21.07.2008
Dernière chance
C'est partout, je sais pas si vous voyez, la réunion de la dernière chance. A Versaillistan cette après midi, à l'OMC, au Vel'd'hivistan, sur les plages de l' espagnolistan, à la trésorerie de Pantinistan, aux ASSEDIC'sistan, en Afghanistan, en Irlandistan, en Europistan, en Iranistan, au parti socialististan, en Palestinistan et dans tous les Bantoustan de la planète. C'est à croire qu'il se prépare quelque chose de pas net ? Quelque chose qui ressemblerai à quelque chose de pas très clair mais que nous ne pouvons pas comprendre, vu que nous vivons dans le fouillis mental de notre citoyennistan un peu brumeux de la comprenette. Il sort quand l'alboom de Carla ? C'est déjà fait ? Vous voyez bien que l'on ne nous tient pas vraiment informés !
Moi dans mon paranoïstan, je me sens bien. J'ai reçu ce matin ma dose mensuelle de complément alimentaire euro-psychologique et comme la petite pilule bleue me fait de l'oeil dans le clair matin de Juillet, ainsi que le chante un ami :
"Et comme j'habite près de la Hague
C'est sûr je vais pas faire de vagues
Car c'est elle qui paie mon salaire
Ma grosse ordure de petite fée nucléaire"
(Alex et les galants, collector)
08:20 Publié dans Test bruit son | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : politique, versailles, omc, sarközi, congrès, farc, littérature
20.07.2008
Versailles
comment ça on incendie pas le Reichtag ? Qu'est-ce que c'est que ces conneries ? Ah bon, c'est pas la peine cette fois ? Bon, je range la solexine alors ? C'est bête tout de même, parce que moi, les pleins pouvoirs comme ça, sans rien faire que réunir les deux chambres en tong et en bermuda sous les ors de la royauté déchue, ça me fait peine, un peu. Je pense à la liberté de la presse; Qu'est-ce qu'elle va titrer demain, la liberté de la presse ?
Les députés godillots emboîtent le pas aux sénateurs Scholl !
La pacification démocrate, un devoir de mémoire ?
Les élus font le lit de Nicolas !
Tout est calme au Tricastin !
Le petit grégory, Ingrid prie pour qu'il revienne !
Le mystère de la chambre jaune enfin élucidé ! (de notre envoyé spécieux Lucien Joffrin)
C'est vrai quoi, c'est pas parce qu'on est à la plage qu'on ne lit pas les derniers développements dans la presse à sandales. Vous me direz un incendie, juste après le bal des sapeurs pompiers, c'est pas gagné qu'ils se déplacent. A moins que TF1 rengage le poivre pour l'occasion ! Et puis il doit bien y avoir un terrorisss, en banlieue, avec une grosse boite d'allumettes, au moins la guérite du gardien du parking à autobus, qu'il y foute le feu ce laborieux, et qu'on ait les images, à l'heure de l'apéro. Et qu'on rote le pastis en mémoire du onze Septembre et des cocottes minute bourrées de clous rouillés!
Vous me direz, c'est bien aussi quand c'est calme. C'est comme dans les asiles, quand y a match, doubles doses de sécurisant, comme ça on rate pas la pub entre deux cartons jaunes. Car jaune est l'étoile qui brille au firmament de ceux et celles qui bavent sur leur carte d'électeur.
Purée, je l'ai essayé le gilet jaune à Karl; Et bien je comprends les juifs pendant l'occupation où nous étions occupés à les fourrer dans des trains. Karl mon vieux, t'es un farceur et la France se souviendra de toi ! Mais non je rigole, le cynisme nous va comme un gant dans ta culotte de peau !
"Ami entends-tu le vol fluo des perruches sur nos plaines"
20:09 Publié dans Test bruit son | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : politique, congrès de versailles, constitution, sarközi
16.07.2008
L'uniforme intérieur
Nous avons jeté à l'eau les fers qu'il fallait avoir au feu, au feu la patte-mouille qui faisait aux plis le cassant nécessaire au vide absolu dont nous habitions l'uniforme, l'habitude rectiligne que nous ajustions comme un commun costume de parade. A présent qu'il n'est plus besoin pour vivre et danser ensemble de l'empesée livrée des laquais, nous semblons ce peuple aux allures débridées, colorées de mil feux de joies diverses. Nous allons par les rues de l'originalité, affichant, qui ce joli collier de plastique manufacturé, qui cette pair de lunettes solaires aux verres irisés comme des nappe pétrolifères où le regard se noie, qui ce ravissant T shirt où il est écrit des formules magiques dont nous donnons à lire à nos semblants les caractères vide de sens : Faites l'amour pas la mer ! Ainsi l'on nous remarque, ainsi l'on nous envie, ainsi l'on nous méprise comme nous méprisons ceux qui nous ont aimés. Nous sommes follement libre même, d'aller nus comme des vers, à pieds, à cheval, en auto et personne ne saurait nous faire remarquer le ridicule dont nous voilons nos sexes affichés tant il est évident qu'il n'y a plus là que sujet à parader en buvant forts alcools et riant et gesticulant comme les marottes que nous sommes devenus.
Je suis moi même un fort bel exemple de l'unique qui est l'expression même de la liberté éclairant le monde. Je m'habille à l'as de pique, d'un vocabulaire soigné par les vétérinaire, je tribune du haut d'un piédestal au format prétoire. Je me sens foutrement drôle, orijeanhole, et fort de ce que je pense, je sors au matin, livrant à la foule déshidratées le jus de mes burnes littéraires. J'ais des lettres dans l'assemblage des quelles je peux écrire sot et fat (So what ?) mais aussi décrire l'humaine parodie où je singe sans me songer un instant, tout au plus gesticulant, la liberté d'expression qui est à la citoyenneté ce que la masturbation est à la complétude.
Mais qu'avons nous fait de l'uniforme qui avant nous dé-lignait l'allure et nous désignait à la chiourme pour d'éventuelles récompenses où des envolées lyriques de savates, où rien pour la plupart. Ce rien rassurant bien qu'assez peu payant. Nous l'avons soigneusement là, en doublure de la peau, au coeur et à l'esprit, juste là, assez fin bien qu'un peu chaud parfois mais impossible à ôter quand le soir vient, que l'on nous extrait de la machine et nous lâche comme des caniches pour qu'en un effort rectal de la liberté nous puissions aller choisir le lieu sarko-saint de nos aisances. C'est l'uniforme intérieur, la mise arlequinte de la fraternité humaine. Alors ne nous offusquons pas quand de plus en plus on nous casse-toi-pauv'con par médias entremis, c'est qu'on nous distingue encore, on nous remarque, on s'occupe de nous. Et nous aimons que l'on s'occupe de nous. Ces rubans où l'on ne voit pas encore la chaîne, nous les goûtons fort. Les miens sont noirtes comme un certain drapeau.
Brrrrr ! Un anarschiste ! Ca fiche la frousse !
05:45 Publié dans Test bruit son | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : politique, bétancourt, ingrid, colombie, farc, sarkozi, littérature
14.07.2008
En revue
Dans le fond je me suis dit je vais y aller pour voir, comment elle défile, la troupe.
Paris avait cet air de "Day After" auquel je ne me fais pas et qui me rend un peu nerveux, la léthargie encadrée par les forces de police à un côté alarmant. Et si c'était pour de vrai que jamais on n'entende plus les klaxons, les démarages de scooters au feu vert, les piétons qui déboulent de leur saint paradis d'invincibles. Et si c'était vrai que l'enfer quotidien devienne tout à coup comme un rêve d'écologiste puritain, un immense jardin public, sous un ciel bleu d'acier avec des policiers en grande tenue vous faisant signe de remonter sur le trottoir en frappant du plat de la main sur la portière de la voiture pie (chose vue). Et si c'était vrai qu'il n'y aurait plus dans ce gris paradis de la peine capitale que les sonnettes des Vélib's pour vous faire sursauter ? Brrr ! ca fait froid dans le veau, comme disait de Gaulle.
Donc j'y vais, c'est la première fois, je suis un peu ému, je me souviens d'une garde au drapeau au monument aux morts, 1979 à Toulouse. Nous sommes là six, choisis pour leur taille et leur capacité à ne pas tomber dans les vapes au bout de trois petites heures de garde à nous. Sur les six trois ont du libanais rouge plein le coffre à THC et les trois autres ont la foi. Giscard s'avance et à ce moment là tout un groupe d'anti-nucléaire passe les rangs de la foule, le premier rang de service d'ordre au cri de, Volem Lou Pérac de Portsall à Quézac ! Et se ramasse sur un tas de types sapés comme des quidams du Dimanche, mais qui au dernier moment sortent la chicotte et leur jouent un paso doble de chez Verschuren. Je ne sais pas bien faire le bruit de la matraque ni celui des mèches de cheveux longs que l'on agrippe.
Giscard se replie accompagné de ses médecins; il souffre parait-il de la particule et le peuple, qui à cette époque n'est pas soumis aux formules du type "le peuple n'a pas toujours raison !", lui fait au sens litéral du terme, horreur. Je me souviens de son regard. Le dix Mai quatre vingt un il aura changé, nous aussi mais on aura perdu une bonne occasion de débourrer les urnes ! Nous, les six de la garde au drapeau, on reste au garde à vous avec le monument, on incorpore.
J'arrive par les quais, à l'ombre des grands platanes et me faufile au travers d'une masse compacte d'appareils photo numériques et citoyens. Impossible d'avancer plus loin que l'assemblée et c'est par le pont de la Concorde que la troupe arrive, en fin de parcours mais pas encore débandée; ca chante des truc où il est question de mères qui pleurent, de vagues qui fendent les flots, d'honneur, de sacrifices, de mitrailles, de corps démembrés, de plaines fumantes d'un jeune sang, d'horizons patriotiques. Les breloques battent les poitrines, les sabres sont au clair, garçons et filles marchent au pas, on les applaudit, on les aime, comme la paix est jolie quand Paris ressemble à une boite de soldat sous le plomb du soleil.
C'est merveilleux ! dit un morveux à sa maman et tout le monde sourit, ce cher petit ! ce futur mutilé de la fracture sociale ! Cet ange en passe de réussir à devenir aussi con que son papa qui ne boude pas sa fierté d'être Batave. J'aurai pu dire Serbe, mais mais mais ne l'oublions pas le Serbe est ...
Mais la foule s'émule !? Mais où sont les blindés ? Les blindés ! Les blindés ! Les voilà dit une mère qui se rêve en veuve de guerre; Et en effet, éfroyables comme il est pas permis voilà que s'avance tout ce dont on a besoin pour remplir demain le réservoir de l'auto, le coeur des réacteurs et tous ces petits rien sans lesquels nous ne serions que des animaux à peine sortis des ages farouches (Où toi aller à présent Rahan, mon frère ?). Salves d'aplaudissements, ho ! et ha ! en rafales soutenues, comme à Carcassone. Les amateurs sont dans les tourelles et les pots d'échappement, crassent les lèvres en coeur d'un halo patriote. Les papa expliquent, les mamans protègent les jeunes fronts des ardeurs atomiques du soleil et les engins porteurs du sigle nucléaire passent comme la mort au sommet de son art. nous sommes tous bien ravis et attentifs à ce que le petit dernier, celui qui pleure pasque la télécomande y faut changer les piles que le char y stoppe pas quand il appuis sur le bouton rouge et qu'il tire même pas pour de vrai, passe pas sous les chenilles avant de devenir à son tour un papillon mortel.
Mais voici que s'achève le rêve "merveilleux", les chutistes ont chuté et sous le dai immaculé, là bas, de l'autre côté de la Seine, toi aussi petit Nicolas il faut te réveiller et revenir à la réalité des affreux qui sont tes frères et avec qui, en notre nom à tous, il va te falloir trinquer à l'amitié entre les peuples.
Bon j'enlève mon uniforme, je rebrousse chemin, j'évite l'invincible, le vélib et le char d'assaut et vous livre ici ma dernière réflexion de la journée : La crise pétrolière ? ce sont les militaires qui en parlent le mieux !
21:38 Publié dans Test bruit son | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : politique, quatorze juillet, défilé, littérature, sarkozi
Sur nos plaines
"Qui possède le pays doit le gouverner" (Constitution des États Unis d'Amérique, John Jay)
"Ami entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines" !? Euh non, pourquoi ?
Ce matin, à l'aube d'un jour de gloire policée, la France, fille aînée de l'atome s'est réveillée en état de choc ! C'est en effet vers les quatre heures a m, heure locale, qu'un groupe de terroristes puissamment gourmé s'est emparé du commandement des forces armées progressistes et des pompiers réunis. Sous la conduite suspecte de leur chef présumé, la horde sanguinaire qui comptait selon nos informateurs, pas moins de sept membres sur-entraînés et fanatiquement décidés à faire le mal a investit sournoisement la loge du concierge de l'immeuble sis au 14 impasse Guy Môquet, Neuilly sur Seine, dans le Neuf Deux (Hauts de Seine, pour les incultes).
Puis les évènements se sont précipités dans la cage d'escalier où le bignole, sur ordre supérieur de notre cher bien aimé, le petit mythonnier (Gloire à lui au plus haut des essieux !), espionnait les allées et venues de Vachar Allah sad, grand maître présumé d'un futur petit orient qu'on voit danser le long des golfes clairs, revêtait sur les dires de nos mouchards de Cholet, un caleçon fleur de lysé avant que d'enfiler les champs élysée par les boulevards des maréchal.
On entendit des cris, on vit des ombres parmi lesquelles on crut reconnaître les vainqueurs de 98, on s'alarma, on gesticula, on échangea quelques propos peu amènes, on aperçut même le maréchal des logis Mame qui tentait une retraite stratégique au travers d'un maquis de platanes, le soldat Séféro prit la pose pour le cameraman de FR3, bravement soutenu par Poivre qui quoi que qu'on en pense ne s'est sucré que contraint et forcé par l'axe du bien, on invectiva un technicien de surface de couleur qui se sauvait pas le siphon d'un baise main ciselé. On résista ! On résista et là, le reportage exclusif des ébats de Madame Sonmarri, que nous soumettons à l'attention attendrie mais néanmoins sagace de nos chers abonnés est une preuve irréfutable que l'on résista jusqu'à l'engorgement caverneux. On fit tant, pas à pas, des pieds et des mains pour sauver ce qui pouvait encore l'être, l'argenterie, que tant de nos valeureux compagnons tombèrent la main sur le coeur dans le tiroir. Ce que nous fument on le fit et ça se saurait !
Sitôt mis au courant depuis trois mois, le haut commandement des forces armées est sortit en pyjama de joie sauvage, sur le pas de notre porte mais abusé par le doux bruissements de la brise estivale dans les feuilles de chou, s'en est, du pas gaillard de l'amour qui fini toujours par triompher, à la fin, retourné à la dure et périlleuse besogne d'enc... la république qui n'en peut mais de jouir et de rejouir de nos léthales réactivités citoyennes.
Mais ils étaient les plus nombreux et l'entraînement intensif prodigué par les instructeurs d'Al Quaïda Aïdi ! Aïda ! a eut raison de notre détermination à vaincre ce nouvel et fatal assaut des viles forces de la coalition cafardeuse de nos ennemis jurés du Sud et de l'Est réunis.
Ainsi depuis l'aube de ce jour qui devait nous voir célébrer la grandeur de la Nation pulpérisée (Secouez là ! Secouez la !) en assistant, confit en dévotion au défilé de l'armée Vrounzaise, le pays est aux mains sales d'un groupe d'activités multinationales à haute teneur en % de toutes sortes. Ainsi chers abonnés au tube dentifreeze, ce matin, et c'est l'Armor dans l'âme que nous vous donnons ce conseil, restez chez vous, les rues ne sont pas sûres et il n'est pas certain que des hordes ne descendent des banlieues pour piller les symboles de la démocratie bafouée en brisant quelques vitrines de ces autels que paisiblement nous fréquentons à l'ordinaire quand le salaire vient nimber de son aura divine, nos fronts d'hommes libres de choisir entre faire les soldes et équiper la maison (mais si les mômes se magnent un peu, on pourra faire les deux. Pasqu'après nous irons à la plage).
Bon ! C'est pas tout ça mais je m'en vais retrouver son nid douillet, (featuring Jooowge Breasssince !) car l'orgasme qui marche au pas cela ne me regarde pas !
06:26 Publié dans Test bruit son | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : politique, défilé, armée, sarkozi, al assad, littérature, poésie
08.07.2008
En résumé
Donc madame Carla chante gratuit sur le net.
Marina Petrella, ancienne des brigades rouges, va soigner sa tumeur dans les prisons de Berlusconi.
Madame Betancourt va écrire une pièce sur son odieuse détention, aidée de marc Lévi ?
La centrale atomique de Tricastin, dans la Drôme, vient de lâcher trente mètres cube d'eau polluée à l'uranite, dix grammes par litre.
Nous n'avons toujours pas retrouvé Osama Ben Laden.
L'Iran ne sera bientôt plus qu'un champ pétrolifère jonché de cadavres d'enfants.
Les grévistes sont la risée des membre du parti unique et de son chef adoré.
Les français sont en tête du tour de France.
La famille de nos amis les Bush... Euh non, rien !
La Chine olympique étudie avec attention le concept de démocratie sans s'inquiéter de ce que nous en ayons abandonné la pratique.
Le fisc à nouveau me met la main à la poche, au nom des valeurs républicaines et de l'égalité des citoyens.
"Qu'elle crève, en France ou en Italie !", un commentateur de Libération à propos de l'intervention de Fred Vargas concernant l'extradition réussie de madame Petrella.
Donc je résume pour ceux qui avaient le nez en l'air... Madame Carla chante gratuit sur le net !
Parfois, c'est vrai une authentique bonne nouvelle, ça ne peut pas faire de mal !
Taillons nous merde ! Taillons nous !
Ah, trop tard !
21:19 Publié dans Test bruit son | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozi, bruni, carla, marina petrella, iran, littérature, tricastin
06.07.2008
...Et je l'avale de Grâce
On est sincère, autant que faire se peut. On appuie là où l'on pense que la conscience ne dort que d'un oeil et puis l'on se rend bien compte qu'à l'instar d'une toile tout à fait blanche et signée au dos (Sait-on jamais ?) on a fait que faire des ronds dans l'eau alors qu'en lieu et place de prendre la parole on aurait été bien inspiré d'y aller ... faire des ronds dans l'eau ! Un Dimanche en famille, quoi.
C'est cette histoire de "lauréate" qui m'inspire le peu qui précède. Il eut été beaucoup plus simple de participer à la liesse soit disant populaire et de s'émouvoir à propos de la liberté retrouvée, des enfants que l'on sert enfin dans ses bras... Y a-t-il parmi vous des hommes et des femmes qui ne voient leurs enfants que quelques heures par ci par là ? J'en suis personnellement, depuis dix ans. Peut-être que verser quelques larmes sur ces retrouvailles m'auraient fait oublier la douleur ? L'atroce douleur de voir que dans ce monde de particules affolées (ce que nous sommes !), les images rédemptrices de la "lauréate" sont là pour nous faire croire à ce qui n'est pas vrai, dans notre réalité. A nous faire voir jour après jour que notre réalité n'est qu'un ersatz d'existence au sein duquel nous allons de rechute en rechute, toujours accompagnés de docteurs es politique pour nous inciter à tenter le traitement suivant. Là vous verrez, tous les espoirs sont permis !
C'est en cela que cette histoire de libération quasi miraculeuse et tout à fait militaire est une injure à ce que nous vivons quotidiennement, la nuque brisée à force de lorgner vers le balcon où se pressent les maîtres de notre destruction lente. Sont-ils bien nos élus ceux et celles qui déclarent par la bouche vindicative du président que : "La société change, la preuve en est que les grèves en court passent pratiquement inaperçues !". sont-ils nos élus ceux et celles dont monsanto remplit les poches avant qu'ils ne fassent un peu semblant de débattre de comment nous pourrions empoisonner nos enfants et leurs enfants ? Sont-ils des élus ceux et celles qui vont porter à son terme le mini traité de Lisbonne et ce bien que la constitution européenne stipule qu'une seule voix contre interdit l'application du dit traité ? Qui sont-ils ces gens qui font le plein de la voiture, en famille et se sauvent par faute de moyens ? Des révolutionnaires ? Des délinquants ? Des malades mentaux ? Des voleurs ? Des rouges ? Avons nous bien conscience d'être entrés en rigolant dans l'ère de "l'untermensch" et de ne plus avoir à rien faire qu'à rigoler plus fort pour ne pas entendre la matraque idéologique siffler sur le crâne de nos voisins de chantier.
Je radote... Mais je me suis toujours demandé comment on avait pu organiser la rafle du vélodrome d'hivers sans que rien ne se passe alentour, sans qu'aucune réaction ni personne ne s'interpose entre la police française et les familles entassées dans les autobus de la régie autonome des transports parisiens ? question stupide à présent, je sais. Nous occupions nos mouchoirs à cacher nos yeux bovins qui pleuraient de joie à l'annonce de la libération de madame Bétancourt.
Comment appelaient-ils cela ? Méningite spongiforme.
19:17 Publié dans Test bruit son | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, bétancourt, ingrid, colombie, farc, sarkozi, littérature
Par l'oreille
Ce que c'est que de se faire prendre la plume dans le sac ! Le sac plein "comme de bien entendu" (Elle était jeune et belle comme ...) de malversations. Et hop ! En deux coups les gros, on se fait ramasser par les commentaires bien sentis de ceux et celles qui n'ont pour la complaisance aucune ... compassion ! Ingrid de la jungle n'est pas Bettencourt ! Et v'lan l'Émile dans l'pan ! Ça m'apprendra à saper les murs de Jéricho à l'aide d'un mirliton et à faire des brochettes de moulins à vent sans auparavant leur avoir ôté les ailes. Flap ! Flap ! flap ! Vole vole rumeur imbécile et qu'aux corneilles reste le cri matinal du rideau déchiré de la nuit.
Je présente ici mes excuses et me rappelle la célèbre invective de Danton augurant par ces quelques mots restés gravés dans la mémoire des collégiens, de ce qui lentement allait nous mener à faire les mainates en se rinçant, tel Pilate, les mimines (sinon petits minous, vous n'aurez pas de crème !) dans le jus des aiguières d'argent délicates :
DE L' AUDIENCE ! ENCORE DE L' AUDIENCE ! TOUJOURS DE L'AUDIENCE !
11:16 Publié dans Test bruit son | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : politique, bétancourt, ingrid, colombie, farc, sarkozi, littérature
05.07.2008
Lauréate
Nous sommes saturés ! La mécanique de l'information tourne à plein régime et nos réactions épidermiques sont dûment enregistrées par les sismographes de la prise de température opinioniste.
Hourra ! La France entière se réjouit, madame Bétancourt est de retour, le chômage du coup est en net recul par rapport aux variations des données saisonnières, le taux directeur de la BCE s'accorde avec une remontée significative du pouvoir d'achat des ménages les plus pauvres, monsieur Hortefeux décide de fermer tous les centres de rétentions dont il savait, à part lui qu'il étaient la honte de la république, le prix du brut n'est plus endossé par les enfants irakiens mutilés, l'armée française tire des salves dans tous les sens, la police abandonne l'idée de s'équiper en "Taser", Juifs, Chrétiens, Musulmans apprennent à lire les textes de la constitution, mon voisin me dit bonjour quand je le salue, mon patron décide d'appliquer les préceptes du code du travail et apprend par coeur ce que signifient les initiales SMIC, nos élus nous présentent des excuses et des comptes qui ne sentent pas la prévarication, l'impôt est remisé au placard des injustices sociales, on organise une grande distribution de cartes d'identité, les banlieues sont réintégrées au tissus social, le ... La ... Les ...
Ingrid de la jungle figurera à présent sur les timbres poste, aux côtés de madame Carla, de madame Dati, de madame Amara, de mademoiselle Yade, de madame Bouttin, de madame Brice, de madame mère, de madame Lagarde, de madame Alliot-Marie. Car c'est ainsi que la France est grande ! Et grande fille aînée de l'église et patrie des droits de l'homme qu'accessoirement elle cède un peu aux femmes, le temps pour nous d'allumer le poste et d'ingurgiter à la louche nos brèves de comptoir favorites.
Quand à la liberté d'opinion nous en jouissons à qui mieux mieux et ça ne fait de mal à personne, cette liberté qui est celle de "cause toujours tu m'intéresse !". Ce que je fais ici d'ailleurs, je cause toujours... ça m'intéresse. Oh oui oui oui ! Je jouis !
Ah !? J'ai encore fais une tache sur la camisole.
Nota Bene : suite au commentaire de loïsdemurphy je change le titre de la note et si ce que je laissais supposer est vrai et bien tant pis. Ça n'a pas grande importance. Seules la permanence des icônes quasi religieuses que l'on présente à notre adhésion faisait l'objet de la présente note. Je n'adore pas, en général.
13:16 Publié dans Test bruit son | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : politique, bétancourt, ingrid, colombie, carla, farc, sarkozi
04.07.2008
Début Juillet
Enfin libre ! Voilà qui fait une "une" ! Voilà qui a fait la Une des quotidiens, voilà qu' "enfin libre", elle nous revient des jungles stalino-marxistes de la guérilla pervertie par le narco-traffic. Voilà que nous pouvons oublier que la Colombie est depuis belle lurette une colonie nord américaine et que son armée est toute entière formée, entraînée, équipée par le grand frère épris de liberté. Cette liberté que cherchent à détruire les ennemis du capitalisme d'état. Notre Ingrid arrive en France ? Oubliés les camps de rétentions ! Oubliée l'incapacité des pauvres à se nourrir ! Oublié le prix du pétrole ! Oubliées les lois liberticides ! Oubliée cette armée de la République qui bientôt, puisqu'elle a déjà fait feu sur la population, recommencera, quand elle jugera bon de le faire. Elle n'est plus l'armée du peuple, par le peuple. Elle est une garde prétorienne livrée à elle même ... Oubliée la souffrance des relégués ! Oubliée l'oposition politique dans un pays où l'on ne fait plus de politique ! C'est sale la politique, c'est improductif.
Nous avons une sainte, une sainte tout à fait à la mesure de ce que nous sommes devenus, un assemblage de communautés idéologiques, instables et proche d'en découdre avec ce qui n'a pas la bonne couleur, le bon dieu, la bonne fortune de plaire au dictateur que nous nous sommes choisis par intérêt.
Bienvenue madame Betancourt ! Depuis six ans le monde a bien changé, nous l'avons taillé à la mesure de ce que vous même êtes devenue, une icône de la mode !
10:14 Publié dans Test bruit son | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : politique, bétancourt, ingrid, colombie, farc, sarkozi, littérature


