27.09.2009

Luc a dit!

Luc a dit : Mon pays de cocagne, mon Acadie, là d'où mon objectif préfixe les instant de grâce nostalgiques, les petits moments sans fin qui tels des perles de verre font le tintement légers des matins et des nuits profondes à la gorge des femmes, mon pays de cocagne est un meuble bas, posé entre deux fenêtres aux persiennes fermées à l'espagnolette. Trois tiroirs aux poignées de métal dépoli en scellent les secrets. tout en bas est celui des souvenirs, des clichés aux bords chiquetés, des glaçages craquelés, aux teintes passées comme des cris d'enfants vieillis. Là sont ceux que nous aimions, les jolies filles qui sont nos mères, nos tantes, des cousines, des soeurs, la fine fleur refermée entre les pages des lettres d'amour et les cartes postales où nous nous rêvions dans l'habit de pays lointains. Le second est celui où nos émotions titubent sous le choc de ce qui nous traverse là, en lisant, en écrivant, en ne faisant rien que d'attendre le moment propice où il sera toujours temps de n'en faire pas plus, l'instant où la lumière elle aussi est propice, par le trait qu'elle trace et souligne le bord de la paupière aimée. Dans ce tiroir-ci rien qui tienne en place si ce n'est l'ombre glissant tout au tiroir du dessous. Le troisième, tout en haut, celui qui enfantait, nous semblait impossible à atteindre sans réveiller la sainte colère des grands, monstres jaloux de nos éternités fugaces, le troisième ne renferme rien qui ne soit nous demain. Et demain n'est pas si loin, plus on avance, de moins en moins loin. Nous l'aurons notre habit de pays lointain.

La vie en somme, c'est commode, tant que l'on ne reste pas le cul posé dessus. Luc à son blog, eh oui ! Comment dit-on déjà ? Le blog de Luc ? Lui dit le blog à Luc

12.05.2009

Loïs de Murphy (où Loïs et Luc, une histoire d'images pas sages.)

Luc m'a dit : Les tag's ! Les Tag'zzz ! G'zzzz ! Gu'zeux ! Alors je lui ai répondu, rien. Mais j'ai quand même appelé l'ascenseur pour le Kosovo, pour voir si ça liftait sur les green's de l'OTAN. Et là je ne vous scelle rien. Loïs faisait son shopping à "laitage", les yeux fermés  des formes brèves et Luc lui emboitait le ... pas, avec pour seul objectif la subjectivité de sa passion pour les images licencieuses et bruyantes. Bon ! j'ai dit (j'ai quand même dit quelque chose, l'esprit de l'escalier, voila !).

Des formes brèves mais opulentes, juteuses comme le cerveau des noix, pas ampoulées mais un peu lumineuses tout de même. Des flashes ? Moi qui m'étais décidé à ne plus boire que de l'eau parce que l'eau on s'y voit en vrai au travers du verre. Des lettres sous la cendre ? Des chûtes de reins dans le clair de la Lune, quand l'homme y déjecte pas. Du raffût de talons d'anguilles frôlant menu le plancher des souvenirs. Des For ... Mes ... Brè... Ves...'zzz. Oui ! Que Loïs demeure, fï !

- Tu verras, ici les gens sont simples. Tu sais à quel âge-j'ai commencé ? A cinquante ans. Alors j'ai soulevé le couvercle du fait-tout et j'ai plongé le regard dans l'absolu du bouillon. Et j'ai vu. OooOOOHhhhHH ! LaLaLAla LaLA LaLA !