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08.05.2008
Chenil
Depuis quelques temps je m'abstiens de parler ici de la geste politique dont ce pays est le théâtre de marionnettes. Trop de colère tue la colère, trop de dégoût fait croire que l'on est déjà tombé du côté hideux de la farce. Ce qui n'est pas vrai, la naïveté est intacte. Le pouvoir pourtant montre jour après jour à quel point il est un jardin où ne fleurissent que les pierres contre lesquelles nous butons en enfants écorchés vifs. En enfants jamais vaincus.
J'ai, parmi mes papiers froissés, une vieille carte du parti communiste, de ce parti qui voulait la révolution en séchant à l'étal de la dictature ce qu'il lui restait de pulpe et de poitrine offerte aux balles des bourreaux. Mont Valérien. De ce parti qui à l'occasion des célébrations de Mai, il est semble-t-il le seul à le faire, les autres ont bien trop à faire à nous vendre le désarroi de leur absence d'imagination... Et au travers de la "base" se pose la question vitale : Qu'avons nous fait de la révolte ? Une triste défroque, je dirai. Un grognement ridicule de loup qui, pris aux mailles des filets de fourrière se réveille dans un chenil environné des jappements de ses frères les caniches.
Il y eut un humanisme de gauche, une gauche qui pensait l'homme en tant que l'infini possible. Il n'y eut jamais d'humanisme de droite. Dites moi le contraire, fourbissez vos arguments, il va y avoir du sang dans les urnes ! Il y eut un parti socialiste ? Du temps où nous croyons encore que la seule souveraineté était celle du peuple rassemblé autour de ses représentants et leur enjoignait de faire selon le bien commun. Un parti socialiste ? Des électeurs socialistes ? Dix Mai 1981, la foule en liesse, j'y suis et puis ... et ... puis...
Et puis voila Hollande et puis voila Jospin et puis voici Royal et puis voila Delanoé et puis voici Vals, Dray... J'en passe en paraphrasant le texte de "L'affiche rouge" : Parce qu'à prononcer leurs noms sont dégueulasses ! J'en passe car du seul caniche que j'ai pu connaitre intimement, non je ne suis pas zoophile, je garde un souvenir d'odeur nauséabonde.
Bien chers socialiss, vous qui dans vos vies avez gardé l'esprit de 48, le souffle de 70, la braise des révolutions qui font aux peuples des foulées et des moissons de justice pour tous, faites moi ce plaisir, virez tous ces mal propres, ces larcineurs, ces petits truands de la débine, ces pilleurs d'hommes-troncs que vos cartes du parti vous somment de devenir. Balancez moi des tribunes ces Danton de la magouille et après, les yeux dans les yeux, décidons que des coussins médiatiques du palais nous pouvons faire tomber le chien chien à sa maman, celui ci qui se lèche le cul en lorgnant la pâtée que nous ne voulons plus être.
Et Tsack ! Monsieur Lecèdre...
09:11 Publié dans Blog, polytiques, Rage, ras le bol, Relis tes ratures | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, sarkozi, parti socialite, socialime, delanoé, royal, hollande


