26.07.2009
Espace vital
J'entends de ci de là, cahin caha, "va trottine va chemine, va petit ane, va de ci de là cahin caha, le picotin te récompensera" (Jean Nohain, Madame Mireille) que l'épineux problème soulevé par la fonte de la calotte glaciaire, pas celle du pape ...
Attention ! Digression : Je ne vais ici dire du mal du pape même si au fil de l'eau bénite de ses allocutions il en vient à dire que la seule solution serait finalement de mettre en place un gouvernement mondial, ce qui n'est pas très charitable pour le tiers-monde, je n'ai pas parlé non plus plus de solution finale et donc pas de virus dans cette note... Je suis moi même baptisé selon les rites de la sainte église romaine et apostolique, sous la houlette de Vatican II et par conséquent en bon chrétien, je ne vais pas dire que ce pape issus du saint empire germanique, trouve par ses prises de position que l'Europe des riches est un peu petite et qu'il serait bon d'envoyer les pauvres en rangs serrés pour étendre sous la banière de l'OTAN, les horizons marchands. Comme en leurs temps ses prédécesseurs qui prêchaient la croisade au nom de la croix, reine de Palestine. Non je ne vais pas le faire. Pas aujurd'hui. Attention ! Fin de la digression.
L'épineux problème de la fonte des cerveaux sous la calotte crassienne se trouve être, outre qu'il est le fond de commerce de toutes bonnes âmes écologiques et donc recyclable sous la forme de petites pilulules vertes et très énergisantes, rencontre une théorie qui se fait jour dans les cercles de réflexions. Nous devrions toujours nous méfiez des cercles de réflexions où, bizarrerie du calendrier, nous ne sommes jamais invités. Et cette théorie dont les applications ont trouvées un terrain favorable dans la Chine des années soixante jusqu'à nos jours relève d'une pensée dont devrions pouvoir nous passer, si nous ne vivions pas nous même dans une époque absolument déjantée. Je sais qu'il n'est pas si simple de garder la tête sur les épaules quand la guillotine médiatique tente à toutes fins utiles de nous la faire sauter comme un marron du feux. Nous prenons trop de châtaignes ! La théorie nataliste, voici de quoi je voulais un peu parler, en ce Dimanche de Barbecue sauce diable. Il apparaît ici et là que l'homme est une peste pour la terre, que la surpopulation pose problème, qu'il va falloir songer à en faire moins des bambins, que le gaz carbonique rejeté par le rototo du petit chéri signe la fin des temps. On pourrait nous conseiller le bouchon de liège, un dans le trou de balle, un à la place de la tétine, mais non, dans les cercles de réflexions on songe après que l'ONU ait plusieurs fois récompensé sa mise en pratique en Chine ...
Attention ! Digression : Avez vous remarquez, puisque nous célébrons la chute du mur de Berlin, que la Chine n'est presque plus montrée comme le dernier bastion du communisme à abattre ? Oh bien sûr de temps en temps on nous fait le coup du Tibet, terre de sagesse éternelle, de liberté où le clergé local parle sans sourciller de réincarnation, c'est chouette la réincarnation. Tu en bave dans cette vie ? C'est pas grave tu vas te réincarner. Oui ! En milliardaire, si tu veux. La Chine cette civilisation bureaucratique et trois fois millénaire est devenue un modèle de gestion des populations. Attention ! Fin de la digression.
... A la pratiquer ici, lisez un peu le programme de santé publique qu'il est question d'appliquer aux Etats-Unis. La pandémie cochonne aidant. Et comme l'Europe, ne vous déplaise, c'est les States en plus vieux ... Que disait de Gaulle de Jean Monnet ? Je cite : " C'est un grand malade qui n'a que les intérêts des Etats-Unis en tête". Qui était Schumann, le second père fondateur de notre belle union ? Un ancien ministre de Vichy, sauvé à la libération de l'indignité nationale par le même de Gaulle. Décidément les grands hommes ont peu de suite dans les idées. Une politique nataliste, à la chinoise ? Vous rêvez Lephauste ! Oui je rêve ! Et quand je me réveille, je me souviens qu'adolescent j'étais hanté par l'incompréhension qui me liait à l'histoire des années Trente et Quarante. Comment avions nous glissé dans le fascisme ? Comment avions nous abandonné l'Espagne Républicaine ? Pourquoi la France avait-elle sombré dans la défaite, en moins de temps qu'il ne faut pour le dire (Annie Lacroix-Riz : Le choix de la défaite. Lisez cela, je vous prie.).
Et donc j'étudiais, seul mais j'étudiais. Le nazisme, entre autres phénomènes et les théories qui fondaient son action. L'une d'elle, je crois s'attachait à expliquer une notion : L'espace vital. Je ne vais pas vous en faire le détail ici mais en substance elle définissait ce dont le peuple allemand avait besoin en termes d'espace pour s'épanouir dans le Reich millénaire. Nous avons vu ce que le Blitz Krieg apporta dans la formation de ce territoire et ce qu'il advint des populations racialisées et définies selon une échelle que le dédicataire de Mein Kampf, un eugéniste, avait établi de longue date. La stérilisation était une des armes de la race pure. Celle, bien entendu et nous ne saurions le contester puisque nous nous sommes habitués à l'apartheid social, racial, ethnique, aux camps de rétention, aux accords Euro-Méditérannée, établissant les dits-camps aux abords de cette Mare Nostrum, véritable dépotoir à indésirables (voir Melilia, principauté espagnole au Maroc)... Cette race donc, à laquelle sans conteste nous appartenons, à moins que...
Une solution pour sauver la planète ? Réduire les populations afin que nos amis de là-haut, ceux qui ne nous invitent jamais aux réunions des cercles de réflexion, puissent continuer à vadrouiller à trois mille mètres d'altitude en pensant que la terre est décidément si jolie sans cette plèbe qui ni ne produit ni ne consomme et qui souille de pets aérophagiques la pureté du ciel.
Bon Dimanche à vous. Et bonjour chez nous !
"Va petit ane, va de ci de là cahin caha, le picotin te récompensera ... Ah !
15:15 Publié dans polytiques | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
| Tags : littérature, politique, écologie, société, poésie, hitler |
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Digg
30.06.2009
Développement du rab
Les Verts sont dans le fruit, les valises sous les fesses de mamour, nous avons fait le plein de bonnes intentions et de carburant bio-éthique, nous sommes passés par l'AMAP, l'épouse à le Georges nous avait gardé pour la bonne bouche des confitures de rutabagaz. Les enfants adorent les confitures de rutabagaz dans leur bol de céréales hypra-énergisantes pour le cerveau. Et c'est garanti en ciels minéraux de toutes beautés quand vous passez dans le scanner, bzzzzz ! Plop ! Rupture d'illétrisme en neuf lettres ? Bachelier ?
- Arnulfe chéri ! nous y allons ? Les petits s'impatientent ils ont presque fini les céréales, l'âge de glace XX quatre, et isidore kador, le toutou à sa maman de folie qu'il l'adore, se purule l'eczéma sur le coussin en toile de jouy.
- Filons mon absinthe ! Ma joie, Charlotte-Anne, ma colombe aux mil plis. Allons comme des prolos goûter les joies simples de l'amour libre sous les palétumiers ... Les palétumiers roooooses !
C'est totalement jouaces, comme Adam et Eve qui avant de se faire foutre à la porte, auraient eut soin de piquer un double des clés du rapadis, que notre petite famille prit le chemin de la route des vacances par l'autoroute, en vrombissant au péage et maudissant dans l'habitacle climatisé, toutes ces sortes de gens de peu qui se refusaient à acheter une automobile propre. Alors que la voiture verte préservait la planète. Et que la planète, et là Arnufe était catégorique, presque révolté parfois, c'était vital de la préserver, pour nos enfants. Nos enfants, qui pour l'heure, regardaient un documentaire sur l'Afrique. Enfin ils étaient pas vraiment sur l'Afrique, ça se saurait si nous on était sur l'Afrique ? Enfin je veux dire que ça ferait terriblement souffrir les gnous et l'herbe de la savane si on était sur ... Ce grand continent sauvage et très peu peuplé, à en croire les images rapportées par Nicolas Le Mulot et son ami O. G. rhard Manvoot' du Ciel.
Le péage passé, la route s'offrit à eux mais pas à eux tous seuls, faut l'avouer. Et donc roulons, roulons, tong's contre tong's, string's à string's. Dans la saine émulsion des sueurs tièdes. Arnulfe conduisait impécablement, première deuxième ... première deuxième puis première et encore deuxième. Pas trop vite chéri ! Tu sais bien qu'Isidore fait pipi dans les virages, je crois même que nous avons oublié ses couches en pure ouate de cellulite parfumée au iota iota équitable.
- Mamaaaan ? Y a Isidore qui vient de pisser sur mon MP3 !
- On ne dis pas "pisser" mon petit ange, mais pour MP3 là tu as bon, ce qu'il est doué tout de même ! On dit lansquiner. Lansquiner qui vient du latin latrines, qui vient du grec citoyen, qui vient de l'indo-européen mitoyen, d'où l'expression : Un tiens tu l'as dans la gu... vaut mieux que deux tu l'auras dans le c...uticule (vieux terme de Caracala).
Et ainsi filait la route et ainsi sèchait le MP3 et ainsi la petite famille s'évadait, dans le soir tombant sur la lente chenille des juilletistes. Mère nature les guettait, protectrice douce aimante, ses grosses mamelles perlaient en attendant d'un lait riche en oestrogènes cartilagineux mais finement moulus par les femmes avenantes de lointaines tribus de gnous.
Et ainsi, nous disions nous, tant qu'il y a du rab pour les Afrikaners point n'est besoin de développer l'humain. Les gnous suffisent à nos bucoliques rêveries.
Papaaaa ! C'est quand qu'on arrivons-nous !?
22:45 Publié dans Relis tes ratures | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : politique, juillet, littérature, poésie, écologie, verts |
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