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30.09.2007
Tong
Ca y est , j'ai décroché un gros contrat ! Notez j'y croyais plus, ces trente années passées dans la poésie roturière m'ont presque poussé au suicide collectif. J'avais fini par fomenter un assassinat de personnalité, dans le genre je vais à SArajevo, j'attends à la sortie d'un bordel que Daladier se radine avec Chamberlain et là pif pouf ! je te ratiboise l'anschluss, j'évite l'invasion de la Pologne par les plombiers du Raggastan, plus d'hollocauste, plus de collabo, Max Jacob nous fait encore de beaux poèmes dans le style du "cornet à dés", Céline a pas besoin de dire des conneries, Bébert et Le Vigan Robert, celui de "Goupil mains rouge" se taillent plus en Argentine, on évite de justesse la poésie de René Char, Sartre se défonce à l'hélium, Simone part aux states, l'existence tombe pas dans l'isme et si j'arrête pas d'uchroniquer vous allez rien savoir du contrat.
Donc, je reviens de la hANPE et la dame à bout de ressource humaine fini par me dire :
- Monsieur Rtachoub, sérieusement je ne vois qu'une solution, la petite entreprise...
- Ah ? je lui fais d'un air affairé.
- En effet voyez vous. Dans la mesure où vous êtes chômiste de très très longue endurance, vous pourriez dans un beau geste schizophrène créer une société anonyme à responsabilités très très limitées, vous vous lancez dans l'import export et dans un mois, si tout se passe bien et si le cours de la répression ne chute pas, vous revenez me voir, vous vous agrandissez, vous cherchez du petit personnel, pas trop qualifié et qui en veut, un peu votre genre quoi. Je vous fais signer un contrat emplois formation non rémunéré et le tour est joué !
- Vache d'idée en effet ! Et puis l'import export, je sens bien que c'est bon comme Fillon. J'ai un cousin, pour vous dire, qui fait venir de Meaux jusqu'à la capitale du brie planqué dans des boites de camembert. C'est vrai qu'il s'enrichit le sagouin !
- Vous voyez bien, allez on se revoit... Numéro suiv...
- Oui mais j'impexporte quoi au juste ?
- Ah ça... Allez vous m'êtes sympathique, j'ai bien une petite idée mais ça reste entre nous hein ?
- Fi pour sur, vous m'êtes bien sympathique vous aussi mademoiselle d'Job.
- Et bien voilà vous n'êtes pas sans savoir qu'en Mirbanie, par les temps qui courent la vie est pas folichonne ?
- M'en dites rien, tous ces bonzes...
- Je me suis laissée dire qu'on va là bas vers une pénurie de tong, voyez vous.
- La tong ?!!! Les bas m'en trombent ! Que n'y avais je pas pensé plus tôt ! Un pont aérien tout en tong ! De la tong brésilienne ! Ah je la vois... Safran mouchetée de carmin ! Rtachoub... Tong de père en fils ! Avec la tong Rtachoub le bonze a pas froid aux dieux ! Je ne sais que vous dire mademoiselle d'Job. Je suis confondu et je vous trouve diablement séduisante, si j'ose... Voulez vous pas rentrer dans ma société ?
19:25 Publié dans Blog, Film, Jeux, Livre, Loisirs, Mélancholie, Musique, polytiques, polytiques, ras le bol, Relis tes ratures, Science, Shopping, Sport, Voyage, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Birmanie, politique, ANPE, Sarkozi, Kouchner, junte birmane, dictature
27.09.2007
Petit livre noir de la colère rogue
On a, à se lire comme ça, entre nous, de note en note, de bloog à bloog, le sentiment pas faux de vivre dans une volière en fusion froide. Je pépie, tu caquette, il et elle pérore, nous croassons, vous jacassez, ils et elles jabottent. Le grand gos grain gras nous vient à la poignée par la voix hiérarchique et au travers du grillage à poule nous tendons le cou, déplumé souvent aux doigts fiévreux de l'égorgeur rituel. Les volaillers sont nos amis et comme c'est un peu seuls souvent que nous parcourons la basse-cour de nos avidités de pisse-copie nous n'y allons pas par quatre chemins. Haro sur les vautours crie du fond de l'oeuf le poussin à qui une rage de dents carnassière fait croire au miracle de ses prophéties enfin réalisées quand, sur l'écran de son vingt heures en 16/9e (je ne sais même pas ce que celà signifie mais je m'en foutre je suis poète et les poètes ça ignore à bon escient.) une tour de verre pète comme un four à micro onde dans lequel on aurait mis à réchauffer un petit plat de chez "mamie tchernopol" .
Comment? Que dites ? On coule des bonzes en Mirbanie ? Le violeur d'enfants prenait du Viagra ? L'assassin présumé de la mère du jeune, retrouvé inconscient dans la cellule de dégrisement du comissariat au plan serait en fait la tente igloo de la petite Maddie Mesplée, elle même transfuge d'un comando d'Action indirecte infiltré par le service "déminages père et fils, maison de qualité" d'Al Reïchida qui s'est illustré, souvenons nous, dans la liquidation sans bavure des 22 de Chateaubriand ? C'est inimaginable ce qui peut s'engouffrer par l'entonnoir à victuailles. "Mes chers parents, je vais mourrir. Je suis un sale comuniste, un rouge qui n'a rien comprit au sens réel de l'histoire mais je m'en branle car je sais bien qu'un jour dans ce beau pays de france un homme se lèvera et au nom de sa vision national-financée me fera retrouver le chemin tout constellé de pub du coeur de la France enfin championne du Monde, débarassé de ces salauds d'idéologues staliniens qui m'ont aveuglés de préjugés funestes à l'égard du fric. Mes chers parents pardonnez moi ... "
Notez que bientôt c'est Noël et vaudrait mieux, échotiers mes "froeurs" (Eh oui, la licence est au poète ce que la carte d'électeur est au cocu et la carte vitale au clandestin de la bonne santé, une contenance comme une autre et les guillemets font chic !) que le jabot soit bien lubrifié afin qu'au banquet des anciens de l'ONU le Présidnet trouve pas trop à redire sur nos mines de têtes de noeud. Si ça peut nous rassurer, sachons que maitre François de Moncorbier (le poète pue de la bouche mais même "de la bouche" s'écrit avec la particule) usa le pire de son temps à écrire au roi pour lui dire qu'il caillait velu dans les geoles et qu'un élargissement prompt serait pas pour lui déplaire. Elargit, Villon le fût à maintes reprises. tant et si bien que je crois qu'il mourrut d'un rhume du trou de balle (licence je vous dis !). Allez paniquons pas ! Un autre exemple qui prouve que bien au chaud devant nos claviers de dactylographes de l'hypermarché nous pourrions bien un jour faire du chiffre et rentrer sur le marché aux esclaves la tête haute et les fers seillant tout à fait. Céline lui même (mon écrivain du XXe siècle) racontait qu'il avait dans le crâne une volière de plus de trois mil oiseaux affolés et que c'est eux en somme qui l'obligeaient à écrire vache. Vache de Céline ! Cher Docteur, vous la preniez pas vous la carte vitale ? Tant pis, je crèverai pas en bonne santé mais vos ordonances me sont à tout jamais précieuses.
Quand les peuples seront devenus tout à fait fous et que les forcenés seront le nombre ni ordre ni répression ne pourront plus rien contenir dans les limites du discours; Pour l'instant une junte suffit à nous remplir le goulet, un seul imbécile armé jusqu'aux moignons fait le bonheur des flashes d'info spéciale, un jeune homme ceinturé d'explosif nous tient au chaud, dans la solitude de notre paralysie meurtrière et la brebis égarée sur le glacis de sa chair pourrie de laine à faire les écharpes, retrouve le chemin du camp :
Frères ! frères je ne sais mourrir que de vos mains mais avant, pitié ! Tondez moi !
22:06 Publié dans Blog, Film, Jeux, Livre, Loisirs, Mélancholie, Musique, polytiques, polytiques, ras le bol, Relis tes ratures, Science, Shopping, Sport, Voyage, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, guy moquet, sarkozi, rouillan, ménigon, céline, littérature
26.09.2007
Petit livre rouge de la colère noirte
Rouge est le lait qui sourd du frottement des pierres jetées au front des peuples.
Rouge est le lait des fruits pourris que ramassent les indignes au milieu des ordures.
Rouge est le lait des fleuves où vit le ventre mort des usines à venin.
Rouge est le lait des cachets dont on frappe la peau des peuples calcinés.
Rouge est le lait de ma colère vaine. Et vaine la noirceur de mes visions.
Car rouges sont vos lèvres au sortir des plaies que vos gueules roses sucent.
Car rouge est le lait que vos enfants roses têtent au sein du corps mort du monde.
Car rouge est l'oeil glauque de vos liesses, de vos ivresses cultivées.
Rouge est le lait du crépuscule où semence le mépris et la haine.
Car noir est le sang du désespoir.
Jean Marc Rouillan, peut être sortira un de ces matins des geoles démocrates. Peut être. Comme peut être qu'un de ces matins nous aurons le courage indiscipliné de ne plus subir la loi du plus riche. Peut être.
10:40 Publié dans Blog, Film, Jeux, Livre, Loisirs, Mélancholie, Musique, polytiques, polytiques, ras le bol, Relis tes ratures, Science, Shopping, Sport, Voyage, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, sarkozi, rouillan, ménigon, onu, birmanie, anarchie enfin
25.09.2007
Petit livre rouge de la colère noirte
Nous ne sortirons pas la tête de l'eau tant que la baignoire ne sera pas tout à fait vide et comme le plombier nous a confirmé par la voie des urnes qu'il ne pourra pas venir avant deux mil douze et que le siphon de ladite est plein des restes de nos vieilles utopies passées par la pierre ponce et le gel douche Pilate nous finirons par rendre gorge et par nous plier aux mots d'ordre. Pour ceux qui veulent continuer à "profiter" de la vie, le grand collecteur des égouts démocrates est un lieu de villégiature tout à fait comme il faut. Pour les autres, qu'ils sachent que le tri sélectif est un moyen pratique pour ne pas s'encombrer de pensées superflues à l'heure où l'écologie de classe les a déjà stockés dans les containers de couleur kaki. Par ici les immigrés ! Par ici les chômistes ! Par ici les clochards ! Par ici les détestables de l'échec scolaire ! Par ici les "nègres", les "crouilles", les "niacoués"... Par ici les assistés, par ici les sans âme, les bêtes, les sales ! Par ici la colonie, par ici la crasse obscure des musulmans, tous vérole de l'islamisme assassin ! Par ici la vérité sur laquelle s'est posé pour longtemps le gras fessier de l'occident enrichit à l'humain apauvris.
La terre est en danger depuis que comme des soudards trahis par leurs maitres nous l'avons ravinée de nos pires cauchemars narcissiques; La terre, ne l'ignorons pas nous foutra cul par dessus tête quand bon lui semblera et à ce moment là nous pourrons bien implorer la bouffonerie de nos dieux fratricides, rien y fera, nous serons balayés comme le résultat d'une expérience sans objet. Il n'y a pas de règne pour l'homme, il n'y a qu'une marge de manoeuvre de plus en plus étroite.
Ceux et celles qui craignent, comme j'ai pu laisser entendre par ailleurs que je le redoutais aussi, un fascisme aux contours historiquement définissables, peuvent être tout à fait rassurés. Celà ne sera pas. La seule chose que l'homme affine au cours de ses tentatives pour contrôler son environnement est le consentement de l'ensemble de ses semblables. Ses "semblables" n'étant en l'occurence qu'au nombre de ceux à coté de qui les coups pleuvent, les autres sont déjà de la masse informe que nous pourrions nommer "vel d'hiv", pas velib, non, non... Velib c'est autre chose, là on nous apprend à parler l' "Angsoc" : T'asvul'velib! T'aslouél'velib ! Tropcooll'velib ! J'mabonnàl'velb ! Désolé mais je suis encore à me demander comment pendant la maitrise Nazie de la démocratie française on a pu entasser des milliers de juifs (des femmes, des enfants, des vieux, des hommes... des femmes, des enfants...) dans des autobus de la régie des transports parisiens pour les stoker dans un stade vélocycliste et puis de là vers les wagons de la SNCF qui facture des aller simples et des demis tarifs pour les petits, et puis de là vers... Que faisaient donc les héritiers de la révolution françoise ? Que faisaient donc les enfants des lumières cependant qu'on soufflait à coup de crosse des millions de lueurs. Que font donc aujourd'hui leurs petits enfants ? Ils ont peur.
Quand je posais la question à ma grand mère Mado qui n'était pas encore assise à l'extrème droite de son dieu, juste sur le strapontin accroché au fauteuil de Maurras, voilà ce qu'elle me répondait : "tu sais mon p'tit gars, faut pas croire c'était pas si simple, fallait survivre..." ; C'est dit, c'est ce que je dirai à mes petits enfants, quand j'en aurai, j'en veux.
Pas de fascisme à la force donc, non ! Quelque chose qui a déjà pénètré nos us et coutumes, dans lequel nous vivons, un peu honteux, certe, mais déjà fort accomodés, tout en glisse sirupeuse et festivités de bon aloi. L'ovalie nous montre la voie, les bretonneux nous branlent le biniou, le Berry est un enchantement, bientôt on aura mâtés les basques, l'Alsace et la Loraine sont au giron douillet de la Nation laborieuse, en Normandie on fait du calva, Bordeaux nous arrose de ses meilleurs crus, Lille Roubaix Tourcoing métropole d'équilibre, les russes adorent Nice, la Vendée chouanne à son aise, l'auvergne est romane... Je suis BLANC ! DIEU me garde ! Je suis BLANC ! DIEU me garde ! Je suis GLAND ! DIEU me Barde !
... AH BON ? ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... T'ES SUR ? ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... C'EST CON QUAND MÊME ! ... ... ... ... ... LE MIME M... EST MORT... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ...
12:46 Publié dans Blog, Film, Jeux, Livre, Loisirs, Mélancholie, Musique, polytiques, polytiques, ras le bol, Relis tes ratures, Science, Shopping, Sport, Voyage, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, tourisme, marceau, UMP, mime, état, faillite
20.09.2007
Questions stupides
Pourquoi ne peut-on pas loger tous les clandestins aux rez-de-chaussée des taudis qu'ils louent à fort prix ? Une chinoise s'est défenestrée sans papiers à l'arrivée des forces de l'ordre démocrate, aujourd'hui ?
Pourquoi Bertrand Cantat est-il en prison ?
Pourquoi écoute-t'on encore les chansons des Beatles ?
Pourquoi ne nous dit-on pas de quoi sera composé le menu des tables rases ?
Pour quelle marque de sport de combat devrons-nous aller nous enchevêtrer de cris de guerre ?
Peut-on encore manger à la carte ?
Pourquoi dit-on syndicalisme de négociation et pas syndic de faillite ?
21:20 Publié dans Blog, Film, Jeux, Livre, Loisirs, Mélancholie, Musique, polytiques, polytiques, ras le bol, Relis tes ratures, Science, Shopping, Sport, Voyage, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Questions, Cantat, état, négociations, syndicat de faillite, littérature
Rosse est la vie
Elle a monté un soir d'hiver, n'étant pas attendue, jusqu'à ce chez moi qu'une Russe blanche me louait par l'entretoise d'un agent double de Montreuil qui devait s'appeler Edouard d'Entresol, notez que je ne suis pas certain de la particule, l'apostrop est peut-être en trophe. Je ne savais rien d'elle sinon que petite de taille et rousse comme le fond d'une casserole attachante elle se tenait, quand j'ouvris la porte sans attendre qu'on y frappe mate à coups de phalange empesée, au travers de l'ami que j'avais convié à ne rien faire. C'était un dimanche noir, vers les vainqueurs et je ne voulais pas mourir tout seul, en tous cas pas ce soir là. C'est faux de dire de mourrir qu'il ne prend qu'un seul air, je dis ça pour ceux qui ont pas essayé, ceux qui ont tenté l'aventure et s'en sont trouvés bien ridicule, un bout de corde à linge emberlificoté sur l'épaule et au bout du bout de la corde un morceau du plafond gros comme une auréole de platre poudreux et les articulations douloureuse et sur le feu le café bouillu. Notons bien que mourir c'est rester immobile pendant assez longtemps, je dis ça pour ceux qui d'ordinaire ne tiennent pas en place... Je dis ça mais ça m'éloigne d'elle et même si pour elle j'ai fini par devenir un prétexte à faire n'importe quoi, pour moi elle était bien plus qu'une circonstance, qu' une incitation à voler à la roulotte.
Au travers ? Il ne l'apportait pas comme gerbe de foins en travers de lui, sous le bras. Jolie gerbe ! aurais-je dit aussitôt. Je rentre les bêtes, entre et assieds-toi donc ("Avanies et Françoise sont les mamelles du festin ! ") ! Non plus que fusant du dedans de sa veste de velours cauteleux elle fit en un seul bond plusieurs looping'zzz au travers des vingt-huit mètre carrés du palais d'hiver sans compter la salle d'eau au plafond de laquelle manquait un morceau de plâtre de la taille d'une auréole du café bouillu sur l'aube d'un enfant de chœur. Ni gerbe ni fusante et pourtant force est de dire, vingt ans et des illustres, après, que c'est au travers de lui et de sa tenue décontractée des fins de dimanche en balade, qu'elle m'apparût avant que ses yeux fassent de moi un arc de raison perdue. Je l'avais invité lui, Jilb... et il venait en famille, avec sa compagne qu'il voulait que je connaisse afin d'élargir le cercle de mes solitudes. J'allais mettre le couvert, ça tombait à pic j'avais dans un élan galinéen préparé un coq au vin et j'avais mis à décanter un château phi-lippe de derrière les pastilles. Je passais un vieil enregistrement de Billie Hollyday piratée à la fête de l'huma, le chat était dans l'âtre et la comtoise marquait vingt heures moins cinq. Merde, merde, merde... le champagne... et le fondant aux airelles de Drancy !
Pourtant c'est bien lui qui l'avait croisée en premier, chaque fois qu'elle cherchait à me dire un mot gentil sur la décoration "encombrants le quatrième jeudi de chaque jour" je traçais du regard vers des des espaces infiniments infimes où je tentais de planquer ma carcasse et le reste de mes bredouilleries où alors jj'avais en roue libre des tarlatanes de théories turpides sur à peu près tout ce qui bougeait où pas. J'enchaînais les anathèmes comme personne, je fustigeais, je XiJotais comme une jument efflanquée et pas une ils pouvaient pas en placer une, j'étais disert, fallait pas trop me lancer. C'était pas grave, elle attendait, j'allais faire du café, je n'allais pas la regarder comme un feu sans rien faire alors je refaisais un café mais je crois me souvenir que nous avons bu du thé en mangeant des cacahuètes et des arachnides; Tant pis, j'allais refaire un café dès que ces yeux ébréchaient la nuit et s'ébattaient des traits noirs aux bords de ses paupières. Je me défendais pas mal mais un peu à contre temps. Elle était musicienne aussi.
Et toi alors... Jilb... dis moi ? Vous voulez des enfants ? c'est chouette les enfants, tout à coup ça vous pose, c'est un équilibre, les enfants, tiens les enfants c'est... C'est comme avoir eu des parents mais en bien... Je le sentais perplexe, à l'époque je me droguais fort peu. En voulait-il ou pas ? Et elle ? Oui oui elle en voulait elle avait dit ça en reprenant du thé et c 'est quand je me suis levé en riant parce que je venais de me souvenir qu'il me restait un paquet de chips à la confiture de lait et que sûrement elle en voudrait bien en prendre un peu avec le thé, que j'ai bien vu qu'elle en voudrait des enfants. J'étais content à l'idée de lui faire plaisir sans ambiguïté et ainsi de faire voir que j'avais bien compris qu'ils étaient ensemble et que elle pouvait bien être la lumière faite rosse, l'émue déjà adorée, celle qu'il fallait fuir en lui courant après, ils avaient l'air bien ensemble et ça ferai mon Dimanche soir sans cinéma. Le dernier métro était en bas dans le hall, si ils voulaient pas être en retard pour faire les enfants, il conseillait d'acheter son ticket à la seconde et de pas monter en marche.
Ils s'en allurent par la Chapelle, je m'empêtrais dans les vestes et les manteaux, elle ajusta son béret à brillants et je leur serrais la main avec effusions. Je me retournais, le chat passait sur le bureau et dans son pelage elle avait laissé un mot, un parfum pour les chats tellement ça lui allait de passer à portée d'éfluves rousses. Le lendemain elle était encore là, il faisait nuit mais bien moins. Les éclaircies ne sont que passagères et de légères ondées sont attendues pour le milieu de l'après-midi.
Eh ! Docteur K... C'était pour de rire, on va pas vous corriger, sauf vot'respect.
20:15 Publié dans Blog, Film, Jeux, Livre, Loisirs, Mélancholie, Musique, polytiques, polytiques, ras le bol, Relis tes ratures, Science, Shopping, Sport, Voyage, Web | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Amour, littérature, poésyeux, archives 7, Cortazar, la Sybile
18.09.2007
Are you raidis !
Le monde paraît-il nous les envie ? La France n'est pas avare de ses inventions alors, please ! que le monde nous en débarrasse. Comment, vous ne connaissez pas les "french doctors" et leur génial créateur, l'actuel ministre des affaires étrangères ? Vous repassez peut-être déjà votre uniforme et madame prie pour que ça ne dure que quelques jours, comme en 14, comme en 40, comme en Indochine, comme en Algérie, comme en Irak où nous ne sommes pas allés paraît-il pourtant dans la banlieue sud-est je connais au moins un type qui a encore du sable dans les rouages...
Bernard K..., ex socialiste, ex médecin, ex humain vient de nous faire péter la bonne nouvelle à la gueule, si l'Iran ne se résout pas à abandonner ses recherches en vue de la fabrication de la bombass nous serons contraints d'aller lui faire comprendre que l'invention de la "chose" est à usage privé. C'est-à-dire que nous, les vrais humains d'Occident, sommes les seuls habilités à en faire peser la menace sur le reste de la planète. C'est à cela que l'on reconnaît une vraie grande civilisation, à sa capacité de s'asseoir à la table des négociations tandis que ses interlocuteurs sont priés eux de passer en dessous et à quatre pattes. Une question d'ADN sans doute. Ils ont pas le bon, voilà tout. Chez eux, faites-moi confiance, il n'y a pas d'enfants, pas de villes, pas d'écoles, pas de femmes ni d'hommes que l'amour et l'aube et le miracle de vivre en paix bercent de la douce illusion comme nous, ici ! Non, là-bas c'est tout que des sanguinaires qui veulent nous voir chuter dans les méandres de la Géhenne. Comme si l'on pouvait aller vers plus d'horreur et que cela soit salutaire aux peuples que la pensée rend cinglés. C'est bien connu, les pauvres sont des envieux. Je vais finir par croire que le réchauffement de la planète est une réalité tangible, pas parce que ça me gâche les vacances en Bretagne mais du fait que sous la voûte crânienne de nos dirigeants il n'y a guère plus que de l'aride culture du résultat.
Là, le résultat est probant, nous suivrons les USA dans la croisade, nos finances sont saines et le marché est porteur. On va se faire des couilles en or et la croissance est à ce prix. "Je veux..." dit le présidnet et monsieur K... qui fut de Gôche, nous admoneste et nous prie avec sa bonne gueule de valet de pique de nous faire à l'idée qu'il reste de la place dans nos vies pour un cimetière militaire de trop.
Monsieur K... vous n'êtes que le produit manufacturé de votre époque de girouettes mais, nous nous ne sommes pas de vos amis ni de vos faire-valoir. Nous pensons que le marché vous emportera comme au moment de ramasser les cageots et les fruits pourris les éboueurs entassent ce qui reste d'indigeste, là où justement les indigents se pressent, triant dans l'ordure de quoi faire bouillir la marmite de leur enfer démocratiquement choisi.
Levez la main, une fois, une seule fois sur la précarité de nos vies et cette fois, nous vous corrigerons au nom du refus du cauchemar dans lequel vous et vos maîtres avez bien des intérêts à nous y faire vivre, en iraniens de basse extraction.
10:40 Publié dans Blog, Film, Jeux, Livre, Loisirs, Mélancholie, Musique, polytiques, polytiques, ras le bol, Relis tes ratures, Science, Shopping, Sport, Voyage, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, guerre, sarkozi, kouchner, diplomatie, iran, irak
16.09.2007
Désastre en palier
Sentez-vous ce vide immense au-dessus duquel nous rêvassons en nous prélassant à la surface des géométries cadenassées ?
Sentez-vous que l'on nous mène à une autre nuit de Kristal et que la révolution dont certains attendent encore les premiers feux est à son point le plus haut ?
Sentez-vous comme les glacis de la phinance frémissent et craquent les codes secrets du boursicotage ?
Voyez-vous que le soleil aidant l'arrière-saison sera riche en dividendes pour les initiés ?
Voyez-vous bien que tandis que vous vous pressez aux portes des "monuments historiques" c'est-à dire-de ces lieux d'où de tous temps on vous commanda d'encore plus horribles holocaustes, d'où l'on vous fit partir en vous déchirant l'hymen émotionnel vers des champs de batailles où l'acier s'écoulait de vos veines, on vous surveille afin de savoir si vous êtes déjà prêts pour le planning massacre ?
Voyez-vous vos sexes branchés en continu sur des machines à mater les rats de laboratoires ?
Voyez-vous que vous ne pouvez vous empêcher de répéter inlassablement ce que les mégaphones médiatriques vous font rentrer par l'anus ?
Voyez-vous le sourire fleuri de vos sphincters voués à la communication consentante ?
Sentez-vous que vous n'êtes jamais maître de vos refus ?
Voyez-vous que nous ne sommes plus que les jouets de la vengeance horizontale ?
Sentez-vous qu'en haut n'existe pas plus qu'en bas quand on regarde au travers des barreaux de la conscience meurtrie par le fait du prince ?
Voyons-nous que nous ne bâtissons plus que des cellules capitonnées et que nous y enfermerons nos enfants pour peu qu'ils n'oublient pas de désobéir ?
Sentez-vous ce vide douillet dont les élus de la démocrature nous poussent à prolonger la jouissance en l' allaitant de nos haines de l'autre, infime et primordiale partie de nous-mêmes.
Sentez-vous les effluves de latrine, émanation des discours patriotiques mondialisés ?
Savons-nous encore le complexe, l'inconnu qu'ignore encore la répression du sens ?
Je sais qu'il n'est pas de violence qui tienne face au verbe, suffit-il encore que nous ne laissions pas les chiens en faire un cri de haine.
Cette note est en tout premier lieu dédiée à mon fils et à Ivikromm qui sous cet étrange pseudonyme me fait parfois l'amitié lointaine de me laisser quelques mots en commentaire qui me prouvent, joints à d'autres, qu'il reste des îles, des continents et des peuples que les salauds ignorent. Ne nous reste plus qu'à nous tenir loin de la rentabilité.
22:55 Publié dans Blog, Film, Jeux, Livre, Loisirs, Mélancholie, Musique, polytiques, polytiques, ras le bol, Relis tes ratures, Science, Shopping, Sport, Voyage, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, révolution, monuments hystériques, poésie, discours, et j'en passe
15.09.2007
L' humour
"Au moins tu as de l'humour !"
Combien de fois alors que le pire de la condition humaine vous passe en travers du corps comme un train chargé de bovins et manœuvre pesamment afin de se trouver sur le chemin de l'abattoir le plus proche, combien de fois vous a-t'on taxer d'en être plein et du meilleur ? Toutes ces bonnes blagues auxquelles vous prêtez l'oreille, ces saillies qui n'attendent de vous que le rire consensuel et la patience du raconteur, car votre tour viendra d'en sortir une bien bonne. De combien de professionnels de la chose êtes-vous inconditionnels, à la condition express que la connivence vous amène en leur cercle de proches et que l'on rie franchement de tout ce qui n'est pas vous, ni eux ni vous. Vous n'êtes pas blondes, hi hi hi ces connes de blondes ! Vous n'êtes pas juifs ah l'humour juif, du nanan ! Vous n'êtes pas Belges, trop ces Belges sont trop... Et pis la Belgique ça existe même pas ! Vous n'êtes pas nègres, alors là, les bamboulas m'en parlez pas, sans nous ils en seraient encore à creuser des pirogues dans la femme tronc, blonde la femme tronc, hein ! Vous n'êtes pas non plus de ces sous couches humaines dont sont faits les meilleurs sketches. Non vous, et moi donc, vous avez de l'humour et du meilleur.
La preuve ? Simple. En ce moment que je vous écris cette fadaise sans humour on dit de vous que vous êtes soixante cinq pour cent à penser que la lecture de la lettre de Guy Moquette est en grande partie responsable de la défaite du quinze de Vrounze (merci docteur!) contre l'équipe d' Argentine. C'est du sérieux quand vous vous mettez à penser ! Fi ! Soixante cinq pour cent ça fait presque "ein volk". Notez bien, ces Argentins c'est quand même tous un peu des joueurs qu'on paie à coup de nerfs de bœuf. Et le bœuf en Argentine c'est comme le bon vin d'ici hein, pas touche !
Bon je vais pas vous filer le tournis, l'humour m'em... et si il est le propre de l'homme c'est que depuis longtemps l'homme ne s'occupe plus d'être autre chose qu'un rire gras survolant dans la fraîcheur du soir les bourbiers qu'alimentent ses vains sanglots d'enfançon jeté du nid.
Aujourd'hui à Paris j'ai vu passer la techno parade. Cela m'a fait souvenir des fêtes foraines de mon enfance. Ce bruit immonde sans lequel il n'y a que de la mécanique monstrueuse, grande gobeuse d'hallucinés. Et puis en matière d'humour cette année la techno parade s'est affublée d'un oripeau particulièrement savoureux et de bon ton. "Recyclable", c'est ainsi qu'elle se veut. C'est vrai que les foules sont recyclables, elles ne sont que cela d'ailleurs, aujourd'hui techno, demain à la charge ! Mais qu'en est-il des semi-remorques sur lesquels les rois de l'agitation se fabriquent leur petites gloires de reines d'un jour ? Et les réservoirs sont-ils pleins de bon pétrole irakien ? Et ce bruit énorme que masque-t'il de pas recyclable ?
19:50 Publié dans Blog, Film, Jeux, Livre, Loisirs, Mélancholie, Musique, polytiques, polytiques, ras le bol, Relis tes ratures, Science, Shopping, Sport, Voyage, Web | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Guy Moquet, techno parade, république, humour, littérature, fête et j'en passe
11.09.2007
Por Nostrum
Tracer en lieu et place des fondations auxquelles toute civilisation retourne quand elle a atteint son plus haut point d'esclavagisme, la ligne imaginaire où s'adornent les corps. Non, pas de place ici pour Sangate, get away ! gate away ! Pour Auschwitz où s'est éteinte la civilisation chrétienne et capitaliste mais qui n'en a pas fini de nommer de formules magique les camps qu'elle nous propose encore d'honorer de nos lâchetés. Pas de place non plus pour les palaces à ciel ouvert, chancres de cynisme et de sables fins sur les plaies du Sud pornostrum des derniers avatars du colonialisme ni un millimètre carré de plus de nos peaux pour les tatoueurs de lois. Pourquoi devrions-nous toujours nous enticher de l'épique rance qui ne nous conduit qu'aux wagons à bestiaux ?
Tracer une ligne suave d'odeurs et de grains, d'éminences douces à ceindre de nuages, de la hâte et des violences reprises des poings serrés de l'uniforme. Pour quoi ne pas nous plaire sans peur ? De la civilisation je n'ai que foutre puisqu'elle avilit ce "quelconque" qui porte en lui l'humain, c'est-à-dire ni la star coachée ni l'abonné à la schlague. Une ligne d'humeurs dont on rêve les fleuves et les orages, les œuvres et les mirages.
Tracer cette ligne sans le concours des capitales, sans l'aide des bannières et être enfin les ignorants qui seuls survivent au blasphème; Celui qui ne sait pas la loi n'a pas besoin que l'on la lui rappelle par l'onction du conflit.
Etre comme nous sommes, d'un monde disparu devrait faire de nous des êtres plein d'imagination et retors à poursuivre le cauchemar jusque dans ses moindres détails. Nous chérissons trop l'idée de mourir et comme il n'est rien de pire pour les acteurs du sordide que nous sommes aussi que de mourir seul, nous nous appliquons à communiquer l'heure du départ, avancée au gré des circonstances alarmantes, au plus grand nombre de nos semblables... Allez, soyons chic ! Traçons cette ligne anima, que l'on nous tance ou pas.
En aparté, cette année les bretteurs de l'art de vivre mal pour faire croire aux autre que l'on peut vivre mieux, je veux dire les artistes décanillent plus vite que les dictateurs et les sanguinaires de la réthorique. Aujourd'hui c'est Jo Zawinul qui vient de bouffer son clavier. On s'en fout car comme le dit la propagande : Death is great for the dead !
14:20 Publié dans Blog, Film, Jeux, Livre, Loisirs, Mélancholie, Musique, polytiques, polytiques, ras le bol, Relis tes ratures, Science, Shopping, Sport, Voyage, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Poésie, littérature, jo Zawinul, mady Mesplée, humeurs, Sangate, Auschwitz


