21.10.2009

Un instant

Un instant j'ai cru que tout allait être toujours pareil. Alors je l'avoue j'ai eu un peu peur. Mais l'instant d'après je me suis rendu compte que rien n'avait changé. Alors ça m'a, comme on dit, complètement rassuré. Je me voyais mal rêver d'un monde fait de bien, et pour tous; C'est trop lourd à porter toutes ces utopies, il en faut qui en bavent, sinon c'est comme si plus rien avait de valeur. Et puis tout le monde est bien d'accord, on fait d'abord la Toussaint, puis après on fait Noël et pour finir au 1er Janvier on se la souhaite bonne et heureuse et toute pleine de bonnes choses, comme cette année.

Un instant j'ai bien cru qu'il allait falloir faire quelque chose, quelque chose dont je sois un peu fier. Quelque chose, un geste de citoyen conscient que ça n'allait pas pouvoir durer tant que les impôts. Puis je me suis ravisé, pour pas dire pire. Je me suis dit qu'il devait bien y avoir quelque part un professionnel de la chose à faire. un bénévole de la profession, quelqu'un qui vous secoue les tripes en vous causant comme il faut des urgences et des catastrophes, de la précarité, de la montée des eaux, de la nécessité absolue de se rassembler pour ... Et puis l'instant d'après il est arrivé, comme le livreur de pizzas, avec dans son carnier rouge vif un film qu'il venait de fabriquer avec des produits bio de recyclage vert. Et là, je vous jure, on s'est tous mis à pleurer comme des veaux. Après on s'est tous bien mis d'accord. On allait rien faire qu'attendre le deuxième épisode de cette saga sur l'urgence.

Un instant, c'est bref mais ça suffit souvent pour tout chambouler, sans rien toucher.

15.07.2009

Soldat

Puisqu'il faut faucher, faire des moissons de jeunes crânes casqués, réunir en faisceaux à la nuit tombée, les armes de nos vingt ans. Puisqu'il faut se résoudre à l'évidence, que rien ici ne fera la vie tranquille, l'insouciance à peine démobilisée, les joies insignifiantes d'une tendre assemblée, je me suis fait, comme on dit, soldat. Je n'ai pas vingt ans et je suis déjà démineur. Mon métier ? Aller là où les marchés conclus ont laissé à fleur de terre l'acier au bord de déchiqueter tout ce qui ne fait pas le poids. Je suis soldat de la Nation et je travaille pour l'industrie. Je chante des chants de guerre pour couvrir le feulement des fauves en limousines. Je salue, énonce au garde-à-vous, le nom de mon unité, le grade, mon numéro matricule, celui de ma compagnie. Je marche de nuit, je simule des attaques à l'arme blanche, je creuse des trous où je m'enfouis, j'en chie, je pleure, parfois. Mais je chante des chants de guerre à gorge déployée, ma gorge qui demain peut-être sera rouge de l'éclat des aciers trempés, je ne sais où, je ne sais par qui, je ne sais par quel esclave. Mon frère peut-être.

Avant ? Je ne me souviens pas très bien. Deux choses, j'étais le buteur d'une équipe de basketball, une fine équipe d'amis, à la vie à la mort, je courais à me couper le souffle, vif j'étais, le plus rapide de tous, un éclair de génie dans la raquette. Et puis ... Et puis je cognais comme un sourd, Woodoo child, Another Paradise, c'était mon groupe, la batterie, ça c'était mon songe, ma voix dans le désert, ma syncope divine dans les accrocs de Fender. Avant ? Mon père syndicaliste bafoué, la tise, l'hosto. Avant ? Non, ça suffit !

Je n'ai pas encore vingt ans mais je sais déjà que vivre ne vaut rien. Je ressemble déjà à la balle qui m'attend là bas, dans six mois, en Afghanistan. Je n'ai pas encore vingt ans et mon prénom ne vous dirait rien. Puisque rien ne vous dit en sommes que de vous détendre à l'arrière des lignes en dînant bio de la chair à canon que l'industrie fournit avec les munitions.

(ce bref instant est dédié à Nico, basketeur de talent, batteur de ce bon vieux rock n'roll, jeune démineur de Dix neuf ans. Et à ceux et celles qui n'imaginent pas qu'à dix neuf ans, on peut mourir pour le plein de gasoil dont ils ont besoin pour vivre en fauves de pacotille.)

18.02.2009

DOM TOM

Je ne suis pas là-bas, je ne suis pas de là-bas mais puisqu'ils sont d'ici, même si ce n'est pas d'ici que l'on puisse voir le mieux ce qui ce passe là-bas, je parle d'eux comme de mes frères. Un leader syndicaliste a été tué par balle, là-bas. Un homme. Une de ces sortes d'homme pour qui la résignation à l'injustice n'avait plus lieu de cité, au moins depuis l'abolition de l'esclavage. Un homme si jeune et si vieux à la fois qu'il devient par le fait du mépris dont nous ne nous sommes pas défait, le sac de colère crevé au pied de l'homme blanc. Un syndicaliste qu'une balle cherchait. Cette balle que notre ignorance a continué de fondre pour le cas où nous en serions toujours à croire que le malheur et la misère frappe toujours la porte d'à côté :

- Vous avez entendu ? Quoi ? Ce bruit de vie qui s'enfuit ! C'est rien rendors-toi, c'est chez le voisin !

De qui suis-je le voisin inconnu ? De qui suis-je le frère, l'ami, le compagnon, le camarade oublieux ? De celui là, qui vient de mourir parce que l'on ne parle pas avec le nègre, avec l'ouvrière, avec le crouille, avec le bamboula, avec le clochard, avec le repris de justice, avec le condamné, avec la pute, avec ... Avec tous ceux là dont nous avons oublié les noms et que la sociologie appliquée aux études de marché, l'humour lourd et l'avilissement de l'homme par l'homme nous ont enseignés que le concept novateur les recouvrait tous et toutes du linceul de l'analyse.

Analysons donc la situation avant qu'ici aussi les armes désordonnées fassent siffler à nos poitrines dégarnies les balles qui nous enseignent à présent que nous ne sommes pas du côté de la crosse, c'est pour nous qu'elles ont été fondues. Nous ne sommes jamais du côté de la crosse !

Un homme est mort, ce pendant que j'écris. Un homme est mort et je continue à écrire. Je ne sais faire que cela alors ? Oui, malheureusement.

23.12.2008

Un mot

Un mot, pas de littérature, pas une jolie phrase dans cette note de fin du jour, un mot, un simple mot pour dire que je viens de regarder l'extrait d'une émission où était invité le père de Julien Coupat, le présumé homme libre, le présumé citoyen, le présumé tout ce qu'il vous plaira d'imaginer selon que vous soyez ou non touchés pas la gale sécuritaire qui entre autres "phénomènes" tue ce qu'il restait d'humain dans les larves muettes que nous sommes en train de devenir. Le personnel politique nous y aide. Ce que j'ai entendu ?

Un homme dont la vie à l'instar de milliers d'autres n'a jamais frôlée la part noire du monde, un médecin qui se définit lui même comme faisant partie de la "classe moyenne", un dangereux homme ordinaire et qui se retrouve à plaider en conscience et calmement pour qu'ici nous n'adoptions pas la posture de la soumission à un pouvoir qui ne détient aucune réponse aux questions brûlantes qui nous oppressent. Son fils a pensé contre ce pouvoir. Qu'il ait agit ou non dans le sens de ce "story telling" débridé dont on nous a abreuvé, je n'ai pas à en juger mais qu'il soit lui et la jeune femme encore incarcérée le baromètre de notre acceptation de fait, qui ne dit mot consent, cela doit nous être insupportable et il n'est pas de festivités commerciales qui tiennent face à ceci qui nous arrive en fait à tous. A tous et pas un qui puisse dire que cela n'est rien puisque c'est chez les autres que ça se passe.

Cette société en a finit avec le progrès car elle l'a confondu avec le profit, la lâcheté et le confort moral. nous signons des contrats d'armement lourd avec le Brésil tout en parlant de sauver la foret amazonienne. Nous détruisons les abris de fortune sous lesquels les réfugiés tentent d'imaginer ce que peut bien être un homme. L'industrie automobile met à pied une main d'oeuvre dont elle ne veut plus payer les salaires. Le MEDEF décide qu'il ne versera plus ses cotisations à un système d'entraide sociale dont il veut et exige (ne croyez pas qu'il négocie!) la disparition au nom de la crise et de je ne sais quelle autre lanterne. Le premier ministre est en Egypte, le président est au Brésil, la boutique est bouclée jsqu'au 6 Janvier. Bouclée ? Non, il y a une permanence comme chez les pompiers et c'est le ministre (il n'y a pas de féminin à ce mot ? Tant mieux !) de l'intérieur qui la tient. Est-ce assez dire la considération dans laquelle nous tiennent ceux et celles entre les mains dégoutantes desquelles nous nous laissons aller à rancir du bulbe.

Je me suis toujours demandé comment les salauds de Vichy avaient pu agir sans que la majorité des braves gens qui peuplaient ce pays dans les années Quarante, ne redressent la tête et enraient la mécanique à broyer les faibles. Maintenant je comprends.

Ca ne se passe plus à côté de chez nous, ça se passe chez nous et comme le dit Noël Mamère : "Le plancher brûle!"

31.05.2008

Trois Cent

J'ai été bien causant, causant pour ainsi dire par plaisir de causer. Entièrement voué à la cause du verbe, j'en ai brodé l'essence au revers de toutes mes faillites. Écrire pour raconter qu'hier entre le coucher et ce matin le lever, j'ai dormi avec plus ou moins de bonheur, écrire le mimétisme du grain de sable dans le désert, l'homme couché sous un porche, la haine automatique qu'inspire l'ordre révisionniste, écrire adossé au parapet des falaises la chute sans cesse finissant par faire un bruit de fiente, écrire en toutes circonstances le rien protégé par l'écorce du sens. Appuyer les syllabes aux sons et les sons les pousser à bouleverser l'invariable du morne, écrire pour que le détail insignifiant d'une vie ne reste pas sans mémoire ni sans feu et qu'au moins le lieu de la page soit l'El Dorado, le pays retrouvé, l'Ithaque de l'éternel naufragé.

J'ai été bien causant, baveux dont le fond d'un voeux est resté imprononçable. Au prêche comme à la charge, à la forge aux prises avec les escarbilles de la ponctuation et  l'odeur de soie brûlée qu'elle dégage quand on l'a posée semée jetée au vol d'une large main, sans considération pour l'arythmie cardiaque du lecteur. Son manque de souffle, son désir de comprendre le trait fort en laissant de côté l'esquisse préparatoire, cette ligne claire qui le hante depuis qu'il sait que la terre est ronde et que tout l'art consiste à redresser l'horizon au dessus de l'alignement des croix. Organique lecteur.

Alors Lephauste ! Me lance le maître mot, en voilà bien trois cent ? Trois cent qui valent pour un et un qui fait bien peu au regards des secondes écourtées, des heures entassées sous la table bancale, des journées entières enroulées au vol d'une mouche obsédée par la décomposition. 

Et pour conclure ? Pour conclure, rien qui ne puisse encore se dire sans feindre l'envie du mot FIN. 

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07.05.2008

Auto Retrait

Je m'aligne, je me dispose, je me mets comme qui dirait en ordre de marche, le dos bien droit au poteau, la nuque rase et blème. S'agit de faire bonne figure devant ces messireux du comité. Je me présente phastène Lephauste, de mon vrai nom. Né le 14 décombres 1959 à Paris Seine,  à l'heure de la fin des émissions de la radio télédiffusion française. Ma mère déjà excommuniée pour abandon de virginité dans le quartier des Halles m'expulse sur les injonctions de mère Marie des bâtards, la supérieure volumétrique de l'école des sages femmes de Porc Royal. "Pas de ça chez nous ma fille !", Marie Alexandrine Boch épouse Dufour, mon aimée mémé fait face à l'avanie et maman qui n'a jusqu'alors connu le vice et l'opprobre qu'au travers d' "autant en emporte le vent", se retrouve m'am Scaaalett !

Déjà tout à fait conséquent avec le subtil équilibre entre les différentes dissymétries, puisque j'y suis et malgré quelques tentatives malencontreuses pour réintégré le saint des saints, je décide d'y rester. La pénombre de la couveuse, le petit lit à roulettes, les soupirs compassés des infirmières, ma jeune mère qui ne vit déjà plus qu'entre elle et moi, faisant des allers retours dans la nuit pour voir si je suis un peu moins noir, si je respire ou tente de reprendre ma liberté en m'esquivant de l'enveloppe. On sort de là, elle et moi. Mais on ne reste pas ensemble, à peine le temps de prendre un café gauloise au tabac du coin et je file par le dernier métro. On se reverra ! Elle me dit. elles disent toutes ça si j'en crois le clodo qui s'endort sur mon épaule alors que je viens de me caler en première, dans le wagon du milieu. On est entre seigneurs. beau début.

Je passe les années qui suivent dans l'animosité la plus complète. Tout le monde m'en veut, même les loufiats dans les bars ne me repèrent pas quand je tente de les appeler. Je passe parfois par la rue de Rosny, le piano de ma mère n'est guère plus qu'un meuble dans la petite chambre dont la fenêtre donne sur la rue et l'arrêt de bus. Il parait qu'il m'ont inscrit à l'école, alors j'y vais, c'est que des filles et encore des filles et tous les matins un "je vous salue Marie pleine de grâce, tu es bénie entre toutes les femmes et le fruit de tes entrailles est béni aussi..." au garde à vous, dans la cour. Montreuil est communiste à cette époque mais pas la boissière et les horticos sont de bons citoyens. Les fils de l'épicier finissent par m'arracher aux jupes des cousines et me pousse vers la communale à coups de "yellow submarine" dans le train. C'est des sales ritals pas mal rouge mais ils fument déjà des clopes, alors respect !

J'y vais là aussi mais à la faveur d'une représentation d'ombres chinoises donnée en l'honneur du départ à la retraite du surveillant général, je saute dans la boite où le squelette retombe à la fin de l'histoire et je m'esbigne pour atterrir au Maroc, v'là. Ah le Maroc ! Ses rivages enchanteurs, ses parfums entêtant, l'océan qui là bas caresse le désert et donna à mon grand père l'air d'un fiers spahi et une flopée de maîtresses; Ce que j'y fait ? Rien. Je m'en retourne donc. Ma mère à présent pouponne deux frangines qu'on me présente comme deux petites blondes plutôt rigolotes, ce qu'elles sont jusqu'à un certain point. Suis-je un bon frère ? Suis-je de plus un bon frère aîné ? A proprement parlé, non. Je joue en solo les parties écrites de ma vie pour le reste je fais un peu de play back et aussi quelques improvisations qui ont l'art  de faire tourner bourrique ceux qui s'approchent et tendent l'oreille.

Mais il n'empêche ma mère met au monde dans les liens sacré du mariage, ils vont être heureux, c'est sûr. Ils sont d'ailleurs sur le départ, direction le bled à papa... tous chialent un peu, il fait gris, je suis au mont saint Michel dans un stage intitulé "toi aussi tu vas aimer tes cousins tout neufs". C'est pas gagné, les cousins en questions vont me faire la chasse pendant des années. J'en baise un au passage, l'arme fatale ? La semelle compensée de mon aimé papa, dans le nez, le sang qui pisse, je passe pour fou. Ça m'arrange bien,  vu que de chez moi la folie comme la lime de l'évadé c'est dans le pain de ménage qu'on m'a apprit à la planquer.

Tout petit à table, attendrissons,  la seule chose que je voulais être c'est celui qui rompt le pain, j'étais bien ignare de ce qui se passait dans la nuit qui suivait, papa lui il savait, il avait servis la messe, en bon enfant. Quand j'ai su je l'ai rompu le pain, j'ai même cassé la croute comme on dit, trempé les miettes dans des liquides bouillants, pour épaissir, balancé aux moineaux des restes de complets vestons et baisé l'anneau de l'évêque une fois que l'on m'eut confirmé que l'hostie restait pas définitivement collée au palais. Son inconsistance devrait plonger le pape dans des abîmes de perplexité.

Je rentre au collège quand Meaulne réapparaît, un soir sur un banc, famélique, alors que là haut son amour surfe sur meetho... Là non plus, rien. Mais j'y remettrai bien mon vélo sur le chemin, par l'avenue et le passage à niveau, oh comme ça hein, pour voir quelques gueules, quelques bonnes têtes bancales, des anges boutonneux et des filles qu'avaient pas froid aux yeux. Des filles,  comment dire... Ah les amours enfantines, les chastes baisers où la langue se ruine sur deux rangées de dents parfaites, l'odeur des culottes qui ne se baissent pas, non ! Ze baisse pas ma culotte, ze te dis ! viens prends ma main ! Pas non plus... non... pas non plus... c'est sale ! Ah jeunes verges congestionnées dans des slows de trois heures à attendre le baiser omnibus de l'hôtel californiet ! Combien d'entre vous sont devenus ronflant avec le temps ? Combien ne sont pas rentrés un soir à cause qu'on ne les y attendait plus ?

Bon je redoub deux fois dont une avec les félicitations du comité de grève des troisièmes. A l'année prochaine ! Non,  pas à l'année prochaine. Il n'y aura plus d'année prochaine. Les usines à CAP en engloutissent une bonne partie, les autres s'égaient au hasard, peu nombreux sont ceux qui dépassent la silhouette du clocher et se perdent sur la route. A l'époque la route est encore un enfer dont nous dallons le chemin avec nos rêves d'indiens défoncés à l'eau de feu. Je me tape pour ma part deux ans dans la crème des gâte-sauces. Je tambouille, je peluche des petits légumes, je tortore, je fauche à qui mieux mieux de l'oseille lors de mes rares visites au foyer familial. Les jours où on y joue pas Beyrouth c'est que c'est Belfast.

Ma mère, pour le meilleur et pour le pire s'endure en épouse, assure le service minimum et dort dans le divan de la salle à manger où d'ailleurs elle ne déjeune plus ni ne dîne en compagnie de mes soeurs, de mon frère le petit nouveau et de mon père qui  de son côté ne rentre plus que pour faire admirer le dernier pull over qu'une de ses vieilles maîtresses lui a amoureusement tricoté. Il se bourre la gueule de plus en plus efficacement, son oedipe est en cavale et ruine la maison du bonheur. Ils allaient être heureux et puis ça c'est pas fait, allez savoir. Un petit dernier alors ? C'est un garçon, un héritier pour les dimanches. un beau garçon qui négocie chacun de ses hurlements et tente de survivre aux éboulis en alignant les pare feu du narcissisme devant tous les miroirs qu'on lui tend comme des joujoux.

Je commence à sécher le dortoir, l'odeur de la jeune chair à patrons me fout en rage. Les matons me foutent en rage, la violence de la survie me fout en rage.  Je rage pour tout et n'importe quoi. La veuve du colonel m'accueille dans un rez de chaussée pisseux qu'elle me loue contre l'argent que je talbine dans le tiroir caisse. Elle est pas regardante mais veille à la bonne tenue de sa maison en guettant mes allées et venues. surtout celles que je fais avec la fille du pompiste.

C'est la seule fille de la classe, peut-être même du bahut. Je la colle un peu. Beaucoup. on est trente à la coller. elle vient le soir en mobylette me montrer ses dernières emplettes. en général c'est du neuf millimètres, pour dame. Elle a le Baader au beau fixe et roule des patins en riant. Ce qui est un peu dangereux pour la langue mais sa salive est délicieuse. Quand elle ne vient pas je me farcis "l'empire des sens" dans un cinéma porno où ma taille déjà post pubère fait office de carte d'identité. Et là pendant une heure trois quart je me laisse étrangler, chevaucher sous la pluie par ma main gauche à qui je donne des noms de gamines innocentes mais qui ont le T shirt déjà plein de jolies choses à pétrir maladroitement. à essayer au moins. Un soir que son berger allemand dort au pied du lit en faisant des rêves de révolution prolétarienne elle me fait sauter le prépuce, me décalotte comme un paquet de Camel sans filtres et je perds totalement le sens des mesures, je suis en elle, à tenter de lui faire plaisir mais qu'est-ce qui lui fait plaisir ? Démonter une grenade offensive ? Reculasser un 38 spécial sans foirer l'aiguille ? Piller une villa de l'île de Ré ? Je ne sais plus... Je me bourre de cachetons et un soir sur le port, à côté des tours de chaîne j'évite le plongeon mortel dans les eaux sales. Je taille, le foie en décomposition, je sens la vase. Retour à la case blédard.

Sauvé par le gong, c'est l'heure d'incorporer. Orléans tours, préparation militaire, je dors à la gare, je saute, on me refile une petite médaille en forme de parachute. Papa maman nage dans la mouise. La maison, la boutique de fleurs, tout le monde y rentre, tout le monde en sort avec chacun sa part du butin. Papa se beurre en compagnie de vieilles donzelles, des mamans pour lui tout seul, maman racine dans les mots croisés, bouffe plus que des boites qu'elle planque en haut des étagères et se refait le dialogue des carmélites. elle est le couvent à elle toute seule et attend que le bourreau la tranche.  Mes soeurs s'inventent des issues de secours sans crier, toutes pimpantes, maquillées, de boites en bals et le petit dernier plonge dans la corolle de son narcisse. Puisque chaque soir le Titanic sombre dans son sommeil il s'accroche à son ballon de foot. C'est lui qui a ma chambre à présent, la chambre du Jean claude, le barjot de la route des lavoirs. Sa mère est morte alors on l'a collé chez les branques. La chambre du barjot, elle m'a tant foutu la trouille, dormir dedans en guettant le retour du Jean claude : Maaa chaaaamb ! Cà ma chaaaamb à mooooi ! Je l'ai à moitié détruite.

Gong again ! Là c'est du sérieux, direction Bayonne, un béret rouge, la coupe qui va bien dessous, loin. le treillis, la bétaillère, au pas dans la montagne, dans les villages du djebel basque : pardon monsieur ? Où est-ce que je peux trouver de l'eau ? Ils nous regardent les vieux assis devant la fontaine et haussent les épaules, savent pas, parlent pas la langue de l'occupant. L'occupant c'est nous, c'est vrai qu'on a l'air terrifiant. Avec nos flingues modifiés 59 et le barda qui nous scie les épaules. L'armée française vaut mieux se la faire raconter par Castelot et Decaux que de marcher sous ses couleurs. Des fois, sur un chemin de mule où le serre patte nous a paumé y en a un qui dévisse et balance la mitrailleuse lourde dans le ravin comme si il s'y jetait lui même. Les autres rappliquent, le sergot trouve là la bonne occasion d'être encore un peu plus incompétent et nous punit de cinq bornes à faires en plus; On est perdus de toutes façons. Les vivres sont rentrés à la caserne, ce soir c'est ration de survie... Survivre çà fait longtemps que je connais, je descends dans le ravin, récupère l'arme lourde et remonte. Je me sens mieux, l'autre pleure, permission sucrée, vingt jours de cage au retour, s'en fout,  là où il en est il croit même pas qu'on va rentrer. Il est pas le seul. je me sens mieux, cet oiseaux là c'est Avignon, tueur aux abattoirs du Mans, un doux qui voit le mal nulle part et qui se blesse tout le temps; A côté de lui je fais un peu brèle, j'ai les pieds en sang, je remonte la machine de guerre et l'échange avec lui contre mon fusil en bois de colère; On se met à quatre, on le redresse et çà repart dans la nuit tombante. La nuit dans les Pyrénées tu parles de te faire chier. Quand je pense qu'il y en a pour y aller randonner, en famille recomposée. Oh regardez les enfants... un vrai crachat de séparatiste ! Aller on se relâche pas, ce soir combat de nuit contre la section bleue, celle qui est commandée par le lieute, celui qui sait que pour lire une carte d'état major, il faut pour commencer l'ouvrir à l'endroit.

J'en sors en homme,  du séjour, à Matabiau on se séparent sans se regarder, on a fait tout ce chemin en passant par Pau, l'école des paras, les chambrées avec des portraits d'Hitler planqués dans les armoires et mon pote Azouzi que çà a rendu fou de raser les murs pendant un an, on a honte, j'ai honte, j'ai rien fait pour lui, Amhed. J'ai une belle gueule d'assassin depuis : faut qu'on se revoit ! eh les gars faut pas se perdre, hein ? Non non... Bon bah salut hein, on s'écrit au moins... Ouais c'est çà on s'écrit et pis à l'occasion... On ratonne !

Vous êtes allés jusque là ? P'tain vous êtes pas rien courageux. Pasque moi là, Ahmed, sa tête de mome tout maigre, la haine que çà lui a rentré dedans, la France... Moi là... je vais essayer d'oublier que je le suis français, bien pâle, comme il faut et me souvenir de rien  que de lui et des années de collège où je voulais rien d'autre qu'être cancre pour pas qu'il croit Ahmed qu'un jour on nous séparerait, jamais Ahmed on nous separera. 

Aller, çà moule à l'école ! 

 

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24.04.2008

La Doxa des Dickça

" Je me repens de ce que j'ai fait du mal en faisant du bien, l'un est dans l'autre et l'autre englobe l'un et les deux font le tout. Ainsi ni ce que je dis ni ce que je fais ne sont autre chose que la valeur ajoutée de l'un et de l'autre. En rien on ne peut m'imputer d'être trompeur en me trompant et les éléphants ni d'Asie ni d'Afrique n'y sont non plus pour quoi que ce soit dans l'assèchement du lit des fleuves insomniaques. Je suis maitre ? Oui je suis le maître de cette multitude qui m'est comme une marâtre et me harcèle de son désir d'être courbée sur l'horizon en une arche où mon pied, pour sa joie,  flirt avec l'éternité. Je ne profite pas puisque du bout des lèvres peut-être mais au final, mes chertés,  vous m'avez choisis pour vous conduire aux seuils des églises reconstituées, aux savates de ceux qui n'en savent pas plus que vous mais vous le disent, droit dans les yeux sur un ton de droiture qui vous fait courber de plus belle. Oui je suis votre évasion, votre seule clé de feu dans ce monde en fusion. Demain sûrement (Oh oui ! demain !) on m'enlèvera de vous... OOOOhhhhhOHHHHooooooÔ ! J'aurai mon bâton de Maréchal dans le C... de sac et des anges venus en hélicoptère m'emporteront... m'emporteront... m'emporteront... OOhhooHÔOOooooHHH ô ! Alors ce soir, devant vos crânes luisants, vos lèvres sèches, vos ventres gonflés de vermines, vos regards de bocal à poisson rouge, le troupeau bêlant de vos origines, vos agents de la santé publique, vos espoirs d'un monde qui vous foute la paix en allant se déchirer ailleurs, ce soir auprès de vos tympans taillés dans la masse des médias... Je me repens d'être tout à fait comme vous rêviez d'être, le chef incontestable d'une bande de pillards des Caraïbes battant pavillon de banlieue. Heil... euh... j'ai pas mis ma main devant ma bouche,  mère ?"

Vous n'aurez pas été sans noter la présence des guillemets qui signalent le met de choix. En effet ce court extrait de pensées déviationnistes est en fait la première mouture à chaud d'une énième pression à froid des divagations apocalypcieuses du Présidnet. L'allocution-questions-réponses-hypothèses de ce soir sur tous les écrans de ceux qui en ont doit selon le nouveau protocole être précédée d'un court office religieux célébré sous le saint office de monseigneur Neutron. A cette occasion le Présidnet non accompagné de madame, comme elle est étrangère, se livrera à quelques mimiques repentante en vérifiant bien sur les prompteurs qu'il est raccord avec l'envoi de missiles balistiques en direction de la Chine. A la suite de quoi... Puis pour conclure le Présidnet se penchera sur le sort des pas d'veine et jettera en guise d'adieu quelques grosses poignée d'avoine sur l'assistance sommée de produire un orgasme collectif et significatif en termes d'audimat.

A ce soir donc, chers amis ! 

19.03.2008

Ecrit sur l'eau

Je n'écris que quand il pleut. quand il ne pleut pas où pas assez pour que des flaques se forment, je prends une douche et ainsi la page qui se forme et ondoie au fond du bac est tout à fait propre. C'est idiot mais dans ce pays qui vire peu à peu au rince doigt démocrate et au bain de siège sans lequel les fondements du vivre ensemble tournent au culturisme héroïque, je ne vois pas que les déserts de papier stériles où nombre couchent leurs souvenirs de n'avoir rien fait ni rien été puissent un jour empêcher que l'académie, les bilbothèques, les librasseries et le panthaléon soient autre chose que des dévidoirs à papier toilette pour trous du cul non fumeurs.

Je n'écris  que quand il pleut; Une petite baguette entre les doigts je vais me penchant au dessus des flaques et trace dans l'eau, sans que la boue ne se lève,  les caractères d'une page faite de ronds concentriques et qui s'arquant jusqu'aux bords imprécis, s'engrossent du monde que je décris. Ainsi, enfant,  lors même que mes tendres comparses se jetaient des talons aux orteils dans celles qui sommeillaient sur la route des lavoirs, j'attendais que leurs cris d'apocalypses sèchent avec les gifles qu'ils prenaient en rentrant,  au dessus de la cuisinière à charbon cependant qu'on les étrillait à force de savon et de secousses, vas tu te tenir enfin !  J'attendais qu'elles s'apaisent, se rassemblent et que les nuages me fournissent l'encre par laquelle  je tâchais de dire la peur de l'orage et des cris de mon père adoré jusqu'aux larmes. Je lui écrivais le temps qui passait entre nous comme un couteau de boucher, je lui disais l'attente dans laquelle je croupissais avant qu'il ne m'emmène jamais cueillir les anguilles dans ces trous d'eau que les crues lui laissaient, à lui seul et à son enfance de petit bouseux boitant. Et puis quand j'avais bien remplis ma page de tout cet illisible soluble dans le silence, ratures et cumulus,  je rentrais à la maison.

Qu'il pleuve sur la mer, qu'il bruine sur les rivières, qu'il vase sur les étangs, qu'il flotte sur les épaves de mes souvenirs, que les fossés s'aversent aux frontières des après midi de soleils bottelés, j'écris sur l'eau le feu jaillissant de mes arcs en ciel... 

18.03.2008

NaDa

Je me lève, je repousse le clavier, je vais me faire un café pour l'insomnie, une clope pour le cancer et boulotter deux trois saloperies qui traînent dans le fridge, pour que,  crevant un jour prochain on ait pas besoin de me fiche au frigo en attendant les veuves vu que du point de vue conservateurs et autres édulcorants, je ferai tout comme vous et les vôtres, je pourrirai pas avant cinquante ans. Demandez aux employés des pompes funèbres ce qui se passe dans les caveaux de famille quand il s'agit d'arrondir le nombre de participants , Même la vermine, si utile, veut pas de nous tellement on est farcis par l'agro-alimentaire. Mais je suis sûr que vous avez un jardinet près de la centrale, alors pour vous pas de soucis ! Puis je reviens, je me dégoutte d'acide sulfurique, ma peau en est tavelée depuis l'enfance  de la déjection démocrate ! 

Vous connaissez l'histoire du mineur de fond  qui se rend chez le médecin...  C'est une époque où il y a encore des mineurs  pour nous chauffer le cul démocrate afin qu'on ait pas les doigts gelés  et  gourds  avant que l'urne avale le bulletin... Docteur j'ai un truc là ! Il montre la cage thoracique. Son souffle est court comme la retraite des ouvriers de cette époque démo crasse... Vous voyez docteur je respire mal et même je crachenoir et rouge aussi... Vous n'êtes pas anarchiste au moins fernand ? Le médecin a fait un peu l'indic pour les charbonnages dans son jeune temps, çà laisse des tics. Bon bon bon ! il tapote le dos à Fernand qui pendant ce temps se demande ce que c'est anarchiss, encore une saleté qu'on trappe les jours de grève quand y a plus rien à briffer que des coups de matraques, sans doute. Ah oui là Fernand, mon bon ami, çà sonne un peu creux... J'ai les éponges flinguées docteur, la Luce elle veut pas y croire mais je l'ai le crancer, hein docteur ? Le cancer Fernand, on dit le cancer ! Oui on peut dire... Vous l'avez un peu... les radios,  voyons un peu les radios ? Vous voyez là, c'est blanc ! Ça veut dire que c'est noirte, vous voyez ? Ben ouiche, je vois bien, c'est la Luce qui veut pas voir. J'y suis à deux doigts de la retraite, vous comprenez docteur, on voudrait partir la Luce et moi, au soleil... Et je m'ai dit comme çà que trente ans au fond çà devait y faire pour la tache, le poussier,  tout çà quoi... Qu'êtes vous donc en train de me dire mon bon ? Soigné au frais de la princesse, comme un coq en pâte à sel, sur la côte d'azur tant que vous y êtes ! Ben c'est que... enfin... C'est professionnel comme on dit... enfin comme qui dirait... Oui bien entendu, on peut le penser mais dites moi Fernand, entre hommes là... La tige de douze, la gauloise, la cibiche vous en êtes où ? dix,  quinze par jour ? Ne cherchez plus aller ! Cancer du fumeur... Pour les honoraires vous verrez avec ma secrétaire, n'est-ce pas ? Et tant que je vous tiens, Dimanche votez pour moi... vous vous souviendrez du nom de la liste, culture et progrès. Bon,  je ne vous retiens pas.

Je voudrai pas vous pourrir la vie avec ces histoires, vraies, j'en ai d'autres mais la démocratie c'est comme l'ardoise magique de mon enfance, c'est raté alors on efface, on retient des noms de soldats que personne connaît, des héros dont tout le monde se fout et on attend les générations suivantes en s'agaçant qu'elles soient pas un peu plus enthousiastes à l'idée de servir un si grand idéal en chantant des chansons qui n'ont pour utilité que de vous remplir le cerveau avec des mièvreries dont vous imaginiez pas qu'elles deviendraient le fond de commerce de ceux qui pensent pour nous.

Quand au fascisme ? Bah vous mettez dans une urne un peu de bleu,  un peu de blanc, un peu de rouge, vous touillez et à la fin quand çà commence à épaissir comme du sang de porc vous rajoutez une pincée de rose et un soupçon de vert. Là,  si j'en crois la  chanson çà devrait vous faire un escargot tout chaud ! Brun l'escargot... Brun comme l'aube des mobilisations générales.

Oui mais toi que fais tu pour que çà change ? Rien ! NaDa ! Que dalle. Pasque franchement je m'en branle bien moi des mineurs qui sont toujours à se plaindre du nucléaire. quand aux cocus qui se réveillent le Lundi matin avec les doigts qui puent, la veille ils n'avaient qu'à aller à la pêche. Moi le Lundi matin j'ai les doigts qui sentent l'ablette et le gardon et la perche arc en ciel, pas la fente démocrate. 

19.02.2008

mie de pain

Pourquoi avons nous ce sentiment d'enchaînés,  consentant à voir que l'on nous ravit le monde, que la "colère" est notre dernier sursaut d' Homme libre ? Cette liberté périmée dont l'emballage traîne dans les courants d'air de la parole automate. Jaques Le Goff parle de "langue caoutchouc", je le suis.Je l'écoute et me désole que nous en soyons à suivre le cortège funèbre de la "Démocratie" en pépiant au milieu des miettes du pain rassis de l'Histoire.

Je suis l'oiseau plumitif qui,  où qu'il tourne ses yeux ronds ne voit plus les barreaux de la cage. Il n'y a plus de cage ? J'interroge ceux et celles que je croise, il n'y aurait plus de cage ? Je peux alors voler tant qu'il me plaît, rencontrer des milliards d'oiseaux qui comme moi voyagent aux hasards de leur vie, d'un pôle à l'autre, des oiseaux d'Asie, d'Océanie, d'Afrique, des Amériques, des oiseaux dont le chant étrange ne me fait pas peur, dont les coutumes m'intriguent sans me faire craindre pour la pérennité de celles qui ont cours chez moi ? Chez moi, ma branche qui attend le printemps, qu'ils s'y posent, qu'ils s'y reposent en paix si elle n'est qu'une étape, qu'au retour il la trouve toujours là, feuillue peut être, différente mais toujours là. Si je n'y suis pas, je laisserai un post it : Je suis partis au pain, je reviens de suite ! Des oiseaux d'Europe, de l'Europe des peuples n'ayant plus du tribal que des images pour les livres d'histoires sanglantes.

Mais la colère alors, si il n'y a plus de cage ? La colère amis volatiles mais c'est que l'on nous a élevés à la poudre de barreau. N'est-ce pas, à chaque repas la haine de nos merveilleux voisins, une petite cuillère de barreau. Allez avales moi ça sinon tu ne vas jamais grandir ! Et ta branche là, tu vas me faire le plaisir d'y faire poser un cadenas ! Un cadenas sur une branche ? Oui ! Sinon la patrouille signalera l'anomalie. Mais je suis des oiseaux comme on est d'un pays et la petite cuillère chaque soir,  sans que personne y voit rien je la refilait au chien,  sous la table. Pauvre chien qui se faisait du mourron pour les loups.

Alors la colère,  car ni volière ni basse cour ni batteries ni châpon ni dinde. Simplement des peuples que la colère avilit mais qui n'ont plus qu'elle pour avoir l'illusion d'une cage tombée en poussière tout en tentant de retenir les  barreaux de repousser à l'intérieur.

Bonsoir Tess... 

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