30.11.2008
Posté
Ce soir c'est trois pull over's dans la tour de guet, même le chevalier Noirte à mis ses mitaines. Je ne vous ai jamais parlé du chevalier Noirte, Noirte des Crosnes dont la lignée fut stoppée net par une capote anglaise ? Fi mes doux ! On est pas couché (je l'entend qui jase !) !
Il était une fois, au moins une qui ne fut pas cornaquée par Perrault, Grimm's frères et j'en passe de princesses, de petits pois mal décapuchonné et aussi d'ogres mal léchés, dans une contrée où serpentait la Seine aux éfluves porcines, grinchait sans que l'on s'en inquiète un triste chevalier aux lunettes sans monture. Il vivait au milieu de ses gens sans que ceux là n'y prennent trop garde. Tant qu'il emmerdait pas, Noirte pouvait bien rester et puis toujours bien que la démocratie règne sans partage on a soin de préserver l'épouvantail, la figure d'un passé dont on tisse avec soin la légende dorée sur lie. Noirte était celui là qu'un lent ascendant de troubles parties fines avait mené à se fondre dans le paysage des toits et cheminées. Jusqu'à devenir le chapeau de l'une d'entre elles. Mais tout n'avait pas toujours été aussi serein en notre vénérée République Crosniaque d'S one Varzigovine.
Fut un temps même où le pays entier gémissait sous les coups de lance des ancètres de Noirte. Le pays entier, que dis-je ! Non, la résistance s'activait et sauvait par ci par là quelques culs d'honnêtes pères de famille. On en pouvait plus de raser les murs quand Noirte Latige, l'ancètre du notre faisait razzia parmi ses sujets de quelques croupes à fendre. Il va au con comme on va à l'office ! Murmuraient les vieilles qu'on ne savait plus comment asseoir les jours de banquets. Les Noirtes sont ainsi, vous disait-on à demi mots quand du fin fond de la réserve la marchande de souvenirs sortait d'un papier de soie la reproduction à l'échelle mais sans escabeau du service trois pièces de Noirte le Bransle, un autre, qui pourfendait de taille et d'estoc tout ce qui ressemblait en jean taille basse et strinnnnng !!! à un garage à Vélib. Si si, en République Crosniaque le Vélib existe depuis le Quatorzième siècle ! Bien avant donc l'accession de Bertrand Dela... au statut d'idole des jeunes dépaleurs.
Un jour donc, puisqu'il était une fois et qu'il faut qu'il se passe quelque chose sinon je ne vois pas ce que foutons là ! L'assemblée constituante se réunit, ce qui eut pour effet de geler partiellement le commerce boursier durant au moins vingt quatre heures. Pas un jeton de présence qui manqua à l'appel de sa procuration, l'hémicycle fait parfois recette, tout dépend de l'angle de vue choisit par le réalisateur en régie. Il fut, après un débat houleux tout entier doublé par les huissiers à chaînes d'or, houleux vous dis-je. Il fut décidé que dorénavant bien que cela fut tout à fait navant, le chevalier en place se verrait attribué un nombre limité d'orifices à fiche et qu'en contre partie il devrait les nuits de pleine lune d'astiquer le mandrin percuteur, en haut de la colline en récitant des vers de notre poète Local/National, j'ai nommé, Lephauste ! On est jamais si bien consterné que par soi même.
Ce qui fut dit, fut fait ! C'est ainsi dans les grandes et anciennes démocraties sélectives. Noirte donc, pas le notre, celui d'avant se vit (Ah ça ce vit, plus vite !) attribué une vierge et pas en plâtre que la population choisissait parmi toutes celles qui n'avaient presque pas servie, comme caissières par exemple. Noirte apprit ainsi l'anglais, la lecture du GPS, l'art culinaire mais qu'il pratiquait un peu déjà par goût affirmé pour les déviances digestives, la monogamie chevaleresque et un tas d'autres choses qu'il faut pour les savoir un peu, lui rendre parfois visite, son gisant au boulevard des allongés est lustrable aux heures d'ouverture, seulement.
voilà, Noirte le notre coiffe ici le velux de son regard amoureux mais noirte, cruel destin que de ne plus battre la campagne pour faire peur aux enfants caméléons, la température n'a pas changée, trois pull et rien de moins. La crosse me colle mains, j'en suis à trois ce soir, posté au velux. C'est mon tour de défendre la paix contre les énemis de la paix. Trois quoi ? Qu'était-ce donc que ce grouillement d'au moins trois individus ? Des sans ... mil et des cents ! Cent mil tu dis ? Mais c'est une invasion ! Je préviens les médias.
Il était une fois une capote anglaise qui s'était échouée dans la manche. Tiens je croyais l'avoir au bout du Graal ! se dit Noirte.
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Digg
29.11.2008
Chez le bloguiste
Pendant que tu y seras, en remontant si tu pouvais passer chez le bloguiste, je lui ai laissé ma révolte à ressemeler !
C'est ainsi, vous vous commettez à la lourde tache d'aller faire les commissions et au dernier moment alors que la liste est déjà faite : Un pain de deux livres, deux tranches de pis, 3.14, une boite (une demi) de haricots en sauce, des croquettes pour la mémé du dessus, celle qu'a même pas de chat, une flasque de Madère, j'aimerai t'y voir sans, face aux rognons, une boite d'oeufs, un demi de margarine, deux Valstar (t'oublieras pas les consignes !?), une boite d'allumettes (les familiales !), du museau, deux boites et trois litres de Kiravi (je t'ai dit pour les consignes ?), deux de la villageoise et puis qu'il nous livre une caisse de postillon (les consignes ? Elles sont devant la grille !) ... Vous vous retrouvez à devoir faire un crochet, chargé comme une mule et tintant comme une voiture de pompiers à l'approche de la flambée des prix du carburant, par chez l'aut'. Le bloguiste, dont tout le monde dans le quartier se demande bien ce qu'il a pour plaire. Mais que tout de même, on dirait qu'il voit du monde dans son gourbis. C'est que mine de rien, il a de l'article pas cher et de qualité bien que parfois, comme dirait la femme de l'épicier : il a le coup de scalpel un peu dérangé. C'est que la femme de l'épicier elle ne s'y rend qu'en douce, chez le bloguiste. Vous comprendrez ça, on est honnête nous, mon père le dis en tous cas et la femme de l'épicier elle y ferait crouler le chiffre à son épicemar de mari si ça se savait qu'en douce elle s'y rend chez le bloguiste ... Il a parait-il une photo en pieds de Jean Marc Rouillan tout nu ! Si ! Si ! Et que voulez vous quand on a été ce qu'elle fut, la femme à l'épicier ...
Vous descendez donc avec le cabas et le panier à bouteilles vides mais plein. Vous avez à peine l'âge de les faire les commissions, rapport à ce que le billet qui froisse dans votre main n'est que le premier d'une longue liste de semblables, petits et jamais en quantité suffisante :
- Tu diras bien à tes parents que la prochaine fois il faut m'apporter le compte juste ! Vous sentez bien que le "voltaire" à plus la cote. Et vous allez de porte en porte, le cabas de plus en plus lourd et pour finir, un vrai calvaire au bout du bras. Une croix avec des poignées qui vous cisaillent les paumes. Les oeufs risquent leur vie à chaque changement de main. Les oeufs c'est pour votre gâteau d'anniversaire, ils le feront pas sans vous.
Puis juste à côté du bureau de tabac du monument aux morts, la voici la devanture du bloguiste, c'est vrai qu'il entretient pas, la vitrine est toute maculée de chiures de mouche anarchiste. Je ne vous décrit pas l'effet, sous certains rapports elles le sont toutes anarchistes, les mouches. C'est même peut-être la seule bête sur terre à l'être et sans effort ... Bzzzzz ! Bzzzzzzzzz ! Vous poussez la porte. Il est là, tout comme je suis à présent dans la lumière grise de l'écran et tape et frappe en artisan concentré, sur les touches du clavier. Il a la mine de qui porte le deuil de belles idées en solde. C'est vrai ce que la femme à l' ... Elle dit, il a la promotion vaguement enragée et que chez lui ça sent pas la rose ni le Ronsard et encore moins le José Maria de Hérédia. C'est vrai qu'il faut bien avouer que sa révolution sent fort la biffe, personne n'en veut, si ce n'est pour faire chic, même le jour du quatorze Juillet c'est vers l'uniforme qu'on se tourne, nous :
- Tu viens pour la révolte à ta mère ? Faudra repasser, j'ai pas encore reçu la recharge pour la clim.
Je savais bien que ma mère s'en fichait un peu du confort potentiel de la révolte urbaine mais si elle l'avait commandée avec la clim...
- Tu passes pas par hasard par chez l'épicier ? Voilà c'est repartit, le bloguiste aussi trouve que je suis bien serviable alors il me refile un épais port-folio où sont me dit-il les photographies Olé Olé de Marx avec la femme à Bakounine. Du sulfureux qu'il me dit et il me tend une pièce. Tout juste de quoi pour les P4. Alors je me taille, j'aime pas moi, ce type et ses airs de mouche du coche et sa gueule d'avoir l'air de tout savoir sur tout, surtout ce qui ne sert à rien, sur tout.
Et pis je rentre, la nuit vous comprenez, les oeufs sont plus fragiles et sans eux pas de gâteau. Gaffe à la plaque de verglas sous le viaduc. Gaffe ... Trop tard !
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Digg
27.11.2008
Coeur léger, coeur changeant, coeur lourd...
J'avais le coeur vide, le coeur lourd, quelque chose entre le chou et la betterave, quelque chose, par là, où ne vivait que l'incertain, entre deux battements, pas toujours à la seconde près. Des palpitations de papillon empétré de loupiottes. Et quand c'était le temps d'en manger en salade, des plâtrées de betteraves, de la fleur de choux, je m'affolais au dessus de la lunette, j'en pissai du sang, du bon sang de sang ! C'est rien mon grand. Ma mère disait. C'est que le jus de la betterave. J'avais le coeur lourd, étuvé de râles brumeux. Comme quoi on vit un peu avant que de naître, juste ce qu'il faut pour pas se faire canarder aux éliminatoires. Incessantes sessions éliminatoires d'où sortir vainqueur équivalait à numéroter ses abattis et à se garder au frais un peu pour la séance suivante.
Je n'avais rien à l'époque qui puisse ressembler à un souvenir. Les enfants, c'est assez connu, sont comme des îles vièrges qu'il suffit d'urbaniser pour que le quidam puisse en faire le tour sans perdre son temps en vaines flâneries ni en s'agrègeant trop de sable sous les tong's. Assez vite donc je devins le plus urbain des portillons claquant dans la nuit de toutes ses dents. Poli comme un galet regravé d'un filigrane d'ennui, plat comme une pierre à ricochets. Mais au creux de la main un galet fini toujours du creux de son évidente absence par ressembler à une montagne. C'est au zénith de son vol plané qu'il fini par se rendre compte que ce que l'on attend de lui, un record mondial de rebonds à la surface de verre brisé des fleuves domestiques. Je rebondissais, tant bien que mal, embringuant mon coeur, lourd et vide dans des noyades de quelques secondes. Juste assez pour que le vide ressemble à un quelconque trépas et que la pesanteur singe le poids immense de ce qui n'est plus.
Pourtant l'on m'aimait, on aimait en moi l'enfant policé, le petit rejeton de la main gauche, dont la silhouette civile éffaçait le primat de la faute. J'étais né d'un non sans nom et racinait loin, chez des nourrices amples aux hanches et vitales dans leurs façons de me ramener au chemin, d'où personne ne venait me rendre une dernière visite. Il est bien inutile de chercher à ne plus vivre pour dire que du lointain on attend que quelqu'un vienne et stoppe net le train sur les rails desquels on a posé la masse du coeur lourd, le vide et le vertige d'un coeur qui ne bat que pour frapper du poing. Point.
"Coeur léger, coeur changeant, coeur lourd
Le temps de rêver est bien court
Que faut-il faire de mes jours
Que faut-il faire de mes nuits
Je n'avais amour ni demeure
Nulle part où je vive ou meure
Je passais comme la rumeur
Je m'enfuyais comme le bruit ..." (Louis Aragon)
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Digg
22.11.2008
Pêle Mêle
Pas de ma faute ! Ils le font d'exprès, d'un peu trop près. Pas de ma faute ! Ce ramassis de propres aryens, cette engeance qui pense avec ses émotions et qui s'émeut du sort des autruches en nous accablant dès que nous sortons de la boite à question les points d'interrogation encombrant nos consciences sans science. Nous sommes mal élevés, chardons dans le green, rouge-gorges plaqués face aux murs, pieds écartés, à la fouille de nos cervelles d'oiseaux, duvet disgracieux sur la lippe de la République. Que voulez vous, il neige en Suisse et la chair à canon "made in implant" se fait farcir par les "énemis de la paix". Là bas, de l'autre côté de la platitude du monde, Chavez veut pas chaver. Pourtant c'est pas faute que nous lui conseillons de vider les lieux d'aisance capitalistassss, hasta nunca comandante buen debarrasss ! "Un abris pour les sans-logis" ? Et pour les sans-soucis ? Une terreur, mais pas longue, pas meurtrière, nous ne sommes pas leurs semblables ! Une terreur de quelques heures. Plus un avion ne décolle, plus un péage ne s'ouvre, plus un train pour rouler dans la farine ceux qui ne prennent le train que pour les mariages et les obsèques, plus une transaction ... Plus une puce qui n'ait perdu le nord magnétique de son destin de vache à lait ... quelque chose que NOUS l'appelerio, non ! pas Qué ZAC ! Un truc comme récupération de l'outil de production (la valeur symbole du travail est asséchée par les contre-vérités) des mains de ceux, ceux et celles qui le font nous reproduire à l'identique, inlassablement "fatalitaires !". Pourquoi madame Arletty ne nous a jamais fait l'honneur de figurer Marianne ? Pourquoi nous propose-t-on toujours d'adorer l'emballage et jamais le fruit d'une tête bien faite ? Pourquoi, puisque nous vivons dans un état de droite mono-maniaque, la gauche s'entête-t-elle à toujours se montrer quand les caméras crépitent et que les flashes tombent à l'AFP, d'un téléscripteur qui n'imprime plus faute de tonnerre ? Filme-t-on les stades terminaux dans les mouroirs de cancérologie ? Pourquoi n'opérerions nous pas nous même, un changement de décor à vue. Machinaux que nous sommes, on devrait s'en sortir sans que des cintres ne nous tombe sur le coin du nez la dépouille du bon dieu (d'bois/Couté Gaston : "Et toi là haut sur ta croix, t'as l'coeur t'as l'cul, t'as tout en bois !"). Fîment nous fausse route en espérant échapper à la sainte horreur de vivre ? Oui dâ ! Mais pas d'ma faute !
quand à ma responsabilité, elle est devenue totalement repositionable, fashonable, non rétroactive, ignorante juste comme il faut, praticable par temps comptés et refilable à l'envi ! Pas d'ma faute, je suis citoyen français. Et à mes heures perdues un peu citoyen du monde, aussi.
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Digg
21.11.2008
Tiens !?
Tiens, bah là tiens bha rien ! Rien ? Tiens ! Et là bas ? Là bas pas plus; Pas plus là bas qu'ici, rien ? Plus loin alors ? Ah bha non pas là bas non plus !!! Où alors ? Nulle part. Oui mais ... Non ! ... Bha oui mais faut quand même ! Faut pas non plus, plus rien ! Pas bouger ! Coucher ! OHh mais c'est tout vu ! Je reviens demain, on, verra bien, on ... ! Bah oui c'est ça, revenez ! mais vaut mieux pas Hi Han n'a plus. Plus rien, fauzzzzi faire un dessin ? Oh non c'est pas ça ! C'est ce vide tout à coup, entre le billot et le cou, dans tout ce qui bouge sans failles ... Et au fond ? Peut-être qu'en grattant un peu ... C'est ce vide tout à coup. Ah bha ce vide là, si il vous plait, je peux faire un prix.
Quand ils se retournèrent et qu'ils s'aperçurent que la pile du pont n'avais pas reculé d'un pouce ils comprirent qu'un fleuve encor venait de leur échapper et qu'il s'était écoulé tellement d'eau sous les ponts depuis leur départ qu'ils virent bien toutes les larmes toute la sueur qu'ils avaient du puiser pour dériver de crue en crue. Ils virent bien qu'il n'en restait que le sel. tiens, bha là tiens bah ... rien.
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Digg
20.11.2008
A l'à-pic
Que m'importe que la terre dans son infinie patience soit plate, qu'ai-je à faire qu'elle soit ronde pour les besoins de la cause puisque partout à sa surface nous avons semé l'essentiel de l'arbitraire dont nous étions capables. Et que ça a fini par faire des haies si vives que nous ne trouvons plus les passages pour aller voir le champ du voisin, en bonne entente. Bouchures nous sommes, au milieu du lopin, écorchés pourtant à nos propres épines, la ronce de nos idées ne nous aide plus qu'à couronner d'aubépine le premier qui passe et dit : Tiens voici ma joue, caresse moi !
Peu me chaut qu'aux marches du continent on ait cru longtemps l'à-pic de la nuit proche de nous engloutir, si nous dressions un peu la torche de notre curiosité au delà du crépuscule. Plus rien n'ignore les effets de notre marche en avant. nous sommes allés avec tant de promptitude, laissant nos mues aux archéologues et à ceux à qui la Genèse parle de repos, que nous touchons au but. Dans la chute elliptique nos dieux nous accompagnent, ceux qui reposent sur le livre et le rende illisible, du fait du poids de la pensée confuse, nous précèdent. Après tout, nous sommes de leurs fabriques tout autant que de l'oeuf, tout autant constellés de leur vitupérations que des martyrs ordinaires. Ils nous ont fait de terre, c'est donc de sang, de foutre, de larmes et de lymphe qu'ils nous espéraient consumant le vaisseaux par toutes les écoutilles, de toutes nos voiles tendues contre le soleil. Après que passant le bord du monde nous ayons découvert la monstruosité de nos semblables, presque, un désespoir nous a saisit. Pas un lieu où nous n'ayons déjà sévit et ce, animés par les meilleurs intentions, le désir de repousser les limites de l'horizon au fond de hangars bondés du bon fruit extrait de "la rencontre des peuples". Philosopher/Endiguer/Civiliser
Qu'avons nous à faire encore ? A laisser la place, pas à pas, puisque nous ne sommes plus que la croûte de cendres sous laquelle les civilisations fossilent en attendant que l'avide ne dise plus le bien et que des dieux ne vienne en épilogue, que le silence de la rêverie.
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Digg
19.11.2008
MôôÔÔôGer !
Ce pendant que le Sénat entérine la classe ouvrière et, par le fait d'aider à repousser les limites du possible en permettant aux chômeurs de travailler plus, conforte nos espoirs de finir dignement à l'équarissage, une question m'harasse de doutes. Comment môÔger san mÔôger trop d'OGM ? Nous avons beau aller à l'auge en rangs si serrés que c'est à peine si au milieu des regards creux on arrive à distinguer ce qui fume dans les assiettes plates. Il n'en reste pas moins que ce que l'avenir nous promet en terme de Klumpf (1) fait naître en nous une sorte d'inquiétude millénariste. Les couleuvres elles même, ont-elles vraiment le goût de couleuvre ? Le jambon de pays a-t-il vraiment vu du pays ? Les mojettes sont-elles aptes à accepter le socialisme-libéral ? Pourquoi les pommes croquent-elles sous la dent ? Qui a renversé le sel dans l'addition ? Les carottes naissent-elles toujours râpées ? Ah le nonoss ! C'est pour qui le nonoss ? Viens chéché le nonoss ! Non ? Comment ça non ! Oh toi, tu files un mauvais cocon, va falloir que je te ramène chez le psy.
Comment donc, nonobstant les entérinements de première classe du Sénat qui fait de la mousse de canard avec toutes les oies qu'il élève au jardin du Luxembourg, môÔger sans trop mÔôger d'OGM n' M's ? La question mériterait bien que l'on se la pose en haut lieu, là où l'on soupe en dessous de soie au frais du dessous de soi. Mais de ce côté du buffet, on s'accommode fort bien de nous voir à la mangeoire, bourniflant du Klumpf (1) à la santé de la médecine préventive et lorgnant sur les petits os des petits enfants qui claquent du bec au bord des champs de colza. C'est ce qu'on préfère, les petits os à suçoter en attendant le rot.
C'est que mes pôvres, il reste bien une solution. Croquer dans le mirage du bien-être ! Avaler les yeux fermés, les pastilles pas bonnes comme des hosties bourrées aux amphétamines et tenter de tenir le coup jusqu'à 70 ans, juste pour voir comment ils vont s'y prendre pour faire passer la couleuvre qui voulait se faire aussi ventrue que le Boa. Après qu'il eut ingurgité, bien entendu, ce postérieur de sanglier généreusement mis en bière avec ses condiments et ses aromates dans le fruit rubis de deux ou trois bouteilles de rouge, pas moins de 12°, une petite semaine et servez juste avant que le caramel de la réduction ne puisse plus se mêler au liant et qu'il en devienne âcre au palais. Pas la peine pour la gelée de groseilles (je mets un S à groseille parce que si vous n'en avez qu'une une groseille, pas la peine deux fois.).
(1) Totalement impossible à traduire en langage des signes mais les quelques fois où j'en ai mangé, c'était fort bon et très relevé. Et fait par Lecèdre.
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18.11.2008
Retour du bilan
Attention ! Attention ! Le trottoir de gauche est exclusivement réservé aux personnes a mobilité réduite et ce, du Lundi Midi au Mardi Minuit. Attention ! Attention ! voici un message du présidnet, nous vous prions instament de cesser toute déambulation, d'éteindre vos téléphones portables et de signaler aux agents du maintien social quiconque continuerait à faire pisser Toutoune pendant la diffusion :
- Mes chers clients ! chères amies ! Mes tous petits ! L'heure sonne à nouveau de nous alarmer. En effet, le ministre de l'intérieur infini a reçu ce matin des mains d'un livreur de pizza's Cascher Masoch un message graver sur une rondelle de chorizo Hallal ... la et sanguinolent (Brrr !). faites taire les enfants je vous prie ... Oui toi ! Avec ta tête d'OGM, cesses un peu de pleurnicher. Sinon pas Quick ! Voici en substance ce que nos décrypteurs du service HERTA ont pu déceler de la teneur du dit message de menaces, classé comme il se doit, "Lourdes menace". C'est assez mal rédigé mais que voulez vous quand on a lu le Coran en extraits dans le Reader's Digest...
"... Nous serions infiniment honorés qu'après les libations coutumières et les quelques coups d'escopettes traditionnelles nos nobles visiteurs se retirent en bon ordre au delà des frontières." ... "Ils va sans dire que nous serions soulagés de ne pas avoir à les fouiller à l'aéroport pour le cas où leur goût avilit pour les collections leur aurait fait avoir la main lourde." ... "nous tenons à remercier les pilotes de chasse de l'US air force pour le son et lumières et les fournisseurs de l'armée française pour ce qui est du coefficient de pénétration de leurs gilets pare-balles. Nous invitons par ailleurs les possesseurs de gazinières à se mettre en rapport avec monsieur Karzaï qui vient d'ouvrir un dépôt à la sortie de Kaboul (La ville qui déboole !)." ... "Si d'aventure l'essentiel des troupes d'occupation ne se retire pas avant la récolte du pavot, nous ne saurions prétendre à ce que nos étudiants restent sagement à la fac, à lire du Sagan cependant que refroidissent dangereusement les culasses de leur AK 47. Nous avons bien vu ce que les votre d'étudiants ont foiré en 1968 et qu'après coup vous n'avez plus eut à leur offrir que des partiels à l'arme lourde et des CDD dans les milices de l'ONU (à lire : L'église, Louis Ferdinand Céline). Dieu n'est jamais si grand que quand il s'occupe à jardiner les nuages, à faire pleuvoir sur le mil et à régler la température du soleil sur le cran Paradis de la molette."
-Tremblons voulez vous bien ? Tremblez vous dis-je ! Les Talibans sont de retour ! Et moi qui vous parle par la voix de la France une et individuellement visible, je vous assure que tant que je serai vivant, les Huns, les Tartares, les Goth's, les ostrogoth's, les vizirette, les barbiers de Kandahar, les alexandrin de la poésie Pachtoun ne passeront pas par Tati avant la Noël des nécéssiteux !
Attention ! Attention ! L'allocution du présidnet vient de prendre fin ! 10 % au rayon Kebab de la Samaritaine ! Pour votre sécurité nous vous prions de vous remettre en marche lentement, au pas de l'oie.
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Digg
Twist and shout !
Chauffés à blanc, les circuits imprimés de nos consciences font dans l'artifice, le feu Saint Elme court de vigie en vigie mais nul d'entre nous n'y voit l'incendie dans lequel nous périssons sous des chaloupes renversées. Certaines connections n'opèrent plus. La puissance des forets nous est devenue meurtrière. Le grand désert des océans engendre des défis risibles, au milieu des lacs notre langue enfle, la soif nous tenaille. Les plaines croupissent, nous prostituons l'or arraché du lit des fleuves. Les collines, les sommets abrupts mènent aux vallées où l'homme redoute la pluie. Où l'homme abandonne l'horizon à mesure qu'il creuse plus profond dans l'acidité des tourbes, de petites unités de survie, des caveaux des niches, un espace pour l'espèce qui piétine le ciel, courroucée qu'elle est de n'être plus du divin fait chair.
Nous partions de rien, l'amour hypothétique d'un homme et d'une femme, un carrefour dessiné pour nous seul où deux routes incertaines formaient l'ombre propice à notre épanouissement. Deux routes que nous finissions par nommer, vous savez comment. Un carrefour où pour peu que l'on en parte pour suivre l'incréé, notre propre chemin, il était toujours possible d'en conserver la géographie rêvée. Ce rien était le savoir. L'intime nous le conservait comme une herbe folle au milieu des pavés que nous finissions par ajuster partout où le vide transgressait la nécéssité de l'agitation fébrile. Nous étions devenus "L'homme aux semelles de vent", cul par dessus tête !
Nous partions de rien et de ce rien nous avons fait une sorte d' "éléphant Célèbe", un peu comme celui de Max Ernst. Dans les orbites d'acier riveté nous avons greffé deux caméras infra-rouge. Vous savez pourquoi les éléphants de la blague ont les yeux rouges ? C'est à cause du fait qu'en tentant de se planquer au milieu des fraises des bois, ils abandonnent le bien commun (Nous ne sommes rien, soyons tout !). Et nous nous sommes assis dans les palanquins, ballottés, riant, frissonnant, hurlant de joie débile à l'approche des gouffres. Et quand nous franchîmes enfin, au bout d'un lent hiver, les Apennins et que nous vîmes les brumes montant du Potomak, l'empire déchaîna au dessus de nos têtes un enfer de guitares saturées, de charleston tranchant comme la lime à ongles de la veuve Capet, de voix froissées comme les ailes d'un papillon survolant les réacteurs de l'injonction à hurler à notre tour. Hurlons !
"Come on ! come on ! come on baby !
Come on baby !
Twist and shout !
Twist and shout !
(Les Beatles, concert au Shea stadium)
Je marchais au ciel. Mais ma tête elle reposait sur les genoux de ma grand-mère assise dans la sagine.
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Digg
17.11.2008
L'ami mythe
J'ai j'ai la la bloblotte en en écrivant ça ça. Je pelote des joyeuses en abordant ce sujet qui ne vaut rien qui vaille, mes amis ! Non pas que mes amis ne valent rien, ils se valent en tout et tous et toutes, plus en avant toutes ! Que tous qui parfois toussent en me saluant. Et j'en perd par ci par là, quand pour eux il est de leur avis que je prends parfois le virage un peu trop à la corde. Mais baste je fini par les retrouver sur la ligne d'arrivée, tous et toutes déjà là, bien avant les rafales meurtrières du départ arrêté. Lièvres sont mes amis, levrettes sont mes amies et alors que j'allume une clope pour fêter le triomphe du bon dernier, ils me tâtent le pouls et se rengorgent entre eux d'avoir eu le nez creux et de ne s'être pas encombrés par de trop nombreuses étapes. Mes amis connaissent des raccourcis.
Mais à mes amis je sais dire aussi ceci et cela: Voyez vous que l'amour fou ne se prend qu'aux méandres des fleuves carnassiers, qu'il faut un peu tâter, de travers sous l'image, pour se prétendre ici, tout à fait et sans se croire ailleurs, que l'on est pas plus sûr d'être à qui que ce soit que d'avoir en face celui qui vous dit le vrai, celle qui vous propage en bien, ceux qui vous embrassent en vous coupant le souffle et d'un regard vous le redonne. Je nous connais un peu, je vous fais quand vous n'êtes pas là car, amis nous nous faisons à l'image du bien, du beau et du bon que nous cherchons en l'autre, exactement à notre semblant rapetassée. Amis ! Amis ! Amis ! Nous nous émouvons pour un rien puisqu'il s'agit en vrai d'être frères et soeurs. Les portes nous sont comptées, une pour entrer et la seconde pour sortir.
Mon profil : Homme, 49 ans, description N/R, Hobby N/R, mes favoris N/R, l'adresse de mon coiffeur N/R, mes amis : Vous n'avez pas de nouveaux amis ... Vous n'avez pas de nouveaux amis ... Vous n'avez pas de nouveaux amis ... nous n'avez pas de vous vos amis ... Doux n'avez pas ve nouveaux amis ...Va n'avez pas de nouveaux oumis ... Mis n'avez pas de nouveaux avous ... La navajalavais javamais ! NunjaCa laMas (1) !
Vous pouvez à présent éteindre votre ordinateur, en toute sécurité.
(A Loïs et Luc, mon bonjour)
(1) Traduction : Non je parle pas le Javanais !
11:59 Publié dans Test bruit son | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
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