31.03.2009

Plug off

Pourquoi Pécresse ? Pour rien. Pour que comme disait Eluard si ... le son de leurs voix s'éteint nous périrons ! La raison m'arraisonne, les saisons m'assaisonnent et comme c'est comme les cloches que je raisonne on ne doit plus très loin être des Pâques. Que dit l'Almanach Vermot ? Que le premier Avril il sera toujours temps de s'améliorer la face de carême, qu'aux Rameaux ont peut préférer les pavés. Que c'est sans aucun doute, le général Vermouth, avec la crème anglaise, dans le boudoir de Charla qui sera l'auteur du prochain nétoyage ethnique (Non ! On a dit pas ta mère !). On pensera à reconstruire l'Afghanistan à bonne distance des zones de combats, pensez à retourner la terre assez profondément avant le repiquage.

Pourquoi Dati ? Pour rien. Pour la remercier d'avoir été La Ministre en charge d'une population carcérale en grande partie constituée par ces "beur's" et ces "kainf'" à qui on a caché qu'ils pouvaient eux aussi être aussi pire que les enfants des petits contre-maîtres qui parlaient Monzami avec le grand père, le papa, le tonton de Rachida, une ministre que l'ambition ravala au rang de la falbala à son Totor, Nico l'enflure. Une femme d'exception sans doute, dans un monde de mâles en stuc. Dans un monde de mol's en stock.

Pourquoi Alliot ? Pourquoi Marie ? Pourquoi Michelle ? Pourquoi pas Marie-Michelle ? Pourquoi pas Louise, tant qu'on y est. Tout se vaut au pays de la tête mise à prix discount. L'Alliot est une fouine à L'intérieur, son maître d'armes en sait quelques choses, qui doit avoir à son actif des bottes grosses comme des dossiers classés. Et comme tout un chacun un talon chez l'Achille, le bouillant Achille !

Pourquoi littérature ? Pour rien. N'en démordez pas ! Le cadet de nos soucis, la littérature. Un pagne en hivers, en été pas même un verre d'eau fraîche et dans les inter-saisons, restez chez vous, lisez les étiquettes des produits de consommation courante, Debord, l'insurrection qui vient (La fabrique éditions, 2euros), les mémoires de Lacenaire. Faites un peu de la peinture, changez les rideaux, poncez, collez, clouez, rêvez d'une terrasse, d'un voyage à Mayotte. Tiens oui, c'est une idée, faîtes donc les brocantes et ... jetez tout. Car au delà de lire c'est à pérégriner que l'on aurait dû nous instruire, en vrai je veux dire. Pas couché sur le dos comme un vulgaire gisant à feuilleter les pages roses du minitel ou les âneries de Joyce, de ... de ... et de ... A pérégriner dans le sens du bâton de gendarme, toujours ami ami avec le gendarme. N'en démordez pas, trop de littérature tue l'ignorance et d'ignorance il nous en faut un sacré blindage pour déjà tout endurer de ce qui avant n'était après tout que des mots dans des livres. Alors tous ensemble je disons :

-LiTT aî wrat'cheur no ! A bas les grives et mort aux merles !

Pourquoi Sarkozi ? Parce que je me suis engagé, pour conserver mon statut d'écrivant officieux du régime, à pondre un compliment appliqué à la situation et que Charla chaque soirte lit à l'oreille de son MonEpoux pendant que de l'autre main elle se mire, chevauchant Pierre Bergé qui lui même chevauche le fantôme de PC à moins que celui de YSL ? Peut-être. Le compliment donc :¨

Ô toi qui t'as tout touillé la tambouille et t'en fous jusque là, le gras le maigre tout y passe vorace satrape félon t'impétueux, Vizirette en éxil. Avec toi, sur les terres dévastées par ta fringale, nous avançons d'un coeur léger. comme avec Adolphe, comme avec Galifet, comme avec Pol Pot, comme avec Mangin, comme à la parade ! Sous ton regard d'aigle replet bien qu'un peu cireux du teint nous avançons au pas du tri sélectif et en avant la sélection !

L'avenir sera vert comme la nausée du ruminant qui se rend compte qu'en réalité il ne rumine pas que pour lui. Qu'à l'autre bout quelqu'un qu'on ne lui a pas présenté vient de lui bancher un I pod tout neuf. Et que c'est lui quand même qui doit appuyer sur les touches pour envoyer les jonquilles sous les gaz d'échappements et les petits amoureux au-pôle emplois le plus proche.

Pourquoi rien ? Parce que c'est le Printemps pour les poètes qui se foutent bien de la couleur du pagne et du prix du verre d'eau.

04.03.2009

Des tas d'urgences !

Des tas d'urgences que tout le monde se refile et commente avec l'air entendu que, si il en faut un pour dire le fond des choses, ça sera pas lui. Car lui il lui reste encore de beaux jours et une carrière prometteuse l'attend. Les hommes politiques et leurs compagnes les femmes politiques, ils sont un peu comme ça. Il voient bien qu'à court terme il va falloir penser à organiser quelque chose, comme de mettre les chaloupes à la mer, distribuer les bouées, les gilets de sauvetage, les missels et les crucifix. Mais comme quand même ils savent, ils sont assis sur les stock's, que des bouées y en a presque pas et que les canots sont déjà pleins et que pour les gilets c'est pareil, il y a pas toutes les tailles. Pour les missels et les crucifix par contre, il y en a...

Des tas d'urgences qu'il serait bon de pouvoir licencier comme, je ne sais pas ,moi ? Des infirmières bulgares, des aides-soignant Guadeloupéens, des étudiants sans emplois précaires, mais pas possible, c'est systémique, pas de polémiques, ça va être douloureux. Ô qu'il doit être douloureux de souquer ferme en écoutant qu'au loin, sur l'épave à moitié dressée dans le ciel noirte, la musique joue encore un tube de Johnny accompagné au trou d'balle par comment s'appelait-il déjà, le p'tit gars de Sevran ? Ô qu'il doit être douloureux d'arriver aux aurores devant un centre commercial en flammes. Ô mais que ne font-ils rien ? Par exemple tout comme les chatons, dans un sac de jute, tous et toutes et à la mare ! Tous ensemble ! Tous ensemble, Ouais ! 

- Mais c'est qu'ils sont plus là, charter pour le Mexique, tu peux remballer ta mix-tape, le cri du coeur d'une génération, bientôt dans les bacs !

C'est les pompiers qui m'ont mis bas ce matin, je croyais que les Russes campaient sur les champs. L'un avait la liste à la main, l'autre la lance et le troisième tenait le cendrier. Ça tombait à pique j'avais de côté l'excellent mégot de la veille, celui qu'on retrouve au matin, dans le chiffon du réveil. Ils ont fait le tour des tas de bouquins dont je fais mes tas d'urgences. Pas un de moi, c'était au poil.

- Mais qu'on t'y reprenne pas, hein ? A parler de ce dont personne veut plus rien savoir ! Et ils sont repartis par là d'où ils étaient venus. Un cauchemerdre d'uniformes, grandeur/nature.

Mais c'est tout de même bien des tas d'urgences dont plus personne veut s'occuper même pas à les glisser sous la carpette avant que madame ne rentre que l'on tire le meilleurs parti, pour instaurer de beaux états d'urgence. Surtout quand l'état stationnaire du patient vient de franchir le stade terminal.

07.01.2009

07/01/2009

2h35 au Royaume-Uni, 18h35 aux États-Unis, côte ouest, à Hong Kong 10h36 et sur le méridien de Greenwich 2h37. Ici 3h38, je rédige lentement. Les chiffres m'échappent, elle est maintenant 2h39. J'ai baissé le rideau, tant pis pour les retardataires : Non monsieur on ne sert plus, désolé ! Oui bien sûr,  demain il fera jour. Non inutile de réserver. Oui nous avons un menu enfant ! Oui avec de vrais enfants cueillis du jour, à la rosée montante ! Je l'attends justement, cette pluie qui monte de terre. A demain alors ? Oui, venez donc avec madame !

3h35, je me fais un café, chacun ses aubes, ses petits jours, son heure bleue, son livre de chevet. Le mien ? Celui que je n'écris pas, dont je ne rêve pas mais qui tient tout entier dans son titre comme dans un coffre dont vous ne possédez pas la clé ni moi non plus : Pourquoi faut-il donc que la nuit soit notre bascule sous le couperet définitif de l'éternité ? C'est tout ? Non. J'arpente des aires souterraines, de vastes étendues, laissées pour mortes. Je m'époumone au cul de mes clopes, La Souterraine ! Trois minutes d'arrêt ! Je descends là ? non, pourquoi ? Pas maintenant, je continue, encore un peu.

3h54, vous rentrez peut-être d'une belle soirée, elle est à votre bras. quand vous titubez, elle est toujours à votre bras. Vous croyez qu'elle vous aime, elle vous endure. Mais vous, rien ne vous touche, vous en êtes certain, elle vous aime. Son ventre en forme d'héritier, il fait froid vous devriez lui offrir votre manteau, avance d'un pas tandis que vous en faites deux dans le caniveau. Même le clodo là dans son tas de cartons il vous le dit : Passe lui ton manteau, s'pèce de propre à rien ! Vous lui fileriez bien un coup de tatane à ce mal-logé mais la violence c'est pas votre truc et elle vous tire par la manche, rien ne lui fait peur, même pas vous.

4h06, non 4h09, Ô le temps, le goutte à goutte, la vélocité des secondes à nous refiler de pleines plâtrées de décénies engluées dans la colle de larmes trop cuite ! Que font-ils à Gaza ? Un soldat en arme, ça dort ? Un petit sous perfusion ça fait des rêves ? que se passe-t-il à Pantin ? Tiens, je me souviens qu'un soir à Bayonne on s'est bourré la gueule, dans un bar à paras, on a levé une folle : Tu sais comment on m'appelle ? ... On m'appelle Zouc ! Je suis sûre que tu sais même pas pourquoi ? Ta gueule ! C'est moi qui lui ai dit ça, du dégueulis que j'étais et elle, elle rigolait. C'te folle ! a dit mon pote. Cette folle ! On dit cette folle, connard ! Je donne toujours l'impression de le prendre de haut, ça agace. Il m'a collé un pain, mon pote et elle, elle avait une balafre sur le ventre et elle se marrait par avance de voir nos bites à Cinquante balle et de pas être obligée de rendre la monnaie. Zouc, vous savez ?

4h21, c'est pas la peine de chercher, faites avec vos souvenirs et si ils sont tout propres vos souvenirs, alors c'est comme l'autre là, celui de 3h38, repassez demain, il y aura du nouveau-né au menu.

4h28 presque 29.

23.12.2008

Un mot

Un mot, pas de littérature, pas une jolie phrase dans cette note de fin du jour, un mot, un simple mot pour dire que je viens de regarder l'extrait d'une émission où était invité le père de Julien Coupat, le présumé homme libre, le présumé citoyen, le présumé tout ce qu'il vous plaira d'imaginer selon que vous soyez ou non touchés pas la gale sécuritaire qui entre autres "phénomènes" tue ce qu'il restait d'humain dans les larves muettes que nous sommes en train de devenir. Le personnel politique nous y aide. Ce que j'ai entendu ?

Un homme dont la vie à l'instar de milliers d'autres n'a jamais frôlée la part noire du monde, un médecin qui se définit lui même comme faisant partie de la "classe moyenne", un dangereux homme ordinaire et qui se retrouve à plaider en conscience et calmement pour qu'ici nous n'adoptions pas la posture de la soumission à un pouvoir qui ne détient aucune réponse aux questions brûlantes qui nous oppressent. Son fils a pensé contre ce pouvoir. Qu'il ait agit ou non dans le sens de ce "story telling" débridé dont on nous a abreuvé, je n'ai pas à en juger mais qu'il soit lui et la jeune femme encore incarcérée le baromètre de notre acceptation de fait, qui ne dit mot consent, cela doit nous être insupportable et il n'est pas de festivités commerciales qui tiennent face à ceci qui nous arrive en fait à tous. A tous et pas un qui puisse dire que cela n'est rien puisque c'est chez les autres que ça se passe.

Cette société en a finit avec le progrès car elle l'a confondu avec le profit, la lâcheté et le confort moral. nous signons des contrats d'armement lourd avec le Brésil tout en parlant de sauver la foret amazonienne. Nous détruisons les abris de fortune sous lesquels les réfugiés tentent d'imaginer ce que peut bien être un homme. L'industrie automobile met à pied une main d'oeuvre dont elle ne veut plus payer les salaires. Le MEDEF décide qu'il ne versera plus ses cotisations à un système d'entraide sociale dont il veut et exige (ne croyez pas qu'il négocie!) la disparition au nom de la crise et de je ne sais quelle autre lanterne. Le premier ministre est en Egypte, le président est au Brésil, la boutique est bouclée jsqu'au 6 Janvier. Bouclée ? Non, il y a une permanence comme chez les pompiers et c'est le ministre (il n'y a pas de féminin à ce mot ? Tant mieux !) de l'intérieur qui la tient. Est-ce assez dire la considération dans laquelle nous tiennent ceux et celles entre les mains dégoutantes desquelles nous nous laissons aller à rancir du bulbe.

Je me suis toujours demandé comment les salauds de Vichy avaient pu agir sans que la majorité des braves gens qui peuplaient ce pays dans les années Quarante, ne redressent la tête et enraient la mécanique à broyer les faibles. Maintenant je comprends.

Ca ne se passe plus à côté de chez nous, ça se passe chez nous et comme le dit Noël Mamère : "Le plancher brûle!"