03.04.2009
Sachons chausser l'échanson en sifflotant
Alors voilà, c'est pas compliqué, c'est une chanson mais y a pas d'air parce que je trouve que d'ordinaire dans les chansons c'est la musique qui empêche d'ouïr à l'aise des choses audibles comme Come On ! Come On ! Come On ! Come On a Baby !!! Twist and shout ! plutôt que des chansons engagées qui font mal à la semelle, celle qui frappe la mesure sur les infra-basses comme "Aujourd'hui on a plus le droit d'avoir froid ni d'avoir faim !". Alors voilà ... C'est pas compliqué mais je comprendrais que vous ne vouliez pas reprendre au refrain, aussi il y a pas non plus de refrain ... C'est une chanson ... Trois ... Quat ...
C'est un homme qui mord un homme qui tue un homme qu'est mort mais ça fait rien, mais ça fait rien. Un homme qu'est mort d'un homme qui tue quand on le mord mais ça fait rien, non ça fait rien ! Car l'homme qu'est mort était mûr, être mordu était son sort mais voici que s'enfuit l'assassin, l'homme qui tue les mur mordus par l'homme qu'est mort.
REFRAIN :
Ô mort me tue ! Ô tue à tord ! ma mue me mord !
Toi que torture la morsure des murs (bis)
Ce petit ceci me vient de ce que je viens d'apprendre que dans l'état de New York un Homme avait tué Treize otages et s'était ensuite donné la mort. Un Homme me suis-je dit, un Homme que devait torturer la morsure des murs.
22:20 Publié dans Relis tes ratures | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : chanson, g 20, politique, otant, nato, littérature rachida dati |
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Digg
02.04.2009
G 20 ? J'y cours !
Oh bah moi j'avais dit j'y vais pas ! On nous snob un peu là bas ! Je crois même que l'on y parle pas du tout de nous, je veux dire en ce sens que nous serions partie prenante de ce qui s'y débat. Rien autour, dans les tables rondes à propos par exemple des deux exploits de Frank Ribéri, la France qui gagne ! Rien sur les résultats du prochain Loto, la France s'enrichit ! Rien à propos de la petite Rachida, retrouvée voilée/violée dans les couloirs du ministère de la justice, la France se féministe ! Rien sur les peines de coeur de nos amis, sur les oeuvres d'art géniales de nos amis, sur les prochaines vacances au Tassili de nos amis, sur la déco de la nouvelle maison de nos amis, la France qui vibre !
Au G 20, sans vouloir faire le mauvais esprit, ce qui se discute surtout c'est de comment on est assez con-con pour y avoir mordu à l'appât de la crise. Bruits de couloirs londonniens :
- Tu crois qu'ils y ont cru ? Quelle bande d'ahuris ! C'est pas possible, ils vont finir par comprendre ? Non non, tu vas voir, c'est que le début. ils sont si bien posés sur leur culte que la couleuvre sera jamais assez grosse pour les empêcher de digérer. J'en reviens pas tout de même, on leur dit mille Milliards et ils répêtent, mille Milliards ! On leur dit, il y aura plus de chômeurs et ils répêtent, il y aura plus de chômeurs ! Attends j'essaie un truc ... Ça me démange trop ! Euh ! Nous sommes des huîtres molles et le grand conchiliculteur doit savoir ce qu'il fait ! Nous sommes des huîtres ... Oh bordel de manche à trouille, j'ose pas le croire !? Je te dis c'est que le début, va falloir construire des chapelles expiatoires, des monuments aux morts, investir dans le fait divers, un homme d'un âge certain, retrouvé ligoté dans la cave d'un paisible pavillon d'une heureuse cité sans issue, ses tortionnaires, trois jeunes bambins dont une petite fille de confession musulmane sépharade d'obédience adventiste, chaque soir lui arrachait un à un les poils des trous de nez. Au prétexte qu'il se refusait à se convertir au bio éthanol... Et aussi faire des pélerinages, vendre du savon fraîcheur du grand soirte, des apparition de la vierge à l'uranium appauvris. Punaise ! Je vois le bénef !
Combien d'entre nous sont invités quand en haut lieu on parle opportunément d'eux et de nous ? Combien d'entre nous se sentent tout à coup tout nu quand ils se rendent compte qu'on leur sert un peu moins la louche, qu'on leur demande pourtant bien leur avis mais que ça fait pas d'effet, que dans le tour de France ils sont toujours sur le bord de la route à grignoter les échantillons de sperme factice que la grande distribution leur jette comme à des singes heureux d'être ignorants. Combien s'en foute un peu de tout ça, parce que chez eux l'on meurt déjà d'abandon. Il faut dire que Vingt ou trente ans de narcississisme libidineux ne nous ont pas mis dans la disposition de penser autrement qu'en terme d'emballages à recycler. Quoiqu'il en douille de cette aventure, entre le G20 à London et la réunion de l'OTAN à Strasbourg ville sécurit TM, l'Europe se prépare lentement une retraite de base arrière du capitalisme reconduit dans ses prérogatives guerrières et nous entrons enfin dans l'an 2000 ! Ça fait Cinquante ans que j'attends ça, j'ai eu peur que ça se fasse pas.
Ce qui me reste de cervelle, je le mets dans le container jaune ou dans le container bleu ? Pasque moi, j'aime la planète !
17:09 Publié dans Relis tes ratures | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
| Tags : politique, crise, g 20, merkel, sarkozi, obama |
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Digg
18.11.2008
Twist and shout !
Chauffés à blanc, les circuits imprimés de nos consciences font dans l'artifice, le feu Saint Elme court de vigie en vigie mais nul d'entre nous n'y voit l'incendie dans lequel nous périssons sous des chaloupes renversées. Certaines connections n'opèrent plus. La puissance des forets nous est devenue meurtrière. Le grand désert des océans engendre des défis risibles, au milieu des lacs notre langue enfle, la soif nous tenaille. Les plaines croupissent, nous prostituons l'or arraché du lit des fleuves. Les collines, les sommets abrupts mènent aux vallées où l'homme redoute la pluie. Où l'homme abandonne l'horizon à mesure qu'il creuse plus profond dans l'acidité des tourbes, de petites unités de survie, des caveaux des niches, un espace pour l'espèce qui piétine le ciel, courroucée qu'elle est de n'être plus du divin fait chair.
Nous partions de rien, l'amour hypothétique d'un homme et d'une femme, un carrefour dessiné pour nous seul où deux routes incertaines formaient l'ombre propice à notre épanouissement. Deux routes que nous finissions par nommer, vous savez comment. Un carrefour où pour peu que l'on en parte pour suivre l'incréé, notre propre chemin, il était toujours possible d'en conserver la géographie rêvée. Ce rien était le savoir. L'intime nous le conservait comme une herbe folle au milieu des pavés que nous finissions par ajuster partout où le vide transgressait la nécéssité de l'agitation fébrile. Nous étions devenus "L'homme aux semelles de vent", cul par dessus tête !
Nous partions de rien et de ce rien nous avons fait une sorte d' "éléphant Célèbe", un peu comme celui de Max Ernst. Dans les orbites d'acier riveté nous avons greffé deux caméras infra-rouge. Vous savez pourquoi les éléphants de la blague ont les yeux rouges ? C'est à cause du fait qu'en tentant de se planquer au milieu des fraises des bois, ils abandonnent le bien commun (Nous ne sommes rien, soyons tout !). Et nous nous sommes assis dans les palanquins, ballottés, riant, frissonnant, hurlant de joie débile à l'approche des gouffres. Et quand nous franchîmes enfin, au bout d'un lent hiver, les Apennins et que nous vîmes les brumes montant du Potomak, l'empire déchaîna au dessus de nos têtes un enfer de guitares saturées, de charleston tranchant comme la lime à ongles de la veuve Capet, de voix froissées comme les ailes d'un papillon survolant les réacteurs de l'injonction à hurler à notre tour. Hurlons !
"Come on ! come on ! come on baby !
Come on baby !
Twist and shout !
Twist and shout !
(Les Beatles, concert au Shea stadium)
Je marchais au ciel. Mais ma tête elle reposait sur les genoux de ma grand-mère assise dans la sagine.
09:04 Publié dans Test bruit son | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
| Tags : politique, littérature, poésie, g 20, nations, bush, obama |
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