27.05.2009
John Lenine
John Lenine est mort ! Et pendant ce temps là le parti socialite caracole à Rezé, les nord-coréziens tiredemissile dans la direction de Séoul, la secrétaire d'état met en garde Pyong Yang, à Durango le cadavre d'un journaliste politique à été retrouvé intact, le président russe appelle à agir d'urgence, Madame le Gouverneur mange du coeur de phoque réglementé, un ministre lance son petit pavé dans la mare où les grenouilles frémissent d'aise et caquettent, poulopent jusqu'à la page people de leur quotidien de rassis mal assumés, le ministre se téléporte et en grand malade du siphon propose le télétravail aux ouvrières de la grande distribution de carottes en arguant du fait que lui-même, grand atteint de la promospère d'influence vient de réchapper à la grippe porcine mais que ça ne l'empêche pas de bosser à la maison, Julien coupat serait éventuellement élargit de l'étreinte câline de la justice rendue par les cellules spéciales de la sécurité nationale socialite, les seules que Madame Alliot-Marie garde fraîches, grâce à son nouveaux spray neuronal et à l'inflexion ascendante des courbes sécurisées par voie de propagande, mademoiselle Yade attend patiement son départ pour Strasbourg et est allée présenter des excuses aux Inuit, les bretons ont toujours des chapeaux ronds, les Tigres Tamoul ont disparus du pas de tir, Ingrid Bétancourt court toujours, dans quelques jours les américains débarquent à la Normandie et ont promis que si il faisait pas trop moche, ils pousseraient jusqu'aux Deux Sèvres, afin d'en déloger madame Royal et son armée de Chouannes aux chatoyantes couleurs de dames patronnesses à la saison des amours. La terreur règne, la Gauche caviarde ! Le mois de Mai joli rossignolet finit dans le tajine, la mère de la soeur d'un pote se découvre une passion tardive pour la lutte des classes, pendant ce temps là je reprends le collier au fond d'un bouclard, à Gauche, côté cuisine, c'est bientôt l'été et c'est chic à lui de revenir comme ça, tous les ans, c'est chic ! J'aime bien raconter des salades, si ça vous chiffonnent pas trop, Jean Tibéri va faire appel de la décision de l'arbitre et tenter de faire rejouer le match Pasqua/Coquin, le Général Néral sera dépéché à Tarnac afin d'y négocier la revente d'un bon stock de fers à béton, le pape n'a rien dit, en Israël on note un fort accroissement de la population raélienne, je me sens pâle ... Je ... Mais non ! Moi je ...
- Tiens, à toi je peux le dire. Je sors de chez un toubib de réputation mondiale dans l'amputation du budget vacances, il parait que j'ai une socialite carabinée, doublée d'un syndrome Ardèche, genre congrès de Tours.
- Tu veux qu'je te dise, je me disais aussi, il a pas bonne mine le John ! Terreux je te disais. Mais ça se soigne si je N'm'abuse ?
- Oui, par le rire.
John Lenine is dead, le petit monde du Rock reste coit, pas un mouvement de paupières, aucun frémissements dans l'assistance. nous avons su rester jeunes, nous saurons rester digne ! Johnny ... ta mémoire, l'engagement que tu as su manifester à chaque fois que sous HADOPI nous planions en écoutant l'Airplane, la puissance régénératrice de tes riffs, le roboratif de tes textes, la poésie lubrique de tes déhanchements, OOLA OOP ! La révolte qui en toi grondait et qui passant à la caisse, nous faisait fondre d'espoir blette. Tout cela et le reste mais j'ai plus assez de place pour vanter ici tes mérites agricoles, la PAC te doit tant ! Tes appels martelés au 118 ... Yes we Could but ... ! John is cané, couic, trépassé, à dache mais au paradis des chanteurs dégagés il restera toujours une balle pour la maison mère. Alors je la mets dans l'enveloppe, je lèche le Debord, le timbre, j'appuie bien du poing, pour les empreintes numériques et je vais faire un tour, je passe comme par mégarde devant la boite, je fais semblant de relacer mes lunette, je donne un coup de talon furtif à droite, à gauche, à l'extrème droite et à l'extrème gauche, je fâche personne et je te fous le courrier anonyme dans la fente. Ça se met à clignoter dans tous les sens à lors je carapate à toutes blindes. On sait jamais.
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Digg
28.02.2009
Mouvement de Libération de la Forme
Martine est une chic fille. Martine a fait des études. Martine a des idées. Martine est de gauche. Martine fait du social. Martine donne un peu aux pauvres. Martine est maire. Martine est fille. Martine rassemble. Martine fait carrière. Martine est secrétaire générale. Martine ne rêvait pas d'être postière. Martine ne rêvait pas d'être modiste. Martine ne rêvait pas de devenir l'épouse comblée d'un cadre moyen. Martine ne fait pas du jardinage. Martine ne fait pas la cuisine. Martine ne toilette pas son petit chien. Martine ne va pas à la plage. Martine n'a pas d'amis. Martine n'a pas d'amants. Martine à des relations, avec qui elle négocie l'éventuel avancement de leur plan de carrière. Martine a hérité d'un parti mais pas un bon parti. Martine est un bon parti. Martine a une copine. La copine à Martine elle s'appelle Ségolène. Ségolène et Martine ne font pas la cuisine. Ségolène et Martine ne prennent pas l'apéro au rendez vous des chômeurs. Ségolène et Martine vont tenter un coup. Martine est le cerveau et Ségolène est charismatique. Martine et Ségolène ont des voix. Martine entend papa. Ségolène, après Charetty, le Poitou, les Charentes, la guadeloupe, washington et Pékin brûle de visiter Rouen. Martine et Ségolène vont faire l'Europe sociale. Martine ne sait pas très bien de quoi il retourne. Ségolène se prépare pour 2012. Ségolène avait une petite chienne, elle s'appelait Arlette. Mais Arlette est morte dans l'incendie du Crédit Lyonnais. Martine est une chic fille alors elle a offert à Martine un petit ratier rouge passé, il s'appelle Olivier. C'est Nicolas qui les élève, ces petits ratiers là. Martine est de gauche. Martine est socialiste. Martine est libérée. Martine en plus des obligations liées à l'extinction de la classe ouvrière a une passion secrète. Martine anime dans la clandestinité une cellule révolutionnaire ulta-invisible. Le MLF. Le Mouvement Lent des Formes.
Non je ne suis pas un déçu du socialisme. Je suis bien trop con pour être autre qu'anarschiste du Quaternaire !
Ah au fait ! Aujourd'hui j'ai vu dans les journaux que Martine est contente et que Yolande aussi. Alors moi aussi, hein, je suis contente.
C'est nous les gars de la Martine !
18:13 Publié dans Relis tes ratures | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
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Digg
29.11.2008
Chez le bloguiste
Pendant que tu y seras, en remontant si tu pouvais passer chez le bloguiste, je lui ai laissé ma révolte à ressemeler !
C'est ainsi, vous vous commettez à la lourde tache d'aller faire les commissions et au dernier moment alors que la liste est déjà faite : Un pain de deux livres, deux tranches de pis, 3.14, une boite (une demi) de haricots en sauce, des croquettes pour la mémé du dessus, celle qu'a même pas de chat, une flasque de Madère, j'aimerai t'y voir sans, face aux rognons, une boite d'oeufs, un demi de margarine, deux Valstar (t'oublieras pas les consignes !?), une boite d'allumettes (les familiales !), du museau, deux boites et trois litres de Kiravi (je t'ai dit pour les consignes ?), deux de la villageoise et puis qu'il nous livre une caisse de postillon (les consignes ? Elles sont devant la grille !) ... Vous vous retrouvez à devoir faire un crochet, chargé comme une mule et tintant comme une voiture de pompiers à l'approche de la flambée des prix du carburant, par chez l'aut'. Le bloguiste, dont tout le monde dans le quartier se demande bien ce qu'il a pour plaire. Mais que tout de même, on dirait qu'il voit du monde dans son gourbis. C'est que mine de rien, il a de l'article pas cher et de qualité bien que parfois, comme dirait la femme de l'épicier : il a le coup de scalpel un peu dérangé. C'est que la femme de l'épicier elle ne s'y rend qu'en douce, chez le bloguiste. Vous comprendrez ça, on est honnête nous, mon père le dis en tous cas et la femme de l'épicier elle y ferait crouler le chiffre à son épicemar de mari si ça se savait qu'en douce elle s'y rend chez le bloguiste ... Il a parait-il une photo en pieds de Jean Marc Rouillan tout nu ! Si ! Si ! Et que voulez vous quand on a été ce qu'elle fut, la femme à l'épicier ...
Vous descendez donc avec le cabas et le panier à bouteilles vides mais plein. Vous avez à peine l'âge de les faire les commissions, rapport à ce que le billet qui froisse dans votre main n'est que le premier d'une longue liste de semblables, petits et jamais en quantité suffisante :
- Tu diras bien à tes parents que la prochaine fois il faut m'apporter le compte juste ! Vous sentez bien que le "voltaire" à plus la cote. Et vous allez de porte en porte, le cabas de plus en plus lourd et pour finir, un vrai calvaire au bout du bras. Une croix avec des poignées qui vous cisaillent les paumes. Les oeufs risquent leur vie à chaque changement de main. Les oeufs c'est pour votre gâteau d'anniversaire, ils le feront pas sans vous.
Puis juste à côté du bureau de tabac du monument aux morts, la voici la devanture du bloguiste, c'est vrai qu'il entretient pas, la vitrine est toute maculée de chiures de mouche anarchiste. Je ne vous décrit pas l'effet, sous certains rapports elles le sont toutes anarchistes, les mouches. C'est même peut-être la seule bête sur terre à l'être et sans effort ... Bzzzzz ! Bzzzzzzzzz ! Vous poussez la porte. Il est là, tout comme je suis à présent dans la lumière grise de l'écran et tape et frappe en artisan concentré, sur les touches du clavier. Il a la mine de qui porte le deuil de belles idées en solde. C'est vrai ce que la femme à l' ... Elle dit, il a la promotion vaguement enragée et que chez lui ça sent pas la rose ni le Ronsard et encore moins le José Maria de Hérédia. C'est vrai qu'il faut bien avouer que sa révolution sent fort la biffe, personne n'en veut, si ce n'est pour faire chic, même le jour du quatorze Juillet c'est vers l'uniforme qu'on se tourne, nous :
- Tu viens pour la révolte à ta mère ? Faudra repasser, j'ai pas encore reçu la recharge pour la clim.
Je savais bien que ma mère s'en fichait un peu du confort potentiel de la révolte urbaine mais si elle l'avait commandée avec la clim...
- Tu passes pas par hasard par chez l'épicier ? Voilà c'est repartit, le bloguiste aussi trouve que je suis bien serviable alors il me refile un épais port-folio où sont me dit-il les photographies Olé Olé de Marx avec la femme à Bakounine. Du sulfureux qu'il me dit et il me tend une pièce. Tout juste de quoi pour les P4. Alors je me taille, j'aime pas moi, ce type et ses airs de mouche du coche et sa gueule d'avoir l'air de tout savoir sur tout, surtout ce qui ne sert à rien, sur tout.
Et pis je rentre, la nuit vous comprenez, les oeufs sont plus fragiles et sans eux pas de gâteau. Gaffe à la plaque de verglas sous le viaduc. Gaffe ... Trop tard !
13:06 Publié dans Test bruit son | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
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Digg
11.05.2007
In Situ Veritas !
NE SUBISSEZ PAS LES SITUATIONS !
CREEZ LES !
Ceci n'est pas un appel à casting, vous n'allez pas devenir célèbres, pas de limousines, pas d'harpic dans les WC pas net, pas de yacht, pas de papa rassis, pas de public frétillant, pas de royalties, pas de droits d'auteur, pas de top modèle sous la douche, pas de sunlight, pas de VIP au carré, pas de best seller, rien à vendre, rien à acheter, pas de palaces, pas de piscine débordante d'"amis chers", pas de blues en tube, pas de coach ni maquilleuse suceuse berceuse, pas d'art narcisse, pas de miroir à l'échelle, rien qui vaille qu'on croit que le talent soit autre chose qu'une unité de mesure de l'audimat. Le pouvoir offre tout cela, tout cela fait naître le factice, le pouvoir aime le factice.
La lutte contre la contrefaçon est engagée contre ceux et celles (parité ! parité !) qui s'imaginent que nous n'avons rien vu du tour de passe passe qui vient de se jouer. Les urnes se sont transformées en malle des Indes et c'est la mine ravie des berlûrés qu'on aimerait bien nous voir afficher pour le restant de nos jours.
La refonte du parti socialiste ? OOOOHHHHH !
La création d'un rassemblement démocrate au centre ? AAAAAAAHHHHHH !
Une politique sociale organisée par les patrons qui sont "l'honneur de la nation" ? OOOOOUUUUUIIIII !
Des syndicats dans la lutte jusqu'au cou pour le pouvoir d'achat ? PÂÂÂÂÂMONS-NOUSSSS !
Allons mitoyens ça n'a pas encore commencé. Ils veulent gaver l'assemblée nationale ? Soyons donc nos propres représentants. La maison est nôtre. Et pis quoi encore ? Tout, absolument tout ce qui nous passe par la tête d'urgent à faire pour cesser de maugréer entre nous. La citoyenneté commence là où la force se met en rang ! V'là.
AMI ENTENDS-TU LE VOL NOIR DU SARKO SUR LA PLAINE ?
AMI ENTENDS-TU LE SILENCE DES PAYS QU'ON ACHEVE ?
00:10 Publié dans Blog, Film, Jeux, Livre, Loisirs, Mélancholie, Musique, polytiques, polytiques, ras le bol, Relis tes ratures, Science, Shopping, Sport, Voyage, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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Digg
02.05.2007
CHARLETY
Tu fais quoi ?
Je vais à Charléty.
Comme hier dans les rues de Paris mais Paris n'est pas la France mais la France n'est pas le Monde mais le Monde n'est pas au mieux de sa forme, beaucoup se sont mis en marche au son des mégaphones. Pastilles/Rations c'est de l'inné ou de l'aquis ? Et pour rebondir (hop !), vu que la descence m'interdit d'aller m'agiter le Karscher en beuglant à Bercy, je suis été en bonne compagnie jusqu'à la porte de Gentilly voir si les gentillets étaient au point. Au point, c'est-à-dire :
Est ce qu'ils allaient à l'instar de nos Dieux du stade, fiche le feu à la cambuse, faire pêter les carcans, enfin causer de ce que tout le monde attend, sans rien dire de politiquement incorrect, emporter la coupe et lacher la liesse comme une vache folle miraculée au milieu des afficionados de la justice sociale ?
Il y avait là autant d'œdipiens en souffrance que d'espoirs raisonnables. Mais après que Cali gueula son bonheur de chanter quand c'est...!
Mais après que les bons artistes (les nôtres) y furent allés de leurs bons mots (y a trop de monde, rentrez chez vous !). Après que nous nous soyons dûment comptés... 59 998... 59 999... Bon, les mômes arrêtez de courir dans tous les sens ! On va pas y arriver... 72 48... Quoi y'en a aussi dehors ? Après que...
Maman est arrivée. Maman t'es la plus beeeeelle ! Les tribunes vibrantes d'amour filial se sont dressées d'elles même sur leurs assises de béton armé et on y est tous allé de nos brassées de fleurs des champs : "Maman présidente ! Maman présidente !"
"J'ai reçu tellement...Tellement...Tellement (allez encore une fois)... Tellement d'AMOUR pendant cette campagne...".
Maman, la plus belle du mooooondeux ! C'est aujourd'hui dimaaaaancheux, oh ma jolie maman, voici des roses blaaaaancheux, toi qui les aimeux tant ! Mais maman qu'est pas une grue, elle s'est aussi un peu mise en colère : Nicolas ? Tu t'es pas lavé les dents avant de t'essuyer les pieds sur le paillason 68 ! Elle lui a même un peu tiré l'oreille mais Nicolas y dit qu'y s'en fout ! Lui c'qu'y veut c'est aller à ELYSEELAND dimanche prochain et là, maman, elle sait pas trop quoi dire alors elle parle de "paix civile". Et nous, qu'on est quand même pas tous sous calmants, on se demande si la paix civile ça veut dire aussi qu'il va encore falloir se laver les pieds avant de mordre les petits ambitieux-capricieux-migraineux qui voudraient bien s'occuper de notre bonheur même si on est polis et qu'on leur y dit "je préfèrerais pas".
Parfois il faut savoir sortir de la couveuse mes poussins !
Et comme le chantait Boris Vian : "Sinon quand la reine reviendra ma parole nous on r'viendra pas !"
13:55 Publié dans Blog, Film, Jeux, Livre, Loisirs, Mélancholie, Musique, polytiques, polytiques, ras le bol, Relis tes ratures, Science, Shopping, Sport, Voyage, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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