29.09.2008

Des trous d'art dans le sicaire

Juchée sur un chef d'oeuvre à Duchamp, troussée par Rembrandt, sans qui l'épouse n'est plus après quelques temps la divine pisseuse ondoyant les souvenirs, je l'enfile parfois au bord de l'autoroute. Tel l'aiguille de pénélope je me plaque au ventre son écheveau de crin et ses épaules sur le carrelage miroitent de la suée que nous nous offrons. Et je lime menu ce chef d'oeuvre du nu. Ce pendant que toute la station vibre de pleins de rêve, de cartes magnétiques goulument rincées, de sandwiches capotés comme des peurs de l'an Mil, de regards perdus et dialoguant avec les distributeurs d'images pieuses, elle m'enserre des lignes de ses cuisses et roule sur ma queue en me piquant un peu aux flancs de ses ongles peint de blanc nacré. La faîence fendille ! Le chef d'oeuvre se désagrège et à l'instant où la technicienne de surface fait son apparition, roulant sans vie son attirail, elle jouit et compisse l'édicule d'un lustre de bénitier. Salve Regina !

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28.09.2008

Salle des ventres

Mesdames, Messieurs les donneurs d'ordres nous allons à présent procéder à la mise aux enchères privées de ce reste de billet de cinq euros. Pour l'histoire et ... pour la bonne bouche rappelons que cette petite coupure fit long feu et que ses dernières minutes furent abominables, en termes de dégâts collatéraux. Notons aussi, avant que de passer aux enchères proprement dites, si vous le voulez bien, notons aussi que ce spécimen d'une rare violence esthétique à été retrouvé au coeur même du World Trade Center en flammes ! Il flottait figurez vous au milieu des détonnateurs ... Que les terroristes avaient fait placer,  pour le cas où ... en avion ... C'est pas sûr que ... Il luisait, disent certains d'un éclat de saint suaire et quand le père UBU prit la parole, assuré dans les décombres, il vint et se déposa, fatalitaire, au pied du bon souverain.

Je vois que ces messieurs n'en perdent pas une miette ! Mise à prix ... 50 cent ! Qui dit mieux mes bon messieurs ? 40 roupies d' Afrique sub saharienne ! 2 Australes de la confédération paysanne ! A ma gauche ? A ma gauche 6 roubles d'Europe de l'Ouest! 6 rooouuuuuuubbble ! Attention observez le ! scrutez son filigrane réhaussé à la RFID, le translucide, l'aveuglante translucidité de l'ectoplasmique monnaie ! Affutez vous mes crabes, chers écumeurs, la mise est à présent de 3 livres sterling garanties par l'Empire et l'enchère cours tant que ladite coupure n'est pas tout à fait consumée...

Attention ... Je vois le dernier coin de ce sinistre petit LU entrer en combustion, il se tord, plie et roule aux injonctions de la dernière flamme ... c'est la fin, gentlemen ! Et à qui donc alors le dernier mot de cette enchère rapide mais honnêtement menée par votre humble serviteur ? Mais comment non assesseur ? C'est donc à la couronne que revient le droit de faire immédiatement saisir la pièce afin de l'inclure au foutoir du trésor ?  Mais que ça majesté ça rassure ! Nous n'en avons pas fini avec l'objet car à présent chers déçus du socialiste, notre nouvelle mise à prix !

Ma dame et messieurs nous avons l'honneur de procéder à présent à la vente par adjudication, des cendres du dit feu le billet de 5 euros qui fut à l'argent ce que le confort est à la conscience. Voyez vous ça ?

Demain quand vous croiserez celui que vous appelez, votre banquier et qu'il vous serrera la main comme dans la pub, regardez le bien en face et pensez à ceci. Il n'y a rien dans les coffres de cette banque. peut-être même pas un billet de cinq euros !

Rien ne bouge.

Nous étions encore assis sur notre cul à mauger des mojettes. Le Soleil menstruel laquait la terre d'un feu ardent et paisible. De tout l'horizon sursautaient les courbes du massacre. mais miraculeusement ici, fille ainée de l'église ? rien ne se passait. En tous cas, autour de là où nous étions assis sur notre cul, rien ou presque ne pouvait nous amener lentement à croire que ...

Quel Candide passant par là et allant son chemin de ronde, ne se serait pas sentit dans l'obligation de s'en venir nous scruter, étrange phénomène de glaciation active, au moins pour nous demander ce que nous faisions en ne faisant rien ?

- On fini déjà de mauger les mojettes et après, on verra !

Nous n'avions pour pensées qu'un porte-feuilles de mots dont la valeur chûtait, chutait, chutais, chutaï, chutoi, chtô, Schtovw

lalachut!tatoileaparachuteparlalachutapartatoiletuparlesatoiletqui ?

Et pour bréviaire quelques réserves de pâtes alimentaires. Assis là tel l'atil là, nous étions en pillards, repus impulsifs, cobbaies dépressifs, marmonnant, les bajoues farcies de mojettes. A mauger et mauger encore jusqu'à ce qu'on nous réajuste la muselière. Et qu'on nous mène au spectacle. Le soleil était tout à fait éteint à présent. Faut toujours bien penser à rentrer.

27.09.2008

La vraie vérité ?

La liberté ? la liberté ... qu'on nous la laisse et qu'on nous fiche la paix par la même occasion !? On en serait tout emmerdés.

Libres, imaginez-vous ? Alors le petit Maxence va faire son cursus en ingéniérie agronomystique ? Mais non figurez vous ! Il change,  que voulez vous. C'est que tout change, ma pauvre ! Voyez-y les impécunieux, pour les faire pousser des caddies, j't'en fiche! Y vont faire couler le système ! Y sont irresponsables ! comme vous dites, trop de liberté conditionnelle tue la liberté, comme vous dites. Libres ? Mais c'est qu'il faudrait cesser de boulonner sur une machine qui fonctionne avec des micro-processeurs Untel. Ne plus penser que ce qui clignote communique ni que l'observation de ce qui se manifeste constitue une bonne approche du réel. Ne plus aller au carwash que quand le programme de l'embellissement décide de vous conseiller fortement de laver votre véhicule afin que l'environnement soit préservé... Libres, nous serions bien emmerdés !

Nous faut des cages en paille, nous faut des cages en bois de planche, nous faut des cages en brique avec dessous des abris anti-tout. Pas de panique les petits, papa se connecte et ... Tenez,  regardez ça ! Et sur l'écran défilent inlassablement les hordes de pillards, les migrants san répit, des armées croisées de missiles ... Ce programme est réservé à un public Averty ! La chaîne "Réalités et Progrès" décline toutes responsabilités sur les dégats neuro-cérébraux qui pourraient affecter la santé mentale d'un jeune public non Averty !

- Papa, tu nous avais dit qu'on y retournerait à la rivière, ça fait trois ans maintenant !

- Maxence, ton père a eu une dure journée ...

La Liberté ? C'était un truc ... C'est vieux non ? Un truc que les gens y avaient ... Tu vois là ! Comme dans le roi lion ? Dans le ... Mais ouais tu vois pas, cette subtile friandise qui vous montre les dents ! Non ! La Liberté c'était comme un truc que t'as jamais connu mais qui te manque ! Tu la connaîtras de moins en moins, peu à peu sans que tu n'en souffre puisque tu ne l'as jamais vraiment connue mais ... C'était un truc ... C'est vieux,  t'as raison.

Et la Vérité ? Oh malheureux ! vous voulez nous faire avoir des ennuis ? On peut dire le vrai qui est une convention et se passer d'énumérer la Vérité et ses dossiers et ses minutes de procès et sa barre et ses témoins et sa satisfaction étouffante du devoir accomplis. La Vérité perche aux combles de la maison parmi les ombres, dans le craquement de carène de la charpente qui se prépare à l'Automne. La Vérité, nul n'en détient plus que ce que le voisin, son ami, lui celle.

Trou Noirte

Le blogueur est bignole à ses heures, il a pour se faire des outils conséquents, les statistiques. Tiens, tiens,  tiens ! voyons voir qui vient voir ? Et là parfois le blogueur palot, se décompose sur l'écran noirte de ses nuits branques, se tord autant les doigts que la courbe s'enfonce inéxorablement sous le bureau. Tiens tiens tiens ! Soulevant le rideau qui masque l'entrée de l'arrière-boutique et parfois accompagné de madame puisqu'elle tient la comptabilité, le blogueur tente une dernière vision d'ensemble sur le monde indéchiffrable de ses visiteurs. Afin d'en tirer des conclusions avant que de trop précipitament tirer à bout portant sur la connexion. Pas possible ? Personne ! En tête de gondole ? Personne ! Dans les rayons ? Personne ! A la caisse une amorce de queue ? Non ! Et la réserve ? Elle somnole, semble-t-il. Et le blogueur a beau faire de cliquer à toutes les fenêtres allumées ... Rien.

Très bien ! se dit le blogueur. Un peu fâché mais rien de plus. Puis se recouche pour mieux y réfléchir. Crash ! Récéssion ! Krack ! Banqueroute ! Jeudi noirte ! Mâtin calin ! Chute du dow ! Le CAC s'effrite ! Tiens tiens tiens ! Et le voilà qu'il se redresse, fait un bond jusqu'au clavier ! La voici la haridelle de tous nos maux, la carne de fichue mule ! La crise ! Les mots se bousculent ! Là vous allez aimer ! Un titre ... Un titre lui vient, vite qu'il l'écrive ...

Trou Noirte !

Heu ! Le blogueur est bignole parfois... à ses heures,

11:31 Publié dans Test bruit son | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : politiques, cyclamens, poésie, littérature | |  del.icio.us | | Digg! Digg

25.09.2008

A l'étal

J'étais à l'état lethal à l'étal d'un boucher Letton. A moins qu'il ne fusse Serbe, Tchétchène, saoudien, Ossète ou Basque, qui sait. Il n'est pas sous mon clavier de Corses à châtier, désolé. Là d'où d'autres se taillaient, en vertu du principe de précaution, bien vite je m'y allongeai. Afin que sur la bête les enchères pussent commencer.

Nous voici mes saigneurs ! en présence d'un spécimen bien rare ! L'aboyeur racola son lot d'initiés à la chose anthropométrique, je tressaillais pour ma part, la route n'avait pas été simple. 72 Kilogrammes de strates diverses, à la coupe, ficelé,  dénervé et avec ça ... ? Un os à moelle prélevé délicatement près du bulbe ! Les enchères montèrent à concurrence du fait qu'au mitan il ne restait pas grand chose à se mettre entre la connaissance et la dent. La vente avait même du cesser avant que l'expertise de la boite crânienne ne révèle l'usure des pièces maîtresses. En grande partie due à l'utilisation du modèle sur le mode de la pensée aride et voluptueuse. On attendit en vain des révélations. J'étais bien curieux de ce qui allait se dire dans les couloirs et des murmures d'alcôve aussi. Mais en vain, rien ne vint

Quelques surchauffes apparentes au frontal avaient résolues mon aboyeur à conserver cette partie, pour le cas où, en échange standard ... Un don aux Emaüs, peut-être ? ... Ceci fait les restes furent dévotement remis aux chiens du voisinage. Ceux ci de toutes les façons faisaient leur ronde accompagnée de la police populaire de proximité. Je me relevais tandis que,  qui partait avec son sac plastique enflé, dégoulinant, qui s'éloignait en devisant de ce que les deux lamelles qu'il avait acquises seraient du plus bel effet au dessus de la cheminée, entre la moustache de Staline offerte par sa belle mère et une poussière dans l'oeil flottant gracile dans l'hyper-espace d'une éprouvette hermétiquement léguée par l'institut des curiosités malsaines. Je flattais le plis de mes pantalons et l'aboyeur me refila ma part, soit 1 kilogramme de pâtes alimentaires, une petite boite de maïs au naturel et un paquet de tabac chapardé dans la poche d'un marchand de produits pharmaceutiques. On se serra la pince en échangeant quelques considérations sur le réchauffement climatique en milieu boursier et je repris la route en sens inverse mais par l'autre versant, cette fois. Fallait varier.

Je lui avais laissé ma boite crânienne par mesure de précautions, il connaissait un bon diéseliste et étant donné que je ne me déplaçais plus que pour venir aux consultations obligatoires, il serait bien temps de la reprendre une fois prochaine.

Mais faire l'étal d'un boucher Letton, c'est pas un métier ? Bah si bien sûr !

22:06 Publié dans Relis tes ratures | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : plotique, littérature, poésie | |  del.icio.us | | Digg! Digg

On dirait que ...

On dirait que ... On est super révolté, que la moutarde nous monte au nez ! Que là non c'est pu possib ... Qu'on va en crevez un ou deux, histoire de bien leur montrer qu'on bêle peut-être mais en grinçant des crocs, comme font les poulets avant l'électrocution... Mêêê ... Mêêêêê ... On dirait que la laine nous insuffle le pouvoir de dire non ! Non ? Si si si ... On dirait qu'on en peut plus ! Ouhlala qu'on en peut plus ! C'est alarmant comme on en peut plus ! Grrrr ! Ca se voit là, qu'on en peut plus ? Oui mais tu vois coco, faudrait que tu l'incarne vraiment que t'en peux plus ... Je sais pas moi ? de l'élan ! de la sainte colère ! Bon, on la refait, tout le monde en place ... silence ! Moteur ! Action !

Dans la sombre nuit, sous un léger voile de brume hydrocarbure, Paris s'endort du sommeil du juste. Deux silhouettes s'avancent, effleurant les murs suintant d'humeurs gastriques et nauséeuses. depuis longtemps la ville s'est accoutumée au couvre-feux. De ci delà cahin caha des campements crasseux de SDF falôtent autour de feux de déchets, sous les fenêtres derrière lesquelles le cadavre des bouteilles vides tinte comme les sonnailles de troupeaux rêvant à l'euro million. Les vélib pimpant sont tous à la mangeoire et les rares passant vont par deux; La consigne est stricte, pas une ombre sans son conjoint, tous deux munis du certificat attestant qu'ils sont pacsés pour au minimum quarante huit heures. Mais nos ombres là, nos deux ombres effleurantes...

- C'est là je te dis ! Le timbre de la voix est profond ... Tu me fais bien le timbre profond, hein coco ?

- T'es sûr , Pasque sur le plan ...

- T'inquiètes pas, c'est repéré sur Gogol earth. Aller tu passes le premier !

- Oh nooon ... C'est touj ... !

- Chuuuuut ! Tu vas nous faire repérer !

Et là,  à hauteur du 55 rue du faubourg saint Honoré du Paris Brest, l'éclair d'acier bleuté d'une arme de poing jaillit dans la nuit, un lüger nespresso calibre simple allongé sans sucre et la flamme orange jaillit du pare feu. A l'autre bout de la trajectoire la balle perfore le front et en ressortant emporte tout du panneau publicitaire qui faiblement clignote et en un dernier court circuit s'éteint en une chute de verre sécurit.

Une lampe s'allume dans la loge du concierge du 55, une fenêtre s'ouvre brutalement ...

-Oh mon dieu ! Ils ont attenté à la vie de l'icône de notre saint présidnet de la Raie Publique ! Au secours ! Aux armes ! Aux abris ! C'est la révolution !

Le bignole s'époumone, les gyrophares balaient le faubourg cependant que la propreté de Paris, à genoux,  prie pour le retour de son éminence le maire. Et nos ombres ? Où sont passées nos ombres ?

Nos ombres ? Mais elles sont à l'abri avec nos économies dans un coffre, à la banque de France. Un coffre dont ni vous ni moi n'avons la clef, évidement !

Mais tu sais que c'est très bon ça coco ! On la garde.

 

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23.09.2008

Abbeville

Rien n'interdit de se dire qu'on peut bien espérer ne plus avoir à revenir là où l'on avait rien à faire, à dire, avoir, ni de l'être à sauver. Et pourtant voila, nous y sommes pour la deuxième fois- Abbeville- sur ce que peut-être ici ils nomment avec le fort accent des cht'imi, la grand place, la place de l'hôtel de ville ? Le nord, ici donc le beffroi qui sonne les quart et les demi comme le Westminster dont rêvait mon oncle; Deux que je suis ici, deux quart d'heures face à mon double qui refroidit, sous l'oeil du patron du bar tabac qui me scrute en essayant sans rien demander, si c'est du lard ou du cochon. Sec comme je suis, ni l'un ni l'autre où alors à la façon du cochon de Saint Antoine. quoi qu'on fasse et surtout rien qui puisse déranger dans l'air froid et humide de ce Lundi matin, on est comme une épingle mal plantée dans la carte d'état major d'une armée déroutée par les rideaux de fer baissés sur les secrets de la province vouée au chômage et aux jeux de hasard. En ville sont les usines comme d'immenses maisons closes, définitivement closes sur le boulevard des allongés.

Un dernier tour à Dufour ? Peut-être. Dénoncer sa succession, au tribunal, documents à l'appui. Dénoncer ce sous quoi il a finit par crouler, "ma colonne vertébrale ne me porte plus". Dénoncer, renoncer à lui, à la colonne de feu où pas un os n'avait valeur de tuteur. Faire son deuil, comme ils disent, faire le lit de son deuil et se chanter des berceuses avant que de le laisser sous le drap, froid et cireux. C'est fait, depuis un mois c'est fait, la cendre a eu le temps de sceller le couvercle de l'urne. faire son deuil, pas le sien, le sien l'a fait tourner bourrique. Des histoires perdues de pas assez d'amour,  néïées dans l'alcool et dans la fumée noirte de ses petits cigares. Fumée noirte ? Pas de pape cette fois-ci. Attendons la fumée blanche, avec à la nuque la raideur des saints pétrifiés d'ecchymoses calcaires.

C'est si simple après tout d'écrire qu'il est mort. Je pourrai en remplir des cahiers, des marges aux tables de multiplication; Pas le pape, le pape n'est pas mort ! C'est à moi que tu causes ? Non ! C'est au pape, disait ma mère agacée. tiens ma mère parle au pape ? Demain dans la cour de récré, ils vont tous être fous de jalousie : Moi ma mère elle parle au pape ! ... Et ta soeur ?

Le pape est maure, un autre pape est appelé à régner. Araignée ? quel drôle de nom ! Pourquoi pas libellule ou papillon ? Oui pourquoi pas Ibn al monzami 1er, pape du tout proche Orient et de l'oxydant réunis ? oui pourquoi pas ?

Vous voyez bien encore je tergiverse, tu p'ale d'un fatwa ! Mon sujet bat la campagne, tiens une traverse, un chemin creux comme l'aine qui embaume à l'ombre des cuisses des femmes... Mais non je te dis, c'est tout droit, l'autoroute point barre ! A16. Pourtant mon sujet, je peux dire que je le possède. Autour de moi les papillons tombent à pleine poigne. Tous trop jeunes chenilles, à trop parler des couleurs de leurs ailes, n'ont pas le temps de les repasser avant le vol. Les anges n'y font rien, n'y peuvent rien, ramassent le pollen et s'en fardent les paupières. Mémé Madeleine, 99 ans, too young to die ! Et les autres, et lui, grillé au fanal des glaces qui finisent par entourer le coeur et les poumons d'une ouate de givre. Mais c'est vrai, certains jours à l'agenda, il n'y a que cela d'inscrit. Mourir. Une dernière lettre qui arrive. Un dernier mot.

Un dernier mot peut-être ? Non ça suffit. Ca suffit à la fin !

Alors nous renonçons, nous dénonçons et pas une berceuse ... Ca suffit à la fin ! A16.

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Ceci n'est pas un blog ?

Ah mince ! Faudrait que je me réveille, que je fasse de l'éveil, que je transcende, que je slam, que je scande, que je slim, que je creuse la carrière, que je m'emploie, que je m'emplisse plein les poches, que je fourbisse le PEL, le CODEVI, que je prenne parti. Qu'enfin je fasse dans le caniveau tout un tri sélectif de mes bonnes ordures. Que je sois le poète de toute une génération, que je dirai le beau le sublime guignolage, l'extrème onction au bout d'une vie d'athée juré,  que je fasse vibrer les rayons de la FNAC avec un p'tit volume de mes oeuvres complètes, qu'on l'appellerait "la possibilité d'une pile", que wonder me le prendrait en mécène et qu'ainsi allumé je fasse tous les plateaux de france et de navrés. Mais ... Mais ça ... Je ne sais pas. Ceci n'est pas un blog ? Non ! Pas plus que ça n'est un espace de convivialité à l'usage du monde qui s'ennuie entre deux rendez vous d'affaires. Alors qu'est-ce ? Rien ! Mais ça va passer.

Il parait parait-il qu'un taulard quelque part dans ce nulle part qu'est la prison pour tous, vient du buter son double rien. Un taulard de moins à la surface de notre besoin d'enfermer l'autre, rien là que de très rassurant ! Les pauvres se butent entre eux, qu'attend-on d'eux ? Rien de plus, qu'ils dégraissent les effectifs, les budgets alloués par nos soins au bon fonctionnement des colonies où nous aimons à imaginer que la machine pénitentiaire est la meilleur façon d'éduquer l'inutile qu'ils sont, de toute éternité. Inutiles ? Pas sûr ! Tout comme le chômeur, le repris de justice à sa vocation sociale. Il est l'ombre ingrate sous laquelle nous plions et acceptons les salaires, le renflouement de la machine boursière par le trésor public, la privatisation du bien public et j'en passe, vous remplirez les cases vides. Vous aimez les quizz.

Conséquences ? On licencie deux matons ! Deux pauvres de plus sur le marché du travail ! Et aller hop ! Ne nous révoltons pas pour si peu car c'est un peu comme d'envoyer de jeune types de vingt ans dans les montagnes afghanes avec pour mission de tirer au lance pierres sur des nuages de poussière. La une des journaux se les partage pendant quelques heures et après, vite fait,  on vote en assemblée des surcroix de budget car comme disait Socrate (pas le footballeur) : "Le seul et unique but de la guerre, c'est l'argent."

Comme dirait la patronne (vous ne connaissez pas la patronne ? Peu importe, ceci n'est pas non plus une page people !) :

Heureusement que Clavier y passait pas ses vacances, dans la zonzz où a eut lieu le meurtre, car sinon c'est madame Dati qu'on aurait du foutre à la porte !

Madame Dati ? A la porte ? La patronne parfois elle a de ces idées !

22.09.2008

Non Léthal Words

J'ai l'air comme ça, pas à prendre avec des pincettes. Si il y a une poule qui se fait la pige, une poule de chez vous, de derrière vos barbelés, une poule simplement que vous ne la regardiez que pour les oeufs et qui fugue, sûr et certain je lui ai fait la peau en lui promettant "l'ile de la tentation" et un voyage en cube jusqu'à bouillon. Comme on dit, je porte le chapeau, en fumant moult clopes dégueulasses. alors parfois j'écris des poèmes, de petits poèmes qu'aiment les dames. Les dames aiment les poèmes qu'elles glissent entre les pages minceurs de leurs magazines fétiches :

- Tiens,  tu lis toi ?

- Oh non rien, une recette de terrine de courgettes au sel de Guermante. C'est bon pour le teint tu sais.

- Et ce soir,  on mange quoi ?

Mais porter le chapeau même si ça peut rendre service aux chauves précoces, nombreux,  que c'en est alarmant,  c'est un peu lourd parfois. alors le chapeau je l'ai envoyé par dessus les miradors que vous venez d'installer aux coins du poulailler. Les poules c'est inquiet comme un petit porteur et le petit porteur contrôle pas toujours le pace maker de son porte feuilles.

Et avez vous vu que le sovietisme qu'on vous ravale pour que vos poules pondent en abondance et replettes en top less, un grand monde où vous serez à l'abri de tout et surtout de vous même. Car quoi, vous êtes dangereux quand on vous laisse faire ! Avez vous vu que l'état vise un peu les oeufs de vos poules pour le cas où les trader's auraient fait des omelettes avec des oeufs de pigeons ! Qui a dit, c'est pas bon les oeufs de pigeon ? Un bachelier ? Alors là il est tout excusé, le bachelier. Avec son torchon de mentions, que voulez vous qu'il pense ? A quatre vingt pour cent qu'il est bien d'accord ... Les oeufs de pigeon, c'est pas bon !

La FED va raquer ! Mais avec quoi ? La planche à billets ! Mais à quel taux ? ... ! La banque de France va raquer ! Mais avec quoi ? Des emprunts russes ? Vous en voulez ? J'en ai !

Oh bien sûr vous allez partir dès que possible à la campagne ! La campagne ! La campagne ! Silence les mioches y a un contrôle ! Un petit lopin que les paysans vont vous offrir et pis vous ferez un peu de patates, un peu de tomates, un peu de courgettes, un peu de calva, un peu de tarti' flottes, un peu de tacos détaxés, beaucoup de pâtes sans gratin et le soir à la veillée maman tissera des braies pendant que papa se piquera à la bouse en chantant des chansons de rock n'roll. C'était chouette le rock n'roll ! Mais les poules aiment-elles le rock n'... ? Pas sûr. Alors il faudra bien aller à la Kommandantur pour demander un permis de retourner en ville. Revoir Mac Do ! un p'tit milk shake d'amour ! mais en ville ça pue et les poules sont stressées et les oeufs sont carrés et l'homeleste Nique Ta Mère. Ah NTM ! En voila t'un joli couple qui sait qu'il faut rester ensemble pour faire bouillir le Fat Cap (délit d'initié ? Initiez vous et n'en parlons plus ! Please !). Alors que ferons nous ?

Rien hein ! On a pas l'habitude de faire, c'est déjà dur de suivre alors ...

Je le porte plus le chapeau mais vos poules, pendant l'exode, n'avez qu'à me les confier, j'ai justement un ami qui monte une revue, aux folies Berbères.

 

20:11 Publié dans Test bruit son | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, littérature, poésie, now! | |  del.icio.us | | Digg! Digg

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