10.06.2008
I Mundi
Y m'ont dit imondices alors je suis allé dans les pages du dictionnaire et je n'ai pas vu qu'on m'y parlait de nous. Y m'ont dit alors : Dégage ! Et je suis retourné voir si dans les boucles de Larousse 57 ça s'ordonnait de cette façon le verbe ordonner mais rien non plus, là. Puis un peu agaçés, y m'ont dit : Pauv'con ! J'ai bien compris qu'il y avait comme une contraction, un saut de syllabes peut-être ? Une montée du front ? Mais pugnace, j'ai ouvert l'impassible Larousse à la page des P puis à celle des C... Que de douceurs ! Des duvets, des moniches, des moiteurs de nuit d'orage. Mais de l'invective ? Point.
Alors je me suis fait cette réflexion que c'était venu le temps des Nervis, des uniformes made in Cardin, des milices et du Patriot Act French Touch (le bidule, pour les initiés). J'ai refermé le dico et à ce moment là quelqu'un m'a pris par l'épaule... Veuillez nous suivre je vous prie ! Au suivant !
12:55 Publié dans Test bruit son | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, érotisme, pornographie, littérature, poésie, naissance, anniversaire
08.06.2008
Papillons
Aux âmes sensibles de la membrane.
Il faut parfois laisser s'apaiser la saine colère et aussi la laisser un peu se poser sur le fil à haute tension de son choix, ses larges pognes de tâcheron agrippées comme à la joie de l'arc électrique-Sortir des rets-s'éjaculer des buissons de ronces et du rance des épines-Des haies vives du cri-Des aubépines aux étamines gorgées du feu du soleil-Et se livrer aux ailes des papillons.
Vulve précieuse, précipité d'essences aux suint impavides, allant mais n'y siégeant pas aux narines des Dieux de l'holocauste. Allant. Ma salive (ma salve ??? Meuh non ! Meuh non !) épousée en la corolle ouverte, ma langue à la nacre du clitoris et le doux combat de la toison, la boucle qui fait de l'ombre au déduit de la lueur empoignée tel un chaton crachant. Ce ciel d'avant le monde en l'étroit goulet par où je l'appelle à ma gorge.
Se livrer aux ailes du papillon-Laisser à la colère le soin ultime de régler les détails de la prochaine chute, du prochain éclat noirte-Bancs, Anneaux, Baux, Bannières. Bans ne sont plus de mon âge-Je suis aux enfantillages.
Il va falloir leur donner du fil à retordre, pendant ce temps là... On fait les valoches, on charge le matelas sur la galerie de la traction. Mémé a prit le gramophone, c'est bon on pourra écouter les "nuages" et youp la boum ! Prospères, on taille en ... Crosnie Vazigovine. Je vous envois le maping par maille ?
23:36 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, érotisme, pornographie, littérature, poésie, naissance, anniversaire
29.05.2008
Erosion
Je m'érodai à l'occasion d'un peu de poudre aux yeux, poudre qui au fin bout d'une rêverie reste à la paume comme un nuage de lait caillé. C'est une maladie rare que je contractai, petit, à l'âge de la barbarie. J'en ressentis les symptômes, comme tout un chacun d'abord avec au ventre la trouille de retomber si vite en poussière alors que statistiquement je ne faisais pas partie des revenants. Puis je me pinçais et retrouvais mes dimensions et j'en ajoutais une autre aux multiples facettes de la honte. Je compris pourtant bien vite qu'il fallait m'administrer l'anti-dote assez fréquemment. Alors j'élaborai de courtes histoires où de conquêtes en conquises j'aimais tout ce qui se cachait dans l'ombre des parfums ouverts à l'infini. J'avais au ventre le feu d'une boite d'allumette et des incendies qui me laissaient hagard sous le couvert des draps froissés. Hagard et guetteur de bruits moralistes. La lente paresse était à mon chevet une main douce, une bouche murmurante, l'éruption que je devinais venir à moi me chevauchant de robes déboutonnées, ôtées jusqu'à la ceinture, de linge fin roulé à la saignée du genou et d'après midi d'été finissant entre les racines d'un arbre de clairière à rebrousser les mousses au dessus du halètement des sources.
Je m'artillais alors en maladroit prometteur, j'astiquais la brindille, faisant de mon lit un barnum pris par la tourmente, comme un feu de paille et piquais mon ciel trouble de toisons et d'étoiles. J'étais branleur comme d'autres s'adonnaient aux mathématique, par passion de l'extase et de la folie juste. J'en ai connu de ces matheux qui n'avaient plus dans la tête que des équations dont les éléments jouissaient en désordre. J'avais des gracieuses, des saintes et des catins, des commères qui s'ignoraient en tant que telles, qui vaquaient par les rues de la province et se paraient à l'abri des persiennes de la rue du commerce, qui fût mon délicieux enfer. Se paraient pour d'iradiantes nudités. De ces grâces qui se penchent encore parfois au dessus de l'insomnie et bercent les années qui n'en sont plus.
Je ne faisais qu'étrangler le borgne me direz-vous, j'astiquais la gouverne, je faisais coulisser le noeud, je foutais les courrants d'air, je... Je n'étais en rien à m'occuper de mon avenir, je ... Oui ! c'est bien sûr mais on ne vantera jamais assez les charmes de la marchande de couleurs.
16:39 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, littérature, poésie, naissance, anniversaire
La Tuile
Je suis une tuile ordinaire sous le ciel bas. Une ration quotidienne de perdu-ration de l'espèce, un module de reproduction légal. Je suis l'unité 14 . 12 . 59 modifiée 72 à télé-chargement libre (update en ligne). Fonction principale, la révolte automatique. Fonctions annexes, consultez le bulletin de naissance. Pare feux, le repentir. Nantis d'un anti-virus en tension active. En option, l'Éros, logiciel libre, plug and play, donnant accès au calculateur central et permettant d'influer sensiblement sur le flux des émotions. J'ai pour nom, sous licence, la tuile. Je suis une tuile ordinaire sous le ciel bas mais le toit qui m'a vu la dernière fois m'encastrer au dessus du "bonheur" qu'il encroûtait n'est pas encore revenu de la grande tempête qui mis bas mon amour pour elle.
08:15 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, littérature, poésie, naissance, anniversaire
26.05.2008
Larzan
Z'ai eu assez longtemps des relations épineuses avec un curieux zoizeau. En fait il s'est installé dans mon exzistence sans que z'ai rien eu à faire. Et que je te viens et que je te vas ! Et que j'y suis et que j'y suis plus. Et un coup dans la gamelle le gras des jours de fêtes et un coup dans le buffet et sa profondeur d'insondable énigme du vide. Ze voyais bien que chez d'autres il avait l'air d'être chez lui, tout au naturel de l'orzie quotidienne et que de l'autre côté de la rue chez les Zivanov, il passait jamais plus de temps que le huit du mois. Chez nous, ce zoizeau là survolait le chantier familial et y con-chiait le perchoir sous lequel nous vivions, en craintifs. Quand il avait fini de faire ses petits besoins,mes parents raclaient la fiente et m'envoyaient, ma liste à la main, chez l'épicier du coin. La belle vie qu'on avait à l'ombre du volatile. On était zhonnêtes et donc zheureux. C'est ainsi que la morale nous met en cause et quand on a le ventre en creux, on baisse les yeux, car le zoizeau aime les zhumbles.
Z'ai donc chez moi un perchoir semblable. Et zoizeau vient et zoizeau va, ze lui prépare l'espace, z'opère des sacrifices, huit heures par zour, quarante heures par semaine. Ze cours le patron, l'employeur me houspille, ze baisse les zyeux, z'envoie des lettres motivées, ze postule, ze fais la belle, ze suis flexible sous la badine. Le zoizeau me pousse ainsi chez des poètes qui font dans l'épicerie fine, dans le gros, le demi gros, le détail tout en maintenant le taux de la révolte à hauteur de schizophrénie. Discountant comme le dictaphone de "notre Ford" ils font des petits ronds sur du papier, supputent le taux du vers libre su le marché des dirty actions et zoizeau leur tient la plume, signez là ! Ze signe en me signant, ze singe le comportement d'icelui qui en veut. Toi t'en veux, ça se voit ! Me dit zoizeau, dont entre parenthèses je vous ai caché le nom de "lord of the apes". Zoizeau s'appelle Larzan; Zoizeau Larzan lord of the apes ! Ça rutile sur les les calandres de SUV, ça plastronne en tête du box office, ça se rengorge dans toutes les tribus, les clans, les smalas, les familles, les crews. Ça nous fait du bonheur pour quand le pouvoir nous propose le rachat de notre vieux rêve qui bouge en échange de l'acquisition d'un module spatio-temporel en 3D avec machine à glaçons raclette incorporés.
Ca me prend à la gorze quand devant moi ze renverse et trie le tas de petites pièces zaunes, que ze défroisse les petits billets couleur de rien. Que ze vais devoir en vouloir encore plus... Touzours plus, à l'ombre du perçoir.
14:24 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, littérature, poésie, naissance, anniversaire
21.05.2008
Verre d'eau
Où est-il le verre d'eau ? Que je m'y noie. Où sont-ils les petits bois ? Que je m'y perde. Que fait-il mon carrosse ? Que j'en soupe. Mais c'est rien çà ! Tu vas pas en mourir. Ce que tu es douillet tout de même. Ainsi, quand de petits chagrins en maigres douleurs nous progressons, à la lueur d'une allumette, dans le taillis inextricable de nos vies, ainsi nous parle-t-on comme pour dire que le sac sur notre épaule de rétamé est pas encore assez plein, qu'on peut en tassant un peu y ajouter de petites misères et que le poids de notre âme est bien au tarif, trente deniers. Pas plus pas moins... Et encore, le doigt lourd sur le plateau de la balance, le camelot nous fait-il grâce de l'équarris... Ça ! c'est pour le toutou. C'est qu'il aime le toutou, hein, quand son maître lui raconte des histoires de collier étrangleur. Des histoires de petits bobos qui ne font rien qu'à rappeler que c'est si bon d'être vivant, à l'ombre de la gamelle.
Ah, au fait ! dites moi quand vous vous sentez de botter le nain ? J'en ai un sous le coude justement, un vibrillonant en costume trois pièces, Un de ceux là que leur fiel de néant empêche de penser et qui partout se font accompagner par l'uniforme usage de la force et à qui régulièrement nous confions nos destins de bêtes à collier. Quand je parle de nain je n'évoque pas ceux que leurs parents ont rêver d'avoir comme on rêve à Noël de recevoir une poupée barbante, non. Je cause de ceux que nous élitons en nous assurant qu'il n'ont pas plus d'imagination que les créatifs qui les conseillent et les folles coches qui les engendrent.
06:35 Publié dans ras le bol | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, littérature, poésie, naissance, anniversaire
12.05.2008
Entre Ciel et Terre
Un tel silence à la charnière du Ciel et de la Terre.
J'attend qu'elle rentre avant que l'aube ne nous signale un autre jour sans voix.
Mais rien ne grince, mais rien ne craque au bois des marches.
Mais rien ne chante à la lisière du Ciel et de la Terre.
Et rien ne se froisse que le drap couvrant nos mauvais rêves.
Et rien ne se déchire que le cri des oiseaux.
Mais ici tout guette son retour sans avoir à la nommer.
Un tel silence, en ce petit matin à la charnière du ciel et de la Terre.
Un tel silence qu'aucune porte ne fait céder.
11:20 Publié dans Relis tes ratures | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, littérature, poésie, naissance, anniversaire
04.05.2007
Chairs sept
A l'engueule vent de la nuit je me suis abouché
Une araignée y avait tissé son cordon ombilical
Le fort ventre du gouffre enregistrait les rechutes
Alors je me suis mis à hurler consciencieusement
J'ai laissé filer ce qui me restait d'air décharné
Et dans le pavillon ainsi enchassé d'étoiles crues
Plus nu que la silhouette des illusions empilées
Je me suis enragé à mordre ce qui me rongeait
00:35 Publié dans Blog, Film, Jeux, Livre, Loisirs, Mélancholie, Musique, polytiques, polytiques, ras le bol, Relis tes ratures, Science, Shopping, Sport, Voyage, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie, naissance, hommage, poèmes, mutation génétique
02.04.2007
Chairs Quatre
D'un lit, d'un cri, de corps happés par le souffle rauque
Du plus fort de la nuit, du plus haut de l'ivresse
D'un or fondu, des terres fanées de la douleur
De la rencontre peuplée de nos infinis déserts
Dee jardins désordonnés de nos reflets
Des promesses et des désirs abstraits
Du lait et de la lave puisés dans la mort
D'une faute jamais tout à fait effacée
D'un dialogue sourd à la raison
Du tiède dispersé par l'envie
De l'espoir infime noyé d'orages rouges
De machines humaines déroutées
De l'extraordinaire à jamais perdu, retrouvé
De celle là seule, de moi mulitiplié
D'un sel au goût acide des fruits verts
Du delta des fleuves surpeuplés
Des rives imergées de nos enfances
Il y a si peu de temps
La couleur de tes yeux, ton nom
Tes cris de lutte, ton odeur sans égale
Ton regard, ses larmes dans le couloir
Elle pleure et nous mourons à tout ce qui n'est pas toi.
(pour mon cher grand, presque seize ans plus tard)
18:40 Publié dans Blog, Film, Jeux, Livre, Loisirs, Mélancholie, Musique, polytiques, polytiques, ras le bol, Relis tes ratures, Science, Shopping, Sport, Voyage, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie, naissance, hommage


