31.12.2008

Aglaë et Sidonie

"A tous les enfants qui sont obéissant nous allons dire au revoir en partant ! Au r'voir les amis nous rentrons au pays, au pays d'aglagla et synonymes !"

C'est à peine si nous avons vu l'an nous passé dessus, ombres dont nous ne garderons que des images de chasses traversant le maigre des récoltes, le peu qui restait à moudre dispersé par la machine à résoudre notre seul problème, la surpopulation occasionnée par la démultiplication des masses étrangères. Mais qu'importe nous voilà à deux doigts d'en recevoir une autre, une autre année. Un autre habit neuf mais sans poches. Les calendriers ont ceci de commun avec les cendriers, nous leur trouvons une utilité, nous les gardons pas loin de nos combustions quotidiennes, nous décomptons le résidu et pour finir nous nous débarrassons de leur contenu en arguant du fait que tout de même, un calendrier plein à ras bord de tant de cendres et de rêves mégotants, ça fait un peu dégoûtant dans le paysage de nos voeux.

Tous mes voeux s'approchent de ceux à qui je souhaite le retour des rires et une lucidité de falot dans la nuit, au travers des gangues. Et comme des oiseaux de malheur nous ne sommes jamais certains qu'ils sonnent l'alarme, je fais des voeux aussi pour que les plus hautes branches, la cîme, les altitudes fassent aux hommes déshumanisés un horizon sans trève. Puisque de trève il n'est plus question et que d'horizon nous nous privons en verrouillant l'huis et la coutume.

A tous un temps de résistance. Le temps d'aimer.

30.12.2008

2008 ? C'était quand déjà ?

P'tain, 2008 c'tait tout nul ! Des avanies, des tonnes de noeuds pas clairs sur la corde à linge, des fausses bonnes nouvelles du type : On a aperçut le fantôme du chapelier fou ! Y cavalait dans la montagne au galop dans un fameux épisode où ça tire de tous les côtés. Au moins quand le caméraman est bien sûr, sur le char. Des crasses que j'ose pas en parler, un scandale mondial, plusieurs milliards de trillllllllions de bignons dans la tronche, de l'oseille par cageots entiers, disparus ! Rendez au moins les cageots bande de salopards en serviette et ronds de cuir pour les piècettes !? Hein ? Que nenni ? Qu'est-ce à dire ? Que dalle ? Vous rendez rien ? Ô foutoir d'égorgeur de goinfre qu'ai-je fait de ma scie musicale ? Aux urgences ? Ah non, l'hospital c'est fichu ! Place au mouroir, à la moulinette à faire le rustique, le loustic en pain d'épices, le reconduit pas frais et les présidnets heureux. Et bienheureuse Jackie Carlash, priez pour nous, nos malades, nos morts, nos petites nécessités, le vital qui nous quitte... et l'endettement de tourner-méninges, mon émission favorite sur la téléculturelle de servicepublic.

Non vraiment 2008, je me souviens pas mais alors pour 2009 j'ai un truc tout neuf ! C'est simple et je voudrai que tous nous puissions passer sous le Gui ou l'Antoine ou le Serge ou le Charles ou le Nic ... Non pas sous le N... avec l'air adorable du petit sou neuf qui fait son effet au creux de la main rossée qui se tend dans le vide. On ne se salue plus ! Non monsieur, on s'évalue, on s'indexe sur le prix du brut ! Alors voilà ce que je propose pour éviter le morose de la révolte en surchauffe, cette année .... Collaborons !!!!

Je collabore, tu collabores, il ou elle collabore, nous collaborons, vous collaborez, ils ou elles collaborent ... au bien-être d'une certaine catégorie socio-professionnelle pour qui il est vital de nous pomper l'article jusqu'à la trame.

Merdre le disque est rayé ! Le disquest ... Vous la voulez de quelle couleure la fouragère ?

Je vais pour ma part commencer par un petit emplois d'auxiliaire de police bénévole. Car oui, c'est vrai depuis que je surveille les gens de mon quartier, rare sont ceux qui ne me disent pas bonjour. Alors qu'avant...

Je vous dirais, peut-être pas d'ailleurs.

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29.12.2008

New Moyen Age

Pour tirer les marrons du feu, il faut d'abord allumer un feu. Qui a emporté les allumettes ?

NMA, nouveau concept auquel il nous falloir nous ahabituer. Rions jaune mais rions tout de même. Des pandémies, des guerres, des féodaux, des seigneurs lançant leurs milices privées à l'assaut des temples, des migrations sans but que celui de fuir la dévastation, le diable Vauvert dans le marigot duquel les populations désolées de ce qu'elles ne se posséderont jamais plus, s'entre-déchirent pour un morceau de propagande, de promotion, de profit, terra incognita sans frontières que celle de notre envie de ne plus rien voir, ne plus rien dire, ne plus rien entendre. Une ruine si douce en somme puisqu'elle nous laissera plus vifs que morts, en cela que nous nous efforcerons de fleurir encore les dalles retournées de l'entendement.

Sont-ils vraiment au repos ceux qui et celles qui nous ont quittés cette années, jeunes encore et comme si de vivre la suite leur était insupportable. comme si le fait de savoir, de voir avant confinait à jeter son billet aux orties. Point final qu'un autre point suit et qu'ainsi une nouvelle ligne s'aprête à recevoir les mots pour leur dire : Attendez ! Attendez encore un peu ! Où allez vous, couchés dans le froid, dans l'absence ? Nos maisons sont de paille, de briques, de béton armé, de bris, de portes arrachées, de pierres, de peurs certes mais vous y aviez vos place. Cette place d'aucun calcul.

Nouveau concept ? Comme tu y vas ! Dieu donc toi aussi, aux commandes de tes virtualités, démiurge domestique affairé à construire là, à déplacer ici, au gré des productions de masse, au gré de tes humeurs lourdes comme des métaux extraits par la main de la machine reléguée au paradis d'ici. Cet enfer au sein duquel nous continuons à construire pour mil ans des empires de fumée âcres.

Comme tu y vas ! Fournis toi plutôt d'une bonne pair de chaussures. Il va falloir se mettre en route mais il n'y a pas de route. Pas dans le passé, en tous cas !

Mon dieu lui change de couleur selon les heurts du jour et de la nuit et dort sur les trottoirs au pied des églises où l'on donne de riches spectacles, en son honneur. Et quand il lance ses ordres, comme en ces péplum's que nous avons vu ensemble au cinéma le Rio, à saint Florent sur Cher, dans notre enfance ... Donnes moi un peu ! Les fidèles spectateurs, les fan's détournent le regard et adorent à grand cris des images chaotiques. Ça lui fait froid dans le dos. Faut dire, fait encore froid.

09:24 Publié dans Test bruit son | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : politique, amour, hamas, palestine, littérature, poésie | |  del.icio.us | | Digg! Digg

28.12.2008

Ca jazz à Gaza ?

L'axe du bien, c'est bien ! Je répète pour les têtes creuses : L'axe du bien, c'est bien ! Répétons tous en coeur : L'axe du bien, c'est bien ! Un ! Deux ! trois ! L'axe du bien, c'est bien ! Qui a dit, c'est même très bien ? Très, très bien ? Trop, trop bien !

Faut dire, nous n'allions pas finir l'année sans aller foutre une bonne branslée à cette bande à Gaza. Mais qui est cette bande à Gaza ? Bon et bien je vois bien que l'on s'intéresse aux évolutions relationnelles des civilisations. Je propose donc que nous faisons une minute de silence à la mémoire de monsieur Huntington, le spécialiste incontestable des civilisations et que ça n'a pas empêché de casser sa pipe comme tout le monde. Comme par exemple, les enfants de la bande à Gaza.

... Cinquante-sept ... Cinquante-huit ... Cinquante neuf ... Une minute ! Je vous en prie relevez vous. Il n'y a pas mort d'homme, tout de même. Cette façon de dramatiser l'évènement, c'est d'un lugubre!

De la bande à Gaza nous ne saurions dire que ceci. C'est une "association de malfaiteurs en vue de la constitution de menaces terroristes". Avec ou sans destruction de caténaires. Et aussi que le territoire où sévit la sus-nommée bande ressemble étrangement à une piste d'envol pour 747, que nos experts espèrent bien y retrouver les traces de trains d'atterrissage ainsi que le passeport de monsieur Jacques Mohamed Attali, le célèbre pilote de piper heidsieck.

Mais qui est monsieur Huntington ? Un expert incontesté du conflit des civilisations. Mais qu'est-ce donc une civilisation ? Comment la reconnaître ? Y a-t-il de mauvaises civilisations ? Pouvons nous dire qu'un enfant en charpie après des bombardements chirurgicaux représentait un danger extrème pour la seule civilisation qui se tienne en termes de bien être commun ? La notre, enfin la votre, enfin la seule quoi ! Reste-t-il de la dinde ? Je peux sortir de table, je me sens un peu barbouillé ? La civilisation sioniste est-elle une civilisation ? Est-on civilisé quand on frappe depuis 1948 un peuple sous le prétexte que trop de musulmans Xtrèm'istes au mètre carré empêche une bonne visibilité sur les résolutions de l'ONU. Là, si vous voulez, je peux répondre ? Oui, je répond. Je ne voudrai pas que l'on pense que je veux absolument la destruction des colonies de Wacances où les petits enfants de Théodor Herzl cultivent la terre et labourent l'électro-encéphalogramme plat du seigneur, notre dieu, sévère mais juste.

Bon à l'heure qu'il est, le Hamas dont les représentants ont été élus par le peuple, ne doit plus être qu'un amas fumant de musulmans violents, femmes et enfants compris. Compris ?

Aller ! Encore une fois ! L'axe du bien c'est ... bien ! C'est mieux !

Et maintenant une page musicale ! Le Hamas brass band va nous interprèter la chasse aux papillons !

 

27.12.2008

Volver a los diez y siete (1)

Cette terre qui sans doute était le rêve d'un dieu aux milliards de voix survivantes, passait son chemin dans le coeur des hommes et faisait au ventre des femmes du mystère pour au moins l'existence de chacun d'entre nous. Elle était plate, semble-t-il et à son bord nous étions le fruit et la sève qui jamais ne se tarit, les racines que ciel recueillait et les fleurs dont nous étions les destinataires timides recevant les brassées de l'aube. Elle était plate et cela nous plongeait dans les mythes d'une chute inlassable, d'un jardin où il faut bien l'avouer nous ne cultivions rien sinon que sans heurts nous y déambulions, dialoguant avec l'infime et l'infini. L'intime et l'étrangeté d'y vivre. D'une chute inlassable qui nous fit nous envier les uns les autres et construire des théories satisfaisantes. Ronde donc elle devint et geôle et territoires finis et tribus et peuples et dans l'errance nous nous plongeâmes et nommant découvertes ce que la conquête nous offrait à asservir. Ronde donc et couverte de sel pour les blessures et de sables pour les sections du temps compté et harnachée bientôt comme la machine de guerre dont nous fûment follement amoureux. Jusqu'à ce que parmi les milliards de voix survivantes certaines se lèvent de nos cendres et n'aient plus en guise de paroles que des ordres à donner et du rêve d'un dieu à faire sourdre l'envie de posséder et du jardin d'en détenir les clefs.

 

(1) : Chanson de Violeta Parra, qui chaque fois que je l'écoute me donne à penser que l'homme n'est pas la matière première de sa servitude puisque si il le veux, il en est la fin. Merci à madame Susana Lago de me l'avoir rappelé, cette chanson. Ce court texte lui est dédié.

26.12.2008

Photographies

Quel froid ! Quel froid ! Quel froid ! Quel froid ! Quel froid !

Hier à Saint Ouen où j'ai des attaches, une amitié d'homme, un Max, une amitié de féraille généreuse et grenue comme un abrasif à bavures, est mort de froid un de ceux que l'on appelle plus Homme du fait que le faire serait nous rappeler que nous et eux tombons de la même branche. La branche morte de l'Humanité. Je le voyais au milieu de ses hardes, des bouteilles vides et des bouquins qu'il posait sur un muret comme le ferait un bouquiniste. Un SDF ça sait lire ? Un SDF ça sait écrire ? Un SDF ça ne fait pas que mourir connement le sur lendemain du réveillon de Noël en ligne ? Je n'en sais pas plus que vous. Fait froid ! Putain quel froid ! Si froid que moi aussi je marche vite dans les rues et que quand j'en croise des Hommes et des Femmes abandonnés par leurs semblables je feins de ne voir que l'amas de croupissures sous lesquels ils font comme si le monde était un ventre en décomposition. Je fais comme si de semblables ils n'en étaient pas.

J'espère bien qu'avec cette note je vais faire exploser le chiffre parce que sinon moi j'arrête de parler d'eux, les crevards, les feignasses, les ceusses qui au père Noël on dû commander une panoplie de Job. Aller du chiffre, la courbe des ventres, en hausse !

Chute libre

Êtes vous joueur ? Moi non plus ! Je ne joue à aucun jeu, ni à ces machins pour les rats où l'on nous propose de perdre systématiquement une pièce ou deux en rongeant la pellicule masquant des symbole débiles ni à ces jeux dits de société où en bons convives il ne s'agit de rien de moins que de reproduire ce que la société à de pire, la hiérarchie souriante des plumés et des plumeurs. Et ce quelque soit l'enjeu, des jetons, des boutons de braguettes, des haricots secs ou de bon argent sonnant et trébuchant. Plutôt trébuchant en ce moment. Je n'aime rien moins que les loisirs. Les loisirs ? Comme si le temps était de l'abondance dont nous aurions à souffrir le perpétuel renouvellement. Suis-je snob ? Ah mais oui, absolument et pourtant je ne méprise pas ceux et celles qui s'adonnent à ces activités dites ludiques. Je les regarde taper le carton, pousser le pion, lancer la pièce à l'assaut avec des airs de conspirationiste. Peut-être est-ce là, me dis-je, le seul lieu où ils ont leur destin entre les mains ? Puisqu'ailleurs, partout ailleurs ils sont la pièce qu'on pousse contre son gré, le pion qui se fait systématiquement manger avec le petit sourire irrépressiblement narquois de l'adversaire, le valet de pique tombant de la manche du maître. Il y a toujours un maître dans le jeu et c'est toujours celui qui en ayant écrit les règles conseille aux autres de ne pas apprendre à lire (voir la réforme de l'éducation nationale), vu que lui les transforme au fur et à mesure que la partie avance. Aller Lephauste ! Une petite belote ? Euh non, j'suis snob.

Mais revenons à nos futons qui est le lit des thons qu'une tonte de trop laisse rossé et suppliant le kiné d'abréger de ses reins endoloris la souffrance des mal couchant pas trop bien conservés. Avez vous déjà sauté en parachute ? Non ? Mais que vous a-t-on donc enseigné lors de vos longues études diplomantes ? L'art de la statistique ? L'herméneutique ? La maïeutique ? Le bon usage des courants électriques ? L'ordinaire frigorifique ? Le tarot, la crapette, le bridge, le smurf, le slam, la passe anglaise, le tric trac, les échecs, le tavli, la valse, le cha cha, le hoolahoop, à devenir en tout et pour tout une sacrée tête à claque ? Moi oui, tête à claque comme vous, Vingt quatre sauts kakis, SOA, équipé comme un catalogue de la Manu, de pied en cap, casque lourd, dorsal, ventral et la "nana" sanglée au côté. 79/04. Je file la métaphore, je la file jusqu'au bout, la dernière suspente, bord d'attaque compris et landing hasardeux. Parachutiiiiiiste, vois le ciel est clair !

Vous y êtes ? Quatre-vingt au bas mot. Au cul du Transall, son gros ventre ouvert, quatre sticks dans les éfluves du kérosène, sanglés pâles, des chiasses plein le treillis, le mousqueton dans la bretelle et l'équipe de saut qui vous vérifie même jusqu'à l'entrecuisse, que vous ne glissiez pas du harnais. A sept cent mètre d'altitude, je me souviens d'un qui hurla sa mère... Pas de pardon ! Allez à bord à présent. On monte par la passerelle, c'est trop tard, le ventre se referme. Maman j'te hais ! Le Zinc se met en piste, tout vibre là dedans et il n'y a pas d'hôtesse pour vous faire oublier que l'homme n'est pas fait pour voler, sauf quand il fait le pigeon. L'homme aime à faire le pigeon, souvent. Et quatre-vingt culs serrés comme des pucelles démocrates s'envolent au son des chants que les largueurs entonnent, guillerets, il fait si beau, si qu'on ouvrait un peu la porte ? Ouverture de la porte commandée ! On rabat les joues, les lèvres si vous voulez, il y a de l'instant vulvaire là dedans. Les deux premiers sticks se lèvent, on accroche la SOA et on se tient bite à cul. L'éternel masculin. Il y a là JB qui saute avec sa tortue fétiche coincée dans le ventral, Jean louis de Mulhouse, John Wayne du Mans, Kraminche da Ch'nord, Taffin de Givenchy, l'héritier présumé et un lieute à qui il manque un saut pour boucler son mois :

- Ca pétoche sévère parachutiste ! Lui non, juste que ses sardines sentent le caca mais la hiérarchie, hiérarchie !

Le voyant est au rouge, le poignard du chef largueur sort un peu du fourreau, le C 130 pointe du nez dans l'azur, de plus en plus, de plus en plus, nous, bite à cul... Le premier à la porte... Un pied à demi sortit ... C'est pas le bon ... C'est  ... Putain, pied gauche ... Pied droit ... Les mains à plat sur les grandes lèvres, la vulve est large et le ciel est clair ... Le voyant est ... Vert ... Non pas vert ! Si et la sirène vous déchire les intestins ... Vous y êtes ... GO !!!! GO !!! GO !!!! Les largueurs vous envoient à dache, à coups de rangers si il le faut ... Quatre-vingt en quelques secondes ... Deux-cent-trente kilomètres à l'heure dans les gencives et si vos burnes sont pas en place ... Un premier prix Farinelli ! Avec mention...

C'est du joli, j'entends déjà les commentaires, elle au printemps lui en hivers ...

Mais ça n'est pas tout  de dire les mômes que nous étions et que j'aimais. Faut-il encore éclairer la métaphore par une chute libre,

que voici :

Sentez vous les vibrations ? Voyez vous par les hublots la DZ déserte, au loin la foret les collines ? Tiens mais l'avion se cabre ! Non ? On se presse à la porte ? Et pas de mousqueton, pas de SOA ? Mon lieutenant, je veux pas dire mais aucun de nous n'est accroché au fil ? C'est donc que nous savons voler ? Au final. Meuh non mon grand nigaud, c'est la fin, juste la fin pour les figurants de l'économie de marché. Allez ! GO !!! GO !!! GO !!!

 

 

25.12.2008

Coeur de cible

Il s'en est fallu de peu et de peu s'en est phallus que de sa carlow à air comprimé Noirte ne rate sa cible. Souvenez vous, Noirte après avoir commandé et s'être fait livrer sa pizza de Noël favorite, celle aux huîtres à peine écorchées, s'était posté à califourchon sur le faîte du toit sous lequel festoyait Miette, sa détourée. Il avait reprit trois fois de la bûche, les tuiles glissaient, la saison n'est pas bonne, entendons nous. Mais une fois à l'affût et le stock de munitions (9 mm MAS 47 modifiée 59) tout à fait engagé dans le canon, il avait guetté jusqu'à ce que l'âme de ses prunelles lui fissent un peu songer à se fournir d'un binoculaire de précision en peau de saucisson. Et tout à cul, comme le chantait Dick Anegarn à propos du Père UBU, il le vit qui amorçait un virage sur un seul patin.

- Saleté de bon dieu de bois d'allumette ! S'écria Noirte par les interstices de la visière du heaume de son armure de chevalier de la cause perdue comme les clés de l'ivrogne de là ... Non je ne peux décement évoquer la vie privée de Noirte sans parler de sa propension à prendre tous les flacons pour le saint Graal. Mais qu'en serait-il alors de l'exemplarité de la quête ? Pourrions nous encore croire que notre jeunesse puisse comme un seul pavé suivre le droit chemin, le courbe ? Ah la balistique ! Revenons donc au plan vigie-qui-rate. Le gros homme en rouge entrecôte ne vit rien venir. La première volée de clous lui pointa la barbe aux nuages. La barbe était fausse et le barbon amorça une volte face au frein à main. Il n'avait semblait-il raté aucun épisode de Starski et Hutch, celui du 11 Septembre 2001 en particulier (Des tours ! Des tours ! Oui mais des préparées !). Ceci fait,  les rennes tentèrent un piqué, droit sur la cheminée où Noirte calmement rechargeait l'arme fatale avec tout ce qui lui tombait sous la main : Dix grammes d'anthrax cèdés par le général Néral, un peu de H5N1, 14 000 volts de son taser à dynamo vélocypédo-génératrice, flambant neuf, quelques versets du coran, indéchifrables sans la traduction fournie à Barak Ehud Olmert Obama par les services secrets (les services sont toujours secrets, l'ostentation est mauvaise conseillère !) de le République de Crosnie/Varzigovine. Et tout un tas d'autres petites saloperies dont nous devons taire ici le nom sinon de dissuasion pfuitt ! que dalle.

- Approches mon mignon ... Viens et vois la cheminée ... Viens t'en vieux falot ventripotent ! Noirte arma le chien. Le galop des rennes dans la toundra céleste fit sortir de leurs gonds quelques voisins aussi cons que des portes de prison et s'amplifia dans la nuit comme le vrombissement d'un moustique équipé de son passe-montagnes, la saison n'est pas bonne et rappelons-le pour ceux qui nous rejoignent à l'instant et se demandent de quoi il s'agit et si il est bien nécéssaire de poursuivre cette lecture, à moins que si il reste des crottes en chocolat, je ramasse ! "Le Serbe est fourbe !". Ah, c'est ça qu'il fallait rappeler ? Ouiche ! Ouiche ! Une embardée, une autre, ici la tour de contrôle, RAS ... Noirte lâcha la salve et du Père Noël fit dans l'azur naissant,  une sorte de dégoulinure de Ketch'up TM mayonnaise sauce blanche...

- Noirte ? Viendrez vous à la fin vous coucher, je me sens des désirs enchevêtrés, de ces envies douces de petit jésus dans la crèche, d'étoile filant à la vitesse de l'orgiasme. Votre haleine d'âne me fait défault mon doux ami.

- Ci fait Miette, ma tendre mie, je passe la serpillère, je démobilise les rennes, je retrouve mon ouvre-boites, je me fourbis l'âme du canon  et je suis à vous, tout à vous !

Ah l'amour ! L'amour ! Divin n'est-ce pas ?

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24.12.2008

Marchands de clous

Noirte cette année se l'est promis juré, il va pas le rater le vieil emplumé. Depuis hier les bureaux sont fermés, le petit personnel, les chambellans, les ministres, les secrétaires d'état d'urgence, les rapporteurs du budget, pas même un général à qui faire avaler son sabre tactique, tous et toutes en famille, pour la veillée de No Hell. Alors Noirte sur les toits du palais a installé tout ce que l'arsenal compte d'engins à tête chercheuse d'emploi. La nuit va venir, les églises alentour vont faire péter toutes les maternités, à grands coups de cloches et Noirte, le doigt sur le bouton stratégique va déclencher sur le premier traîneau venu un feu roulant de clous tout neufs. Faut ce qu'y faut ! Faux ?

- Qu'il y vienne le vieux pédophile ! se dit Noirte.

Noirte, sans ses conseillers en communication, il faut le dire,  est comme un chien rendu fou par le prix de l'abat. Et puis Noirte a de l'éthique, les clous c'est tout de même plus humain que l'uranium appauvris ! D'ailleurs le catalogue des armes et cycles de Saint-Etienne le spécifie bien : Tous nos produits ont fait l'objet de tests très poussés, voir ci-joint la liste des théatres d'opérations extérieures et les commentaires chaleureux de nos fidèles clients. Exemple :

Chers marchands de clous, ça n'est pas sans une certaine émotion que je viens de constater à quel point est éficace votre système automatisé de lançage de pointes à chevrons. Ici nous crucifions tant et si bien que le poignet nous en devenait douloureux, nos journalistes se luxaient dans les petits fours, c'était abobinable pour les canettes. A donc merci ! (signé : un chef d'état heureux)

Inutile de prévenir les brigades anti-terroristes, l'alerte est déjà maximum et puis qui songerai à priver les petits enfants de la visite de celui qui n'existe pas plus que les autres singeries auxquelles pourtant nous accordons tant de prix. Moins trente pour cent sur la liberté ! Un pack de douze égalités reconditionnées et vous emportez monsieur ce magnifique flacon d'extraits naturels de fraternité !

Noirte pourtant nage un peu dans le rose en ce moment, il est,  comment dire ... Un peu amoureux. Non ? Si ! Non ? Si ! Non ? Si ! Ah ? Et porte sous le fer blanc de l'armure qu'il s'est fait confectionner par des métalos d'un pays lointain (où on ne crois même pas au père Noël ... Non ? Si ! Non ? Si ! Non ... suffit !), dans la carcasse d'un porte-navion (1) désamianté, une lettre de Miette. Palpitations ! Palpitations !Ca palpite à Sion ! En voici pour faire court et finir avec les angelots et les chérubins par une pensée joyeuse au sujet des couteaux à huîtres et des enfants qui ce soir tenteront encore une fois de dormir, le ventre creux. Voici :

" Cher Noirte, La cotte de mailles est repassée et en l'enfilant n'oubliez pas que mon amour n'est pas fait au crochet et que vous devriez de temps en temps changer de chaussettes et qu'il m'importe de savoir si votre carnet de vaccination est à jour. Êtes vous bien certain qu'aucun clou rouillé ne se cache dans vos stocks de munitions ?"

Ceci n'est évidement qu'un extrait proprement visé par les services de l'image de marque. Le reste est bien sûr un peu plus grâtiné et parle entre autres de ... enfin de ... J'm'a compris !

 

(1) Un porte-navions sert en général à transporter des navions qui sont comme une sorte de regrets éternels externalisés vers les geoles de l'axe du bien, exemple : Si nous navions su nous m'aurions pas buté tous ces innocents ! Foi de chef des forces du bien.

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23.12.2008

Un mot

Un mot, pas de littérature, pas une jolie phrase dans cette note de fin du jour, un mot, un simple mot pour dire que je viens de regarder l'extrait d'une émission où était invité le père de Julien Coupat, le présumé homme libre, le présumé citoyen, le présumé tout ce qu'il vous plaira d'imaginer selon que vous soyez ou non touchés pas la gale sécuritaire qui entre autres "phénomènes" tue ce qu'il restait d'humain dans les larves muettes que nous sommes en train de devenir. Le personnel politique nous y aide. Ce que j'ai entendu ?

Un homme dont la vie à l'instar de milliers d'autres n'a jamais frôlée la part noire du monde, un médecin qui se définit lui même comme faisant partie de la "classe moyenne", un dangereux homme ordinaire et qui se retrouve à plaider en conscience et calmement pour qu'ici nous n'adoptions pas la posture de la soumission à un pouvoir qui ne détient aucune réponse aux questions brûlantes qui nous oppressent. Son fils a pensé contre ce pouvoir. Qu'il ait agit ou non dans le sens de ce "story telling" débridé dont on nous a abreuvé, je n'ai pas à en juger mais qu'il soit lui et la jeune femme encore incarcérée le baromètre de notre acceptation de fait, qui ne dit mot consent, cela doit nous être insupportable et il n'est pas de festivités commerciales qui tiennent face à ceci qui nous arrive en fait à tous. A tous et pas un qui puisse dire que cela n'est rien puisque c'est chez les autres que ça se passe.

Cette société en a finit avec le progrès car elle l'a confondu avec le profit, la lâcheté et le confort moral. nous signons des contrats d'armement lourd avec le Brésil tout en parlant de sauver la foret amazonienne. Nous détruisons les abris de fortune sous lesquels les réfugiés tentent d'imaginer ce que peut bien être un homme. L'industrie automobile met à pied une main d'oeuvre dont elle ne veut plus payer les salaires. Le MEDEF décide qu'il ne versera plus ses cotisations à un système d'entraide sociale dont il veut et exige (ne croyez pas qu'il négocie!) la disparition au nom de la crise et de je ne sais quelle autre lanterne. Le premier ministre est en Egypte, le président est au Brésil, la boutique est bouclée jsqu'au 6 Janvier. Bouclée ? Non, il y a une permanence comme chez les pompiers et c'est le ministre (il n'y a pas de féminin à ce mot ? Tant mieux !) de l'intérieur qui la tient. Est-ce assez dire la considération dans laquelle nous tiennent ceux et celles entre les mains dégoutantes desquelles nous nous laissons aller à rancir du bulbe.

Je me suis toujours demandé comment les salauds de Vichy avaient pu agir sans que la majorité des braves gens qui peuplaient ce pays dans les années Quarante, ne redressent la tête et enraient la mécanique à broyer les faibles. Maintenant je comprends.

Ca ne se passe plus à côté de chez nous, ça se passe chez nous et comme le dit Noël Mamère : "Le plancher brûle!"

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