19.02.2008

Hasta bientôt Fidel

Le ministère du plein emploi et de la charité réunis nous fait parvenir le communiqué suivant :

Ce matin, après avoir fait le compte de ses annuités et rassemblé les petites affaires dont il avait orné son bureau de chef de service le camarade Fidel a décidé de partir à la retraite. Un quête sera organisée et ce soir un pot d'adieux aura lieu à la cantine. A l'occasion le camarade Ernesto fera un petit discours, on peut apporter son transat.

Une biographie fournie par la CIA est d'ores et déjà disponible à la librairie balsero à Miami.

Les mots nous manquent pour dire à quel point nous sommes heureux que l'ile de Cuba redevienne sous peu le bordel préféré de nos amis américains. La base de Guantanamo sera reconvertie en camps à l'usage des sado-masochistes et le bonheur des peuples n'aura plus à souffrir de la haine des barbus pour les barbiers et le vert olive sera banni de toutes les bonnes teintureries. Des T shirts à l'effigie du "Che" seront traduits à l'attention des jeunes décervelés qui croient qu'il s'agit de la version techtonik du portrait du père Noël qui y est imprimée.

Hasta siempre el capitalismo !

 

A l'attention de la tribu K. : Mes demoiselles que ferai-je sans vous, sans la puérilité acidulée de vos commentaires. Votre usage de la langue Franque représente pour moi cette perfection à laquelle je ne saurai atteindre sans vous lire avec l'attention de celui qui se dit que vous êtes l'avenir du monde. Vu l'état dans lequel se trouve le monde je ne vois rien de mieux que vous pour en hériter et ainsi parachever l'oeuvre de vos parents, grands parents et ainsi de suite, vous êtes sûrement d'un très haut lignage ! 

Erika ? Joli nom pour une marée noire ! 

08.02.2008

La corde pour t'éprendre

Où t'en es-tu aller la dégotter la corde pour t'éprendre ? Aux branches basses du poirier qu'on avait plaqué au mur à chaux. A droite en passant la porte de chataîgner. Chez moi les hespérides s'appelaient le grand clos et des oranges Au paradis... Pour elles,  mon grand père s'est fait spahis. Un trait de sable l'ensevelis. Des eves qu'il y a vu, à celles qui l'ont reçu il m'a laissé un buisson d'épine au sein duquel on tisse le chanvre de la corde pour t'éprendre. Celles dont les reins me viennent aux hanches,  à coups redoublés d'ondes, sont toutes lacées d'un fil d'or que je file à mes voiles. Mon songe est creux à l'exact creux de leurs seins et je me balance, lent, à la brume de leur soupirs,  sans écriteau autour du cou. La corde pour t'éprendre se passe des services du bourreau.