07.11.2009
Lacérer
Oh je sais dans mes bras la serrer, ça sert à rien, lascérer sa tristesse, ça sert à rien, desserrer l'étreinte des sanglots, ça sert à rien, lui assurer que c'est rien, ça sert à rien, repasser les mouchoirs, ça sert à rien, lui passer son Rimmel, ça sert à rien, repriser ses bas de soie, l'inviter à sortir, je sais ça sert à rien. Faire de la poésie pour user l'insomnie, ça non plus, je sais, ça sert à rien. la détourner encore, la détourer toujours, l'entourer pour qu'elle sorte des pleurs, je sais, ça non plus ça sert à rien. Mais ce rien à qui ça sert, ce drôle de paroissien qui n'habite nulle par et fait son lit de chien, au pied duquel elle dort, que quelqu'un me dise, quelqu'un qui le connaît, quelqu'un qui ne fait rien et se plaît en personne, que ce quelqu'un me dise, où il vit ce rien, que d'un rien je lui lacère ce nulle part, où elle, enfant de tant, tient serré contre son sein, l'oiseau blessé du souvenir.
(Pour Miette)
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26.10.2009
Menue
Il prit son sein au creux de la paume, il était aussi menu que la main était large, aussi menu que si en le laissant aller ainsi, tendrement, à l'adresser au plaisir, elle s'offrait une autre vie. Une vie nouvelle qu'elle lui proposait d'épouser par le menu. Son téton rond roula entre le majeur et l'index et elle soupira en se glissant contre lui, ses fesses exactement ajustées au creux de son ventre, la masse volubile de la Lune retrouvant sur terre son lit d'océans comblés. Il fit des lignes brisées de son corps sec un lit de murmures, à ciel ouvert. Et des mots traversaient l'aube de sa chevelure détourée comme vol de passereaux au dessus des vergers. Leurs sexes se dissipèrent l'un en l'autre. Ils s'aimèrent pour tout dire, et d'après ce que je sais, ils y sont encore. Elle, menue en brins de Viorne en lui. Lui, long et lent comme l'automne en elle...
(pour PG)
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20.09.2009
Burneries
Ce qui suit est tout entier (tout entier ça fait chic, plat de résistance un peu) destiné à ceux qui écrivent et qui par conséquent lisent, aux commentateurs et commentatrices de ce blog pas toujours délcat, à celle qui voulait savoir pourquoi j'écrivais. Et à Pascale-Miette-Faustine G.
Ce soir, comprenne qui pourra et qu'on en déduise ce que l'ont veut bien, ce soir mes vieilles couilles sont tristes. Un état d'esprit qui au travers des éfluves et des poils, aux deux tiers blanchis, remonte en silence. Elles roulent ces soeurs de lait, pesamment, l'une ignorant ce que l'autre pense puisque chacune comme chez tout un chacun boude dans son gousset. L'une un peu soupirant tandis que l'autre grogne en traitant l'autre de mauvaise coucheuse. Coucher ? Baiser ? Tirer ? Fort piquer ? Foutre de la miche tout au fond du fournil , Buter dans la motte par un soir d'automne ? ... Vous me croirez si vous voulez mais à l'évocation de ces saines activités, les voila qui renaudent et ressassent de plus belle. La peau tout à l'heure semblable à un sourire papal, la peau se tend et les joyeuses s'activent avant le lâcher de ballons, le concours de bulles, le saut à l'élastex ! Mais point, faut qu'elles se calment. alors je fais la cuisine et dresse pour le veuf, le borgne qui ventricule à vide, et bientôt si ça ne cesse pas, s'en culera lui même et à sec, un peu comme Molinier.
Et voila il est l'heure, la table est mise, la pine est molle et en m'asseyant devant ce qui pourrait sembler bon, je m'en vais prendre garde à ne pas m'en coincer une entre la poire et le fromage. Ce soir mes burnes sont tristes, allez savoir pourquoi. Et qu'y puis-je, je ne suis que leur porte-faix.
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03.09.2009
La joie
Elle m'émonde de la suie, des pluies grises que ma tonsure arbore, des charges doctrinaires du discours dont ma langue se fait l'échos, quand autour la caverne de la nuit s'est tue, et que seules subsistent des ombres aux frontières pétrifiées. Elle vient et s'éloigne du dressé de mon sexe, et revient me frapper d'ondes électriques en chevauchant mes mots, mon bassin d'où se lèvent les forêts diluées des salines. Elle est trop et trop peu, pas assez ... encore ... toujours ! Et me comble par l'entier de ses spasmes. En elle je ne féraille pas, je me joints aux crues, aux lacs de cratères, et mes excavations sont aux germinations d'un monde qui ne porte pas encore de nom, pas encore les stigmates de la fin prononcée. Elle me horde et mes hardes deviennent l'habit d'un errant dont la nudité rayonne, au delà de l'engeance, au sein d'un univers dont la géographie échappe. elle me fait retourner aux lieux d'avant l'imprononçable naissance. En elle les heures ruent, les heurts sont armoriés de râles, le souffle s'enfuit et je meurs de la plénitude de mon foutre versé aux sphères de mon aimée...
(Pour mon espagnole de Valence)
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04.01.2009
Le doux humain
De Miette quand elle se coiffe, j'ai quand je la décoiffe, des écroulements de murailles telles qu'en mes croisades hasardeuses j'osais à peine en rêver au pied des forteresses infidèles...
- Noirte ? Vous y êtes ?
A force de dire qu'il n'en fait pas, jamais, que c'est presque obscène de s'en souhaiter tous les ans des choses magnifiques et la paix et de la fortune et du bonheur et des maisons gorgées de tous, absolument tous et qu'en plus on est sincère et le coeur brillant aux commissures. De l'amour qu'on se veut et qu'on ne fait pas. Débrouilles-toi avec mes voeux, v'la ! A force de dire, Noirte saute en joie par dessus les haies du protocole. C'est assez gai de le voir ainsi, moins emporté à ferrailler dans les embouteillages, moins lourd dans son squelette de tôles déboûtées. C'est joie ! Mais les voeux n'attendent pas que les humeurs de Noirte cessent de jacasser. Les voeux ! Les voeux !
- L'assiette Noirte, corrigez l'assiette ! Noirte présente ses voeux à cheval, noblesse oblige, le manant sait à quoi s'en tenir. Le cheval vous dis-je ! L'équestre est sans conteste la plus noble façon de se déplacer au milieu des restes.
Mes bien chers sujets, chers verbes, compléments mes amis, en ce début de la fin de la préface et lors même que le prière d'insérer et la note biographique sont un palace dont on peut se contenter afin de causer justement de ce que l'on a pas lu ni vu ni su mais dont cela ne doit pas nous retenir de parler d'abondance, je voulais, perché sur les toits, vous faire ici tous mes voeux d'heureux hasards, d'amours sans épines et de vie dont nous ne serions pas que les domestiques. Je vais pour ma part partir en croisade contre les croisées, enfoncer quelques portes ouvertes, faire don de quelques idées généreuses aux taxidermistes, asperger de dégrippant les articulations de ma pensée figée comme une girouette cagneuse et m'en retourner à mes amours numériques... Vive Lala et longue vrille à vous !
- Bon ! C'est du bon ça Noirte ! Du très bon même, nous couperons au montage. Tenez j'ai là un discours pour les Pâques, vous lirez !?
... Et de Miette, au tendre des cartes géographiques, je délivre le serment de toutes espèces de contraintes.
08:02 Publié dans Test bruit son | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
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10.06.2008
I Mundi
Y m'ont dit imondices alors je suis allé dans les pages du dictionnaire et je n'ai pas vu qu'on m'y parlait de nous. Y m'ont dit alors : Dégage ! Et je suis retourné voir si dans les boucles de Larousse 57 ça s'ordonnait de cette façon le verbe ordonner mais rien non plus, là. Puis un peu agaçés, y m'ont dit : Pauv'con ! J'ai bien compris qu'il y avait comme une contraction, un saut de syllabes peut-être ? Une montée du front ? Mais pugnace, j'ai ouvert l'impassible Larousse à la page des P puis à celle des C... Que de douceurs ! Des duvets, des moniches, des moiteurs de nuit d'orage. Mais de l'invective ? Point.
Alors je me suis fait cette réflexion que c'était venu le temps des Nervis, des uniformes made in Cardin, des milices et du Patriot Act French Touch (le bidule, pour les initiés). J'ai refermé le dico et à ce moment là quelqu'un m'a pris par l'épaule... Veuillez nous suivre je vous prie ! Au suivant !
12:55 Publié dans Test bruit son | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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08.06.2008
Papillons
Aux âmes sensibles de la membrane.
Il faut parfois laisser s'apaiser la saine colère et aussi la laisser un peu se poser sur le fil à haute tension de son choix, ses larges pognes de tâcheron agrippées comme à la joie de l'arc électrique-Sortir des rets-s'éjaculer des buissons de ronces et du rance des épines-Des haies vives du cri-Des aubépines aux étamines gorgées du feu du soleil-Et se livrer aux ailes des papillons.
Vulve précieuse, précipité d'essences aux suint impavides, allant mais n'y siégeant pas aux narines des Dieux de l'holocauste. Allant. Ma salive (ma salve ??? Meuh non ! Meuh non !) épousée en la corolle ouverte, ma langue à la nacre du clitoris et le doux combat de la toison, la boucle qui fait de l'ombre au déduit de la lueur empoignée tel un chaton crachant. Ce ciel d'avant le monde en l'étroit goulet par où je l'appelle à ma gorge.
Se livrer aux ailes du papillon-Laisser à la colère le soin ultime de régler les détails de la prochaine chute, du prochain éclat noirte-Bancs, Anneaux, Baux, Bannières. Bans ne sont plus de mon âge-Je suis aux enfantillages.
Il va falloir leur donner du fil à retordre, pendant ce temps là... On fait les valoches, on charge le matelas sur la galerie de la traction. Mémé a prit le gramophone, c'est bon on pourra écouter les "nuages" et youp la boum ! Prospères, on taille en ... Crosnie Vazigovine. Je vous envois le maping par maille ?
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23.05.2008
Retranchements
J'ai des retranchements, des accents de folie douces, des haies que je franchis debout et le soleil au front. Un soleil mordu parfois, au plus fort de la joute. Je cherche dans les plis, ainsi que me l'a enseigné Henri Michaux, la vie qui, trempée, se tend et halète de chair crue en allaitant mon sexe d'un appel pressant. Je fuis le pas cadencé des assemblages reproductibles à l'infini. Je ne peuple pas, je vais et m'émerveille en éveillant le calice parfumé et que m'importe que certains se rengorgent d'annulaires chargés de pacotilles. Et qu'ai-je à fiche des contrats de dupe, signés devant témoins à fins de certitudes.
Qu'il doit être doux en effet de vivre d'un jour à l'autre aux côtés de qui vous ayant fait entrevoir l'infini de son chant de séduction ne vous invite au final qu'à partager son AOC et vous propose pour l'élévation du capital domestique, de le dupliquer sans fin. Qu'il est doux de laisser çà au chant de ceux que possède la terre et qui ne se possèdent plus eux même qu'en des discours de catalogue.
Dans le royaume surfait de l'homme il y a cette dépouille au dessus du feu, cette dépouille de la liberté librement étranglée et jeté dans la marmite où mijottent des reliefs de vie.
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23.04.2008
Rue d'Anvers
Ce qu'il y a de beau avec le nom des rues c'est qu'il vous conduit si vous n'y prenez pas garde bien loin de l'adresse inscrite sur le petit bout de papier que vous tendez aux gens que vous croisez, perdu que vous êtes et eux qui ont l'air de savoir, vu qu'ils marchent d'un bon pas. D'un si bon pas d'ailleurs que peu arrivent à stopper leur course morne. votre graphie est imbuvable, quelque chose entre le cunéiforme et les caractères maquillant d'une carte postale venue de Mars... La rue daverse vous dites ? Attendez ! Vous attendez mais rien ne vient. Peut être vous êtes vous trompé de ville ? Trois heures de ce train plongé dans l'hypnose de la vitesse relative à la courbe nauséeuse des virages, aux villes traversées comme le couloir de la mort, aux arrêts improbables dans des verrières plantées comme le sarcophage de la belle au bois mordant, au bout d'infinis parking où ronflent les SUV de princes jamais charmant. Peut être avez vous sauté en marche... Le Creusot-Monceaux les mines ! Deux minutes d'arrêt ! Veuillez vérifier que vous n'avez rien oublié à bord ! Cette voix qui ne vous rappelle rien sinon que pas plus les passagers que le personnel roulant n'a autre chose dans le crâne que l'absence du voyage.
Au bout de ce non voyage, c'est bien ici que deviez descendre, Lyon Perrache. Vos sacs sont sur le quai et vous n'êtes pas plus qu'eux. La poignée en moins. Votre mère n'a pas pensé que vous alliez vous perdre sur le quai des gares, parfois et donc même si à chacun de vos départs elle n'a pas oublié de plier un mouchoir sur le billet de cinquante francs que papa voulais vous donner, elle ne vous a pas fabriqué de poignée. C'est con l'amour d'une mère surtout quand ça croit pouvoir se passer de la génétique appliquée aux situations embarrassantes. Personne donc pour faire couiner vos petites roulettes dans les Escalators ? Tant pis, vous êtes grands à présent, alors vous y allez seul. Ce qu'on est seul tout de même !
La rue d'Anvers ? Oui oui bien sûr... Attendez ! Vous attendez encore... Vous voyez la rue de Marseille... ? Euh non, je viens de Paris voyez vous et... Ah ces parisiens, ils croient tout savoir et après bah ils ne savent rien, c'est toujours pareil. On vous plante là... Bonjour chez vous ! Tant pis je rentre, vous vous dites mais vous aviez juste assez pour faire l'aller et vous avez rendez vous alors pas de faux bonds. Rue d'Anvers, 104, Lyon 7e ? Prenez le tram ! Me dit on. Vous voyez le siège de la gestapo ? Jean Moulin ! Jean Moulin va trop vite ! Avenue Berthelot ? Ah non mais... Et bien c'est pas loin... Prenez le tram ! Je prends le tram... "Petits enfants de France tu es notre berger..." . Pas un uniforme en ville, pas de lettres gothiques sur les panneaux. Station Centre Berthelot, en face du musée de la résistance et de la déportation. Lyon a ce charme comme toute métropole qui se respecte, d'être toujours à l'identique pour le cas des reconstitutions historiques. Je descends à la suite de deux miliciens municipaux et me retrouve rue de Marseille. vous y êtes presque me susurre une vieille dame armée d'une Sten, sans doute parachutée la veille; Au bout là bas, c'est la rue bancel et à l'angle c'est la rue d'Anvers ! Tout est simple en fait, dans une ville vouée aux secrets de famille il suffit de croiser le chemin de la veuve d'un FTP-MOI pour ne plus se perdre, jamais, à Lyon où ailleurs.
C'est sans queue ni tête ce que vous venez de lire. J'en suis bien d'accord, on perd son temps ! Mais comme je me refuse à me sur équipé en GPS-SS-MODEM-UMP-PS-FN et patati patata si vous restez on a pas fini de se perdre ! Mes dames, mes sieurs veuillez vérifier que vous n'avez rien oubliés de vos effets personnels en quittant cette page.
08:06 Publié dans Rage | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
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28.03.2008
poésie
Je comprends bien que nous aimions la poésie. Elle nous dédouane d'avoir à regarder les accrocs que chaque jour nous laissons s'agrandir aux trames de notre condition d'humains subjugués. La poésie est grande, la poésie est belle, elle chante les troupeaux rentrant de longs périples aux travers des terroirs où les carnassiers rient de se voir si veule dans le miroir de nos convulsions de noyés. Pas de tartre sur l'émail des rimes, nous planons dans l'enchantement que l'homme se dispense dans l'évanescence du vers bien torché. Ô combien nous ne sommes pas ce qui nous fait semblables... "hypocrites lecteurs...", pleins de mauvaises humeurs, de poils disgracieux, de petits boutons de fièvres clignotant au tableau de chasse de notre chasteté revendiquée. Ah mais l'assassin c'est l'autre ! Le tortionnaire c'est ce voisin dont à part nous, nous nous disions bien qu'il n'avait pas l'air d'un bon chrétien (remplacer la confession au besoin).
Nous voletons avec aux endosses la pair d'ailes que le créateur fabriqua pour nous seul, seulement nous. Et les bourgeons éclosent dans le frais matin cependant que des nuées, goutte à goutte le lait des anges vient et nous abreuve. Point n'est là de référence au fait que nous aimions dans le secret de nos lits moites à sucer des b... A téter le dard de qui nous parle en maître de nos émotions mitoyennes. Non non non ! C'est bien de voies lactées dont il s'agit, du doux babil des étoiles dont une sûrement nous est bonne puisque marchant dans toutes les fanges nous allons le nez en l'air et nous curant les dents sur le sentier de joie pure que la poésie trace pour nos pas au dessus du précipice dont nous refusons de voir qu'il se repaît de nous en nous creusant comme des tombeaux de glaise. Poésie nous dis-je ! Poésie nous sauve ! Elle est là, bonne bergère de nos âmes hameçonnées et nous faisons pour les muses de bons appâts pour la pêche au gros. Car la muse n'aime en rien le menu fretin qu'elle entretient au fil des eaux mornes, la muse encense le fort, le porte aux degrés indécents des palais d'où il toise les restes du monde en se disant qu'un poète, après tout c'est parfois fort utile et que sommes toutes ça ne coûte pas si cher de s'en offrir un bon mil et de l'envoyer, armé de pieds en capes dans les montagnes de l' Afghanistan saccagé, dans les Harrars, au ventre des cités ravagées de l'Afrique crasseuse. Pour peu que le poète guette bien il se peut même qu'on lui laisse écrire quelques discours pour la postérité. Qui sait ?
Poète je le suis et auto-proclamé, petit potentat d'un pays si lointain que souvent j'en perds le chemin au milieu des passes que je fais pour croquer moi aussi dans le ventre brûlant de quelques oisillons dégoulinant du miel de la cupidité.
Aller, mon sac m'attends, je taille ce matin vers des lieux enchantés mais chut ! Mon Olympe voyage en seconde, de vacances évidement il n'est pas question. Je déteste souverainement en bon poète tout ce qui de près où de loin me fait à l'image du veule, parfaitement similaire. Et c'est bien librement que je ferai la queue au guichet le plus proche. J'ai pour nom mirliton et dans ma trousse de maquignonnage je n'oublie jamais de glisser un flacon de vermifuge.
07:03 Publié dans Mélancholie | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
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