29.10.2009
Radis Mad
Je jouis de mes lents colis
Pris dans le col de l'utérus
Je suis le fils d'une poupée russe
Je jouis de mes lents colis.
J'suis pas ta mère !
J'suis pas ta mère !
Veuillez nous suivre
Sans résistances
J'suis un fusible !
Eh, vas-nu-pieds ?
T'as pas cent dalles ?
C'est pour le mur des fédérés.
Un p'tit con d'papapiste
Contre un coin d'panaris
Elle avait quelque chose d'un manche
Un p'tit con d'papapiste
Contre un coin d'panaris
J'la perdais dans l'passage Brady.
(pour Tess et aussi pour Frédérique)
15:54 Publié dans les cosmétiques | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
| Tags : politique, chanson, brassens, littérature, hitler, noirte et miette |
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Digg
03.04.2009
Sachons chausser l'échanson en sifflotant
Alors voilà, c'est pas compliqué, c'est une chanson mais y a pas d'air parce que je trouve que d'ordinaire dans les chansons c'est la musique qui empêche d'ouïr à l'aise des choses audibles comme Come On ! Come On ! Come On ! Come On a Baby !!! Twist and shout ! plutôt que des chansons engagées qui font mal à la semelle, celle qui frappe la mesure sur les infra-basses comme "Aujourd'hui on a plus le droit d'avoir froid ni d'avoir faim !". Alors voilà ... C'est pas compliqué mais je comprendrais que vous ne vouliez pas reprendre au refrain, aussi il y a pas non plus de refrain ... C'est une chanson ... Trois ... Quat ...
C'est un homme qui mord un homme qui tue un homme qu'est mort mais ça fait rien, mais ça fait rien. Un homme qu'est mort d'un homme qui tue quand on le mord mais ça fait rien, non ça fait rien ! Car l'homme qu'est mort était mûr, être mordu était son sort mais voici que s'enfuit l'assassin, l'homme qui tue les mur mordus par l'homme qu'est mort.
REFRAIN :
Ô mort me tue ! Ô tue à tord ! ma mue me mord !
Toi que torture la morsure des murs (bis)
Ce petit ceci me vient de ce que je viens d'apprendre que dans l'état de New York un Homme avait tué Treize otages et s'était ensuite donné la mort. Un Homme me suis-je dit, un Homme que devait torturer la morsure des murs.
22:20 Publié dans Relis tes ratures | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : chanson, g 20, politique, otant, nato, littérature rachida dati |
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Digg
16.01.2009
Blues
Pas la peine, Non ce matin ça n'est pas la peine qui me conduit, qui m'appuie sur la poitrine comme assise ainsi que la Mélancholia de Dürer, ainsi que pesante elle amarre le coeur de l'homme à son fardeau maladif, l'éther. Non, pas la peine ce matin, pas la peine de s'apitoyer sur l'éventuel sort qui nous fit amants dès avant que tu ne m'apparus. Car de sorts je m'en jetais jusque là et en autant de crapauds je semais l'or de mes compagnes. Amants nous le fûment tant qu'un enfant nous advint. Un enfant ? Un enfant que je n'étais pas et pourtant, partant, un père enfant s'éfaçait. Nul ne le revendiquait, il buvait. Pas la peine, non pas la peine ce matin car depuis, d'autres que lui sont passés par les oubliettes des chansons à boire. Amants nous le fument, Jusqu'au combat d'où je désertai, vaincu après avoir été si longtemps vain. Et l'enfant ? L'enfant lui mettait à la voile toute la volonté de sa vie à peine guérie d'avoir ôté de nos visions l'illusion d'être un peu meilleurs, par amour.
Mais non, ce matin pas la peine, ça n'est pas la peine qui me conduit et d'où que je revienne, pas la peine de me distraire. La peine est une compagne que ne contente pas un trou dans la terre. Et sous mes pas les fosses sont à présent, toutes à peu près refermées.
11:12 Publié dans Test bruit son | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
| Tags : politique, chanson, littérature, poésie, dati, data, dada |
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Digg
10.01.2009
Voile d'indienne
Je ne sais rien de plus dur à écrire qu'une chanson. c'est un art, un art de l'instant, aussi fragile que la vie sur terre, aussi pérène que l'air qui la porte sur les lèvres de ceux qui sans rien en savoir, ni l'auteur ni le compositeur ni l'interprète original, en en fredonnant parfois simplement le refrain redonnent à leur vie un souffle, là où les étouffe le monstrueux vacarme du monde. Personnellement je crois en avoir commis une, le texte au moins car pour ce qui est de la musique ... autant rester modeste. Était-ce même une chanson ? A l'origine non mais un ami qui arpentait avec talent le clavier de son piano, un Erhard quart de queue, l'avait enluminé d'une mélancolie dont je me souviens encore, voulez vous que je vous la chante ? Aller :
...
Je vous l'avais bien dit, pour ce qui est de la musique, autant rester modeste.
Mais c'est peut-être que c'est de cet ami dont je voulais vous parler. C'était un ami de l'époque où avant de se nommer ainsi il fallait un peu se fiche sur la gueule ou au moins s'écorcher ensemble avant que de rentrer avec aux lèvres angéliques le même baratin bien combiné :
- Bon alors on dit qu'on en a pas fumer des tiges ! D'ac ?
Il était arrivé un matin dans la classe, accompagné du dirlo. Un nouveau on disait. Moi j'étais seul à mon pupître, un seul encrier, personne à côté pour carotter. J'étais pas de là non plus, c'est mon père qui ... et les autres, les locaux ils me l'avaient vite fait comprendre que j'étais pas de chez eux : Parigot tête de veau ! J'avais l'air d'un veau ? Je me souviens pas, j'étais frisé comme un mouton mais parisien tête de mouton c'était pas assez poétique pour eux, sans doute.
- Écoutez moi bien tous ! Voici le petit nouveau, ses parents et lui s'installent en ville et à partir d'aujourd'hui il intègre la classe. Le silence lui répondit qu'il intrègrait rien du tout. A côté de qui va-t-il pouvoir bien s'asseoir ? Le silence lui répondit qu'il pouvait peut-être aller s'asseoir chez lui, si il avait un chez lui, bien sûr ! Je levais le doigt en me tenant le coude, je n'ai jamais aimé lever le doigt. Tiens, va te mettre à côté de Rachoub, là bas. J'étais au fond, à côté de la fenêtre. Là d'où l'on est le premier à voir les saisons changer. Le silence se fit léger. Ca les intéressait quand même, ceux d'ici, les communautaires de l'époque, un gibier tout neuf pour la cour de récré.
- C'est quoi ton nom ? Mérol il me répondit. Mérol ? Ca sonnait du coin pourtant. Et tu viens de loin ? Oh non, on est de Villeneuve, c'est à quatre kilomètres mais c'est mon père qui ... Décidément ! The big trail ! comme disent les amerloques de l'amère loque.
Quand vous croisez une roumaine avec son paquet de chiffons morveux dans les bras, un algérien, un Kurde, un je-ne-sais-quoi de je-ne-sais z'où, dites vous ça, parfois il vaut mieux être assis seul près de la fenêtre à regarder les saisons arriver et aussi que tous ces va comme j'te pousse s'appelle Mérol, d'où qu'on les ait arrachés, c'est Mérol qu'ils se nomment.
Pourquoi ? Parce que si un jour, un autre jour, il vous vient à l'esprit le texte d'une chanson c'est sûrement Mérol qui vous dira que c'est une chanson que vous avez écrite là. Tiens écoute ça, j'ai pensé que ça pourrait coller avec ton texte. Comment tu l'appelle déjà ? Voile d'indienne ? Tiens écoute !
- Brune me brûlera, pris dans les feux de ses yeux de Bengale...
Et en plus il chantait bien ce con, c't'étranger !
Salut Didier !
09:27 Publié dans Test bruit son | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
| Tags : politique, chanson, poésie, littérature, palestine |
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Digg
22.06.2008
Les artist...eux !
Je devrai me restreindre, me freiner, me taire, faire corps au nom de la poésie, de la création, des droits d'auteur, de Caron de Beaumarchais et de tout l'attirail lucratif qui depuis des décennies fait tourner les platines et sauter les bouchons de champ', le blue ray à hauteur des dividendes sur les produits dérivés; mais comme d'hab' je ne peux m'empêcher de faire la guenon et de balancer des noix de coco pourites sur la gueule de ceux que la répression ne saurait faire frémir vu qu'elle ne touche pas leur liberté de déverser sur nos têtes déjà bien brèches, le monceau d'inanités musicales dont ils se disent "être" les auteurs , les créateurs, les porteurs, pour la plus part d'ailleurs, ne parlant jamais des contrats qu'ils signent avec leurs maquereaux chéris. Fais une croix là coco ! Oui, monsieur Barclay!
Cinquante deux de ces baudruches lancent un appel : Ne pillez plus nos oeuvres ! et appuient de par le fait l'appareil répressif qui se met en place pour surveiller étroitement la toile et ceux qui la fréquentent, l'enrichissent, y trouvent ou pas leur bonheur d'un moment, en tous les cas font son succès quoique cette fréquentation devienne du point de vue de la surveillance des populations, un curieux bidule façon tonfa.
-Tu as un numéro de carte bleue, internaute mon ami ? Alors paye et tu téléchargeras à volonté la quantité de logorhée nécéssaire à ton abrutissement de petit micheton !
-Tu n'as pas de numéro de carte bleue vil petit pillard ? Alors fais en toi même de la musique, dans ta cuisine abjecte de sous homme; En deux mots branle-toi dans ton coin et ne viens pas à la capitale si tu n'as pas les moyens de monter sur la tour Eiffel ! Vu !
Car disons le tout net, la création est devenue depuis l'avènement du micro-million et des avatars de la technologie toujours à renouveler... Comment t'as pas la nouvelle platine à décongeler le cabillaud façon Kenza ? Mais t'es un naze, foi de Nazi ! La création est devenue affaire de suceurs de bâtons sucrés. Toutes ces chonteuses, tous ces schunteurs ne sont plus que des outres où se recycles le minimum ("tout ce que je sais faire..."). Voir le retour fatiguant du Jazz manouche mais sans manouche, Oh non pas de voleurs de poules dans le circuit. Mais cette petite sans talent, vraiment... Vraiment quel cul de salope... Elle suce au moins ? et ce jeune déluré là, plein de verve empruntée au dictionnaire de rimes, qu'on me l'amen et j'en fait le nouveau Brassens ! C'est "nouveau" qui est important dans la phrase pas Brassens, bien sûr, on s'aura pigé, on est entre soi tout de même. Tiens oui, fermes un peu la porte !
Les a-t-on vu ces bons artistes défendre un jour les ouvriers licenciés d'une usine dé-localisée en direct live ? Les a-t-on aperçus au petit matin autour des stocks de saletés où les démunis se pressent, leurs cabas pleins de boites aux dates périmées mais effacées ? Non ! mais nous les voyons bien faire leur petit tour de caniches sur les scènes des "enfoirés", auréolés d'une gloire et d'une mission de droit divin, celle de la meilleur exposition possible pour leurs opus dont mon poisson rouge même ne veut plus entendre parler. Oh regarde, c'est saint Goldman ! pas celui de Taï phong ? Mais non mon gros béta ! Mon poisson rouge tourne encore au Bobino, l'ignorant !
Voici un an et demi que je balance sur ce blooooog paginé par le Guil'homme de son ex Fred, des approximations de poésies de billets d'humeurs noirtes de textes dont je le jure je suis l'auteur, à quelques noms propres près. Faudrait-il que demain, quand vous aurez lu cela, je me pointe ma calculette en pogne et que je vous compte la ligne à mettons, faisons pas l'épicier, 35 centimes d'Uros (lagnie) le groupe de mots, ponctuation comprise et je vous fais cadeau des coquilles et des bigornouilles. Vous allez être contents, je le sens. mais mon soucis à moi c'est que ce qui m'a été donné n'est-ce pas, je ne sais pas en faire commerce, je laisse ça aux artisssss ! Aux vrais artissss, ceux qui marchent pas dans la merdre vu qu'ils s'invitent sans que vous les conviez à vous lasser en vous enrôlant la matières grises.
Pillons vous dis-je ! A moins que le goût que nous laisse l'écoute d'un pet de baudruche gonflée au confit ne nous détourne de ces manufacturiers si bien dépeints par Warhol.
Pillons ! pillons ces empaffés au trous du cul si bien fait pour la révolte sur velours !
21:27 Publié dans Test bruit son | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
| Tags : chanson, téléchargement, répression, politique, sarkozi, musique, culture |
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Digg
06.05.2007
00h00
J'ai dans le foutoir du sourcil droit une sorte de perchoir pour les araignées. Parfois ma vue se brouille d'un fil inopportun, je perds le contact avec l'horizon adoré d'une hypothétique callipyge éclipsée par mon manque de constance et me retrouve à scruter l'infiniment petit. Ridiculisé par l'exercice, je cherche à voir de quoi il retourne et louche. Elle passe devant ma rétine, prédatrice minuscule de je ne sais quel monstre terrifiant. Elle descend en rappel au long de l'invisible par les escarpements de mon visage taillé de morènes et de crevasses. C'est l'heure en général où je me dis que tout est foutu, que la vie n'est rien qui vaille qu'on se lève, une feuille de papier vierge et froissée. Un regret de trop m'engouffre et elle en profite pour quitter le sommet de ma tignasse d'ancien blondin renfrogné. Fine mouche la tisserande, elle fuit le dôme de mes noirtes idées et va par le chemin du perchoir. Et va par ailleurs chercher des raisons de tisser l'origine de mes suspensions sur des trames moins terre à terre.
Il me reste du café, il me reste de quoi me lamenter, il me reste de quoi fumer, la nuit n'est pas finie, je file un mauvais coton mais l'araignée inlassablement reprise les avaries efilochées de ma ligne de vie.
"L'araignée Gipsy grimpe à la gouttière
Tiens voilà la pluie Gipsy tombe par terre..."
(extrait d'une petite chanson que nous chantait Mado, ma grand-mère)
Adieu Spider Man... Ton heure est venue (rires sardoniques en dolby surround) !
00:50 Publié dans Blog, Film, Jeux, Livre, Loisirs, Mélancholie, Musique, polytiques, polytiques, ras le bol, Relis tes ratures, Science, Shopping, Sport, Voyage, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : poésie, Spider man, araignées, chanson, hollywood, kirsten Dunst, idées noirtes |
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