15.11.2009
Les villes II
(La suite ? C'est ici...)
Mais vous vous en foutez des centres-villes, la sortie 9 vous la faites sur la file de gauche, à 120, 130, entre deux radars. Gould est plié en quatre, comme si il avait prévu qu'un jour sa grande carcasse rentrerait dans la fente du lecteur CD. Il ahanne la mélancolie comme un bucheron qui peaufinerait les angles à sept degrés plus une quinte, d'une allumette. vous en êtes au trois ou quatrième trous de boulette dans le velours gris du siège. vous voyagez seul, c'est juste du coin de l'oeil que vous les voyez se dévider les charmes à jamais secrets des villes. toutes ces lampes tout de même, elles doivent éclairer quelque chose ? Non, elles n'éclairent rien, elles signalent. Le clocher de la cathédrale Saint Thédrale, le tribunal de commerce en vraies pierres du pays, l'avenue Gabriel Ferry, le boulevard Jules Levard, et tout au bout du coin de la rue qui tourne, la gare qui est un chef-d'oeuvre de l'époque où le train ressemblait pas à une sonde rectale.
elles sont déjà dans le rétro les villes, c'est là qu'elles sont le mieux, la portion congrue de visibilité, dans le rétro, avec cette touche raffinée de pavés bien scellés. Une petite vignette pour le souvenir. La nuit vous remange, vous avez envie de pisser, la station service est à 12 kilomètres. C'est là qu'est la vraie vie. Le distributeur à café, les gueules hagardes et bronzées sous les néons chirurgicaux, les chiottes en musique, la pissotière qui se met à pisser, automatiquement, pour vous montrer comment on fait, proprement. N'empêche, pour le plaisir vous en foutez à côté. Vous voyagez seul, pas besoin de se laver les mains. Où ça va se nicher la révolte, tout de même.
Vous remontez dans la bagnole, contact, la CX se cale au niveau, le conjoncteur claque comme le fouet moucheté du dompteur du tigre qui a perdu une jambe lui, en comptant fleurette à une tigresse qui a fini par se tailler avec l'illusionniste, atteint lui même assez gravement par le mal des Indes. Mais Glenn vous fait savoir en rejouant pour la cinquantième fois la variation d'où les notes se succédent avec la lenteur détachée des traits blancs de la bande d'arrêt d'urgence, qu'il en a sa claque de faire du piano bar dans ce boxons où y a même rien à boire. C'est vrai vous buvez plus, vous laissez ça aux cons. Alors en seconde vous poussez le navire jusqu'aux épis du parking où sont les semis de remorques. Vous tirez sur la manette et le siège s'allonge, vous vous en allumez un dernier, pour le sommeil, un petit perse bien tassé. Et vous sombrez...
Et c'est là qu'elles sont les villes, dans le miroitement glissant, sous vos paupières closes. elles s'immiscent, le silence d'une rue, un square, la chienne qui frelate le cafard en longeant un petit canal, et trouve à chier dans les feuilles. Les petites maisons, les jardins sombres où vous avez rêvé de lui faire l'amour, pas à la chienne, bande de pervers ! ... en douce après lui avoir fait la courte afin que sa jupe écossaise se prenne pas dans les pointes rouillées des grilles. Des galets pris dans le béton des murs d'enceinte. quelques immeubles, loin du centre-ville, qui se renvoient de salles de bain en chambre, des clins d'yeux complices. Le silence apesantis d'un mimosa lourd et parfumé comme ses tétons... C'est là qu'elles sont les villes, sous vos paupières qui ne veulent plus se déciller car vous l'entendez encore cette voix : Allez ! casse...
(Et la c'est la fin.)
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Digg
22.10.2009
240 allumettes
A chacun sa fortune. A chacune son fortin. J'ai vidé ce matin, sur la table de la cuisine une grosse boite "familiale", allumettes de sécurité. J'ai commencé par en faire une tour, une haute tour crénellée, une tour de guet d'où je puisse observer le mouvement de la seule étoile que je sache reconnaîte au ciel; Quand le ciel lui même n'est pas plus lourd de suies que je ne le suis ordinairement. La tour s'est dressée, un peu, puis peu à peu des clair-voies une rumeur s'est élevée. Une rumeur d'homme en armes. Le triste chevalier à la triste félure s'ébrouait au milieu d'un amas de conserves vides, aux bords taillés pour l'égratignure. Il cherchait monture, mais de monture point, la tour était trop étroite pour contenir une écurie digne d'un palefroi digne de servir un croisé tel que lui. Sa croix ? Loin d'orner l'écu de fer blanc et l'épaule de sa guenille, sa croix était en lui, comme un cheval de frise décoiffé par les orages amoureux. Au sein de la tour qui s'élevait à mesure que les allumettes croisaient et recroisaient le petit bois et le souffle vermillon du soufre, un grand tintamarre d'imprécations et de questions sans cintre secouaient la penderie :
- Qui m'a foutu un tel bordel dans les chausses ? Où est la petite laine dont j'aime à me couvrir la carcasse ? Eh vous là haut ? Au lieu de jouer avec les allumettes, votre bonne maman vous a donc rien appris ? Feriez mieux d'aller me quérir quelques effets sentant un peu moins le renfermé. Où est passé mon bonnet de police ? Pourquoi mes caleçons sont-ils pas à la place de mes caleçons et qu'en leur lieu et place je ne trouve plus que fragile gaze et dentelles ajourées et tout ce dont les dames aiment qu'on les en débarasse délicatement, dans le clair-obscur où je me trouve mieux qu'à mon avantage, vu l'âge ? N'y a-t-il donc plus ici mâle qui vive ? Foutre d'ange ! Où ais-je fichu ma quête ?
La tour branlait, normal vu mon âge. Et j'avais bien de la peine à lui faire atteindre les horizons dont je me privais en vaguant à des occupations de démiurge désobéïssant par nature. Il allait donc falloir que j'aille faire la lessive avant que la tour ne tombe sous les tristes effets du minuscule preux, qui pour l'heure en occupait la garde-robes en brisant des cure-dents comme on brise des lances, pour se mettre en jambes. Aucun programme sur le sélecteur de la machine n'indiquait ni heaume ni cotte de mailles ni rien de tout le saint frusquin dont s'équipent les lourdaud pour, allant pourfendre de quelconques indifférents à leurs différents conjugaux, et en ne rêvant que de s'en retourner, tout auréolés de gloires mythiques, à la couche de leur aimée, férailler et de taille et de toc en des contrées où nul ne les attendait. Je ferais donc ça à la main et au savon à barbe.
La fragile construction n'y tint pas. Le chevalier s'en prit plein la poire et je me retrouvais donc avec sur la table de la cuisine un amas de petit bouts de bois qui ne demandaient qu'à flamber pour un bref instant. Trop bref instant des incendies de gares où l'éternel retour du silence pèse sans qu'on y puisse rien que peser dessus afin qu'il soit un peu plus lourd. Je fis le choix, du petit tas de bois, d'en faire un labyrinthe. Un étrange labyrinthe dont je connaissais depuis longtemps l'entrée et dans lequel, bien qu'échouant souvent, je continuais à chercher la sortie.
Au ciel les étoiles ! Dans ses yeux les étoiles ! Et à moi, les allumettes qui sont comme 240 jours d'absence, à éclairer de leur flamme emballée la noirceur du labyrinthe.
(Pour Miette et Noirte, à PG)
11:49 Publié dans Relis tes ratures | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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Digg
17.09.2009
L'age des artères
On a l'âge de ses artères, de ses allées et venues, de ses avenues, de ses rues, de ses passages, de ses impasses. De tout ce qui n'était pas le lieu mais qui y menait. On à l'âge de sa mémoire et puis l'on se dit, quand se souvenir demande à ce que la traduction se fasse avec lenteur, que l'on a l'âge de vider les tiroirs de la mémoire. Delete ! On sort alors, en se disant que c'est l'heure de rentrer, on s'en retourne en imaginant qu'en notre absence tout a changé. Comme si tout ce qui faisait notre richesse de débris ne s'était pas dissipé, comme si le fait de s'éloigner rendait enviable les accrocs du passé. Delete ! La mémoire est vièrge, tout est à inventer des inventaires et nous trions, à ma gauche le vide urgent, à ma droite le vide qui peut attendre, devant, le vide à venir, derrière, le vide impossible, au dessus le vide résigné, et sous les pieds le vide attendu, celui qui invite les naissants à se débarasser des cellules, des numéros d'écrou. Ce vide redoutable et aimé, comme tout que l'on redoute d'aimer.
Sous mon front froissé se déploie un désert, une étendue semée de petites pierres que je n'ai pas jetées comme les points sous la crosse de mes interrogations, j'avance et nu, au sortir d'une forêt de forceps. Delete!
13:05 Publié dans Mélancholie | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
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Digg
02.09.2009
La votation
On vote ici, on vote là, c'est partout des isoloirs qui bruissent de nouveaux venus, d'anciens convertis, de parjures occasionnels, de jeunes pousses de la démocratie triomphante. Et la démocratie quand elle triomphe ne le fait pas en doutant, on s'en doute. C'est partout des candidats qui se rengorgent, alignent sitôt les urnes bourrées de bonnes intentions, leurs troupes dans les rues. La légalité est au bout de la matraque et la contestation est sous perfusion dans les étages supérieurs de la fusée, loin des lieux où l'aventure révolutionnaire fait sourdre le sang et les larmes dans l'angle mort des boulevards de la télédiffusion. En Afghanistan ? Tous vainqueurs ! En Iran ? Tous vainqueurs ! dans ces pays de l'Afrique amputée d'elle même ? Tous vainqueurs !
Tous vainqueurs ? Mais quel est ce langage de singe ? Il n'y a en démocratie qu'un seul vainqueur possible, voyez chez nous, aux états unis du monde, il n'y a qu'un vainqueur, il est élu, il se choisit un parterre de potiches, parfois dangereuses, surtout quand elles sont posées maladroitement sur le rebord de la fenêtre, puis il met en application tous les points obscurs de son programme. Et nous on est content parce que le processus est surveillé par des ONG (On Na Gagné!) qui sont les garantes de la légalité et du bon déroulement des opérations de chirurgie esthétique. Si on a pas voté pour le vainqueur, il nous reste l'opposition, qui est comme une vertu républicaine au bras du vice empouvoirdémesurément ignorant; Voyez, dans l'opposition se retrouvent généralement ceux et celles qui savent qu'il est parfois juteux de s'opposer. C'est un peu comme les "milieux autorisés" dont parlait Coluche (je ne vais pas dire le regretté, l'immense, le courageux, le talentueux... les morts, les pauvres morts doivent bien se fendre la gueule !).
Mais là, oui, dans ces pays où l'on apprend à fabriquer des isoloirs dans les ateliers des prisons politiques : Tous vainqueurs ! Tous ceux qui pensent et agissent d'ailleurs dans ce sens, que la démocratie, écologiste si possible est une valeur ajoutée sur les bons de commande de leurs industrieuses visions du monde. Par exemple, en Afghanistan, au vu du merdier dans lequel les armées coalisées (j'ajoute, de la liberté des peuples à disposer d'eux même) se sont foutues, le gouvernement américain envisage de confier le maintien de la démocratie naissante à des sociétés privées, du type Black Waters. Comme en Irak.
Des fois je me dis : Mais de quoi tu te mêles ? Et puis j'attends. J'attends de voir 2012 arriver et je ne doute pas que le spectacle vaille son pesant d'opposants, de meeting's, de manif's, de pin's, de badge's et de slogan's apropriés.
20:29 Publié dans polytiques | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
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L'ôde aux nouilles
Quand un subtil et élégant gargouillis se fait jour dans la région abdominale, quand un vertige mystique retient le pas suivant et m'accroche au chambranle de la porte, quand je me demande : Mais qu'ai-je ? Que m'arrive-t-il ? Quel ange familier m'emporte en de zétranges zphères ? Qui me brouille, m'estrifouille, me tartine de famine? Quand sonne l'heure où l'oeil haineux je contemple le sachet de thé, passé, repassé, essoré, rincé, pâle jus de chaussette au fond de la casserole culottée de brun miélat. Quand du fond des fait-tout résonne comme à Ronce vaux l'appel désespéré du corps farcis comme une baudruche de quelques reliefs, souvenirs d'avoir goûter au paradis des repas pris en commun. Quand, pour tout dire, à l'heure de déjeuner mon estomac remonte aux créneaux de la déglutition qui se fait attendre. Quand pour dire encore, je la saute, la crève, je claque des mandibules, salive à tout va, rêve de mon Planche et Sylvestre, d'un tas de victuailles dégueulant les bords de la table, d'un couvert bien mis, d'un verre plus qu'à moitié plein, de pain vaporeux, de vos tendres miches à mes dents défrisées, de cochonneries, de veule veau bouillis, d'entrelacs de côtes d'agneau, de boeuf la langue pendante sur la nappe, de monceaux d'haricots, des blancs des rouges des verts, écossés, avec ou sans fils, beurre ... Tiens, oui ... avec un peu de beurre et de l'ail et du persil. Quand c'est l'heure, n'importe ce que disent les aiguilles de la montre, de s'en foutre jusque là, et puis après rôter, et puis après péter et puis après prendre un café, un cognac, un autre café avec encore un cognac.
Quand c'est le moment donc de dévérouiller la lourde porte du réfrigérateur et de s'enquérir du vide happant le vide, mes yeux invariablement se tournent vers l'étagère, la sombre planche où, dans la poussière et l'absence d'éfluves, trônent solitaires, les nouilles. J'empoigne la casserole par le manche, l'emplis d'eau à demi et allume le grand feu cannibale du rituel nourricier. Le paquet de cellophane craque quand je l'ouvre, l'eau frémit, je chancelle, il en reste assez pour une assiette. Plongez Ô divines nouilles, vous qui il y a un instant jouiez des castagnettes dans l'étui transparent de votre sommeil opaque. Sentez Ô chères farineuses comme vous attendrit le bouillon d'eau salée. Je touille, je touille, je touille et vous couvre d'un linge et d'un couvercle, afin que vous restiez bien que cuites, un peu sauvages sous la dent, al dente comme ils disent. Ô nouilles, mes aimées, mes muses, mes dégelées. Je vous chante en ce jour en pensant au patron qui aujourd'hui encore devra se passer de mes appétits de pouvoir.
13:46 Publié dans Relis tes ratures | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
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Digg
08.06.2008
Sinn Fein !
C'est bien ma veine, nous ne sommes pas en ce Dimanche qui verra l'Irlande renvoyer au moins temporairement, le mini traité de Lisbonne au rebut de l'histoire. Car s'en est, de l'Histoire et de la grande. L'évènement devrait se produire Dimanche prochain mais d'ici là rien ne nous empêche de nous intéresser aux propos de monsieur Etienne Chouard. Sur dailymotion one more time (car all we need is de l'I motion !). Sous le titre : conférence d'Arles, on l'entend en découdre avec le sens qu'il donne au mot Constitution et aussi démontrer en quoi nous ne sommes pas et n'avons peut-être jamais été sous le couvert d'un régime démocratique. J'emploie le mot régime tout à fait dans le sens que lui confère monsieur Guano de l'Elysée quand il parle en termes d'architecture de la formation urbanistique du "Grand Paris" (Gross Paris ! pour les intimes.), je cite : "Il ne s'agit pas de construire un monument à la gloire du régime !". Mais de quel régime parle monsieur Guano henry ? Puisque à ma connaissance son suzerain a bien été élu président de la république comme ses prédécesseurs. République une et indivisible, non ?
Etienne chouard lui est tout à fait clair dans son propos, nous allons droit dans le mur du simulacre et l'Europe devient bien l'empire rêvé par tous les dictateurs qui se sont succédés sur son territoire. Une entité servile. Pour exemple il s'appuie sur le fait que la France depuis quelques temps ne peut plus frapper monnaie et que c'est auprès des banques privées qu'elle se retourne pour l'emprunt. Pas d'argent pour le social, pas d'argent pour l'éducation, pas d'argent pour le logement, lui répondent les usuriers du monde moderne. alors à la casse les institutions qui contrôlaient le pouvoir et ceux qui l'exerçaient en notre nom. alors le chômeur est un paria, un vampire que l'on va pouvoir mater par la psychiatrie, la loi et la force qui remplacent peu à peu l'entre aide dans l'esprit malade du citoyen en carton bouillis.
Je fais la mouche du coche mais le coche lui est passé depuis longtemps, depuis trop longtemps. On l'aperçoit au loin dans la poussière que lève son train d'enfer là bas, sur la route de Varennes, étape obligée pour qui se rend à Maastrich !
Nos élus ne le sont pas pour s'occuper de nous et de nos intérets, les plus collectifs possible. Ils le sont pour faire à notre place (là est notre drame). Nous les rémunérons pour ça; Et quand ils sont en place, ils n'ont de cesse que de se protéger de nous à l'aide des leviers dont nous leur avons aveuglément confiée la manipulation. C'est bien à une grande manipulation à laquelle nous assistons en ce moment; Et cela me fait penser au roman que Thomas Mann consacra, comme une métaphore, à l'ascension d'Adolphe Hitler (un grand ami de la famille Bush, le grand père de Georges W. le considérait comme un enfant. Le grand père était banquier à l'époque et Auschwitz n'est pas un lieu qu'il devait ignorer !). Le titre de l'ouvrage qui est édité en poche chez Hachette, je crois : Mario le magicien.
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Digg
07.06.2008
A la lanterne
Je crois bien que c'est demain en Irlande, constitution oblige que le traître traité de Lisbonne passe par les urnes. Nous pourrions nous moquer vu que chez nous, des urnes le NON émergea et que celui qui des urnes tire sa légitimité à nous traiter en mineurs civils s'est arrangé avec ses petits amis du commerce mondial pour nous le faire avaler tout de même, par le fondement.
"Y a pas d'arrangements, pas de grimace..." disait la chanson. Mais si, mais si ! Il n'y a même plus que ça à vrai dire, de ces arrangements dont nous sommes dès à présent conviés à gratifier les effets par de bons applaudissements d'écervelés. Irlandais mes amis, nous ici, dans la patrie des droits de l'homme, du citoyen et de la citoyenne nous vous souhaitons bon courage car dans le cas où il vous prendrait l'envie d'exercer votre pouvoir d'homme libre en renvoyant ce traité aux ordures d'où il est issu, vous allez tout comme nous apprendre dans l'amertume des lendemains qui chantent faux que la démocratie n'est qu'un état provisoire dans le gouvernement des futurs super états que vont devenir les continents et leurs subdivisions administratives. La consultation des masses est en passe de devenir un vieux souvenir d'une époque cacophonique d'où pour finir nous sortirons vainqueurs mais tout à fait aphones. Foin de ces campagnes électorales où aux étals des partis politiques ne s'entassent que les idées talées au format libéral.
Sentons nous bien comme de gauche et de droite la pensée est comme un primeur hors de prix pour nos moyens paupérisés. Et sans saveur et sans qu'on ait l'envie même de plus en débattre Ce pauvre Delanoé, fait-il pas un peu à peine à écouter, ce salaud de Sarkozi est-il pas le fossoyeur de ce que il n'y a pas si longtemps nous appelions la Démocratie, ces ministres à l'étiquette, ces opposants cure-dents, cette pseudo agitation intellectuelle ne sont-ils pas plus que des hochets entre les mains boudinées des enchaînes que nous sommes devenus, la cervelle nous en suintant par les narines ? Mouche ton nez avant de parlez, morveux !
Je me mouche, ne frappez pas, please ! Je me mouche du coche et je rejoins le rang ... Aïe ! Mais avant je voulais saluer l'Irlande et sa lutte du pot de terre contre le pot de fer, du pauvre contre le seigneur, du serf contre le propriétaire; Sinn Fein !!!
Pour finir et je ne suis pas le champion pour créer des passerelles entre les sites (internet) je voulais vous faire part ici de ce qu'hier jusque fort tard je me suis brûlé les yeux et l'entendement à regarder l'interview de monsieur Pierre Hillard. Interview qui avait pour base les trois ouvrages qu'il vient de consacrer au "nouvel ordre mondial". Faites moi donc l'amitié, si j'ose le terme, d'aller y voir d'un peu près. Autant savoir à quelle aimable sauce nous allons servir de brouet pour les "élites". Et si cela ne vous tente pas c'est que vous et moi sommes bien, comme il le dit à un moment de l'entretien, devenus les numéro 6 de la farce; Aller, je tente le lien...
http://www.dailymotion.com/tommeight/video/x44tc1_pierre-hillard-europe-et-nouvel-ordre-mondial
Aïe ! Aïe ! Oui... Promis, je ne le ferai plus... Aïe ! Oui de la poésie ! Rien que de la poésie la prochaine fois... Aïe !
07:51 Publié dans Film, Livre, Musique, Rage, Science, Sport, Voyage, Web | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
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Digg
19.03.2008
Ecrit sur l'eau
Je n'écris que quand il pleut. quand il ne pleut pas où pas assez pour que des flaques se forment, je prends une douche et ainsi la page qui se forme et ondoie au fond du bac est tout à fait propre. C'est idiot mais dans ce pays qui vire peu à peu au rince doigt démocrate et au bain de siège sans lequel les fondements du vivre ensemble tournent au culturisme héroïque, je ne vois pas que les déserts de papier stériles où nombre couchent leurs souvenirs de n'avoir rien fait ni rien été puissent un jour empêcher que l'académie, les bilbothèques, les librasseries et le panthaléon soient autre chose que des dévidoirs à papier toilette pour trous du cul non fumeurs.
Je n'écris que quand il pleut; Une petite baguette entre les doigts je vais me penchant au dessus des flaques et trace dans l'eau, sans que la boue ne se lève, les caractères d'une page faite de ronds concentriques et qui s'arquant jusqu'aux bords imprécis, s'engrossent du monde que je décris. Ainsi, enfant, lors même que mes tendres comparses se jetaient des talons aux orteils dans celles qui sommeillaient sur la route des lavoirs, j'attendais que leurs cris d'apocalypses sèchent avec les gifles qu'ils prenaient en rentrant, au dessus de la cuisinière à charbon cependant qu'on les étrillait à force de savon et de secousses, vas tu te tenir enfin ! J'attendais qu'elles s'apaisent, se rassemblent et que les nuages me fournissent l'encre par laquelle je tâchais de dire la peur de l'orage et des cris de mon père adoré jusqu'aux larmes. Je lui écrivais le temps qui passait entre nous comme un couteau de boucher, je lui disais l'attente dans laquelle je croupissais avant qu'il ne m'emmène jamais cueillir les anguilles dans ces trous d'eau que les crues lui laissaient, à lui seul et à son enfance de petit bouseux boitant. Et puis quand j'avais bien remplis ma page de tout cet illisible soluble dans le silence, ratures et cumulus, je rentrais à la maison.
Qu'il pleuve sur la mer, qu'il bruine sur les rivières, qu'il vase sur les étangs, qu'il flotte sur les épaves de mes souvenirs, que les fossés s'aversent aux frontières des après midi de soleils bottelés, j'écris sur l'eau le feu jaillissant de mes arcs en ciel...
22:52 Publié dans Livre, Loisirs, Rage, Relis tes ratures | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
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Digg
18.03.2008
NaDa
Je me lève, je repousse le clavier, je vais me faire un café pour l'insomnie, une clope pour le cancer et boulotter deux trois saloperies qui traînent dans le fridge, pour que, crevant un jour prochain on ait pas besoin de me fiche au frigo en attendant les veuves vu que du point de vue conservateurs et autres édulcorants, je ferai tout comme vous et les vôtres, je pourrirai pas avant cinquante ans. Demandez aux employés des pompes funèbres ce qui se passe dans les caveaux de famille quand il s'agit d'arrondir le nombre de participants , Même la vermine, si utile, veut pas de nous tellement on est farcis par l'agro-alimentaire. Mais je suis sûr que vous avez un jardinet près de la centrale, alors pour vous pas de soucis ! Puis je reviens, je me dégoutte d'acide sulfurique, ma peau en est tavelée depuis l'enfance de la déjection démocrate !
Vous connaissez l'histoire du mineur de fond qui se rend chez le médecin... C'est une époque où il y a encore des mineurs pour nous chauffer le cul démocrate afin qu'on ait pas les doigts gelés et gourds avant que l'urne avale le bulletin... Docteur j'ai un truc là ! Il montre la cage thoracique. Son souffle est court comme la retraite des ouvriers de cette époque démo crasse... Vous voyez docteur je respire mal et même je crachenoir et rouge aussi... Vous n'êtes pas anarchiste au moins fernand ? Le médecin a fait un peu l'indic pour les charbonnages dans son jeune temps, çà laisse des tics. Bon bon bon ! il tapote le dos à Fernand qui pendant ce temps se demande ce que c'est anarchiss, encore une saleté qu'on trappe les jours de grève quand y a plus rien à briffer que des coups de matraques, sans doute. Ah oui là Fernand, mon bon ami, çà sonne un peu creux... J'ai les éponges flinguées docteur, la Luce elle veut pas y croire mais je l'ai le crancer, hein docteur ? Le cancer Fernand, on dit le cancer ! Oui on peut dire... Vous l'avez un peu... les radios, voyons un peu les radios ? Vous voyez là, c'est blanc ! Ça veut dire que c'est noirte, vous voyez ? Ben ouiche, je vois bien, c'est la Luce qui veut pas voir. J'y suis à deux doigts de la retraite, vous comprenez docteur, on voudrait partir la Luce et moi, au soleil... Et je m'ai dit comme çà que trente ans au fond çà devait y faire pour la tache, le poussier, tout çà quoi... Qu'êtes vous donc en train de me dire mon bon ? Soigné au frais de la princesse, comme un coq en pâte à sel, sur la côte d'azur tant que vous y êtes ! Ben c'est que... enfin... C'est professionnel comme on dit... enfin comme qui dirait... Oui bien entendu, on peut le penser mais dites moi Fernand, entre hommes là... La tige de douze, la gauloise, la cibiche vous en êtes où ? dix, quinze par jour ? Ne cherchez plus aller ! Cancer du fumeur... Pour les honoraires vous verrez avec ma secrétaire, n'est-ce pas ? Et tant que je vous tiens, Dimanche votez pour moi... vous vous souviendrez du nom de la liste, culture et progrès. Bon, je ne vous retiens pas.
Je voudrai pas vous pourrir la vie avec ces histoires, vraies, j'en ai d'autres mais la démocratie c'est comme l'ardoise magique de mon enfance, c'est raté alors on efface, on retient des noms de soldats que personne connaît, des héros dont tout le monde se fout et on attend les générations suivantes en s'agaçant qu'elles soient pas un peu plus enthousiastes à l'idée de servir un si grand idéal en chantant des chansons qui n'ont pour utilité que de vous remplir le cerveau avec des mièvreries dont vous imaginiez pas qu'elles deviendraient le fond de commerce de ceux qui pensent pour nous.
Quand au fascisme ? Bah vous mettez dans une urne un peu de bleu, un peu de blanc, un peu de rouge, vous touillez et à la fin quand çà commence à épaissir comme du sang de porc vous rajoutez une pincée de rose et un soupçon de vert. Là, si j'en crois la chanson çà devrait vous faire un escargot tout chaud ! Brun l'escargot... Brun comme l'aube des mobilisations générales.
Oui mais toi que fais tu pour que çà change ? Rien ! NaDa ! Que dalle. Pasque franchement je m'en branle bien moi des mineurs qui sont toujours à se plaindre du nucléaire. quand aux cocus qui se réveillent le Lundi matin avec les doigts qui puent, la veille ils n'avaient qu'à aller à la pêche. Moi le Lundi matin j'ai les doigts qui sentent l'ablette et le gardon et la perche arc en ciel, pas la fente démocrate.
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Pouvoir de rachat
Allez, encore une fois, la totalité des parieurs ont tentés leur chance ! Je parle de ceux qui Dimanche, plutôt que de s'occuper de ce qui les touche tout à fait intimement sont allés avec leur carte de rationnement déposer dans l'urne le petit bulletin qui confirme que quoi qu'il en soit de la réalité ils sont au rendez vous de la confiscation, ils restent contre vents et marées d'honorables citoyens, conscients que le devoir accomplis les soustraira au moins à la sempiternelle sentence : "Si tu vas pas voter, comment veux-tu que les choses changent ?"
A voté ! La fente se referme et la voix s'étouffe dans le noir de la boite jusqu'à ce que l'on dépouille, compte, décompte, estime et que l'électeur son ticket gratté à la main finisse par se rendre à l'évidence, encore cette fois il a participé. L'"élu" lui sourit, comme il a apprit à le faire lors des nombreuses séances de coaching que le parti lui a fait vivre afin que lors des interview on ne puisse se rendre à l'évidence, il n'y a guère que les canines qui luisent. Au dessus, dans la boite à idées, rien ne brille que l'absence d'imagination.
Nous élisons des directeurs de ressources humaines qui n'ont que foutre que notre humanté s'éfacent au profit de ce qu'ils nous font passer pour la dure réalité. L'économie va mal, la banque est un colosse aux pieds plats, l'industrie ne sait plus comment faire du profit sur le dos de la désolation, les idéologies se ressemblent toutes, avaz vous remarqué qu'en abattant le mur de la honte un seul des deux blocs s'est éfondré, pour se reconstruire à l'identique assez promptement et que l'autre, le notre, le camps de la liberté est encore là assis sur les restes de ses constructions maniaques. Avez vous remarqué comme l'ouest (mais l'ouest de quoi ?) est régit par un système dont les arcanes n'ont rien à envier au comunisme étatique ? Quoi, vous vivez dans un pays libre ? Seriez vous lâches au point de feindre ?
Quoi qu'il en soit votre carte d'électeur, vous pouvez vous la carer où je pense ! Car ce que vous pensez ressemble trait pour trait à ce que l'on pense de vous. Rien.
Mais rien c'est déjà beaucoup me diront ceux qui s'ébattent en famille dans les jardins cadavériques de la démocratie défoncée par tous les trous. Allez! A quatre pattes, le gang bang continue et c'est vous qui fournissez la vaseline !
06:21 Publié dans Blog, Livre, Mélancholie, polytiques, Rage, ras le bol, Relis tes ratures, Voyage, Web | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
| Tags : politique, municipales, élections, sarkozi, remaniement ministériel |
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