29.04.2008

Eternellement morne

La lutte est inégale, je l'avoue et  perdue d'avance mais nous faisons assez bien semblant, alors continuons à lever le poing sous les quelques mètres de purin qui couvre tel un ciel de printemps boueux,  notre entendement. Nous rêvions de justice pour tous et c'est de justesse que nous franchissons les es-carpes et les fossés de la vie "moderne". Toute aussi moderne j'imagine que celle des peuples ravagés d'empire débraillés. De justesse mais pas tous. Retournons nous un instant... Ah mais un-tel, comment l'appelions nous déjà ? Machin ? Machin est mort hier d'un cancer, la maladie des cobayes. Et celle ci que nous croisions chaque matin et qui avait l'air, son petit sac de médocs à la main, baveuse légèrement, assise sur le banc où nous aurions dû nous poser plutôt que d'aller engraisser les rouages... elle... L'ambulance est venue cette nuit, elle se taillait les veines... parait-il. "Il séquestrait sa fille depuis 24 ans..." Ce monstre, un autrichien, un ex dénazifié sans doute ? La combinaison de Laure l'empêche d'avoir des orgasmes de poisson rouge ! Votre toute nouvelle connexion "oui fils" est enfin disponible ! Faut-il encore étaler cette Géhenne ? Faut-il encore ajouter à l'aveuglement, des prises de positions politiques ? Faut-il, non contents de vivre en ridicule ersatz d'humanité perméable, nous exprimer sur les faits et gestes de ce qui n'est plus qu'une représentation de ce dont nous ne rêvions pas quand nous n'étions rien et qu'on ne nous demandait qu'une chose, taisez vous les enfants ! Soyez propres et dociles ! Oh non il ne faut pas ! Il ne faut plus chercher à nous concerner, notre avis est comme la combinaison de Laure, il nous empêche d'avoir des orgasmes de citoyens révoltés. Oh non il ne faut pas ! nous sommes enfants, nous ne saurions comprendre le tiers de ce que l'on nous conte en matière de "once upon a time in a merveilleuse contrée...". Mais quand il le faut, ma foi, nous savons très bien faire semblant, nous sommes devenus si hypocrites.

Le bonheur, ça ne t'interesse pas, toi ? Non ! 

15.03.2008

Elle pleut, les cosmétiques 8 et 9

C'est un choix n'est-ce pas pour honorer "la femme" que de ne pas se tourner vers ce que le monde nous en a laissé comme illustration au fil des fractures de l'histoire. Tant de "mère courage" postées au pieds des monuments funéraires, tant de beaux esprits, de chefs d'oeuvres arrachés à la condition de matrice plus ou moins avertie, tant de souveraines ayant eut à souffrir du manque d'ambitions de leurs suzerains, tant de dames se fanant à l'ombre des machines, de la marmaille et des marmites et on mettra cela dans l'ordre que l'on veut bien. Mais on oubliera pas qu'aux doigts des femmes le gras de la chaîne laisse au soir, quand la sirène s'élance, la même souillure indélébile que celle que le mauvais vin laisse aux commissures des lèvres  des hommes que rien ne pousse à rentrer après que l'ivresse les ait jeté sur le trottoir. Tant d'entre elles que rien ne distingue sinon qu'elles ont été nos mères, les mères de nos mères, nos soeurs... Les beautés qu'à notre enfance capricieuses nous avons réduit.

Elle pleut dans les vapeurs matinales d'où elle émerge comme le millième et tout premier avatar de Vénus et sort de derrière le rideau comme la vérité enfin palpable. Un geste de tout son être la pare de cette nudité qui les revêt toutes de la crainte de la voir s'éloigner vers un quelconque corsage, vers ce qui la rend imaginable et pour tout dire objet de toutes les consommations. Elle pleut et sa peau devient pour un instant ce nuage délesté de l'orage qui ressasse en nous le déplaisir qu'au matin nous éprouvons à ouvrir un oeil mort sur le monde désespérément recommencé.

Ce matin "les cosmétiques" avancent sans fard, sans onguents, sans spray ni gel ni tout ce qui fait que depuis ma nuit des temps la femme est  est aux quatre points cardinaux, elle guette et quand je me perds il ne se passe pas longtemps avant qu'un autre, me ressemblant tout à coup l'entraine à des distractions que je ne lui prodigue que trop peu. 

10.03.2008

sélection Jardinage ! Les cosmétiques 2

L'alboom s'enrichit d'un grain de la même peau subjuguée. Quand je dis s'enrichit je dis bien qu'il devient sonnant et trébuchant tout comme "la très chère était nue et..." de Charles de Gaulle de Beaudelaire qui contrairement aux alégations de la littérature enfantine et féroviaire, n'a jamais eut d'enfant que les femmes qu'il à peint en majesté souvent ivres d'elles même. Le poète est ainsi qui va faire le souillon pour la fleur étroite d'un éternel retour. Il n'aurait non plus, selon des sources que je continue à croire, pour ma part,  tout à fait fiables et dont je me porte absolument garant, comme mon distingué confrère du Nouvel Obscène de liesses.

Oui mais la fesse ! Oui mais la fesse ! Oui mais la fesse ! Mais sans la fesse tout s'affaisse !

Il n'aurait pas non plus gagné la guerre car quand il s'est mis à hurler BATAIIIILLLLLe !!! tous les aut' lui ont tombé sur le cul à coup de bombes à neutrons. On imagine un poète généralissime London et poète avec çà et avec çà "... Et connaissant mon coeur elle n'avait conservé que ses bijoux sonores." 

Oh mais je m'égare ! Et voilà que tout se disperse mais pressez doucement, doucement oui, là... pressez là... Soulevez un peu, que le tissus s'y fende jusqu'au miel. ouvrez que je m'y vois venir puis revenir au dais de mes premières secondes... Ouvrez moi sous le voile ce vert paradis brûlé de notre enfance, ce regain de morsures.

Du bout des doigts... Si vous n'aimez pas, allez y à la louche mais personnellement...