29.07.2008

Marre de Lazare ?

Marre de Lazare ? Aux chiottes Lazare ! Aux chiottes ..!

C'est des histoires sans queue ni tête, des vies ramassées au tracto-pelles dans un dégueulis de crânes, des charniers imbéciles d'où l'on ne retire que des preuves accablantes qu'il nous convient de nous voir contées par le menu. nous en ferions un quotidien si il s'agissait seulement de ne se souvenir que de ce qui s'est passé, mais il faut aussi se rappeler qu'il y a tant de fractures irréparables dans l'échelle des valeurs du temps historique que demain pourrait bien nous servir en guise de banquet des plats à peine refroidis.

Qu'allons nous faire des errants,  des opposant à la logique guerrière ? De quelle couleur sera le triangle de ceux qui au bord des routes auront perdus toute visibilité ? En raison d'un problème technique votre carte de crédit vous est provisoirement retirée, veuillez vous rendre au centre de tri numéro 7, dans les plus brefs délais !

"Mais la politique c'est une affaire de professionnels, non ?" (K. Lagerfeld).

Le temps historique n'est plus qu'un pont à peine éclairé. Le traverser de jour équivaut à une rafale tirée d'un champ de manoeuvres transformé en quartier disciplinaire, avec fausse prise de la population en otage. Le tenter de nuit c'est s'assurer du sort de ceux qui sortent vivant des cales des cargos chargés des cadavres de la colonisation et finir à l'abri des ires du "peuple" (comptez pas moins de cinq mil euros de revenus mensuels, en deçà vous figurez aux rôles du "work and regress program")  en armes, accrochés aux barbelés de Brice cependant que le baraquement brûle et que vous serez sanctionnés par le trésor public pour non respect patent du matériel mis à votre disposition. Le temps historique est cette arche réduite à néant par les sapeurs du Mass Média, tentez de la traverser malgré la ruine qui pavane en elle et vous avez toutes les chances de finir dans la peau d'une Star du fenestron, comme Fourniret. Sinon ? Sinon comptons nous dès à présent comme les pains moisis que nous aurons à multiplier pour nourrir les enfants du geôlier.

Marre de Lazare !? Lui aussi, toujours appelé à reprendre le collier sous le prétexte que sans lui la machinerie des sphères chuinte comme une porte de cellule dans laquelle un judas ne dort qu'en nymphe coléreuse.

Y en a marre ! Vous en êtes sûr, dit Lazare.     

22.07.2008

Nous

Nous, l'emplois obtus de cet englobant vocable, de cette distinguée syllabe ne doit en aucune façon nous faire oublier que Sauve qui peu ! Les premiers seront les derniers ! Les femmes et les enfants d'abord et God save our gracious Queen, Nicolaïevna the prime !

On pourrait même imaginer sans les risques d'alarmer l'opinion que l'obstiné plumitif qui se ferait un devoir d'en utiliser la riche substance, afin de berner en faisant croire qu'il parle au nom de tous alors que foncièrement il n'aime personne en particulier. Imaginer donc,  des sanctions dont on confierait l'exécution au saint office de répression du terrorisme littéraire. Nous nous nous !  Moi je te le dis, tu te le mets dans le fondement de la pensée profonde et tu restes sur ta branche à siffler la marcellaise qui est l'hymne que tu vas apprendre si tu ne veux pas finir aux petits pois frais du jardin, foi de lapin blanc !

Nous pâturons, nous paissons, nous pestons, nous perdurons, nous sellons, nous emplissons, nous ingurgitons, nous rapatrions, nous collaborons, nous passions, nous retournons, nous rêvons, nous racinons, nous coupons, nous ramassons, nous pensons, nous supposons, nous fléchissons, nous ravalons, nous osons, nous savions, nous apprenons, nous semonçons, nous affinons, nous conduisons, nous doublons, nous enivrons, nous saluons, nous poliçons, nous soupirons, nous jouissons, nous grognons, nous matérialisons, nous ravaudons, nous épluchons, nous cataloguons, nous catalysons, nous caravanons, nous orbitons, nous approchons, nous arrivons, nous oublions, nous rebroussons, nous interrogeons, nous tâchons, nous arrachons, nous aimons, nous aimons, nous aimons, nous éloignons, nous tenons, nous chancelons, nous alimentons, nous sauvons, nous savions, nous titubons, nous nous assoupissons, nous rêvons, nous bâtissons, nous érigeons, nous peuplons, nous socialisons, nous trions, nous classons, nous consommons, nous digérons, nous fouillons, nous supputons, nous découvrons, nous encerclons, nous soumettons, nous piaffons, nous sommes, nous sommes, nous sommes ? Non, nous avons, nous possédons, nous exploitons, nous extrayons, nous thésaurisons, nous stockons,  nous transformons, nous échangeons, nous causons, nous dilapidons, nous pleurons, nous repassons, nous ravivons, nous rougissons, nous palissons, nous tremblons, nous surenchérissons, nous chérissons, nous croissons, nous modérons, nous cartographions, nous orthographions, nous, nous réfléchissons, nous fléchissons, nous optons, nous savions, nous cultivons, nous pressons, nous caressons, nous investissons, nous inventons, nous rationnons, nous maternons,  nous alunissons, nous fredonnons, nous sapons, nous damassons, nous couchons, nous repiquons, nous arrosons, nous civilisons, nous sommons, nous éduquons, nous assénons, nous convainquons, nous achetons, nous marchandons, nous survivons, nous appelons ... nous hurlons ... Nous époumonons, nous étouffons ... Personne ? non, personne !

Je vous le dis on est pas sortit de l'auberge. mais au fait qu'elle est donc la couleur du drapeau aujourd'hui ? Mer d'huile ! me dit une sardine de mes amies.   

21.07.2008

Dernière chance

C'est partout, je sais pas si vous voyez, la réunion de la dernière chance. A Versaillistan cette après midi, à l'OMC, au Vel'd'hivistan, sur les plages de l' espagnolistan, à la trésorerie de Pantinistan, aux ASSEDIC'sistan, en Afghanistan, en Irlandistan, en Europistan, en Iranistan, au parti socialististan, en Palestinistan et dans tous les Bantoustan de la planète. C'est à croire qu'il se prépare quelque chose de pas net ? Quelque chose qui ressemblerai à quelque chose de pas très clair mais que nous ne pouvons pas comprendre, vu que nous vivons dans le fouillis mental de notre citoyennistan un peu brumeux de la comprenette. Il sort quand l'alboom de Carla ? C'est déjà fait ? Vous voyez bien que l'on ne nous tient pas vraiment informés !

Moi dans mon paranoïstan, je me sens bien. J'ai reçu ce matin ma dose mensuelle de complément alimentaire euro-psychologique et comme la petite pilule bleue me fait de l'oeil dans le clair matin de Juillet, ainsi que le chante un ami : 

"Et comme j'habite près de la Hague

C'est sûr je vais pas faire de vagues

Car c'est elle qui paie mon salaire

Ma grosse ordure de petite fée nucléaire" 

(Alex et les galants, collector) 

18.07.2008

Trop tard ?

Il sera bien temps, nous disons nous, après les congés à crédit de s'occuper des affaires du monde. Pour l'instant  nous faisons trempette  dans la mare du diable  en faisant un peu attention  que les enfants ne s'éloignent pas trop de la PSP et de l'écran plat accroché à l'appui-tête de la toto à papa. Pour se faire il suffit d'acheter un joli gilet fluo à chacun, ainsi impossible de ne pas repérer les uns et les autres dans les fourrés. Notre ami Lagerfeld nous en a dit tout le bien qu'il en pensait, avant le départ. Il sait bien lui que le jaune, c'est la couleur du bon repérage. Alors soyons "in" c'est tellement plus cool. Et si un jour on nous dit que nous ne devons plus sortir sans le gilet "si moche" mais qui peut sauver des vies (???!) c'est qu'encore une fois l'histoire se sera égosillée pour rien. Mais pour l'instant foin de la concentration des ... capitaux ! Fi du crash boursier qui s'accélère ! Baste de la paupérisations des populations et des famines meurtrières ! Cet après midi vers dix sept heures papa a promis de nous emmener faire un tour de Bolloré. Alors vous pensez, le litre de carburant à quinze balles, la baguette à six et la paquet de cibiches à trente cinq, les lois anti sociales, les menaces qui pèsent sur nous après "l'incident" de Tricastin, l'envolée des taux d'intérêt, la croissance à 1,6 et j'en passe...  que fiche tant qu'on a la Rolex et les Ray Ban, comme papa.

Mais que voulez vous, je pars pas, non ! J'aime pas en fait tout ce charivari, ce lavage de cerveaux lent qui consiste à nous jeter sur les routes, comme si il fallait rejouer inlassablement l'épisode de l'exode pour se trouver bien efficace au moment où Bison futé sortira en grand uniforme de policier outré par Outreau, z'êtes trop cons ! Voilà ce qu'il dira en relevant les infractions au code de l'embouteillage. Prévoyez un budget contre-danse pour la rentrée, sait-on jamais. Être pauvre est passible de la loi et la loi est sévère mais ... Juste. N'oublions pas cela, citoyens !

Je ne pars pas alors,  mais que fais-je de ces longues soirées loin de l'ombre des tamaris, de ces longues heures où il est recommandé de ne rien faire, selon l'article de loi relatif à l'immobilité ? Je fouine, je cherche, je soulève les pierres plates de l'information qui se passe de la liberté de la presse et j'ai déniché ce qui suit pour vous, sous forme de lien vers un site. Entre deux Ricard et une pincée de petites culottes sales et princières vous irez voir si vous voulez. Et si vous ne voulez pas, tant pis,  il reste la poésie qui est si pratique en temps de guerre et le sudoku. Surtout au temps de ces guerres que l'on nous fait en flattant ce qu'il y a de plus méprisable en nous, le désir, l'appétit, l'envie quoi qu'il en coûte de posséder... Un gilet jaune à bandes réfléchissantes, comme Karl, l'ami de papa. 

Voici l'adresse du site, toutattaché et en minuscules : http://www.solidaritéetprogres.org

Nous, on fait ce qu'on veut ! Me direz vous. Oui oui, je sais.