24.07.2008
Ambiance estivale
On en était à décompter ce qui resterait après le passage du percepteur, on regardait la famine inquiéter les patrons de grandes surfaces, on écoutait les discours, on apprenait par la voix des dépêches qu'en Italie un césar relooker venait de se faire voter des lois qui le garantissaient d'avoir à comparaître, on observait les courbes de croissances, le prix des produits pétroliers, celui des matières premières, les cotes de popularités, le top ten, le box office, l'indice furieusement exponentiel des plus grosses infortunes, on analysait, on se laissait séquestrer, prendre au collet doucement, on faisait les valises, mais sans convictions.
Puis du fond de la salle on entendit vaguement, enfin pour ceux qui avaient pu rentrer dans le salon et se caler devant le poste ce fut nettement plus clair ... On entendit Machin, un énervé notoire et à ses heures dessinateur ambigu, traiter le fils d'un notable, d'opportunément convertis ! Ce sur quoi l'autre, appelons le Truc, le traita sans s'interroger d'antisémite ... Mais comme dans le même temps nous étions aussi à tapoter sur internet des aller simples pas cher pour un pays enfin sous développé et que les enfants hurlaient que Euro Dysney c'était ça qu'il nous fallait ! cela nous fit ni chaud ni froid. si ça se trouve, c'était vrai que Machin était antisémite et que Truc était journaliste et que nous n'étions que des veaux sous l'emprise d'une authentique renaissance de la pensée précuite. Après tout ...
06:32 Publié dans Test bruit son | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : politique, siné, val, littérature, poésie, caricature
23.07.2008
Potion
Elle s'approcha en silence, se pencha entre le bord du bureau et la chaise où j'étais assis et m'avala d'un trait de plume comme une potion amère, d'un seul trait de plume où la verve de mon acrimonie se déversa en un lourd accent translucide; Je séchais devant trois mots sans suite et j'avoue que la pression de ses lèvres me fit lâcher la plume et que m'arc boutant, un gémissement déversé dans sa chevelure, je froissais la feuille lumineuse et me laissais aller hors du langage, à sa langue si fine à décider de mes explosions de joie. Puis toute ma poésie se porta à ses hanches que j'empoignais en l'ouvrant de quelques plis lustrés. Elle posa son front dans le creux de mon épaule et toute entière fit de mes trois mots une orgie de syllabes débridées...
08:49 Publié dans Test bruit son | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, poésie, littérature, photographie
19.07.2008
Le Bonheur
Bien que je sache pertinemment qu'il ne sert à rien de nous démontrer comme une troupe hallucinée marchant au pas des consignes destructrices, je ne peux m'empécher de penser qu'il n'est jamais trop tard pour hurler et secouer et tancer et tenter de savoir si du vivant nous saurions faire autre chose qu'engendrer et subir les calamiteuses ignominies qui sont notre lot de sous-vivant.
Je titre cette note du doux nom de Bonheur, ce mot que j'ouvre par une capitale, ce B de béatitude mais aussi de béance, de barbarie; Et je ne sais plus ce qu'il recouvre au juste, de sens. Le Bonheur est une idée ? Une pratique collective ? Une intimité indescriptible ? Une question informulée laissée au libre arbitre qui s'estompe sous le joug ? Le Bonheur est un état d'âme ? Un esprit que chacun peut saisir et grignoter, à part soi, quand le couvre feu autorise que chacun chez soi on jouisse sans entraves dans l'espace confiné du vide laissé à l'appréciation de la clientèle ? Le Bonheur est une quête de tous les instants ? Un feu lointain à la chaleur duquel nous ne réchauffons que ce qui sert à s'en approcher, un peu plus chaque jour ?
La fission nucléaire m'a apprit ceci, il faut diffracter l'atome pour obtenir une énergie démentielle. Laquelle énergie ne nous sert qu'à nous éloigner du coeur de nos préoccupations primitives, à nous diffracter nous même en milliard d'entités abstraites et qui produisent l'énergie de tout ce qui nous reste de commun, la démence !
Le Bonheur, ceux qui l'ont trouvé dans cette explosion permanente du sens, des sens et des émotions fumeuses, ceux là survivrons sans doute à la longue nuit qui peu à peu recouvre le monde de son moyen age profitable. Mais au sortir de cet age sans renaissance pourrons nous encore les appeler Humains ?
Les autres ne comptent déjà plus que sous la forme statistique. Les autres savent que l'enfer n'est pas qu'une hypothèse et que la réalité se passe d'analyses, de ralentis et de rediffusions.
Alors le Bonheur, ce bon heurt d'un seul contre tous, le Bonheur ne m'interesse pas plus que l'objet que l'on me désigne partout comme étant son vecteur, son chariot de feu. Je suis un primitif.
09:54 Publié dans Test bruit son | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : politique, littérature, poésie
14.07.2008
Sur nos plaines
"Qui possède le pays doit le gouverner" (Constitution des États Unis d'Amérique, John Jay)
"Ami entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines" !? Euh non, pourquoi ?
Ce matin, à l'aube d'un jour de gloire policée, la France, fille aînée de l'atome s'est réveillée en état de choc ! C'est en effet vers les quatre heures a m, heure locale, qu'un groupe de terroristes puissamment gourmé s'est emparé du commandement des forces armées progressistes et des pompiers réunis. Sous la conduite suspecte de leur chef présumé, la horde sanguinaire qui comptait selon nos informateurs, pas moins de sept membres sur-entraînés et fanatiquement décidés à faire le mal a investit sournoisement la loge du concierge de l'immeuble sis au 14 impasse Guy Môquet, Neuilly sur Seine, dans le Neuf Deux (Hauts de Seine, pour les incultes).
Puis les évènements se sont précipités dans la cage d'escalier où le bignole, sur ordre supérieur de notre cher bien aimé, le petit mythonnier (Gloire à lui au plus haut des essieux !), espionnait les allées et venues de Vachar Allah sad, grand maître présumé d'un futur petit orient qu'on voit danser le long des golfes clairs, revêtait sur les dires de nos mouchards de Cholet, un caleçon fleur de lysé avant que d'enfiler les champs élysée par les boulevards des maréchal.
On entendit des cris, on vit des ombres parmi lesquelles on crut reconnaître les vainqueurs de 98, on s'alarma, on gesticula, on échangea quelques propos peu amènes, on aperçut même le maréchal des logis Mame qui tentait une retraite stratégique au travers d'un maquis de platanes, le soldat Séféro prit la pose pour le cameraman de FR3, bravement soutenu par Poivre qui quoi que qu'on en pense ne s'est sucré que contraint et forcé par l'axe du bien, on invectiva un technicien de surface de couleur qui se sauvait pas le siphon d'un baise main ciselé. On résista ! On résista et là, le reportage exclusif des ébats de Madame Sonmarri, que nous soumettons à l'attention attendrie mais néanmoins sagace de nos chers abonnés est une preuve irréfutable que l'on résista jusqu'à l'engorgement caverneux. On fit tant, pas à pas, des pieds et des mains pour sauver ce qui pouvait encore l'être, l'argenterie, que tant de nos valeureux compagnons tombèrent la main sur le coeur dans le tiroir. Ce que nous fument on le fit et ça se saurait !
Sitôt mis au courant depuis trois mois, le haut commandement des forces armées est sortit en pyjama de joie sauvage, sur le pas de notre porte mais abusé par le doux bruissements de la brise estivale dans les feuilles de chou, s'en est, du pas gaillard de l'amour qui fini toujours par triompher, à la fin, retourné à la dure et périlleuse besogne d'enc... la république qui n'en peut mais de jouir et de rejouir de nos léthales réactivités citoyennes.
Mais ils étaient les plus nombreux et l'entraînement intensif prodigué par les instructeurs d'Al Quaïda Aïdi ! Aïda ! a eut raison de notre détermination à vaincre ce nouvel et fatal assaut des viles forces de la coalition cafardeuse de nos ennemis jurés du Sud et de l'Est réunis.
Ainsi depuis l'aube de ce jour qui devait nous voir célébrer la grandeur de la Nation pulpérisée (Secouez là ! Secouez la !) en assistant, confit en dévotion au défilé de l'armée Vrounzaise, le pays est aux mains sales d'un groupe d'activités multinationales à haute teneur en % de toutes sortes. Ainsi chers abonnés au tube dentifreeze, ce matin, et c'est l'Armor dans l'âme que nous vous donnons ce conseil, restez chez vous, les rues ne sont pas sûres et il n'est pas certain que des hordes ne descendent des banlieues pour piller les symboles de la démocratie bafouée en brisant quelques vitrines de ces autels que paisiblement nous fréquentons à l'ordinaire quand le salaire vient nimber de son aura divine, nos fronts d'hommes libres de choisir entre faire les soldes et équiper la maison (mais si les mômes se magnent un peu, on pourra faire les deux. Pasqu'après nous irons à la plage).
Bon ! C'est pas tout ça mais je m'en vais retrouver son nid douillet, (featuring Jooowge Breasssince !) car l'orgasme qui marche au pas cela ne me regarde pas !
06:26 Publié dans Test bruit son | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : politique, défilé, armée, sarkozi, al assad, littérature, poésie
12.07.2008
Le diable au corps par la queue devant le buffet
On tente, on est tenté, dansant la tarentelle devant un buffet que rien n'emplit de bonnes nourritures, d'élancer son âme au ciel et d'offrir ce que le temps nous a laissé de chair à l'orgie savoureuse, à l'assault des corps affamés. On baisse alors les paupières sans que le front soit ailleurs qu'à la lumière divine et l'on hâte à soi la brassée de l'autre, à nos narines, à nos lèvres. On emprisonne un peu fermement cette proie que nous sommes au paradis. Ce paradis que le diable boiteux nous invite à squatter pôvrement, alors que nous en sommes la serrure oubliée et la clef jetée au marais. Et nous allons à la renverse, à la renverse et de nouveau à la renverse, infiniment. Les mots sont à nouveau ces exclamations d'où nous perlons en gouttes de suées délicieuses. On se souvient enfin d'une langue d'eau vivifiante de mémoire et l'on jouit, rendus bête parmi les bêtes.
Cependant que le diable boiteux, être délicat si il en est, se désole d'avoir à s'inventer d'autres ruses pour jouir encore du spectacle risible de nos danses dressées comme des buffets d'anthropophages.
(Ce court entrebâillement de porte est dédié à cette sorte particulière d'ange qui est la femme que l'on écoute.)
10:11 Publié dans Test bruit son | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : politique, quatorze juillet, fêtes royale, littérature, poësie, bétancourt ? assault
10.07.2008
Strates
Combien y a-t-il donc, depuis l'abandon de la lutte des classes au profit de la formation accélérée de communautés selon moi tout à fait artificielles, de strates dans, par exemple, la population de ce pays ? De combien de couches de pâte plus ou moins cuites est fait le mille-feuille d'où la crème dégouline sous nos regards ébahis par médias interposés (Embeded dit-on en anglais de prétorien) ? Pour ma part je fréquente une élite. Cette élite qui chaque matin, vindicative à l'égard de ses semblables, se lève et va à grand renfort d'échappement gras gagné de quoi avoir quelques illusions sur le "ça va s'arranger, ferme ta gueule, ça va s'arranger !".
Nous nous retrouvons ainsi, en bonne compagnie avec des envies de meurtre, encore un peu tempérée par cet humour qui est le propre de l'homme qui sent bon le déodorant; Cet humour qui nous fait trouver le nain pas à la hauteur, la chanteuse jolie mais un peu barbie, le ministre ridicule et un peu flou sur la photo des tabloïds, le patron et son adjoint chiant à garer toujours leurs 4x4 sur le toit de nos guimbardes rafistolées... Mais tu vas voir ! Je vais leur dire moi que ... Et pour finir tous ces grands de leur monde, cons comme des manches à balai ... Ah si j'étais à leur place ! Tu verrais comme j'y ferai tourner le business ... Tas d'incompétents, non mais !
Et pendant ce temps là que nous exerçons notre esprit critique sur la couleur des yeux de la présentatrice du 20 heures et à propos , en les singeant, des répliques du "Guignol's band" de Canal plus... Ah putain ce qu'ils lui mettent au Nicolas (notez que nous connaissons le prénom du président bien mieux que sa recette du mille-feuilles !) ! Et pendant ce temps là que nous vivons dans un éternel interlude, la fusée décolle, franchit l'azur, nous filmons, c'est beau ! Oh ! vois tu comme c'est beau ! et quand l'engin fabuleux se perd dans la stratosphère de notre entendement et que nous emmenons les petits au Mac do "TM", les étages un à un se séparent. D'abord ce sont les réservoirs qui partent en quenouille, ça hurle à l'intérieur mais nous n'entendons rien, les paumes collées aux esgourdes, puis vient le tour des classes moyennes... Hein ? Tu dis ?... l'électronique embarquée à seule fin de franchissement des couches supérieures par les couches dirigeantes, voulais-je dire ... Ah ! Je préfère ça ! Mais là non plus le spectacle ne nous en est pas offert. Mis à part parfois quand de la fuliginence du mol embrasement on perçoit un gargouillis de méninges qui dit : C'est vrai tout de même, le peuple n'a pas toujours raison !
Le peuple ? Le peuple ? Mais revenons à la conquête spatiale... Alors dans le vide sidéral que nous connaissons tous pour y être allés au moins une fois, aux alentours de 20 heures, entre deux écrans publicitaires, nous pouvons voir la capsule, le vaisseau proprement dit et nous sommes bien rassurés car de l'intérieur on entend péter les bouchons de champagne et les cris de joies de ceux qui nous font croire qu'il va falloir se serrer encore un peu la ceinture d'astéroïdes.
Combien de strates alors ? Bien trop pour que nos cervelles dévitalisées comme une dent cariée puissent les compter. Mais en dessous de la couche de pâte sur laquelle je me tiens sur un pied pris un peu dans l'atome, je sais qu'il y en a d'autres, vous aussi n'est-ce pas ? C'est pour cela que... "Ça va s'arranger, ferme tag... Ça va s'arranger !".
"Coquillages et crustacés, sur la plage ensoleillée..."
11:03 Publié dans Test bruit son | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, géographie, continents, stratégies, peuples, poésie, litérature
07.07.2008
Imprécations Dubois
Une amie et pas des moindres, puisqu'elle est petite, me dit : Mais pourquoi tu ne racontes pas ta vie ? Sous entendue la publication d'un volume de taille moyenne, une pile parmi d'autres piles, si pile il y a lieu d'avoir et peut être à la clé, un changement d'existence, l'abandon de
ma vie-d'ouvrier-chauffeur-livreur-à-quatre-vingt-euros-brut-par-jour-pour-dix
-à-douze-heures-de-travail-journalier-
quand-il-y-a-du-travail-vu-que
-je-suis-un-vieil-intermittent-du-spectacle-en-passe-de-ne-plus-l'être...
Oh mardre, ça y est, je viens de raconter ma vie et ça ne fait pas un volume ! Pas faute d'avoir mis des tirets en pagaille !
Raconte pas ta vie elle est pleine de trous ! Me disait mon imparable grand-mère quand elle trouvait que je faisait un peu long dans le récit du fait qu'il manquait cinquante centimes sur la monnaie des commissions. J'étais déjà bien fabuleux. Non pas que chacun de mes pas fut héroïque mais comme on dit, je noyais le poisson pour qu'on me lâche un peu les ouïes. Je croyais que l'ivresse des mots suffisait puisqu'elle me comblait d'un bienfait d'ivrognerie sans alcool. Mais non pas, je saoulais l'environnement d'un charivari de mots inconsidérés. Exemple ? Un soir je rentre du collège en feu, pas le collège, le collège ne brûle pas, j'y conduis une grève printanière, c'est moi qui suis en flammes comme une bourrée d'épines sèches et je déclare à ma mère, toute occupée à épiner les roses dans l'arrière boutique où fument deux ou trois de ses gauloises sans filtre : Y nous ont jetés... Notez le "Y nous z'ont", capital le "Y nous z'ont" chez le jeune poète ... de la salle des profs manu militari ... Elles se retourne en écrasant la première des goldo qui tente une échappée en se consumant en égoïste et me dit : vous avez eu affaire à la police, à l'armée ? Elle s'alarme elle même de ce que je vais encore leur faire avoir des ennuis. Euh non ... Notez aussi le "euh non", non moins capital chez le jeune poète révolté de la fleur des champs ... Alors elle me balance, lâchant la Bacara, une tarte aux doigts qui résonne encore aujourd'hui comme une preuve d'amour maternel; Cet amour qui est aux mères comme de l'inné. Nul ne saurait le contester ! Je bringueballe un peu des étiquettes... Manu militari ne s'applique que dans le cas où il y a intervention des forces de l'ordre ! Tu devrais savoir cela ? Oui M'man . Voilà comment on se retrouve en cellule de dégrisement avec au bout de la chaîne à la cheville, un boulet de 1288 pages, hors illustrations et erratum, de chez Larousse.
Pas une imprécation dans cette courte note. Un jeu de mots idiots dans le titre, un hommage à peine à un de ces professeurs de l'éducation nationale, Jean Pierre Dubois. Un qui venait écouter mes discours enflammés sur le thème de "c'est à l'usine qu'ils nous destinent, c'est là que nous voulons aller ?". Un de ceux dont on dit maintenant qu'ils ne sont que de sales fonctionnaires à la solde des congés payés; Et que ça n'est plus la peine de s'occuper d'eux vu que les mômes, c'est assez ennuyeux qu'ils apprennent à lire pour finir par faire des croix sur les formulaires de la police des bonnes moeurs. Sales petits chômeurs sans papiers !
Un hommage à ma mère qui avait la main leste et le sens des mots justes appliqués à un goût prononcé pour la justice, la révolte, les gauloises et les roses.
Des gauloises et des roses. Merci M'man.
07:51 Publié dans Test bruit son | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, littérature, poésie, bétancourt, ingrid, colombie, farc
30.06.2008
Fin Juin
J'ai déjà sortis le parasol nucléaire, j'ai bien vérifié les boulons de la mobylette, pour l'occasion ce matin j'ai versé au parti (Union des Motorisés propagandistes) quatre vingt deux euros de carburant afin que nous ne fléchissions pas d'un poil dans la propagation de la guerre sainte faite aux pauvres, avec l'assentiments des très vénérés dictateurs, nos amis. J'ai aussi fait le tour de ce qui pouvait attendre la rentrée et puis je suis monté comme l'autre sur mon terrible engin harnaché comme Rita Hayworth et là, au bout de la rue... Je me suis réveillé d'un rêve étrange, l'appel de la route avec en musique de fond une mélopée grinçante de Canned Heat et des images de highways lustrés par le cagnard assassin. Il était largement l'heure de retourner soigner les crises de foi du fridge ! Au volant ? Oui, de 20 m3 mal brélés que je vêle et mène tambour battant sous l'oeil amorphe des zautromobilistres, mes frères, mes cadets, mes soeurs émancipées, mes ainés de la délinquance sénile qui les uns les autres, je suis des deux, je n'ai pas encore fait le choix de la communauté propre à me trouver des charmes de barde... se shootent derrière les vitres fumées à l'Éther adoré, aux caméras de vidéo surveillance qui n'ont de cesse que de saisir le profil avantageux et à l'angle, la bonne lumière qui nous tient lieu de cerveau. Switch on le président va parler ! Switch off, c'est terminé, vous pouvez disposer ! Les caddies sont à ramener au ministère de l'intérêt... Ya basta la révolte, le pétrole va finir dans les poches étanches d' EXXON (Valdès?), TOTAL Tsahal et Bélial et myriades de sous traitants, nous aut's. Les armateurs du monde moderne.
Nous aurons bien du temps bientôt pour relire Marx, Bakounine, Diderot, Chomski, Behm, Lévi (le prem's et ceci n'est pas une pub anti sémite, de celles qui font les soldat israéliens se suicider sur le tarmac, en grande tenue, alors que le prés' net louche des serres et que madame est déjà sur l'échelle de coupée, à se casser la margoulette, le sang de jeune soldat la laissant perplexe, madame n'a pas lu le dormeur du val depuis... ), Manchette, La poésie lyrique et rare de Lephauste et tant d'autres célébrités du monde d'avant et qui avant de le devenir, on se demande pour quoi, pour qui, ont un peu fait des pieds et des mains pour que l'on arrête de massacrer tout en génocidant avec tact. Un petit plaisir pour une repentance, ça vaut même pas le coup d'en parler. C'est nous les Za ... fricains qui nous reviennent de loin, toujours dormant à terre, ces grands enfants !
J'ai croisé ce matin la pinncô à vincent Cassel ! Il vient de nous faire un Mesrines pour les petits, c'est Broussard qui supervisait, que du prop'. C'est lui qui l'a buté, ce beau poulet ! Personne pour dire si Sylvie Jeanjacot à recousu les impact dans le blouson ? Bon bien, passons. La copine à Cassel, je l'ai croisé ce matin entourée de mâtins puant le fioul. Des types que tout le monde devrait en avoir au moins un à la maison, pour les soirs où y a pas match où Maria Callas. Cette bonne crasse méningée dans le combles, pousse du flight case comme on pousse un peu dans les wagons du métro, en vindicatif du c'est mon droit, j'ai raqué car les autres, c'est trop con ou pas assez Shik. Tu parles qu'ils étaient là entre deux efforts de bête à ravager ses nichons dans les effluves de suint. Elle, la mâtine à Cassel, c'est une belle des aisselles. Mais comme elle a que deux jolis poignets à offrir à tous ces cadenassés, ils s'en retournent à la machine à café avec leurs envies de la menotter. De lui filer la bague et les bracelets. Elle grille des sticks avec Vinnssouile, comme elle dit : alors les gars j'vous lache, j'suis avec Viiinsssss !
C'est bien ainsi et pour finir le mois, un petit cadeau qui sent bon la lessive !
C'est vrai le Maréchal me manque, sa bonne moustache, son regard clair, sa voix brisée par la défaite. Ce vieux pédophile qui aima tant la France qu'il lui fit des petits par millions avant que d'aller se faire sucer à l'ile d'Yeu. Il me manque parfois alors je sors ma carte d'électron et je vais voter pour l'accélération des ZonZons, des Zhopiteaux des IONS... Zions ! Là où l'on s'incarcère volontiers en attendant la chute du brut.
19:18 Publié dans Test bruit son | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : politique, géographie, continents, stratégies, peuples, poésie, litérature
24.06.2008
A l'avenant
Cependant que le monde contracte des fièvres dont on croyait que la science et la raison avaient jugulé les effets meurtriers. cependant que l'on commet des crimes rassis aux buttes Chômons, que les bons élèves reçoivent des torgnoles de la part de ceux qu'on étudie afin de les parquer au plus près de l'intérêt commun. Cependant qu'un quelconque ministre mais le sait-til, qu'il est quelconque tout en étant le premier ? ... promet que la présidence française mettra le volet social en tête de ses préoccupations européennes... nous savons ce que cela signifie en termes de camps d'internement, ces camps produisent-ils de l'emplois ? Cependant que le président de la "chance aux chansons" promet de son côté aux israéliens et aux palestiniens, ça n'est pas un seul et même peuple ? de leur offrir des portes pour encastrer dans le mur. Cependant que l'on va enfin à nouveau juger les auteurs d'un crime pour antisémitisme, qu'est-ce donc qu'être antisémite ? Pardonnez je suis né en 1959, je sais par contre très bien ce que signifiaient "crouille", "bougnoules", "bamboula", "niaquoué", "chinetoque", "monzami", "cacahuette", "salarabe", "blanchette" dans les années qui ont suivies ma venue au bourbier. Cependant que nous perdons une à une les lois sociales comme de vieilles peaux d'après le peeling d'avant les grandes vacances. Cependant que le patronage laïque détourne le code du travail en traitant les chômeurs de paresseux indignes d'allocations, le patronat c'est vrai n'est pour rien dans la création de l'ANPE et des ASSEDIC, si ça n'avait tenu qu'à lui... Cependant que les petits des nègres jouent à ballon prisonnier sous le regard des enfants des blancs qui jouent à granturismo. Cependant que pendante comme une pair de couilles flapies la conscience socialiste s'installe dans l'ultra caverneux...
...Ça et là dans les rues de la ville les parasols fleurissent comme des champignons flambant neufs. La chaleur étouffe les cris, on sirote aux terrasses, on mate les gonzesses, les vieux amis se marient avec le fisc, on fait du vélovélib et l'on fête dans les jardins les rues, les repas de voisins du quartier. Là c'est absolument nécessaire, je ne dis rien, car au moment des rafles comment savoir qui dénoncer, si on a pas écluser ensemble quelques glasses de champ' ? nous manquons d'éducation en matière de collaboration. Mais baste ! vous avez vu, c'est l'été et Carla va nous faire un tube d'une de ses interrogations existentielles qu'elle ira interprété, c'est promis, dans tous les club mickey où la tournée Ricard croisera la caravane du tour de fientes et Goldman va nous trouver un moyen de faire casquer ceux qui n'écoute pas sa "création" et... Vivement la rentrée !!! Parce qu'à la rentrée ça va chauffer, foi de secrétaire général de la CFGSUFOTD ! En attendant ceux qui n'ont pas de palmes ne vont pas nager et ceux qui n'ont pas de bouée n'ont qu'à aller travailler pour s'en payer et celles qui sont pas belles ne doivent pas fréquenter les plages et ceux qui n'ont pas la clim peuvent rester dans le bac à légumes de l'électorat insondable. Et moi, oh oui, moi ! Je vais aller me coucher, c'est dans l'air du temps.
On est heureux national 7 !
23:33 Publié dans Test bruit son | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : blog, politique, littérature, sarkozi bruni, crime antisémite, poésie, modem
21.06.2008
Fête de la musique
De la musique ? Je n'en fais pas. Ça a toujours été un poids dans ma vie que d'être in-foutu de sortir d'un quelconque instrument deux notes qui auraient ressemblé à autre chose qu'à un grincement de tiroir plein aux as de tout ce qui fait que la mémoire joue faux. C'est pas faute comme tout un chacun d'avoir acheté, adolescent, une guitare, une méthode en deux leçons, une housse et une panoplie de bob Dylan d'occasion. Neuve, la panoplie de bob Dylan était pas crédible, un peu comme les jeans que tu uses pas toi même et que tu fais lacérer en Indonésie pour trois francs six sous.. La première leçon dans la méthode disait : Tout d'abord, sortez la guitare de sa housse !
Je n'ai jamais été plus loin. Toutes ces cordes qu'il fallait pincer, frotter, débiter en arpèges en accords dzoïng ! dzoïng ! me filaient des boutons; J'en avais déjà plein sans ça, alors je me suis contenté de la trimbaler de gauche et de droite et quand on me demandait si j'en jouais de la guitare ? Je répondais que ça n'étais pas une guitare que je trimbalais, que c'était un AMX 30 en kit. Ça forçait le respect et les filles se le tenaient pour dit et ne m'approchaient pas plus que pour faire comme si...
Je me souviens que sur la guitare de Woodie Guthrie il y avait écrit ceci : Cette machine tue les fasciste ! En angliche ça fait moins quiche mais l'angliche pas plus que la musique je ne le talk. Les fascistes se marrent encore et Guthrie peut revenir, ils lui feront faire de la télé réalité. Car la musique qu'on fête, on lui a fait sa fête depuis longtemps, au format et peer to peer les artistes fleurissent dans les ascenseurs comme en des serres où la culture transgénique nous palpe les tympans à la façon d'un anxiolétique. Combien sont-ils et elles pas moins à nous user la comprenette en ressuçant des aînés les vieilles ficelles ? Tiens, c'est tout new ! cette jeune artiste au talent prometteur signe ici un opus de légende ! La révélation d'un univers intime riche d'émotions contenues (Double album, 478 titres !) ! Je pirate ! Bah oui quoi, je ne vais pas acheter au prix fort un machin dont toutes les intros sont repiquées aux Beatles qui eux même les ont pillées au blues qui lui même les a empruntées à la misère des négriers nantais ? Je pille donc et que l'on ne vienne pas me dire que c'est la création que je dépouille, car de création n'y en a point. ni chez ceux qui rimbaldisent dans les hôtels de lusque ni chez celles qui nous vendent leurs premières règles et prennent les oreillettes de nos casques à pointes pour des tampons hygiéniques.
Je suis un vieux con aigris ? On m'a assez prit pour un cornichon malossol, alors oui ! Depuis que Schubert se fait dorer la truite au paradis et que le vieux Béranger, le vieux Leforestier, la Vieille Ribeiro, le vieil Annegarn, la vieille Tekielski (mama Béa), la défunte Morelli et caltera et caltera ... compilent les fraises dans les soutes des majors j'ai fait de ma guitare un nid de crotales qui grelottent dès qu'approche la caravane du tour de france et que se dresse le barnum de chez Ricard, l'ami de la jeunesse et de la musique à 45 degrés de joies pures. V'là !
C'est une maison d'vieux accrochées à la débine...
08:07 Publié dans Test bruit son | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : fête de la musique, carla s..., été, politique, littérature, poésie, bla bla


