02.04.2009
G 20 ? J'y cours !
Oh bah moi j'avais dit j'y vais pas ! On nous snob un peu là bas ! Je crois même que l'on y parle pas du tout de nous, je veux dire en ce sens que nous serions partie prenante de ce qui s'y débat. Rien autour, dans les tables rondes à propos par exemple des deux exploits de Frank Ribéri, la France qui gagne ! Rien sur les résultats du prochain Loto, la France s'enrichit ! Rien à propos de la petite Rachida, retrouvée voilée/violée dans les couloirs du ministère de la justice, la France se féministe ! Rien sur les peines de coeur de nos amis, sur les oeuvres d'art géniales de nos amis, sur les prochaines vacances au Tassili de nos amis, sur la déco de la nouvelle maison de nos amis, la France qui vibre !
Au G 20, sans vouloir faire le mauvais esprit, ce qui se discute surtout c'est de comment on est assez con-con pour y avoir mordu à l'appât de la crise. Bruits de couloirs londonniens :
- Tu crois qu'ils y ont cru ? Quelle bande d'ahuris ! C'est pas possible, ils vont finir par comprendre ? Non non, tu vas voir, c'est que le début. ils sont si bien posés sur leur culte que la couleuvre sera jamais assez grosse pour les empêcher de digérer. J'en reviens pas tout de même, on leur dit mille Milliards et ils répêtent, mille Milliards ! On leur dit, il y aura plus de chômeurs et ils répêtent, il y aura plus de chômeurs ! Attends j'essaie un truc ... Ça me démange trop ! Euh ! Nous sommes des huîtres molles et le grand conchiliculteur doit savoir ce qu'il fait ! Nous sommes des huîtres ... Oh bordel de manche à trouille, j'ose pas le croire !? Je te dis c'est que le début, va falloir construire des chapelles expiatoires, des monuments aux morts, investir dans le fait divers, un homme d'un âge certain, retrouvé ligoté dans la cave d'un paisible pavillon d'une heureuse cité sans issue, ses tortionnaires, trois jeunes bambins dont une petite fille de confession musulmane sépharade d'obédience adventiste, chaque soir lui arrachait un à un les poils des trous de nez. Au prétexte qu'il se refusait à se convertir au bio éthanol... Et aussi faire des pélerinages, vendre du savon fraîcheur du grand soirte, des apparition de la vierge à l'uranium appauvris. Punaise ! Je vois le bénef !
Combien d'entre nous sont invités quand en haut lieu on parle opportunément d'eux et de nous ? Combien d'entre nous se sentent tout à coup tout nu quand ils se rendent compte qu'on leur sert un peu moins la louche, qu'on leur demande pourtant bien leur avis mais que ça fait pas d'effet, que dans le tour de France ils sont toujours sur le bord de la route à grignoter les échantillons de sperme factice que la grande distribution leur jette comme à des singes heureux d'être ignorants. Combien s'en foute un peu de tout ça, parce que chez eux l'on meurt déjà d'abandon. Il faut dire que Vingt ou trente ans de narcississisme libidineux ne nous ont pas mis dans la disposition de penser autrement qu'en terme d'emballages à recycler. Quoiqu'il en douille de cette aventure, entre le G20 à London et la réunion de l'OTAN à Strasbourg ville sécurit TM, l'Europe se prépare lentement une retraite de base arrière du capitalisme reconduit dans ses prérogatives guerrières et nous entrons enfin dans l'an 2000 ! Ça fait Cinquante ans que j'attends ça, j'ai eu peur que ça se fasse pas.
Ce qui me reste de cervelle, je le mets dans le container jaune ou dans le container bleu ? Pasque moi, j'aime la planète !
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01.04.2009
Avril
Avril était le nom du compagnon de Lacenaire. Compagnon à qui l'assassinat ne faisait ni chaud ni froid. On aurait pu leur confier à tous les deux la gestion d'une entreprise, d'une banque, d'un fond de pensions, la présidence qui sait ? Que dalle, ils tuaient en nom propre, en artisans conscients que la belle ouvrage jamais n'appartiendrait aux hiérarques, d'où qu'ils viennent. Avril tuait, escagassait le chaland sans que son âme eut à souffrir le moins du monde, il ne croyait pas, pas plus que Lacenaire, être détenteur d'une de ces choses qui font du citoyen, le plus apeuré des moutons, le plus servile des prostitués.
Avril si j'en crois ce que je viens de lire des points forts du rapport de l'OCDE sera autrement plus meurtrier que ce "bon ami de l'homme" qu'était son homonyme à la fine lame. Nous allons en baver, on nous le promet, sans prendre les gants de la relance du pouvoir d'achat. Il n'y aura pas de relance. Il n'y a pas d'argent, il n'y aura plus d'espèces et ceux qui ont encore quelques tickets restaurant peuvent déjà les considérer comme des cartes de ravitaillement. Le marché noirte reste à organiser, qui veut s'y coller ? Qui possède un lopin de terre, trois poules, un puit, un box à louer pour famille nombreuse ? Celui là est d'ores et déjà le roi du monde. Un roitelet certes mais dont le pouvoir n'aura qu'à s'engraisser sans effort puisque la misère ne se pense pas et que ceux qui vivent sous elle ne se voient plus comme des êtres humains. Nous avons tolérés les camps de rétention, nous avons validés l'existence des SDF, des chômeurs, ces derniers durant des décénies nous les avons même traités de fainéants à la charge de l'état. Nous avons regardés passer les cortèges, nous avons écouté les discours, nous avons subit la force et la violence de pouvoirs qui n'étaient que cela, de la violence à usage préventif. Et maintenant qu'en ce début de Printemps les cerisiers fleurissent le caveau de famille des illusions perdues, nous validerons la fatalité de la nuit des longs couteaux sous le tranchant des quels notre nuque se repose avant la décolation délocalisé.
Lundi dernier, dans l'après midi, je remontais vers la capitale au volant de ma casserole. Sur l'autoroute A77, je fis halte dans une station. Une de ces désolations où consommer c'est vivre, voyager, se divertir, exprimer la joie enfantine du dépaysement, bien que l'on y soit comme à nulle part. Je m'offrais un café et arpentais le parking comme un fumeur honteux de rouler dans une si petite auto alors que tout autour évoluaient des SUV rutilants, des coupés sport flambant neufs, des berlines chargées d'emballages éventrés comme des bouriques anthropomorphes. Tout à coup surgirent plusieurs véhicules de gendarmeries. De ces gros transports aux vitres teintées et qui parfois circulent portes latérales ouvertes sur le canon d'armes automatiques, pointées justement dans notre direction. Le ballet dura peu et des ventres tumultueux jaillirent des hommes en armes, casqués, équipés comme en OPEX. Ils prirent place aux endroits qui semblaient stratégiques et quelques minutes plus tard c'était au tour d'une dizaine de Camions blindés de faire leur apparition. Inutile de bosser dans les caves du FMI pour deviner qu'il s'agissait de transport de fonds. De fonds énormes si j'en juge par le dispositif et la taille des camions.
Alors je me suis souvenu des images de ce fameux Dimanche soir, il y a dix ou quinze ans de ça, à Buenos Aires où dans les rues filaient sous bonne escorte, des norias de transports de fonds. Toutes sirènes hurlantes, la police et l'armée accompagnaient ce qui n'était que le départ précipité de ceux qui vidaient les coffres des banques qu'ils dirigeaient et s'enfuyaient avant que l'argentin moyen ne se réveille le Lundi suivant, gros jean comme devant. Et je me suis dit ceci, tiens ils nous font le coup à nous aussi. Ils sortent l'or et l'argent par convoi spécial et sous la surveillance des pires chiens de combat que je connaisse. Les pauvres à qui l'on a confié la schlague.
Autant vous dire, tout à coup je me suis sentis très argentin. Argentin de Carcassonne certes mais argentin tout de même. J'aime profondément l'Argentine, Lacenaire, Avril et la route. Ça tombe à pic car bientôt la route, c'est tout ce qui va nous rester.
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11.03.2009
Une Celtique
A l'occasion de l'ouverture du salon du livre et puisque cette fois encore je n'ai pas pensé à louer un stand, pas trop loin des caméras, je refile en place publique ce court texte, tous droits sortis du contexte de la polémique à propos du téléchargement d'oeuvres mineures sur le net. Textes free of charges, tout comme les 529 qui le précèdent et n'en sont pas moins libres d'être lus ou pas. Pas moins pas plus !
-Tu veux une baluche ? On se les caille avec nos mitaines graisseuses dans les entrailles gelées du diesel Massey Ferguson. Rien à faire, moins quatre, cette saleté veut pas démarrer. Alors il fait sortir de la poche de sa canadienne le paquet bleu et jaune, en frappe l'angle sur son pouce replié et la tige de douze bondit vers moi, entre le pouce et l'index je la tasse sur le capot ouvert et nous l'allumons de conserve. Lui il se la fiche au coin du bec et moi je l'imite. On est un peu lui et moi comme dans l'Angélus de Millet (A moins que ça ne soit l' Avé nu de Milet, je ne suis pas très féru en couvercles de boite de chocolats) sauf qu'aucune cloche ne nous rappelle que Dieu se sent seul et qu'il pique des crises bibliques quand on ne vient pas tout de suite se mettre à genoux. La cibiche, c'est pour le bout du nez, pour le silence, pour le petit brandon qui fait comme aux seiches l'encre, un épais nuage dans lequel disparaître, plongé dans ses réflexions, comme on dit. Lui et moi on les aime ces moments d'hommes nus dans le froid et le dégoût de la terre qui se laisse pas retourner comme un électeur. C'est pas qu'on aime pas l'horticulture, mais les fleurs, à certaines saisons vaut mieux les avoir en photos qu'en pension. Et puis aussi que le tracteur couche dehors. La maison en haut du terrain est petite. Lui et moi on est né dedans, dans les fleurs. A des époques éloignées, suffisamment pour que lui je l'appelle mon oncle et que lui le fasse par mon prénom, mon simple prénom mais qui dit par lui devient un truc magnifique.
Mon oncle c'est le swing qui le mène, c'est son anti-gel, ses années Quarante, ses soixante dix huit tours sous le bras, il déboule, dans son veston aux genoux, de la rue de Rosny ... ZaZ ! ZaZ ! ZaZ Zazou ! Arrivé à la croix des chevaux par la rue Galiéni, il entre chez Arlabosse où l'attendent les poteaux. Tous sapés comme des princes du Dimanche, tous Ellington dans le sourire, Tous Reinhart au bout des doigts, tous sous les semelles de bois quelque chose qui fait claquer des doigts. Lui, il chante, on le sollicite. Comment il chante, c'est mieux de pas trop en faire en le disant, je ne voudrais pas désespérer les chanteurs à textes des victoires de la Musak. Le Thomas Dutronc par exemple qui déclare, micro dans la narine que : "C'est un génocide culturel, le piratage" de ses leurres manouches, j'ajoute à la citation. Mon oncle quand il chante, je peux dire que les merles et les rossignols de mes amours remballent le barnum et s'inscrivent au premier radio crochet venu, celui de Radio Paris fera bien l'affaire. C'est à peu près tout. Il chante, il m'enchante. Et je me mets à fredonner à la scie quelques refrains à lui, dans mes années Soixante Dix, Quatre Vingt. Juste là où on se trouve, les pieds dans le bourbier, à attendre le dégel, la tige au bec.
On est pas des lumières, on a pas fait la guerre, il a pas fait chanteur, j'ai pas fait écrivain, on a pas été vain. On s'aimait je peux dire, et maintenant que les fleurs l'ont eut par la racine, je peux dire aussi que l'on s'aime encore.
Tiens mon Oncle, prends donc une clope !
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Digg
10.03.2009
Salon des refusés
J'avais par une nuit sans lune, une nuit à vous glacer les sangs à l'heure des sorbets, commis une sorte de CV à l'attention obligeante d'une entreprise qui s'occupait de nétoyer les WC. Je quittais la boutique, la poésie me déboutais du droit d'asile, j'avais choisis mon immigration, je ne voulais plus avoir à faire avec le calcul de mes droits d'auteurs, ajoutés aux droits dérivés (T shirts floqués, meuuuhg, trousse de maquillage, string's, vibro-ma-soeur à propulsion de bouillie sanguine commandé par auto suggestions lascives etc ...), ajoutés aux compill's non remboursées par la caisse d'assurance maladies primaires à l'attention des primo-intégrés, le pactole allait son train-train de créature culturelle et je pouvais bien me flatter d'un certain talent à tenir la phrase à la corde, comme un lévrier. Je perdais le lecteur comme personne. Parfois j'en croisais un :
- Ah, cest vous ? Son aire désapointée, rétrécie, au milieu des ponctuations suggestives d'un lyrisme de chiotte le poussait généralement alors que je m'approchais pour le soutenir dans son effort pour reprendre pied au fin bout d'une phrase d'au moinss dix lignes et quatre mots, à faire sans y pensez un pas en arrière :
- Ah c'est vous, le sagouin, l'écorcheur de petites culottes syntaxiques, le baltringue de la langue, le qui prétend nous faire avaler des tranches entières de sa vieille gourme séchée aux portes des bordels à gourance ? Non, pas d'explications, c'est sans qualificatifs, pas d'excuses ! Remballez la camelote ! Faut que j'achève mon autobiographie.
Car le lecteur écrit, fait du VTT, peint en secret des éfigies à cinq euros, est citadin jusqu'à l'expulsion aime la montagne et la mer, joue à la belote coinchée, est inscrit dans un club de réflexions qui répond au doux nom du "miroir et l'armoire" dont il anime la cellule de crise. Le thème du mois ? Sécurité et tri sélectif. Car le lecteur est tout un, Pilate aux ongles faits, loque généreuse qui n'attend que la traverse pour achever la croix, conseil des prêtres qui ont une calculette dans le tabernacle et le peuple, tout un, généralement enclin à faire durer le plaisir. Rien de tel qu'une bonne montée dramatique pour activer le ressort de la réaction.
Une sorte de Cv avec mise en valeur des capacités à saisir le sel des situations en milieu hygiènique. Allons-y, c'est par là ! Lecteur si tu veux, tu peux venir !?
Je suis à moi tout seul un salon des refusés en ordre de marche. Les fauteuils sont puissamment défoncés, le diwan sert de poulailler, les guéridons sont d'époque néo-critique, les carpettes viennent toutes de pays lointains, en pur poils d'autochtone. Au murs sont les oeuvres, les minutes du Procès, Le voyage au bout de la nuit qui conduit l'essentiel d'entre nous à la rédaction de lettres de motivations et de coolies culum vite fait. Pas de miroir dans le taudis, pas besoin donc de vous refaire une beauté, personne ici pour relever ces pudeurs que vous avez souvent, incontinent lecteur, mon semblable, ma soeur, à l'heure de dire que vous aussi parfois, entre deux listes de commissions, vous vous commettez à quelque chose qui pourrait bien en être de la poésie ... Qu'en dites vous ? Soyez sincères ! J'en vois ça et là ... attention ! vous allez mettre le pied dans le vase de nuit ... qui feraient bien quelques petits sous avec le mirliton qu'ils ont reçus le jour de leur première communion. Las mes plumets ! C'est bien assez de mettre son cul à l'encan sur le marché de la destruction massive de l'emploi. N'en faut pour la gratuité, le don pur et simple. L'ordalie du don, un peu !
Suit la rubrique qualités diverses, centres d'intérêt, langues parlées, écrites, fourrées, avez vous des mômes, comptez vous en faire, quelle est votre appartenance religieuse, émettez vous des opinions politiques. Là j'ai bien remplis à ras bord de produits odorants : Contestations, agitations, happening's, show mc drive, évènements, kermesses, Goûters d'entreprises d'élimination des vieux, débats avinés et pour les mamans j'ai aussi des animations récréatives ayant pour bases pédagogiques d'anciennes pratiques artisanales où l'on fait travailler sa tête en ajustant la dextérité des doigts... à...
Et pour finir, sans queue ni tête, l'avis du lecteur qui parfois est aussi directeur des ressources humaines en milieu pétrolifère :
- Cette chose là, Ordalie du don, c'est pas un chant de Cosaques ? Ca veut rien dire en fait, hein ? Parce que vous faites bien, si ça veut rien dire, de postuler à l'entretien du trône. Poète de cour, va!
Ce long cassage de gueule est tout entier tourné vers Fred et Guil'homme qui, à l'époque où je les rencontrais naviguaient de conserve à bord d'une baleine et venaient de Joinvile à MALF par la voie d'eau des airs. Je les aimais bien ensemble.
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26.02.2009
Attendez vous à Savoir !
Attendez vous à savoir que l'on a retrouvé le gagnant de la super noisette de la côterie nationale !
Attendez vous à savoir que monsieur Dany Boon vient de créer, à partir de poncifs et autres images éculées un petit pactole art-et-essai de 26 trillions de milliards de zillions d'euros monkey money !
Attendez vous à savoir que monsieur Colonna n'est pas corse ni berger, qu'il a été engagé par la prod pour tenir le rôle d'assassin ex-présumé !
Attendez vous à savoir que l'art est encore une valeur refuge, même pour les sans abri. C'est pas parce que l'on a pas de maison où accrocher une croûte que l'on ne peut pas apprécier le prix d'un chef-d'oeuvre de l'ex collection Bergé, lui même ex de monsieur YSL ( je ne le savais même pas, que monsieur YSL était marié !).
Attendez vous à savoir que l'état ne cessera pas de n'être plus rien tant que l'état ce sera "eux" ! Avec nous en assassins présumés. Et "eux me direz-vous, non, ne dites rien !
Attendez vous à savoir que depuis que nos loisirs et le calendrier qui les marque au porte-monnaie-Oh ! Sont organisés par les marchands de boissons énergisantes, nous ne sommes plus sommés que de gésir, tout en continuant d'ovationner César, Molière, Oscar, Valentin, Saint Nicolas, Victoire, Môquet, Charla 'n Co ... !
- Tiens je parie ma roll'ex que celle-ci je ne te l'avais pas encore envoyée en pièce jointe ? Alors tu vois, là, c'est quand Charla et moi on arrive à Fiumicino. Charla fredonne "week end à Rome", le bonheur fou je te dis. Trop top, on a décidé de rester un peu plus. Charla se languissait, plus de nouvelles de Prima Linea ni des brigades rouges ? Ça lui pesait tu comprends, elle est de gauche et moi franchement la France, à un moment je commençais à douter ...
Attendez vous à savoir que monsieur Obama vient de signer le décret qui stipule que l'argent roi c'est fini-fini ! En alinéa, à la loupe on peut s'attendre en y lisant les petits caractères, à savoir que pour nous ça n'a jamais commencé-mencé.
Attendez vous à savoir que le chômage va encore augmenter, chez vous. Mais aussi que la consommation des ménages est en progression constante en vertu de la remise à niveau du coût de la valeur/main d'oeuvre.
Attendez vous à savoir qu'il va falloir consommer plus de ménages !
Attendez vous à savoir que la liste est longue de ces choses et évènements que nous allons devoir apprendre à savoir ! A moins que ...
Bon, aujourd'hui c'est le jour anniversaire de l'abolition de l'enclavage ! Une minute de psylence pour tous et après on envoie les voleurs !
La reine des cor ... La reine des cor ... La reine des cornichons ! Entendez vous dans nos compagnes gémir Séféro ce soldat ?
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Digg
20.02.2009
Made in Suisse
Quand la Suisse pose des bombes ça fait du bruit dans le canton mondial !
En direct de chez madame Sylvaine Vaucher, cette photographe de talent dont je vous ai parlé parfois et qui fait des images pas sages comme... Mais d'une rare poésie (Filez, foncez, allez-y jeter un oeil et les deux et ne vous plaignez pa que la lumière soit forcément aveuglante !), je reçois en lien que je vous dépose ici, en bas quand j'aurai fini d'élucubrer, ce missile tout chaud encore, à la sortie du four que la TSR, télévision suisse romande, alimente de nouvelles explosives. Atteeennnnntion, voici :
A la demande du gouvernement Américain l'Union des Banques Suisses, UBS, a décidé de lever le secret bancaire sur les comptes et leurs détenteurs, qu'elle aurait un peu aidé à frauder le fisc. Frauder le fisc !? Impécunieux mes frères, faites chauffer la poêle à frire l'escroc ! Faites passer mes mignons ! Et merci Sylvaine et merci, merci !
Le lien à présent : http://infrarouge.tsr.ch/#=undefined;vid=10354064
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17.02.2009
Connaissance par les Gouffres
Le titre de cette note je le dois à Henri Michaux dont je suis un acharné lecteur (Gallimard, coll. poésie, en poche) et à monsieur Mouloud Akkouche qui signe sur le site de rue89.fr de forts intéressants articles et qui parfois, modestement, c'est à dire sans que l'on puisse en fouillant sous son nom aller voir quel talent s'y cache, vient ici poser un commentaire.
Les gouffres dont Henri Michaux parlait se trouvaient dans ce que l'on nomme "les états de conscience modifiée", vous voyez sans doute de quoi je veux parler. Pour peu que vous ayez été quelques fois le spéléologue de vos peurs melées de curiosités. De ces Gouffres Michaux ramenait des histoires de peuples (les Meidosem), de civilisations dont il était l'attentif démiurge. A l'encontre du dieu de certains qui peinent un peu à se faire reconnaître de lui, sinon en massacrant tout ce qui bouge, au nom de la "foi". Cette foi dont on dit qu'elle soulève les montagnes, ces montagnes dont il est bon de se souvenir qu'elles accouchent de souris, ces souris dont bon nombre aimerai bien savoir, sans y toucher, avec qui elles ont bien pu coucher pour avoir un enfant de rock star ... Que dis-je, d'Aznar ... Comment ? Du présidnet, soi même ? Ah moi, je n'ai rien dit !
Mais où est passé Michaux ? Pas dans le marigot ! Il est avec plume, "Skieur au fond d'un puits". Ce puits de sciences où les sots ne descendent pas. Mais de quels gouffres saurions nous encore être les découvreurs ? De quelles connaissances pourraient-ils nous armer ? Je me gratte le front du bout du clavier, jusqu'au cortex, sans céder aux spirales de la rêverie qui souvent, écriveur écrivant, plumitif véléïtaire, ce qui ne signifie pas que bien qu'équipé d'une sacrée tête de veau je sois né dans une étable ... m'entraînent élucubrantes loin de mon cher sujet ... Quel était donc mon cher sujet ? La connaissance par les gouffres ? Oui c'est bien cela. Donc chers lecteurs, voici la recette des gaufres telle que me l'a confiée un académicien (académie de billard de la place Clichy, Paris XVIIIe) de mes amis :
Prenez un dangereux énemi de la République, Dominique Strauss Kahn, mais n'importe quel Khan fera l'affaire. Puis délicatement tendez lui le micro d'une radio nationale, radio Paris par exemple et demandez lui de s'exprimer en termes choisis sur l'état de la phinance mondiale. Et là si vous n'obtenez pas au bout de dix minutes de circonvolutions linguistiques un magnifique gauffrage c'est que vous êtes proche de ce que je voulais signifier par, "la connaissance par les gouffres". Ces gouffres de la paupérisation insondable qui s'ouvre sous nos yeux plein de sucre glace.
Personnellement les gaufres je les aime rassies, pour pas oublier ce que mon père me disait : Là, petit, tu manges ton pain blanc !
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13.01.2009
MOI
Afin de lutter efficacement contre l'avenir prometteur du conflit généralisé au proche-orient j'ai après une réunion secrète, fondé le MOI. Cette réunion s'étant tenue au café du commerce et sous l'égide du comité de surveillance de la brève de comptoir, je tiens à préciser que la ligne politique du MOI a été définie selon les critères en vigueur dans toutes les organisations d'élite du type, Alcooliques Anonymes. Ainsi, la liste des participants est d'ores et déjà mise à la disposition de le direction générale de la surveillance du territoire, l'ordre du jour a aussi fait l'objet d'une validation de la part du quai de la gare d'Orsay, voie 2B, attention au départ !
Mais le MOI, qu'est-ce donc ? Ah ! Vaste question à laquelle je vous dois de m'attacher à en clarifier, pour le moins, le sens caché sous ces trois lettres énigmatiques et qui font d'ores et déjà frissonner dans les foyers, l'épiderme de nos chers concitoyens alarmés par la reprise de l'activité économique prévue au premier semestre 2012. Le MOI est un mouvement non-confessionnel d'essence narcissique et apolitique-ment correcte. Il a pour but le maintien total d'un état de droit basé sur l'emploi judicieux des forces armées ayant pour motivation le respect des intérets occidentaux au proche et au moyen-orient. Nous appellerons cet état Israël, pure comodité de langage qui ne saurait induire que nous soyons comme on dit, sionistes. Le MOI par son soutien sans failles à l'action humanitaire mise en oeuvre depuis quinze jours sur le fil du rasoir Gazaoui ... On dira dorénavant que les oiseaux de Palestine gazaouiiiillent. Mais reste-t-il des oiseaux à Gaza ? Question oiseuse ... Le MOI se fait fort de maintenir les prix à la pompe !
Le MOI ne sollicite aucunement votre engagement ni cotisation ni participation à des manifestations n'ayant pour but, le plus souvent que la manipulation des masses par des fractions extrémisssss du terrorismes arable. La terre à ceux qui l'exploitent !
Enfin, que signifient donc les trois lettres mystérieuses ? vous le saurez en suivant le prochain épisode des aventures du MOI !
Prochain épisode des aventures du MOI : Le Mouvement Onaniste Indépendant se prépare à la destruction des infrastructures nucléaires iraniennes, en conséquence de quoi la clandestinité sera notre voile de plomb durcit, en conséquence de quoi nous vous invitons, dans le secret de votre cuisine américaine à la mise en chauffe permanente de votre four à micro-ondes. Ne quittez pas l'écran de votre téléviseur ! Ne quittez pas l'écran de votre téléviseur ! Le premier qu'est prit à faire autre chose, il a un gage !
Et ne l'oublions pas, toutes opinions confondues ! Je collabore, je me sens bien and i feel goooooood !
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Digg
19.12.2008
2009, no voeux !
Sans blague, je dois faire partie des ceusses pour qui la crise et ses adjuvants émotionnels dure depuis 1973. C'est à se demander si la France qui gagne et l'Europe, ce beau rêve de banquiers qui avance au son de "l'hymne à la joe" (Hey joe ! où cours tu si vite ?) ne se construisent pas au mépris de ceux qui y naissent, y passent le plus clair de leur temps à se dire que "demain ça s'ra vachement mieux". Comme le chantait Crabouif 1er et finissent si on ne les expulse pas, par y mourir de sales maladies longues et douloureuses. Vivre ici, sur ce continent qui n'en finit pas de se ranger au son de la voix du plus fort, régulièrement, ressemble à se voir asséner en permanence des vérités toutes faites du genre : Le père Noël n'existe pas ! Serrons nous les coudes ! De l'effort encore de l'effort toujours de l'effort ! Trop d'immigration tue l'éternelle grandeur de la France ! L'éternelle grandeur de la Fronce ? Mon cul ! Disait Zazie.
Allez vous faire élargir à Coblenz bande de crapules briochées et gaffe, au péage de Varenne on fouille le sac à main des dames de petite vertu, d'autant mieux si elles chantent comme des portes de corbillard en surchauffe et se font accompagner par leur royal époux. C'est lui qui porte les paquets, de devises.
Récession ! Nous clament-ils à la suite des chamanes défoncés de l'économie de marché. Récession ! Récession ! Récession ! Qui n'a pas encore fait la queue à l'ANPE, qui n'a pas encore croûter dehors avec pour toute chaufferette le Kil de rouquin à onze degré, qui ne s'est jamais fait sermonner par un trou du culte de banquier à propos du découvert non autorisé, qui n'a pas eu le fisc aux trousses. Un thriller palpitant avec de vraies expulsions et des mômes qui chialent pas pour de rire, qui ne s'est pas laissé piéger par un organisme de crédit véreux, sous le motif que c'était ça, signer en bas, ou crever la honte, qui ... qui ... qui ... Couic ! plus grand monde à présent. Plus grand monde pour croire que c'est du tout neuf qu'on nous donne à voir, à vivre, à avaler comme un poison violent que l'on nous fait passer pour le remède de la dernière chance.
Personnellement la récession ne me fait pas peur ni ne m'évoque autre chose que mes sales jeunes années, passées à jeter des pierres plates dans des gouffres sans fond, si démentiellement profond que même l'échos de mes souhaits ne remontait jamais à la surface du monde. Des voeux pieux, comme on dit.
Mais une chose pour conclure et consolider le sentiment de "hors sujet" que je me fais de ce qui précède. Quelques mots tirés de je ne sais trop quelle rêverie de sans-culotte : Peuples souverains ... Et aussi : Par les peuples, pour les peuples ! Et aussi ... Non rien, ça va passer. Ou alors, peut-être nous pourrions tenter quelque chose comme :
S... démission !
F... démission !
L... démission !
D... démission !
D... (celui qui n'est pas enceinte) démission !
Et les autres ? Tous aller ! Démission !
"Ohé Partisans ! A la balle et au couteau, tuez vite" (in, le Chant des Partisans que j'avais appris par coeur pour le certif. Mais oui je l'ai eu. Papa était content mais tellement pudique. Salut P'pa!)
14:55 Publié dans Test bruit son | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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Digg
14.11.2008
L'ange Claque-des-dents
Tant qu'il s'est agit de l'avoir dans le dos pas un bruit d'aile ne me le signala. On n'a pas d'ange à portée de voix quand on avance courbé, contre vents et marais, les empreintes prises en la tourbe d'un chemin où sans croix on ne gravit que des tas de cailloux sous les hourras du vent bise. Faisons la part des choses, un ange n'est le bien venu qu'aux instants de tourmente qui précèdent la grâce. Mais là point de grâce ni de divin, rien qu'un quotidien de cheval de trait. De ces chevaux dont mon grand-père disait qu'ils étaient au moins aussi stupides que la mort. Il en possédait deux de ces traits que même l'apocalypse laissaient perplexes. Nulle part dans le texte de Jean il n'est fait mention, au sujet des quatre cavaliers, d'un tombereau de fleurs coupées descendant pesamment de Montreuil vers Saint Eustache, au pas de deux lourds palefrois de race percheronne, par la rue de Rosny. A tirer par rues et impasses le lourd tribut d'une hérédité de sans destin fixe, on se fait un sillon de tout au dégoût.
J'allais donc sous le duvet de plomb de mes nuits gazées quand un jour, un jour où le soleil et moi nous évitions de nous regarder en face, je le trouvais là, dans une vitrine du quartier rouge. Il avait l'air de se les geler ferme et proposait des services d'escort girl aux quidam's pour qui l'amour de dieu à un tarif. Je jetais mon barda au pieds de la vitrine et le regardais au travers de la vitre blindée. Entre deux clients-rois il brodait des auréoles aux aisselles de ceux qui suant dans l'effort reproductif font de leur cravates des suspentes pour en finir avec le noeud coulant de la vie morne. Il claquait ... il claquais des ... il claquais des dents.
Un ange a-t-il des dents ? Quand nous aurons fini de nous demander si sexe il y a sous la robe, nous aborderons cette autre controverse et tenterons ce faisant de rendre au vatican sa juste place de lupanar géant. Nous nous faisions peine lui elle et moi, ça se voyait. Alors m'armant d'une barrière anti émeute, je brisais le blindage et la vitre vola en éclats. J'étais à cette époque d'une ardeur peu commune quand il s'agissait de niquer le tabou. Je le saisis délicatement par les ailes, reprit mon barda et les juchais tous deux sur mon épaule. J'avais un ange, un ange qui claquait des dents, un ange enfin et le soleil pouvait bien rôtir toutes les volailles de Marbella à Goa, j'avais un ange et lui ne m'avait pas moins. De ses ailes je ne saurai que dire. Les anges ont-ils des ailes ? Encore, entre vous et moi, une bonne dispute que sa sainteté benoite qui dort lui dans du duvet d'oie blanche pourrait bien faire un peu trembler, la nuit quand mon ange me quitte et brode sur le saint siège des auréoles de tartare.
(A Marie, chère pensée.)
11:48 Publié dans Test bruit son | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
| Tags : poésie, littérature, humeur noirte et ... rose, ump, crise |
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