13.01.2009
MOI
Afin de lutter efficacement contre l'avenir prometteur du conflit généralisé au proche-orient j'ai après une réunion secrète, fondé le MOI. Cette réunion s'étant tenue au café du commerce et sous l'égide du comité de surveillance de la brève de comptoir, je tiens à préciser que la ligne politique du MOI a été définie selon les critères en vigueur dans toutes les organisations d'élite du type, Alcooliques Anonymes. Ainsi, la liste des participants est d'ores et déjà mise à la disposition de le direction générale de la surveillance du territoire, l'ordre du jour a aussi fait l'objet d'une validation de la part du quai de la gare d'Orsay, voie 2B, attention au départ !
Mais le MOI, qu'est-ce donc ? Ah ! Vaste question à laquelle je vous dois de m'attacher à en clarifier, pour le moins, le sens caché sous ces trois lettres énigmatiques et qui font d'ores et déjà frissonner dans les foyers, l'épiderme de nos chers concitoyens alarmés par la reprise de l'activité économique prévue au premier semestre 2012. Le MOI est un mouvement non-confessionnel d'essence narcissique et apolitique-ment correcte. Il a pour but le maintien total d'un état de droit basé sur l'emploi judicieux des forces armées ayant pour motivation le respect des intérets occidentaux au proche et au moyen-orient. Nous appellerons cet état Israël, pure comodité de langage qui ne saurait induire que nous soyons comme on dit, sionistes. Le MOI par son soutien sans failles à l'action humanitaire mise en oeuvre depuis quinze jours sur le fil du rasoir Gazaoui ... On dira dorénavant que les oiseaux de Palestine gazaouiiiillent. Mais reste-t-il des oiseaux à Gaza ? Question oiseuse ... Le MOI se fait fort de maintenir les prix à la pompe !
Le MOI ne sollicite aucunement votre engagement ni cotisation ni participation à des manifestations n'ayant pour but, le plus souvent que la manipulation des masses par des fractions extrémisssss du terrorismes arable. La terre à ceux qui l'exploitent !
Enfin, que signifient donc les trois lettres mystérieuses ? vous le saurez en suivant le prochain épisode des aventures du MOI !
Prochain épisode des aventures du MOI : Le Mouvement Onaniste Indépendant se prépare à la destruction des infrastructures nucléaires iraniennes, en conséquence de quoi la clandestinité sera notre voile de plomb durcit, en conséquence de quoi nous vous invitons, dans le secret de votre cuisine américaine à la mise en chauffe permanente de votre four à micro-ondes. Ne quittez pas l'écran de votre téléviseur ! Ne quittez pas l'écran de votre téléviseur ! Le premier qu'est prit à faire autre chose, il a un gage !
Et ne l'oublions pas, toutes opinions confondues ! Je collabore, je me sens bien and i feel goooooood !
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Digg
09.01.2009
Une ! Dent !
Quand on a une armée, une grande et belle armée composée, outre le matériel, un des plus sophistiqué de la planète, de citoyens et de citoyennes extra et intra muros, de volontaires et d'appelés (suivez ma plume, please !) dont on ne peut pas croire que la conscience politique ait été laissée en friche avant que de leur confier la défense de la souveraineté d'un petit pays légendaire, assez récement construit au proche-Orient, on se doit, croyais-je, d'en faire l'exemple même de ce que je pensais être l'armée du peuple, par le peuple, pour le peuple. Une armée au service du juste et éventuellement du faible. Je m'a gouré !?
Oui et bien profond !
Il est écrit quelque part que face à l'armée des Philistins (page 468, Chroniques 10 de la bible de ma mémé Madeleine, RIP) et lors même que la bataille semblait perdue on laissa s'avancer un tout jeune homme armé d'une fronde. Un jeune homme qui plus tard, fort de son audace devint roi et entra dans sa capitale en dansant et jouant divinement la musique qui l'accompagnait, monsieur Olmert danse-t-il ? Monsieur Barak joue-t-il de la harpe ? Le général Sharon a-t-il quelques talents pour la poésie lyrique ? Non ? Alors seul un comptable attaché au décompte des pertes humaines chantera les louanges de leurs combats de meurtriers. C'est triste de clore une carrière dans la peau de qui confond la vie de son peuple avec la quantité idoine de munitions à machiner pour lui assurer la dose juste d'insécurité qu'il faut aux gouvernants pour leur permettre de l'asservir à leur politique de héros de la boucherie. Bombes au phosphore ... missiles à l'uranium appauvri ... Allez demander aux irakiens à naître ce qu'ils penseront de ces derniers et des ordures sur qui on a déversé tant de bon argent pour qu'ils les mettent bien au point, juste ce qu'il faut. Nitro ni pas assez.
Ce jeune homme dont le Livre dit qu'il était beau, peut-être plus que son dieu ? C'est un point de vue personnel, j'ai toujours trouvés les hommes plus beaux que leurs dieux... S'avança face au Géant Goliath et dans son lacet de cuir enchâssa une pierre ... Une pierre dites vous ? David est donc l'inventeur de l'Intifada ? Mais non Fada, David était sémite et les palestiniens eux ne le sont pas où alors on nous abuse !? On nous abuse ? Alors, je ne suis pas antisémite ? Juste un peu anti-cons, à peine ! Goliath le toisa, enfin vu sa taille le tiers-jaugea et soupirant sans doute se porta vers lui un brin de mépris dans le regard et un brin de poutre dans l'oeil. La suite vous la connaissez, la pierre sous l'impulsion innocente du bras de David, vola et s'écrasa sur le blindage du char lourd, ce qui incita le haut-commandement des Nations Unies à "Wait and see !" et les généraux Philistins à faire donner l'artillerie lourde, les hélicoptères apache, Quelques F17 et au large un ou deux croiseurs lanceurs d'engins pyrotechniques. Pas de bon évènement médiatique sans bouquet final !
A ça, beau phraseur et demain que fais-tu ? Demain je m'en vais soutenir le bras de David car je veux moi aussi voir les enfants de Palestine, tous les enfants de la Palestine entrer en la capitale de leurs existence en dansant au son de la musique du silence des armes enfin remises à la rouille, comme le dit si joliment monsieur Leforestier dans sa chanson "La rouille".
Demain, j'y suis, je manifeste en faveur, non pas de l'arrêt des combats, il n'y a pas de combat quand d'un côté Goliath s'avance pesamment et que de l'autre David n'a plus le temps de choisir la bonne pierre. C'est important le choix de la pierre quand on tire au pigot. Mais en faveur de ceux qui ne veulent plus se laisser dicter la loi par des marchands, des marchands du temple. Ceux là même qui ici aussi nous préparent à la guerre en assassinant ailleurs.
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Digg
06.01.2009
Noirte voit rouge
Non, je m'avais dit NON ! On en parle pas, pas la peine, on s'en tape, RAF, RAB, RAS, RAC, rien à braire ! Rien à foutre ! Qu'ils y crèvent tous la bande à Gaza. Nous les juifs, on les a assez endurés, les sales estiniens ! Quon nous laisse ahaner en paix, les pieds bien campés dans les charniers, nos prières de peuple élu au suffrage oligarchique. C'est nous qu'on a souffert, nous seuls, en Europe. Tu te souviens pas ? T'étais pas né ? T'es anti-sémites ? Tu la veux sur le coin de ta gueule de goy ? Ma parole, au nom de mon dieu unique, ferme la, tu fais peine.
Vous voyez ! je l'avais dit, on en parle pas, chut et silence dans les rangs. Ça va pas durer cette escarmouche et pis si ça dure les journalistes nous fourniront les craies et le tableau noirte pour qu'on y fasse des bâtons, un par cadavre d'enfant et au bout de dix, on barre et on recommence. C'est comme ça qu'ils devaient faire à Birkenau, sinon comment qu'on saurait que seuls, nous les juifs on y a enduré le martyr extrème, le fin du fin du massacre, le nec de la repentance pour vous, le petit plus qui fait la différence entre nous les juifs et les autres, vaguement humains. Les palestiniens ? Vaguement humains. Les migrants affamés ? Vaguement humains. Les enfants prostitués ? Vaguement humains. Les pauvres ? Vaguement humains. Les ouvriers jetés aux ordures ? Vaguement humains. Les vieux dans les mouroirs ? Vaguement humains. Passons !
La décroissance passe par le massacre des populations non-consommatrices. Tsahal vaincra ! Comme toutes les armées de terroristes finissent par avoir le dessus, parce que la force est notre droit et que ça n'est pas bon de trop stocker les gaz, les missiles, les avions, les hélicoptères, les fiers combattants de nos droits à pourrir depuis 48 les relations avec nos ex-colonies du proche et du moyen orient. Encore un effort et les accords de paix se signeront d'une main leste, celle qui frappe au check-point le front de la jeune femme qui refuse de répondre aux soldats de Tsahal.
NON ! J'en ai pas parlé. Je m'avais dit NON ! Et pis la honte, vous savez ? La honte de savoir, tout en fermant sa gueule. Vivre avec ça ? Pas possible !
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Digg
05.01.2009
Pas de quoi !
Bon alors, on a été à Bethléem avec nos dons, des hardes qu'on ne mettrait jamais, les jouets pas frais dont les gosses ne voulaient plus, pour rien au monde, diverses bricoles dont on s'était entiché pour cause qu'à ce prix là, franchement il eut été sot de se priver. On est généreux ou on ne l'est pas ! Et pis on est bien vite revenus, parce que là bas ça sent un peu le bébé roussi, démantibulé vagissant de tympans percés par les explosions en séries.
- Vous amalgamez mon ami, Bethléem n'est pas Gaza !
Certes, certes ! Mais comment être bon chrétien si l'on a pas à l'âme la permanence des sirènes d'alarme et les images de la guerre faite aux enfants de la Palestine. Il faut au moins être Pape pour continuer à faire des voeux pieux et à prodiguer aux mourants des conseils de bonne morale. Nous ne le sommes pas, pas plus que la foi d'un viellard proche de se venger de tout ce qui lui survivra, n'est le porteur d'un message de paix. Il n'est qu'une morale par les temps qui finissent, celle des vainqueurs et de leur bon droit à vaincre par le feu et l'acier des missiles, la hargne vindicative de ceux qui en face galopent dans les ruines, le corps de leur enfant démembré serré contre la poitrine.
Puis on est revenu, protégés par les casques bleus, pour se mettre les pieds sous la table. Quelle idée aussi de faire naître un prophète dans un de ces pays qui ne jure que par notre perte ? L'empire a du bon pourtant. Il permet l'acheminement des touristes vers les pistes enneigées, l'arrivage des huîtres, la bonne tenue du foie gras, la baisse inespérée des prix du carburant, le remplissage en sable fin des hôtels de passes en Asie. Tintin se régale et Miloud confectionne des bombes à l'aide d'os à moëlle. L'économie de marché fleurit les cimetières et le froid nous fait aimer la guerre. On est revenu, pour le nouvel an on s'est un peu lêché la frite, bourrés de bon sentiments puis on a tiré les rois, à bout portant et en titubant. Ah ce qu'on était heureux en se comptant parmi les survivants. C'est toujours toi qu'a la couronne ! Bien que nous devions un peu nous l'avouer, il n'est pas si simple de se survivre, en temps de paix factice.
Noirte est mon humeur ? Au milieu de toute cette vie en rose chair tuméfiée, c'est un minimum, non ? Au fait, ça fait combien de temps que l'on crée ici de la misère en faisant la guerre aux pauvres d'ailleurs ?
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Digg
31.12.2008
Aglaë et Sidonie
"A tous les enfants qui sont obéissant nous allons dire au revoir en partant ! Au r'voir les amis nous rentrons au pays, au pays d'aglagla et synonymes !"
C'est à peine si nous avons vu l'an nous passé dessus, ombres dont nous ne garderons que des images de chasses traversant le maigre des récoltes, le peu qui restait à moudre dispersé par la machine à résoudre notre seul problème, la surpopulation occasionnée par la démultiplication des masses étrangères. Mais qu'importe nous voilà à deux doigts d'en recevoir une autre, une autre année. Un autre habit neuf mais sans poches. Les calendriers ont ceci de commun avec les cendriers, nous leur trouvons une utilité, nous les gardons pas loin de nos combustions quotidiennes, nous décomptons le résidu et pour finir nous nous débarrassons de leur contenu en arguant du fait que tout de même, un calendrier plein à ras bord de tant de cendres et de rêves mégotants, ça fait un peu dégoûtant dans le paysage de nos voeux.
Tous mes voeux s'approchent de ceux à qui je souhaite le retour des rires et une lucidité de falot dans la nuit, au travers des gangues. Et comme des oiseaux de malheur nous ne sommes jamais certains qu'ils sonnent l'alarme, je fais des voeux aussi pour que les plus hautes branches, la cîme, les altitudes fassent aux hommes déshumanisés un horizon sans trève. Puisque de trève il n'est plus question et que d'horizon nous nous privons en verrouillant l'huis et la coutume.
A tous un temps de résistance. Le temps d'aimer.
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Digg
04.09.2008
Imitation Ltd
On rêve ! Réveillez nous de grâce ! Secouez moi comme un sac à puces ! Ne nous laissez pas comme des entonnoirs à la merci de tous les gavages ... Par pitié, je veux rire aussi de l'aveugle, de l'indigent, de l'immigrant retrouvé calciné parce qu'il voyageait dans un four à micro ondes assemblé au Sahel et tombé à la mer entre ici et là, exactement au bord des eaux territoriales du sous continent européen ! Je veux ne plus me soucier du bon argent qui passe au loin, au dessus, au dessous, au travers de moi comme si j'étais la partie invisible de la machine à le produire, à le reproduire, à l'enfler de zéro dont la mathématique musulmane de l'époque où les chrétiens n'étaient que des porcs avides de linge fin, aurait été bien inspirée de ne pas le propager comme une possibilité de mystique à la gloire des cendres du capitalisme génocidaire.
Je suis l'invisible. Je suis l'incalculable hormis en terme de dettes aussi variées que les mauvaises herbes dans un champ d'épis de maïs clonés. A perte de vue je suis le contentement de l'ordre jaillit de la peur indomptable et consommée au comptoir, à la bonne franquette, entre amis de longue date. Il faut une généalogie, m'entendez vous ? Un arbre enraciné dans un sang unique et dont les fruits ne tombent jamais dans le fumier de l'invisible car l'arbre seul est à même d'apprécier la saveur et le jus et la pulpe de ce fruit là. Vous ? Moi ? Non ! Vous ne sauriez pas, vous saloperiez ! Vous n'êtes pas assez ... comment dire ? Trop vain en vos dimensions contractées; Êtes vous assurés sur la vie ? Êtes vous bien certain que lorsque, une dernière fois avant d'aller vous coucher, vous fermez la porte, que la lumière divine qui encense le réfrigérateur du dedans s'éteint bien du même sommeil, pesant comme le votre ? Avez vous pensé à stoker les PACS d'eau minérale ? Non, pas plus vous que moi ne saurions goûter comme il sied du fruit de la réalité. Êtes vous si certains que les soldats soient fait pour faire la guerre, pour tomber dans des embuscades et mourir bêtement ... Meurent-on autrement ? ... pour qu'une larme patriotique tombe au top départ sur la vitre de votre écran ? Ne sont-ils pas plutôt là pour la pacification et les opérations de police. Et pour revenir sains et saufs juste à temps pour que les veuves et les orphelins aient eux aussi un peu le droit de contempler le fruit?
Je ne connais pas le titre d'un seul roman de la rentrée, pas un film de l'industrie pharmaceutique qui m'ai fait depuis trois ans otage d'une salle obscure, mon ticket d'entrée à la main; De fait, mes prostituées étaient de chair et souvent d'une beauté toute sentimentale, Elle m'alpaguaient au coin de la honte, elles me lavaient le sexe, posaient le billet plié à coté du revolver dans le tiroir de la table de nuit puis s'écartaient devant ma queue incertaine et mon envie de parler de tout et de rien. De fait on peut sugérer au producteur de l'industrie hypno pédagogique de se passer de ces longs défilement génériques qui marquent la fin de ce qui ne cesse pas de ne pas débuter. Un film d'auteur ? Mais où est donc l'auteur ? Pas une chanson qui ne m'ait changé l'oreille en un nid douillet où plus de Piaf mais tant de perroquets. M'inviterez vous à débattre pourtant de madame Angot qui est à l'écrit ce que l'opérette est à l'orage. Oui ? Faites moi ce plaisir, je suis sans pareil dans le discours sur le vin, le sexe, la douleur, la joie, la filmographie des Sarkozi ... Saviez vous par exemple que c'est le grand oncle par alliance de Nicolas qui entraina Vanzetti à avouer que oui, c'était eux les purges staliniennes, que oui les bolcheviks mangeaient les enfants de pédophiles, que oui ils voulaient dominer le monde par la mode, en hiérarques gay et affranchis, que non le fruit n'était pas tout à fait mûr et qu'il faudrait repasser aussi pour les congés payés...
Quand ève s'avisa de la situation et jeta un coup d'oeil au modèle sans défaut qu'on lui avait attribué par les mânes de la génétique appliquée à son plus haut niveau d'illusion, elle éprouva une légère angoisse qui lui fit prendre aussitôt rendez vous avec son psy. Ce dernier, fort peu soucieux de l'état réel de ses patients lui fourgua une gélule mais en dame du monde, ève se méfia. rentrée au logis elle la glissa entre les lèvres sirupeuses de l'omni-beau, au moment où, de sa verge à peine rôdée, il tentait de lui farcir la narine gauche tandis que la lampe de chevet jetait au plafond (et oui dans le jardin d'Eden, comme partout il y eut un plafond, pour les idées noirtes ! vous m'inviterez.) les ombres d'un avenir plein de bruits, de fumées et de clameurs, un avenir de finale de coupe du monde de foot ball, un avenir plein de jaloux et de spécialistes de la résiliation :
- Tiens mon loup ! croque çà ! Et lui qui n'était rien d'autre que ce que l'on avait bien voulu lui dire, croqua ça et des poils lui vinrent au menton et son haleine devint vineuse et il pua tant que l'on créa pour lui et elle des gammes de parfums aux délicat fumet de gas oil et que tout à coup, levant les yeux et à 360 ° il s'apperçut que cela faisait bien 2 pleines heures qu'ils étaient coincés au péage de Fleury en Bière. Taisez vous les enfants ! Tiens passe moi donc le vaporisateur !
Réveillons nous ... de grâce !
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Digg
02.08.2008
Un clou
Ils se croisent et s'ignorent. Sur les même rubans d'asphalte, dans les même stations services, sur les même aires de repos, au sein de la même folie meurtrière. Les uns sont cuits, la bagnole est pleine de ce tas de trucs sans lesquels on est rien qui vaille aux yeux des voisins. La bagnole fume mais avec l'éco taxe on est bien persuadé de faire du bien à la planète, cette planète qui va de Palavas à Joinville le pont, pour le reste on ne sait pas trop, on s'en fiche. Déjà trois cent kilomètres de bouchons annonce la presse fébrile qui chaque année nous informe qu'au péage de Fleury en bière, c'est rouge comme le sang Irakien ! L'Irak ? C'est où ça ? Je ne sais pas, attache ta ceinture et tiens toi un peu tranquille ! Les autres ont la pâleur d'une année d'angoisse et de stress, une année de plus sur le calendrier des catastrophes inévitables. Une année que les derniers congés payés ont pour but de voiler d'un bronzage hypocrite mais bien mérité.
Ils se croisent et s'ignorent. Mais une chose qu'ils n'ignorent pas c'est que cette fois encore le prix à la pompe vient de pomper le budget vacances et qu'il va falloir penser à massacrer un peu au proche orient si l'on veut, comme on se l'est promis sur le parking du supermarché du camping, se revoir l'année prochaine. A l'année prochaine alors ! Sans faute !
Massacrer un peu ? Comme tu y vas ! Comme nous y allons, voulez vous dire ? Car pas un de nous, entre deux ivresses estivales ne peut plus ignorer qu'il va nous falloir faire le plein, après avoir largement pompé dans le sang irakien, à l'aide de sang iranien raffiné (vieille civilisation oblige). Oui mais ma voiture est équipée d'un pot catalytique ! La mienne je l'ai fait réviser ! C'est comme la mienne, j'ais fait changer le filtre à gas oil ! En tous terrain, tout va bien !
Dans le fond c'est une aubaine car les même journalistes qui nous vendent du fait divers, l'été est pauvre en vraies bonnes nouvelles : elle tue son bébé et le fait brûler sur le réchaud de la caravane ! Le meurtre du petit Paul Louis enfin élucidé ! L'Irlande soumise à de fortes pressions ! Nous disent à présent que c'est confirmé, de sources sûres : L'Iran veut rayer notre état d'Israel de la carte ! Oh mon dieu ! Les ignobles ! Sales ara... Ah pas d'ara... en Iran ? Bombardons tout de même ! Il n'y a pas de fumées sans feu.
Et toi tu ne pars pas ? C'est triste, non ? Non, ça n'est pas triste, car quand on se souvient que la terre est ronde il suffit d'attendre que vous reveniez, avec des souvenirs innocents plein les valises. Des souvenirs qui vous paraîtront bien amers quand, comme à l'habitude vous vous rendrez compte que sans vous rien ne change et que votre patron vient de décider que le chiffre d'affaire est bien meilleur quand vous êtes partis en vacances...
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Digg
24.03.2008
Fidèles
A qui ? A quoi ? A quand sommes nous fidèles ? Des quais de gares, des pas de portes, des halls d'aérogares, des bouts de trottoirs, des carrefours se souviennent de nous, une main levée, agitée par l'au revoir dont nous ne savons pas si il est certain, dont ne ne voudrions pas être celui qui reste immobile tandis qu'autour crient et s'envolent les voix de ceux que le vertige du voyage emporte à la vitesse qui fait que le regard se retrouve à errer. Les chiffres de l'horloge annoncent qu'il est l'heure de rentrer mais rentrer où ? Alors on va prendre un café au comptoir du buffet de la gare et l'on s'invente une bonne raison de remonter le temps jusqu'à l'heure où à la porte trois petits coups ont frappés le coeur. C'est toi ? Tu as fait bonne route ? Quel temps n'est-ce pas ? Tiens, donne moi ton sac... Te voici enfin.
Je lis que l'ignoble sacerdotal se rengorge, 142 % des français avouent leur relation incestueuse avec Dieu. Ils se sont réveillés il y à peu avec un crucifix planté là où je crois et par conséquent se disent, moulins parmi les flatulences, qu'il y a encore du grain à moudre. Il y a du nom propre parmi eux, je n'en veux citer aucun car dans leur république de zoophiles, je ne vois pas plus d'humanité qu'il y a d'innocence fraternelle sous les sépulcres blanchis de la parabole. Pas de noms pour ceux qui font le choix de couronner d'épines les victimes de leur ignorance crasse. Dieu qui n'existe pas doit les aimer d'autant mieux qu'ils ne sont rien eux même que de sales petits fouteurs appointés par le régime. La france, ah ce pauvre mot, pauvre de sens, pauvre en beauté, pauvre en sonorités, pauvre... La france s'élève à nouveau à hauteur de l'autel ! Et l'autel est à nouveau comme ce billot de bois où mon père le dimanche matin saignait la volaille. Serons nous encore une fois cette volaille ? Voulons nous encore qu'au nom de l'immanence le séculier sacrifie le fragile ? Oui nous le voulons car quand le porc porte le ciboire et l'élève au dessus de nos fronts bas nous ne saurions lui répondre au nom de verbe créateur qu'en grognant et en buvant le sang de nos semblables.
Quel désert ! Quel désert avons nous fait du jardin où la Liberté ne pliait pas et ce quelque soit le son de la cloche qui cherchait uniquement à couvrir le son de nos voix heureusement désordonnées.
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Digg
23.03.2008
Mol du blog
Mon ami Mol du blog, qui de petite noblesse est passé en deux siècles et des brindilles à l'état latent d'un statut social métaphorique me signalait hier au soir, alors qu'accompagné de ses soudards il passait par ici pour me réclamer la taille, la gabelle, le cens, l'impôt sur le rendu, la corvée et autres joyeusetés qui font que lui et moi sommes par le fait les deux faces d'un même denier usé jusqu'au flan, cet article de journaux sibyllin à propos d'un sous préfet du nom de Guigue (libé en ligne).
Guigue dégoise ! S'emportait-il. Avec Mol tout ce qui ne peut être consommé sur place par ses soudards, c'est à dire les petites bonnes, les valets, les trous de serrure, le cul des vaches maigres et caltera... Se doit d'être emporté. Mol est sans concession, ce qui ne l'empêche pas d'avoir pignon sur zone et enseigne dans la grande distribution. Guigue, mon doux saigneur ? Mais qui donc est Guigue ? Ah çà roture de fond de bidet, vous l'ignorez donc ? J'ignorationne mon prince, c'est dans mon état et je dois avouer que je me sens ce soir un tantinet comme à l'étal d'un boucher letton. Un peu équarris, voyez vous. Il importe avec Mol de faire à l'imitation de la petite Gretel du conte, l'offrande d'un os rongé afin de conserver quelques reliefs pour une éventuelle visite inopinée de sa part. Mol aime à s'en revenir souvent. Mol est mélancolique.
Guigue, triste manant, écrit des insanités sur l'état d'Israel. Des histoires de sniper, de torture, de pratiques assez peu dignes d'un grand état occidental niché au coeur du proche orient. Mais Mol vous m'alarmez ? L'état d'Israel serait à ce point dans un si triste état ? Pis, pauvre hère. Nous courrons là bas un très grand danger, c'est voyez vous une guerre de civilisations que nous menons contre ces... ces... Ah mais à quoi bon les nommer ! Tristes peuples en vérité que ces hordes dépenaillées qui se réclament du livre sans avoir jamais rien lu des oeuvres de notre présidnet !
Mais las ! Guigue a été châtié, limogé par son ministre de tutelle et l'honneur de la république est encore une fois sauf. Il ferait beau voir que nous regardions les israélien en tant qu'ils pourraient être des palestiniens comme les autres. Tel n'est pas la cas, vous en êtes d'accord n'est-ce pas ? Mais qu'est-ce donc que ce kilo de patates que vous celez là au regard de mes ch'tis ? Vous savez bien qu'ils sont grands pourfendeurs de pommes frites ! Allons levez vous et passez moi l'économe. Mais... Mol, çà n'est que de la belle de fontenay, de la chétive, de la ratte, pas de quoi faire un ragoût, à peine pour les cochons... Vous avez donc des cochons ? Non Mol non... Bon, prenez donc ce porcelet, je vous l'offre. Mais vous me saignez grand ami !
Ci fait, j'en suis d'accord, l'illettruisme est le ferment de révoltes bien peu amènes et il en va de la survie des arts seconds que nous portions le fer et le feu au sein même de ces peuplades, comme nous le fîmes en rasant Babybell avant que n'en émerge la bête à deux dos ! Voulez vous un peu de ketchup avec les frites ?
Voyez vous il est bon aux égarés que nous sommes d'avoir pour ami un homme tel que Mol du Blog. Il glisse avec grâce une main délicate dans le fond de vos poches tout en veillant à ce que vous ne pensiez de mal de l'ignoble vertu que par aileurs il professe. Voulez vous que Mol après qu'il ait incendié la chaumine où Hansel faillit rôtir, il y a des siècles de cela, passe par chez vous ? Il y est déjà ? Je suis bien content que nous ayons les même fréqentations !
Quand à Guigue, il ne lui reste plus qu'à retrouver la couture du pantalon et à y poser le petit doigt. Hamp dé ! Hamp dé !
Joyeuses Parques !
11:47 Publié dans polytiques | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
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Digg
16.03.2008
L'air de rien
Comme chaque matin j'ouvre la boite de Pandore, d'autres promènent le chien, d'autres encore s'éveillent étonnés et étonnées que le doux qui cette nuit avait l'appétit d'un anthropophage mal élevé, n'ait pas fuit le jardin de la nuit en emportant loin les fruits noirs et roses qui ne mûrissent qu'au paroxysme de la joie, d'autres, mais ceux là quel est leur douloureux secret ? se tournent et se retournent dans les draps et poussent devant eux, comme un emballage déchiré, le jour qui pourtant est là, depuis au moins une demi heure, à faire des pieds et des mains par l'entremise des cris des oiseaux. J'habite un grenier délicat comme une carène renversée, quille au ciel et entre les solives et les plaques du plafond, qui n'est pas plat, vit un équipage de piafs indisciplinés et armés jusqu'aux dents de courts sabres d'abordage. Tailles haut ! Tailles haut dans le ciel ta part d'éternité.
Aujourd'hui je vais m'enquérir de quelques branches de buis. Il n'en pousse pas dans le jardin. J'irai donc les dérober chez un voisin dont le chien, ayant "faits ses besoins", faire ses besoins ? Ah parlez moi d'obscénité ! n'aura que fiche de me gueuler dessus et éventuellement de me mordre. Les chiens ignorent les rameaux comme nous ignorons si les chiens parlent encore librement avec Dieu. Je parle des vrais chiens, ceux qui ont comprit le ridicule d'avoir à se tenir droit, les pieds pris dans d'horribles chaussures de sport et d'avoir, c'est compris dans le forfait, à éructer le Samedi dans les stades des chansons aussi connes que des hymnes de vestiaires. Avec mes quelques branches je me rendrai dans une église, je regarderai l'air las du prêtre tentant de nous faire remarquer que Jésus fidélité du coeur (son nom de compagnon charpentier) n'est pas rentré lui à Jésusralem en 4x4 et que par conséquent le propriétaire du SUV immaculé 1959 SB 12 est prié de déplacé son véhicule qui pour l'instant bloque l'accès au tabernacle ! Puis je plongerai le feuillage dans l'eau, puis mes mains, puis mon visage... Non je ne confonds pas les bénitiers avec les bains douches ! Pas toujours. Et j'irai voir la famille, la haut, au cimetière à Montreuil. Là où les BeuhBeuh, ceux qui se sont offert la mort de la classe ouvrière en rachetant à prix d' excréments toutes les petites maisons d'ouvrier, vivent repus et jouissent bourgeoisement. Et qui iront crever à Romorantin. Vu que et malgré leurs airs d'affranchis au tarif en vigueur, c'est là que les attend la pharmacie de papa.
Mais qu'y a t-il ce matin dans la boite de Pandore ? Cette phrase entendue hier à la radio. Une émission où était invité un réalisateur Israélien dont le film il y a de çà quelques temps, relatait la vie d'un groupe de jeunes soldats défenseurs d'un fortin abandonné par la stratégie, qui est mais je peux me tromper, de la tragédie mise en strates. Je cite : "De toutes les façons dans un conflit ce sont toujours les pauvres que l'on envoie au front."
Les pauvres ? Alors donc ce dernier poilu (?????) que nous venons de perdre d'une balle elle même perdue dans l'espace temps était un pauvre et qui plus est un immigré, un de ces sales ritals... Un immigré qui aura jusqu'à la fin de son combat évité de justesse les camps de rétention. Immigré mon frère, mon doux ami, voici la solution à tout tes soucis, meurs donc pour la patrie !
La douleur est-elle politique ?
08:19 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
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