meurtrière de ma tendresse décavée, s'assied et m'entretient de quelques sujets gravissimes. Combien ais-je vu de martinets aujourd'hui ? Combien de fois me suis-je levé pour vérifier que personne ne frappait à la porte ? Pourquoi mon lit est-il fait pour contenir deux corps aimant ? Les moineaux ont-ils mangé le riz que j'avais déposé sur l'appui de la fenêtre ? A quelle heure arrivent les moustiques ? Pleuvra-t-il enfin ? Ce à quoi je lui répond, à ma folie meutrière, que je fumerai bien un joint. Tais-toi mécréant, tu vas nous faire repérer par la CIA !
Quelques balles de neuf millimètres que j'avais pris soin de lustrer jusqu'à y voir dedans ma tête de clone amoureux. Un truc que si vous vous y confrontiez plus d'un an, on vous autoriserait à appeler les urgences psychiatriques. Pour un internement évidement tout à fait volontaire. Cette gueule que je fais dans le cuivre rouge des douilles, ma folie ne s'en inquiète pas plus que ça. T'es un peu comme un insecte ! Qu'elle me dit. Une sorte d'humanocoptère d'avant-première génération, un proto un peu flingué mais dont on devrait pouvoir tirer encore quelques pièces détachées, afin d'étudier la résistance en milieu acide. T'as tout entravé, c'est une forme de taprochpatrope pas trop mal réussis. Un truc qui éveille à tous les coups la saine curiosité des éphémères. Mais qui rebute à la longue, forcément. Quand on a décidé de ne plus quitter la cuisine, ça fini par sentir le rance entre les mots d'amour. Ça, les éphémères faut pas leur en causer, pfuittt qu'elles font, et d'un coup d'aileron de Scale elles te dégagent au tri sélectif : On le met ou Maman, dans la bleue ou dans la verte ?
A ma droite la photo de Barbara qui me regarde sans chanter. A ma gauche, au delà du petit tas de balles, l'imprimante à chef-d'oeuvres, spéciale prix Nobel de littérature, c'est écrit sur la notice toute rédigée en coréen du Haut-Atlas. Et tout autour de ça comme dans une boule à neige psychotrope, le même vide que celui dans lequel vous vous obstinez à courir vite, avec aux pieds des chaussures qui courent vite et à la boutonnière un petit brin de mimosa, un peu flétrit de puis hier. Et si tu allais faire un tour ! Me dit ma tendre fole meurtrière. Un tour de quoi ? je lui réponds en réajustant les lacets de la camisole. Un tour d'asile ? Oh ça va hein ! Si tu le prends comme ça, je te reprends mon parabellum.
21:54 Publié dans polytiques | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
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Digg
26.07.2009
Espace vital
J'entends de ci de là, cahin caha, "va trottine va chemine, va petit ane, va de ci de là cahin caha, le picotin te récompensera" (Jean Nohain, Madame Mireille) que l'épineux problème soulevé par la fonte de la calotte glaciaire, pas celle du pape ...
Attention ! Digression : Je ne vais ici dire du mal du pape même si au fil de l'eau bénite de ses allocutions il en vient à dire que la seule solution serait finalement de mettre en place un gouvernement mondial, ce qui n'est pas très charitable pour le tiers-monde, je n'ai pas parlé non plus plus de solution finale et donc pas de virus dans cette note... Je suis moi même baptisé selon les rites de la sainte église romaine et apostolique, sous la houlette de Vatican II et par conséquent en bon chrétien, je ne vais pas dire que ce pape issus du saint empire germanique, trouve par ses prises de position que l'Europe des riches est un peu petite et qu'il serait bon d'envoyer les pauvres en rangs serrés pour étendre sous la banière de l'OTAN, les horizons marchands. Comme en leurs temps ses prédécesseurs qui prêchaient la croisade au nom de la croix, reine de Palestine. Non je ne vais pas le faire. Pas aujurd'hui. Attention ! Fin de la digression.
L'épineux problème de la fonte des cerveaux sous la calotte crassienne se trouve être, outre qu'il est le fond de commerce de toutes bonnes âmes écologiques et donc recyclable sous la forme de petites pilulules vertes et très énergisantes, rencontre une théorie qui se fait jour dans les cercles de réflexions. Nous devrions toujours nous méfiez des cercles de réflexions où, bizarrerie du calendrier, nous ne sommes jamais invités. Et cette théorie dont les applications ont trouvées un terrain favorable dans la Chine des années soixante jusqu'à nos jours relève d'une pensée dont devrions pouvoir nous passer, si nous ne vivions pas nous même dans une époque absolument déjantée. Je sais qu'il n'est pas si simple de garder la tête sur les épaules quand la guillotine médiatique tente à toutes fins utiles de nous la faire sauter comme un marron du feux. Nous prenons trop de châtaignes ! La théorie nataliste, voici de quoi je voulais un peu parler, en ce Dimanche de Barbecue sauce diable. Il apparaît ici et là que l'homme est une peste pour la terre, que la surpopulation pose problème, qu'il va falloir songer à en faire moins des bambins, que le gaz carbonique rejeté par le rototo du petit chéri signe la fin des temps. On pourrait nous conseiller le bouchon de liège, un dans le trou de balle, un à la place de la tétine, mais non, dans les cercles de réflexions on songe après que l'ONU ait plusieurs fois récompensé sa mise en pratique en Chine ...
Attention ! Digression : Avez vous remarquez, puisque nous célébrons la chute du mur de Berlin, que la Chine n'est presque plus montrée comme le dernier bastion du communisme à abattre ? Oh bien sûr de temps en temps on nous fait le coup du Tibet, terre de sagesse éternelle, de liberté où le clergé local parle sans sourciller de réincarnation, c'est chouette la réincarnation. Tu en bave dans cette vie ? C'est pas grave tu vas te réincarner. Oui ! En milliardaire, si tu veux. La Chine cette civilisation bureaucratique et trois fois millénaire est devenue un modèle de gestion des populations. Attention ! Fin de la digression.
... A la pratiquer ici, lisez un peu le programme de santé publique qu'il est question d'appliquer aux Etats-Unis. La pandémie cochonne aidant. Et comme l'Europe, ne vous déplaise, c'est les States en plus vieux ... Que disait de Gaulle de Jean Monnet ? Je cite : " C'est un grand malade qui n'a que les intérêts des Etats-Unis en tête". Qui était Schumann, le second père fondateur de notre belle union ? Un ancien ministre de Vichy, sauvé à la libération de l'indignité nationale par le même de Gaulle. Décidément les grands hommes ont peu de suite dans les idées. Une politique nataliste, à la chinoise ? Vous rêvez Lephauste ! Oui je rêve ! Et quand je me réveille, je me souviens qu'adolescent j'étais hanté par l'incompréhension qui me liait à l'histoire des années Trente et Quarante. Comment avions nous glissé dans le fascisme ? Comment avions nous abandonné l'Espagne Républicaine ? Pourquoi la France avait-elle sombré dans la défaite, en moins de temps qu'il ne faut pour le dire (Annie Lacroix-Riz : Le choix de la défaite. Lisez cela, je vous prie.).
Et donc j'étudiais, seul mais j'étudiais. Le nazisme, entre autres phénomènes et les théories qui fondaient son action. L'une d'elle, je crois s'attachait à expliquer une notion : L'espace vital. Je ne vais pas vous en faire le détail ici mais en substance elle définissait ce dont le peuple allemand avait besoin en termes d'espace pour s'épanouir dans le Reich millénaire. Nous avons vu ce que le Blitz Krieg apporta dans la formation de ce territoire et ce qu'il advint des populations racialisées et définies selon une échelle que le dédicataire de Mein Kampf, un eugéniste, avait établi de longue date. La stérilisation était une des armes de la race pure. Celle, bien entendu et nous ne saurions le contester puisque nous nous sommes habitués à l'apartheid social, racial, ethnique, aux camps de rétention, aux accords Euro-Méditérannée, établissant les dits-camps aux abords de cette Mare Nostrum, véritable dépotoir à indésirables (voir Melilia, principauté espagnole au Maroc)... Cette race donc, à laquelle sans conteste nous appartenons, à moins que...
Une solution pour sauver la planète ? Réduire les populations afin que nos amis de là-haut, ceux qui ne nous invitent jamais aux réunions des cercles de réflexion, puissent continuer à vadrouiller à trois mille mètres d'altitude en pensant que la terre est décidément si jolie sans cette plèbe qui ni ne produit ni ne consomme et qui souille de pets aérophagiques la pureté du ciel.
Bon Dimanche à vous. Et bonjour chez nous !
"Va petit ane, va de ci de là cahin caha, le picotin te récompensera ... Ah !
15:15 Publié dans polytiques | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
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Digg
10.07.2009
Et alors ?
Puisque c'est fait, que ça, c'est fait, avec plus ou moins de grincements, de rires gras, de marottes agitées par l'audimat, puisque d'autit en audit, d'addict en édits nous ne nous sommes plus assis qu'aux strapontins réservés aux spectateurs réactifs, jouissants sous la saillie, saignés comme Saint Sébastien par l'impact du trait d'esprit. Puisque nous avons abandonné l'essence divine d'un état de citoyen approximatif. Puisque Prada se refuse à dessiner des Burqua, puisque nous trépignons sur l'aire de l'autoroute en singeant de l'aventure humaine les rognures constellées de chiures de mouches, puisque tu ne tutoies plus que le maître de tes cellules grises, puisque ton coeur est au Liban et ton corps à Géhenne, puisqu'enfin c'en est fait de la vérité et du pistil turgescent ses entrailles, la réalité, puisque nous nous sommes échappés du poids de vivre en tant qu'autre, puisque nous voila tous semblables, sous le boisseaux de nos sacro-saintes envies de vivre comme l'éruption permanente du prurit des fumées acres de nos échapements, puisqu'enfin on anoblit le parjure, qu'on sacre le rieur, que l'on peut regarder de haut celui qui vient de tomber à notre place, comme un fétû du lin dans la boue mémorielle. Puisque toi et moi sommes agrippés aux même débris du génie humain, bercés par les lames écumantes. Puisqu'alors que nous rêvions le monde, le Monde s'entredévorait, alors ? Et alors ?
Alors parlons de l'Eté, des plages d'où jaillissent en exultant les corps des baigneurs qui paient la vague au prix du poids d'âme de ceux qu'elle relègue, pour nous, loin des côtes. Loin du vaisseau épave que d'aucun nommait Europe et dont il n'est pas populaire de dire qu'à présent elle chevauche un taureau de Boucherie. Un tendre et vagissant veau d'or enrichit d'uranium.
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| Tags : politique, société, littérature, poésie |
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