25.10.2009
H1N1
Vous êtes près mes petits cochons ? Vous avez la goutte au nez ? Un petit peu de fatigue ? Des courbatures ? Quelque chose qui ne tourne pas rond ? Une envie d'éternuer en public ? De vous racler la gorge bien à fond et de cracher tout ça au passage de l'ambulance ? Le numéro des urgences dont vous n'arrivez plus à vous souvenir ? Une mémé qui fort opotunément est prête à vous céder dans l'extase morbide, les quelques napoléons dont vous allez enfin savoir où elle les planquait, la vieille, elle nous a assez fait ch... ?
Maman, j'ai mal au vent' ! Le petit aussi se plaint, normal demain il a interro écrite ! Mais non c'est pas à cause de ça ? C'est l'hostie alors, que vous lui avez carrer dans le bec, le corps du Christ, avant la fin de l'office où le curé lui même avait la morve en pleine transmutation au dessus du ciboire. Les hosties avaient une belle couleur fluo, c'est vrai. Qu'est-ce qu'on ferait pas pour halloween ! Cette année le thème c'est : Prends toi en grippe ! Alors vous l'avez où pas ? Ça vous gratouille ? Ou ça vous chatouille ? Hein ? Faut savoir, car en passant devant la page d'ouverture de mon yaourt, j'ai relevé ce titre aux accents gore :
États-Unis, plus de mille morts dues à la grippe, dont au moins 100 enfants ! Le président Obamoi déclare l'état d'urgence!!!
Tiens ça me fait penser que je n'ai pas déclaré mes revenus pour l'année passée. T'en a pas eu ! Ah oui c'est vrai.
Mille morts sur une population de 360 millions d'habitants reconnus comme tels, aux Etats-démunis c'est une catastrophe nationale. Notez en passant qu'il n'y a plus que les catastrophes qui soient nationales, le reste est passé au marché. Et le marché aime bien quand ça tremble dans les tours, les détours, les contours et les alentours du troupeau.
Dieu s'il vous plait, faites monter le cours de l'action des laboratoires pharmaceutiques, je voudrais mourir plein aux As. In God we tousse. Tous.
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Digg
14.09.2009
J'y suis-je?
Hier, Dimanche, rien ne se passe ou plutôt tout passe à la vitesse faramineuse de l'immobilité. Ici tout est muet. Pas un brodequin pour défoncer en jurant la porte du grenier, pas un ministre pour électrocuter le verbe à coup de tazzer TM verbeux, pas une idée qui vaille qu'on la simplifie pour la rendre idiote et par conséquent admissible par le plus grand nombre. Le grand nombre ne vient pas ici, c'est parfois dommage. Hier ? Rien que le silence relatif à la ronde incessante des pachydermes ailés, dans le ventre desquels nous sirotons le ciel; J'ai déjà dit cela ? Oui je l'ai déjà dit mais pour autant ceci n'est pas une redif du Dimanche soir. Hiers donc je feuillette, Bataille, Madame Edwarda, Grimm, Raiponce, et Rue 89. Un article écrit par monsieur Mouloud Akkouche. Le propos me tente. Il fait plus, il me hante depuis longtemps. En substance : Par qui suis-je informé ? De qui suis-je l'informateur ? Quelle est l'influence de l'information sur mon comportement ? Ais-je une quelconque influence sur qui que ce soit ? Par l'intermédiaire de ce blog, par exemple./
L'article prend pour base la récente polémique engendrée par les propos de monsieur Jelaipadis (en général tous les personnages publics se nomment ainsi), lors de l'université d'été de son parti, l'UMP. Aurez vous remarqué que la seule université qui semble fonctionner dans ce pays c'est l'université d'été , Aurez vous remarqué qu'il n'y a plus qu'un parti politique dans ce pays, l'UMP ? Aurez vous remarqué que vous donnez l'impression de vous en foutre ROYALement ? Jelaipadis, comme tout un chacun à présent, moi itou, a un pseudonyme, lui en l'occurrence, c'est Brice. Et accessoirement Hortefeux ... Tenez, faites moi penser à mettre Hortefeux dans les tag'z agada. Faut que l'épicerie m'engrosse et rit. Ce qu'en dit monsieur Akkouche, vous irez le lire, ça ne manque pas de pertinence. Je parle de la vraie pertinence, pas de celle qui nous permet par recoupements mathématiques de passer du coq à l'âne sans passer par Darwin ni par l'extermination du sens au profit du concept.
Qui m'informe ? Le questionnaire à choix multiple qui sévit ici, sur la toile (êtes-vous l'araignée qui a tissé cette magnifique toile?), cette pornographie de l'image, de l'hyper-marché de l'hyper-sensation de l'hyper-lien que nous ressentons tous comme un privilège, que nous goûtons dans l'hyper amnésie de l'hyper solitude, jusqu'au dégoût. Voilà Brice ! Il plaisante avec un auvergnat, un jeune auvergnat qui semble beaucoup rire. Notez qu'avant de se faire saigner à blanc par le blond péroxydé, le jeune auvergnat rit toujours beaucoup. Et il y a là, innocent comme le verglas sous les roues du car de transport scolaire, quelqu'un qu'on ne voit pas. Normal, c'est lui qui m'informe. Et de quoi m'informe-t-il, son téléphone portable à la main ? de la nature même de ce qui devrait me faire rire, puisque par lui je suis moi-même invité à l'université d'été de l'UMP. Ah Ah Ah ! Je vous raconte pas comme on s'est poilés! Je vous raconte ? Non, vous savez déjà de quoi se nourrit la Démocratie en temps de crise et de pandémie (déjà deux collèges fermés dans le sud de la France).
De qui suis-je l'informateur ? En quoi l'information change t-elle mon comportement ? Je suis votre informateur quand je filme avec mon téléphone un enfant sortant du congélateur de ses parents, les restes d'un car scolaire, en contre bas du fossé dans le virage qui est près de chez moi. Quand j'alerte à propos de tout et de rien, je suis un informateur, tenez, juste pour vous :
Je me demande si mon voisin de palier ne serait pas un petit peu juif, parce que voyez vous la nuit par la fenêtre se son infame salle de bain s'échappent des éfluves de bergerie. Il y éleverait un mouton pour le sacrifice que ça ne m'étonnerait qu'à moitié. autre chose, Je crois bien qu'aux dernière élections je n'ai pas voté pour la majorité résidentielle.
Mon comportement ? Il est tout simplement devenu celui d'une bignole à qui précisément dans l'ordre naturel de la séïsmographie de l'évènement, il n'arrive rien en propre. Mais j'ai un pseudo, une connexion gratuite (c'est important la gratuité!) et un oeil à 1.3 MEGA pixels. Autant dire, rien ne m'échappe. Au fait qui est donc cette délicate araignée, celle qui a tissé la fine toile où nous nous ébattons comme de gentils auvergnats?
http://www.rue89.com/blog-de-lecrivain-mouloud-akkouche/2...
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Digg
10.05.2009
Le pain des songes
Là ? Ça va. Là aussi et puis ici rien à signaler. Ici ? Non rien ici non plus. Tout va bien alors ? oui, jusqu'ici, tout va bien. Allons mes oeillères ! En place mon joug ! Qu'on m'équipe ! M'entrave ! Me soigne, m'étrille ! Je veux vivre ! Et pour cela je veux oublier le feu de crassier sur lequel, benoîtement nous avançons. Ô qu'il est donc doux de vivre la tête bien au fond du bocal à cornichons.
- Bonjour madame la boulangère ! Non pas de brioche aujourd'hui, vous reste-t-il par hasard un peu de pain de songe ? Quelques miettes suffiront, on se nourrit de peu quand on a fait comme moi le choix de mourir maîgre. Pâques ou pas ! Pac's ou pas ! PAC ou pas ! Ou pas ... Non même pas quelques ch'tites miettes pour la déglutitions des âmes sonnées ? Des brimborions de rogatons de croûtes, pas même ? Faut s'inscrire ? Ah oui bien sûr, sur les listes ! Qu'on me scrute un peu avant que de racler la nappe. Faut aller voter avant que de croûter.
Bon, où sont les candidats ? Tiens celui là par exemple, présente beau, socialiss tendance horlogère et puis a l'air de s'y connaître en détournements de fonds. Et elle, dieu du fiel mais c'est une femme ! Il nous faut des femmes au pouvoir ! Seule les femmes s'y connaîssent ... Golda Meir ... Margaret Tatcher ... Anne Lauvergeon ... Michèle Obama-Alliot-Marie ... Bernadette elle est très chouette mais Rachida ... et Albanel elle est dans ELLE. Mais je ne devrais pas, je sais que je ne devrais pas, à cause de Marie qu'àd'ça (circonstances atténuantes ... Elle était jeune et belle, comme de bien entendu !). Et lui là ? Pas mal ! Pas mal ! "L'Afrique n'est pas rentré dans l'histoire", c'est vrai c'est l'histoire qui lui est rentré dedans et pour le constat amiable, on envois les casques bleus. Faut aller voter qu'on me dit, sinon tu casse pas la dalle ! Oh alors si c'est comme ça, j'y vais pour Dieudonné ...
Fichtre, blatte, boulette et quenelles mais t'es pas rien concon ! Tu veux que ça soit des fachos, des nègres zhitlériens, des camerounais de là bas, de Dreux en plus ! Mais tu dérapes, tu dévisses, infréquentable ! Bien oui, mais moi il me fait un peu rire l'anti-sinistres et puis je crois il fait pas de la moto dans l'arrière pays cannois, alors je me dis... Tu te dis rien ! Tiens tu prends ton ticket resto du coeur et puis le pont de singe tu le franchis dans l'autre sens ! Et tu fais gaffe hein, quand tu sera au milieu. Ca glisse un peu.
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Digg
26.04.2009
La laitue
Et pendant que les capsules luisantes et plombées de l'aéronautique déversent sur le tarmac, les tonnes de déchets radioactifs du tourisme de marasme, toutes enfièvrées de H1N1, la grippe porçine, la laitue elle se rêve des destins de pléïade, des Nobel de littérature, des noblesses de feuilles de choux où en gros titres la crise n'ose plus dire son nom de baptême : New World Order, NWO.
Théorie de la constipation ? Peut-être mais les suées qu'au matin les cauchemars féconds de la nuit me laissent me changent parfois en transpirationistes de première bourre. Et je m'aide à ne pas lâcher le morceau, je soulève le rideau qui masque les coulisses des conférences internationales. L'internationalisme ? Vous vous souvenez ? Vous avez lu ? Camacho vient de mourir. Kicéki ce Camacho ? Rien, un qui en 36 du côté de Barcelone choisit de piller les armureries pour aller se frotter à l'armée du Maroc, comme on l'appelait alors. Au fait avez vous signé la pétition pour la libération de Jean Marc Rouillan ? Non ? C'est plus la peine ? Vous avez pas tort car d'internationale il n'y en a plus qu'une, celle de la crise organique, organisationnelle, orgiaque, l'origami dans les plis duquel, ça ne fait pas un pli, nous plierons, piske nous sommes bien lâches et que le malheur, quand il frappe chez le voisin, cet ouvrier puant des doigts, passé par les vertus de la masse des médias du communisme au fascinant fascisme, c'est toujours un peu de sursis pour nos petits blonds. Qu'ils aient au moins le temps de passer le Bac. On verra après !
Camacho est mort et Rouillan si il n'est pas trop con, n'a qu'à devenir tout à fait fou et qu'il se suicide et qu'on en parle plus !
La nuit fut féconde, je naviguais, d'écueil en ressac, je nous regardais bien en face. L'internationale des bonnes situations préparait son avenir et au générique nous n'apparaissions pas ou presque, à la rubrique figuration libre. La grippe espagnole se refaisait une beauté et carnaval essayait un masque de cochon. Tantôt dans la soute, tantôt dans les amures. Aux vergues je pendais ce qui me restait de lueurs fraternelles. Et je hurlais ! Je hurlais à demi engloutis par l'océan d'indifférence au fond de lequel j'entendais ... rien ! Ce rien qui nous contente et qui précède les convois Nacht und Nebel. Alex Jones hurlait lui aussi, son Obama deception (sur daily motion), à bout de souffle. Faisez gaffe ! disait-il. L'histoire repasse les plats. Le bounty Barak c'est du Bush couleur Minstrels. Combien de camps de la FEMA aux states ? Que dit Emmanuel Todd dans La fin de la démocratie ? que le suffrage universel c'est usé, que le libre échange c'est la guerre.
Vous êtes écologistes ? Naturellement, on nous a tellement seriné que le réchauffement climatique mettait en péril l'équilibre de nos exactions, que nous le sommes, tous, la main sur le coeur. Et nous n'y réfléchissons plus, plus la peine. C'est acquis. Mais l'Histoire nous dit autre chose. Quoi l'Histoire ? Ah non c'est chiant l'Histoire et puis ça rapporte que dalle ! Alors le vert, comme dans les saisons nous mène au brun, au joli brun des étés indiens de la décimation. Comment dit-on Shoa en Shoshone ?
Suffit la laitue ! C'est Manchedi, faut défaire les valoches, ranger les produits du terroir dans le coffre fort ... Et demain c'est Lundi. Et c'est bien connu :
"Le Lundi au soleil, c'est une chose qu'on aura jamais ! Chaque fois c'est pareil ! C'est quand on est derrière les rideaux, quand on travaille que le ciel est beau ! Qu'il doit faire bon sur les routes, le Lundi au soleeeeeeeiiiiiiiiiLLLL !" (Claude François, poéte électro-ménager)
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Digg
02.04.2009
G 20 ? J'y cours !
Oh bah moi j'avais dit j'y vais pas ! On nous snob un peu là bas ! Je crois même que l'on y parle pas du tout de nous, je veux dire en ce sens que nous serions partie prenante de ce qui s'y débat. Rien autour, dans les tables rondes à propos par exemple des deux exploits de Frank Ribéri, la France qui gagne ! Rien sur les résultats du prochain Loto, la France s'enrichit ! Rien à propos de la petite Rachida, retrouvée voilée/violée dans les couloirs du ministère de la justice, la France se féministe ! Rien sur les peines de coeur de nos amis, sur les oeuvres d'art géniales de nos amis, sur les prochaines vacances au Tassili de nos amis, sur la déco de la nouvelle maison de nos amis, la France qui vibre !
Au G 20, sans vouloir faire le mauvais esprit, ce qui se discute surtout c'est de comment on est assez con-con pour y avoir mordu à l'appât de la crise. Bruits de couloirs londonniens :
- Tu crois qu'ils y ont cru ? Quelle bande d'ahuris ! C'est pas possible, ils vont finir par comprendre ? Non non, tu vas voir, c'est que le début. ils sont si bien posés sur leur culte que la couleuvre sera jamais assez grosse pour les empêcher de digérer. J'en reviens pas tout de même, on leur dit mille Milliards et ils répêtent, mille Milliards ! On leur dit, il y aura plus de chômeurs et ils répêtent, il y aura plus de chômeurs ! Attends j'essaie un truc ... Ça me démange trop ! Euh ! Nous sommes des huîtres molles et le grand conchiliculteur doit savoir ce qu'il fait ! Nous sommes des huîtres ... Oh bordel de manche à trouille, j'ose pas le croire !? Je te dis c'est que le début, va falloir construire des chapelles expiatoires, des monuments aux morts, investir dans le fait divers, un homme d'un âge certain, retrouvé ligoté dans la cave d'un paisible pavillon d'une heureuse cité sans issue, ses tortionnaires, trois jeunes bambins dont une petite fille de confession musulmane sépharade d'obédience adventiste, chaque soir lui arrachait un à un les poils des trous de nez. Au prétexte qu'il se refusait à se convertir au bio éthanol... Et aussi faire des pélerinages, vendre du savon fraîcheur du grand soirte, des apparition de la vierge à l'uranium appauvris. Punaise ! Je vois le bénef !
Combien d'entre nous sont invités quand en haut lieu on parle opportunément d'eux et de nous ? Combien d'entre nous se sentent tout à coup tout nu quand ils se rendent compte qu'on leur sert un peu moins la louche, qu'on leur demande pourtant bien leur avis mais que ça fait pas d'effet, que dans le tour de France ils sont toujours sur le bord de la route à grignoter les échantillons de sperme factice que la grande distribution leur jette comme à des singes heureux d'être ignorants. Combien s'en foute un peu de tout ça, parce que chez eux l'on meurt déjà d'abandon. Il faut dire que Vingt ou trente ans de narcississisme libidineux ne nous ont pas mis dans la disposition de penser autrement qu'en terme d'emballages à recycler. Quoiqu'il en douille de cette aventure, entre le G20 à London et la réunion de l'OTAN à Strasbourg ville sécurit TM, l'Europe se prépare lentement une retraite de base arrière du capitalisme reconduit dans ses prérogatives guerrières et nous entrons enfin dans l'an 2000 ! Ça fait Cinquante ans que j'attends ça, j'ai eu peur que ça se fasse pas.
Ce qui me reste de cervelle, je le mets dans le container jaune ou dans le container bleu ? Pasque moi, j'aime la planète !
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Digg
22.01.2009
Douter ?
Ce qu'on voudrait avoir la clarté et la conviction qui emporte les digues de l'apathie générale. Ce qu'on voudrait que le doute ne soit pas qu'un truc, un machin qui machine à vide au milieu des mécanismes de la servitude rassurée. Enfants, la tête enfouie dans le creux de l'épaule paternelle, au plus fort du giron maternel, quand le monde, où que l'on porte son regard n'est plus qu'une pantomime enragée à nous éblouir de nos propres vacuités. J'aimerai parfois savoir comment on peut, face par exemple, à un fils de presque Dix Huit ans tenir un propos cohérent sur les joies entières que ce monde d'esclaves enrichis pourrait offrir à un jeune esprit, pourtant déjà passé de l'autre côté des petites nécessités qui font les vies heureuses ? Douter ?
Douter. mais on me rétorquera et je le fais avant que vous pensiez à me refiler des conseils de cautère sur une tête de bois, qu'il faut bien vivre, que le doute est un frein à la saine évolution de l'être, qu'il éloigne de l'essentiel, que la vie est brève et que le plaisir ne se prend pas à l'ombre des caractères ombrageux. Né dans la première moitié d'un siècle, le vingtième de l'ère supposément chrétienne, qui voulait consacrer la fin de l'histoire en régénérant la repentence (Shoa ! Shoa ! Shoa ! Shoa ! Shoa ! Tchao !) j'aurai dû oublier au fur et à mesure ce que par le trûchement de mes rafales de questions brûlantes, je cherchais à organiser en tant que vision historique. Pourquoi ? pourquoi deux massacres laissés pour compte au profit de commémorations muettes ? Pourquoi la richesse précaires de nos contrées prélevées sur la servitude "bienfaitrice" imposée férocement à des peuples qui semble-t-il, vivaient leurs propres agrègats de collectivités tout aussi absurdement organisées que les nôtres, parfois moins ? Pourquoi des populations de paysans, dont je suis issus, forcées à la migration et à l'entassement aux pieds des fabriques ? pourquoi la déportation de millions de bras sans âmes ni têtes ? Pourquoi tant de révolutions qui n'aboutissent qu'à la saine béatification d'élites dont notre quotidien, nous le savons, se passe fort bien ? Pourquoi tant de ces fables meurtrières : Je fais don de ma personne à la France ! Merde ! Ce lâche dont il suffit de lire les états de service durant le conflit de 14/18 pour se rendre compte que seul des individus de cette espèce gouvernent, avec le blanc seing de la divine providence, des populations le visage enfouis dans le giron paternel. Offusquez vous si il vous sied mais il y a du colifichet aussi dans l'affirmation d'une homosexualité épanouie. On a les minorités brimées qu'on mérite : Madame la ministresse, pensez vous qu'il faille garantir à nos chères tapettes l'indemnisation du congé post-natal ? Et bien écoutez ! Ce douloureux souci fait partie des priorités que le Présidnet et moi nous nous sommes fixées et ...
Pourquoi tant de carnavals qui ne consacrent que l'hébétude de qui les regarde passer et qui constate à chaque fois le côté fasciste de la démonstration ? Pourquoi l'assemblée nationale et ce qui s'y passe n'attire pas plus l'attention que les nombreuses manifestations veules et tant colorées ? pourquoi si abattus nous continuons à célébrer l'épicurisme sous la houlette des mercantis de l'ère para-militaire ? Pourquoi ça sent le soufre à chaque fois qu'un membre du "personnel politique" se toque de penser pour notre bien, à notre place ? Y a-t-il quelqu'un d'autre dans votre crâne quand le matin vous vous penchez pour lacer vos souliers (euh pardon, vos Nike's TM !)
Vous avez des réponses, moi aussi ! J'ai tout comme vous observé la façon dont on fait travailler les bêtes, qui pourtant ne sont pas faites pour servir leurs inférieurs en raison, l'homme ! Mais puis-je décement regarder mon fils en face, les yeux dans les yeux, ses grands yeux d'ocre sombre et lui dire :
- Tu vois fils, c'est simple, il faut ... profiter ! Tu profites, tu profites, tu profites et pour le reste tu laisses tomber !
Ah ça y est je sais ! Il aurait fallu en faire une bonne dizaine, un peu comme lui et des deux sexes et à l'âge de raison leur dire :
- Bon vous imaginez bien que votre mère et moi on ne vous a pas fichu dans ce merdier pour que vous l'engraissiez de vos rêves généreux.
Faire un genre d'humain, en quelque sorte. Au lieu de ça, comme nombre, c'est en prototype que je le lance sur le marché des dupes. Et puis démiurge, c'est encore un machin, un bidule à mâcher la chair à patée.
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Digg
21.01.2009
A dream
J'ai fait un rêve et ... bon sang de bois, j'arrive pas à me souvenir de quoi ça parlait ! Attendez ? Quelque chose comme : J'ai vu les enfants des palestiniens, des Afghans, des iraniens, des russes, de los obreros, des serbes (ces fourbes !), des réfugiés, des consommateurs, from west coast to Pakistan, des chinois, de Nanterre, des plages de Malibu, des usines du tiers monde ! J'ai vu les enfants du monde entier lachés comme des chapelets de bombes sur Washington during the investiture of the 44e président of DreamLand. Et pendant que le canon tirait ses salves de poil à gratter, je les ai vu s'écraser au pied du pupitre d'où, la main droite levée en signe d'allégeance à la constitution de nouvelles sources de profits, le président Obama accompagné de madame, casaque champagne et l'oeil pétillant, répétait le serment creux à l'intérieur duquel il n'est pas interdit de glisser une petite pièce à l'intention du vrai dieu des illuminés. Et c'était merveille que de voir ces petits corps démembrés, acclamés par les foules qui ordinairement s'entraînent à la joie dans les églises télé-évangélisées. Et c'était merveille que de les voir, petits paquets de linge sale et sanguinolents, entre les bras de leurs terroristiques géniteurs, tenter d'arracher des mains de la nomenklatura amérikaine leur viatique pour le paradis des sur-numéraires.
J'ai fait un rêve et ... Désolé si il ne ressemble pas à ce que vous avez tous vu, la gorge serrée d'émotions, sur vos écrans géants. Ces écrans où les nains paraissent des géants, où les géants semblent ne jamais être rassasiés, où l'humain parait pour ce qu'il finit par être, un riche potentiel d'écoute composé de pauvres hères à qui l'on a coupé la langue et qui stridule comme la masse informe des sauterelles de l'Egypte antique. J'ai fait un rêve et quand je me suis éveillé je baignais dans le liquide amniotique du cauchemar d'avoir à n'être qu'un parmi les hurleurs.
"Yes we can !" ce slogan emprunté à Nicolas Appert, l'inventeur de la conserve hermétique a fait long feu ! "Yes we could ! but je sais pas ce qui s'est passé ? Un bug dans le story telling, may be."
Vache ! Je retourne me coucher. Et mes rêves dorénavant, je me les garde pour mon analyste financier.
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Digg
20.01.2009
Yes ... They can !
Ces américains du nord sont merveilleux, je les aime passionément, j'en suis raide dingue ! Comment ça un seul ticket repas ? après une telle bardée de compliments lyriques ? Un seul ticket et pas une douche ? Putain on ne m'y reprendra plus à congratuler ce peuple pour qui une caméra justement braquée a valeur de retour à la prospérité. putain ! Vrai, je m'lache ! Y sont comme des taupes qu'auraient trouvé une Mag-lite TM au fond du tunnel. They trust in god quoi qu'il advienne ! Foutues brebis bellement vagissantes ! Le voilà qui s'avance à la tribune, il pose la main sur la bible de Jeferson Airplane, toute droite descendue de son Led Zep en flammes et en bon descendant d'esclaves MGM ... M'ame S'calett, il jure qu'il va prier tous les matins pour que ça se redresse. Help me god ! Et la foule de reprendre : Help him and let us fuck the world across the universe ! Et ça se redresse, lentement mais déjà ça se redresse ! Ford lance son modèle T, l'Europe se prépare à la guerre avec la Russie post-soviétique mais néanmoins gazoduque, la Pologne prépare la cavalerie contre les missiles iraniens, la bande à Gaza a été démantelée, l'Irlande savonne la planche à bulletins de vote, les grands bretons se verraient bien conquérir de nouveaux marchés boursiers ... Ça se redresse déjà ! On frise le tour de rien.
Ces américains du nord ont perdu la boule, comme au loto, ils votent comme à la chaîne mais rien de grave, ils y croivent à Barak et bien sûr nous serions censés y croivre avec eux. Après tout, on est un peu comme accrochés à leurs basques transpercées de créances. C'est nous qu'on fournit le mastic pour le Titanic.
aller je vais pas gâter la sauce, je voudrai pas qu'on me prenne pour un de ces salauds de communistes, je me remets dans la file d'attente, pour un deuxième ticket resto : We are the world, we are the children's ! And let's start giving !
"nous avons choisis l'espoir à la peur !", dixit le 44e président des Etats démUnis. Voilà combien de temps que ce genre de phrases proverbiales sert aux hommes et aux femmes politiques comme aux seiches l'écran d'encre dans lequel ils et elles (je tiens à la parité ! même pour ce qui concerne les seiches.) nous laissent nous engluer tandis qu'en amont les affaires ne cessent de prospérer ?
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18.11.2008
Twist and shout !
Chauffés à blanc, les circuits imprimés de nos consciences font dans l'artifice, le feu Saint Elme court de vigie en vigie mais nul d'entre nous n'y voit l'incendie dans lequel nous périssons sous des chaloupes renversées. Certaines connections n'opèrent plus. La puissance des forets nous est devenue meurtrière. Le grand désert des océans engendre des défis risibles, au milieu des lacs notre langue enfle, la soif nous tenaille. Les plaines croupissent, nous prostituons l'or arraché du lit des fleuves. Les collines, les sommets abrupts mènent aux vallées où l'homme redoute la pluie. Où l'homme abandonne l'horizon à mesure qu'il creuse plus profond dans l'acidité des tourbes, de petites unités de survie, des caveaux des niches, un espace pour l'espèce qui piétine le ciel, courroucée qu'elle est de n'être plus du divin fait chair.
Nous partions de rien, l'amour hypothétique d'un homme et d'une femme, un carrefour dessiné pour nous seul où deux routes incertaines formaient l'ombre propice à notre épanouissement. Deux routes que nous finissions par nommer, vous savez comment. Un carrefour où pour peu que l'on en parte pour suivre l'incréé, notre propre chemin, il était toujours possible d'en conserver la géographie rêvée. Ce rien était le savoir. L'intime nous le conservait comme une herbe folle au milieu des pavés que nous finissions par ajuster partout où le vide transgressait la nécéssité de l'agitation fébrile. Nous étions devenus "L'homme aux semelles de vent", cul par dessus tête !
Nous partions de rien et de ce rien nous avons fait une sorte d' "éléphant Célèbe", un peu comme celui de Max Ernst. Dans les orbites d'acier riveté nous avons greffé deux caméras infra-rouge. Vous savez pourquoi les éléphants de la blague ont les yeux rouges ? C'est à cause du fait qu'en tentant de se planquer au milieu des fraises des bois, ils abandonnent le bien commun (Nous ne sommes rien, soyons tout !). Et nous nous sommes assis dans les palanquins, ballottés, riant, frissonnant, hurlant de joie débile à l'approche des gouffres. Et quand nous franchîmes enfin, au bout d'un lent hiver, les Apennins et que nous vîmes les brumes montant du Potomak, l'empire déchaîna au dessus de nos têtes un enfer de guitares saturées, de charleston tranchant comme la lime à ongles de la veuve Capet, de voix froissées comme les ailes d'un papillon survolant les réacteurs de l'injonction à hurler à notre tour. Hurlons !
"Come on ! come on ! come on baby !
Come on baby !
Twist and shout !
Twist and shout !
(Les Beatles, concert au Shea stadium)
Je marchais au ciel. Mais ma tête elle reposait sur les genoux de ma grand-mère assise dans la sagine.
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Digg
08.11.2008
Observons deux papillons
Depuis ses débuts cette page est le lieu du "changeons de point de vue pour savoir si c'est le vent qui souffle ou si c'est la girouette qui n'en fait qu'à sa tête". Une chose est certaine à présent, c'est bien la girouette qui souffle et pendant que le vent grince le coiffeur, au coin de ma rue, un à un recolle les cheveux. Comme le disait Pierre Desproges : Observons deux papillons !
Je ne fais pas de politique, je suis politique, ce qui signifie qu'à chaque fois que j'ai tenté de rejoindre les rangs d'un parti, je me suis bien vite rendu compte que le seul but des appareils étaient de se maintenir en l'état et qu'on les reconnaisse comme tels, des entités propres à générer chez leurs membres par leurs dirigeants, le sentiment d'être au coeur de l'impuissance. Ne rien changer, surtout, qui puisse faire en sorte que peu à peu les appareils s'étiolent au profit du partage. Ne rien toucher dans le garde-manger de l'ogre qui puisse éveiller chez lui le sentiment qu'à la table du repas vespéral, il doive se priver de tout dévorer afin de laisser un peu à ceux que jusqu'à présent il considérait comme sa pitance ordinaire, nous autres. Je suis politique, ce qui semble vouloir dire que tout au long de ma vie j'ai brisé menu les burnes de pas mal de gens. Ce qui ne risque pas d'arriver, par exemple aux fossoyeurs du parti socialiste de droite. Eux sont dans le consensus, comme la LCR et le PC qui savent bien mais ne s'en ouvrent pas à nous, qu'ils sont les hallebardiers du débat : Madame est servie ! Des autres formations ? Rien a dire, elles n'existent que pour que nous puissions nous raconter des fables en remplissant les placards : Oui mais t'as vu les écolos, le grenelle tout de même ! Ah Grenelle ! C'est à Grenelle que la révolution est morte, pas celles des étudiants, les étudiants font des études dans l'espoir de décrocher de bons contrats, de bons postes, pas plus. Pour la pensée il faut un peu sortir du miroir, je crois.
Mai 2007, les carottes sont cuites, c'est rappé, inutile de saupoudrer le brouet avec ces épices qui font croire aux convives que la maîtresse de maison est fin cordon bleu et que la carne ne sent pas si fort que ça. Le rapt continue, 14 plus 7 font font font ... les petites marionnettes. Le parti unique dont nous avions cru voir la fin en regardant tomber le mur de Berlin, derrière lequel le bloc de l'Est avait au regard du temps historique fait long feu. 70 ans. Le parti unique est en place; Il a son guide suprême, son chef, notre présidnet de l'Europe unie dans la tournante. Et autour ? Nous, le consensus bavard comme un mainate pillant le peu de grain qui reste. Nous, qui de crise en crise depuis un peu plus de trente ans tremblons à l'idée de ne plus pouvoir goinfrer, en appelons au pouvoir fort et rassurant. Mais pas de vive voix, non, en laissant faire au nom du suffrage universel. J'ai voté, je suis couvert.
A présent que le passé nous rattrape à la manche et qu'enfin de vrais empires se font jour (observez bien les sommets aussi variés que nombreux qui se tiennent à propos de la fausse crise financière, écoutez monsieur Obama dire qu'il veut rétablir la croissance et le pouvoir d'achat.), des empires de mil ans, avec aux franges des terres dont vous et moi sommes prêts à jurer qu'elle sont vierges de toutes populations humaines, nous pouvons nous blottir entre les bras de l'ogre. Tout est dit.
Comme disait Desproges, observons deux papillons car c'est à peu près tout ce qui nous reste à faire ce pendant qu'il est aisé de rêver que nos faits et gestes, nos pensées sont autre chose que des épices précieux saupoudrés sur la viande avariée de l'avenir qui n'existe pas. Pas pour le plus grand nombre.
12:09 Publié dans Test bruit son | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
| Tags : politique, littérature, poésie, obama, sarkozi |
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