30.01.2009

Maladif

J'suis maladif, c'est maladroit, aussi fin que du sel gros, j'atermoie avant le terme. J'fais com' les pauv' qui voient le jonc qu'une fois tous les dix piges et l'reste du temps s'empoignent à la gorge, pour la couleur d'un Dieu sait quoi. J'ai des tares, la denrée est pas fraîche, je finirai l'hiver comme un scion tendre au vent. J'suis maladif. J'prends tout c'qui bouge pour du vivant. Les coups de sabot m'on fait aimer les ch'vaux. J'suis maladif c'est abusif, c'est regimbant comme mainate, ça tourne en rond dans son bocal et ça s'ennuie au son d'l'appat. J'suis maladif. Tout est à cul, au fond d'l'impasse, le dos au mur et le nez collé au tableau :

- Alors dites moi, qu'est-ce que ça dit !? J'suis maladif.

J'ai pas une allure de fétû. J'suis maladif. J'en emporte pas autant qu'le vent. J'suis maladif. J'fréquente plus Lady Commandements. J'suis maladif. Tsouin ! Tsoin ! Bien que je sois pas mal têtu. J'suis maladif. Tsoin ! Tsouin !

J'suis un soutier, un rat d'égoût, une pair de cannes pour le péché, un baise main juste avant la gifle, le tour de piste d'un lion de confiserie. J'suis maladif. J'irai pas droit au paradis pourtant j'ai visité l'enfer, j'y ai fait des tours de chauffe-plats, de roues, de piste seul, sans les sunlight's. Mais comme des urgences je n'ai pas j'veux qu'on m'arrête au pas près. J'suis maladif. Pas qu'on me laisse en suspend, au dessus de la prochaine enjambée, celle que je ne ferai pas. J'suis maladif. 

Noirte repporteur

Et bien chers auditeurs, nous ne saurions caché plus longtemps ce que fut l'émotion du présidnet, lorsqu'il vit s'avancer vers lui les quelques centaines de milliers de manifestants, les bras ouverts prêts à l'étreinte républicaine. La joie brillait un peu dans ses yeux révulsés, son petit corps craquait sous les éfusions "sauveur du soir", Charla jouait jeux interdits sur sa guitare en bois d'arbre, François faisait don de sa mèche à la France mais c'est quand le présidnet a voulu entonner la Marcellaise que la populace lui a posé sur le nez son énorme fessier bien énervé par la conjoncture. Chers lecteurs, nous vous devons de préciser que la populace était véhémente, enjouée, avec des enfants dedans. Les responsables de la populace déclinent toutes responsabilités en cas d'autodafé de la mèche et de bris de guitare sur la tête à Charla.

-Tiens mais t'y est pas allé à la manif ? C'est quoi ton numéro de sécu déjà ? Attends ici, je vérifie ! ... Ah ? Faites excuses Noirte, nous ne savions pas que vous couvriez l'évènement pour "l'écho des cheminées". Soyez un peu prudent n'est-ce pas, Messire ? C'est qu'ils sont pas tous comme nous, les chiens de berger.

Noirte à cet instant vit bien des flammes s'échapper du palais et sur le faubourg s'agiter quelques éléments incontrollés, ça courait un peu dans tous les sens ce pendant que la ménagère de moins de cinquante ans qui commandait une compagnie républicaine de sécurité, remplissait les paniers à salade de quelques pieds un peu molestés d'ultra gauche encore verte et d'ouvriers de chez la Peuge que les chaînes ne voulaient plus brandir au dessus des cadences infernales. A deux pas, l'enseigne des chaussures qui vont vite à affamer ceux et celles qui les lacent finissait de s'achever en un concert de klaxon's tandis que des vitrines défoncées montaient des cris à vous glacer les sangs :

- N'en 'y a encore des "Super Spicy" à scratch's en trente neuf ? Les dorées, oui !

- Ça c'est des soldes ! Lança à Noirte un manifestant en pleine révolution vestimentaire et s'en prenant à une caméra de surveillance il éxécuta avec maestria, devant le regard merdusé du jury de TF1 international, la célèbre chorégraphie adaptée d'un des généreux tubes de Charla qui au même instant tentait d'échapper au sort de son micro MonMari en suppliant qu'on la laisse chanter encore une fois "le temps des remises".

Et bien chers lecteurs, "voici venu le temps des rires et des chants, dans l'île aux enfants c'est tous les jours le printemps !" car "c'est le pays joyeux des enfants heureux ... Oui c'est un paradis !" ... "Le bonheur n'est pas loin ...". Ainsi que le disait, le soir à la fraîche, assis devant son vieux verre de pastis sur lequel la buée vespérale laissait filer des tsunamis de fraîcheur vivifiante et d'anis à peine de contrebande, notre bien aimé penseur des sommets entartrés de la dialectique sans entrave, le béat, le bienheureux par bulle express du rat zingueur, Antananastase II, archi-pop des croyants de Palestine.

- J'y suis pas allé ! J'y suis pas allé ! J'aurai bien voulu vous y voir, vous ? Quand j'ai approché la Bentley des barrières derrière lesquelles les forces de l'ordre comptait les moutons pour pas s'attendrir sur le sort commun et bien y m'ont r'foulé au prétexte que sur le carton d'invitation ils stipulaient que pour le carréVIp je pouvais toujours aller me brosser, au vu que la manif avait rien d'automobile ! "Ils" ? Mais qui sont ce "Ils" qui cillent sur nos têtes ?   

28.01.2009

Grève Générale

Grève générale qu'ils disent, hardi les gars, foutons le boxif dans le calcif de la république, fichons lui le bonnet à l'envers, un nichon à l'air et tout le reste tout en l'air, les cotes, les bas de laine, ça c'est fait y a plus qu'à repriser et la culotte fendue d'une oreille à l'autre. Bon rien de plus simple mais moi qui suis simple piéton de la chômaille, arrière garde de la retraite intermittente, moi qui bientôt, quand j'aurai fini de faire le jô quéquette, vais aller me faire saigner chez les séniors, faudrai peut-être que je trouve une activité salariée. Car pour faire grève en faisant suer le système, faut au moins posséder un moignon au moins à moitié rogner par la machine ! Non ? Alors voila, j'ai décidé de postuler, bien que mon hobby à la préfecture, mon engagement citoyen en faveur des réformes me prennent au vrai, pas mal de mon temps de cerveau disponible je ne peux pas arriver demain dans les cortèges avec la gueule enfarinée :

- Salut ô fiers camarades de la vingt cinquième heure ! C'est moi, c'est l'élite des propres à rien, le bon à tout du service minimum, le parent d'élève anonyme, le jaune, le rouge, le Noirte en personne, l'indemnisé du fond de la classe, l'inventeur du concept Debord, de Diderot l'usurpateur, j'ai écrit "Das Kapital" avec mon ami Karl qui fait maintenant la folle autrichienne dans les palais du grand Katogan. C'est moi qui fit de la patte gauche, la main ruisselante de Miette dans la culotte de Zouave que je porte en battant la campagne sans me frapper. Non franchement je ne peux arriver en tel attirail, sinon d'accepter que l'on me prenne pour un adorateur d'Hergé, du capitaine Maddox et grand fan de Charla Casta Flouze :

Accompagné de son fidèle Milood, notre sémillant héros se rend en Afrique du Nord ... Non ! Non ! Non ! Halte au petit vingtième ! Il est bien assez mal fichu ce tout début de siècle !

Offre de services: Homme, la cinquantaine, dans son jus, cherche emploi de gréviste déclaré. Accepte les périodes d'essais, les débrayages, les grèves du zèle. Bonnes connaissances en gestion du temps libre, sérieuses références en désobéïssance civile, se propose de faire fructifier votre capital en ne produisant rien de superflu et en abusant de l'essentiel. Je sais aussi faire un peu la cuisine, je reprise, je couds les boutons, je ponce les parquets, je fais de la poésie relaxante et à l'occasion sors aussi le chien en allant acheter mon tabac (remboursement des frais tabagiques éxigés !). Exemple de poésie relaxante et ce afin que vous vous relaxâtes :

Clac ! Clac ! Claque ! clac ! Suis-je fait pour prendre ou distribuer des claques !?

Claque ! clac ! Clac ! clac ! Claque ! Suis-je un calque, un chapeau Clac, suis-je un Tsack,  une tête à claques ?

Clac ! Clac ! Clac ! claques à l'infini ...

Pour tous renseignements complémentaires veuillez vous adressez au bureau de la main d'oeuvre étrangère à elle-même en tant que telle. Depuis que je n'achète plus rien, mon pouvoir d'achat n'a cessé d'augmenter. N'hésitez pas à commander notre brôchure :

Consommez rien, consommez bien !

 

 

27.01.2009

Jeudi 29 Janvier 20 009

"Il me parait indécent de faire grève en temps de crise !" je ne sais plus de qui est cette petite phrase, un petit ministre peut-être ? Un de ces petits quelque chose qui depuis longtemps nous font vivre dans l'étroit couloir de la survie en nous assurant qu'ils font de leur mieux pour que nous n'y voyons que du feu. Du feu ? C'est tout à fait réussit. Ils ont tout incendié, réduit en cendres  ce par quoi nos espoirs bêlant vivaient. Plus d'espoir donc ! Ouf ! Passons donc à l'action, à l'action désordonnée si il le faut mais à une action digne de la souveraineté des peuples à disposer d'eux-même. Nous nous levons sporadiquement pour des causes boutiquières : la défense de ceci, la colère contre cela. Laissons passer les drapeaux, laissons défiler les troupes encadrées, encartées, les syndicats qui depuis vingt ans négocient leur place à la table des négociations. Et puis nous qui avons choisit de n'appartenir à aucune centrale, à aucun de ces syndicats du crime passif, marchons, mâchons la rue jusqu'à ce que par elle nous invalidions les scrutins falsifiés, les lois ignominieuses, la surveillance massive. Jusquà ce qu'elle nous rende la sève de nos cris de colère. Jusqu'à ce que la colère déborde des caniveaux et qu'ils soient obligés, ces petites personnes, de la déclarer catastrophe naturelle.

Car la colère est une catastrophe quand nous la déclenchons, impuissants contre ceux que nous aimons et que nous méprisons ceux qui nous regarde avec tendresse. Car la colère est naturelle à ceux qui n'endurent plus que l'on traite leurs semblables en "untermensch", je le rappelle il y a des camps en Europe, d'où qu'ils viennent, où qu'ils soient nés et quelque soit la misère qui les poussent à croire que là où brillent les artifices il y a du pain pour leurs enfants. Nous ne sommes de toutes les façons déjà plus rien, il n'y a plus de chaloupes où nous puissions prendre place, à la condition d'avoir été dociles. Il n'y a malgré les illusions tenaces plus rien derrière les guichets de la banque, pas plus qu'il n'y a dans les assemblées élues d'élus dont le but est de respecter leur mandat. Retirons à ces jean-foutre et le perchoir et les clés des hémicycles où ils se livrent quand la télévision d'état allume ses caméras, à des combats d'insultes où nous ne reconnaissons pas les bienfaits de ce qui fut la démocratie élective. Ce qui fut ? Oui, car je ne vois pas qu'il y ait parmi les chômeurs, les diplomés au rabais, les femmes et les hommes obligées à travailler le Dimanche, les travailleurs à la carte, les ouvriers mis à la rue, les clochards, les prisonniers de droit commun, politiques ... et la liste n'est pas close, de citoyens. Il n'y a plus dans ce pays, dans cette Europe finissante, dans ce monde d'esclaves meurtris et suicidés pour la cause du profit, de citoyens que parmi ceux à qui tout est dû, de droit divin.

Pourquoi dans les années cinquante, soixante avons-nous détruit les bidonvilles dans les banlieues insanes ? Pour que les populations profitent de la relance économique ? Non ! Je l'ai déjà dit. Le seul but était que ces populations fassent des enfants en bonne santé. Louable me direz vous. Des enfants en bonne santé, ça n'est que justice et beauté. Non encore une fois, il était juste prévu que les générations suivantes soient en assez bonne forme pour alimenter l'industrie Vrounzaise en main-d'oeuvre productive. Point c'est tout ! On ne naît pas maître sans avoir à imaginer comment le rester !

Dites moi, vont-ils le rester longtemps encore ces petites personnes dont la psychologie mérite les asiles d'aliénés dont ils nous préparent l'accès, à grand renforts de subventions ? La colère bientôt sera, si ça n'est déà fait un symptôme inscrit dans les manuels de l'école de médecine. Faisons là péter avant la camisole chimique.

26.01.2009

Plus que la peau sur l'Euro

Sentez vous comme ce qui vient est en fait là depuis belle ? Sentez vous ce vide que vous n'arrivez plus à combler même en achetant par-ci par-là les petites saletés clignotantes que vous finirez par déposer sur le trottoir, à la nuit faite parce que au bout du compte, ça n'est pas ce dont vous rêviez et puis que ça ne marche pas. Même quand vous vous acharnez sur l'interrupteur, les machines de votre esclavage vous laissent tomber. Ces déposes honteuses, une fois par mois, on les nomme les "encombrants", les "monstres". Ils font le bonheur fugace de ceux qui leur fouaillent l'emballage en espérant tout comme vous rapporter à la maison ce quelque chose dont on vous dit ... Cette sorte de caresse dont plus personne ne connaît la tendresse vivifiante. Vous caressez le clavier de votre ordinateur en rêvant à la chaleur rassurante de vos semblables. Mais de semblables vous n'en avez plus. A quoi rêviez-vous ? De qui étiez-vous le rêve ? Quand était-ce donc la dernière fois où assis au milieu de rien vous contempliez le ciel, tenant au creux de votre main, par exemple la joue d'un être aimé. Un être, ça ne clignote pas ? C'est sans doute la raison pour laquelle vous vous êtes offert ces milliers d'amis au travers du monde, ce monde qui était si vaste, vous vous souvenez ? Non ! Se souvenir fait horriblement souffrir. Vos amis clignotent et parfois quand le courant ne passe plus, vos amis s'éteignent, comme tout ce qui chez vous, vous domestique.

Dans le quart Sud-Ouest de la France les congélateurs puent la viande crevée, dans les prisons des quatre quarts de la France la justice sent la viande crevée, dans le tiers-monde le tiers-état sent la viande crevée, dans le quart-monde... Est-ce assez ? Non plus, non ça n'est pas assez. Il nous faut encore voir disparaitre l'Europe dans des camps. Des camps sufisament éloignés des centres commerciaux pour qu'après ... Mais après quoi ? Vous puissiez dire :

- Oui bien sûr on voyait bien les colonnes de fumée grasse mais...

Sentez vous, quand tout s'arrête de clignoter ce silence de mort qui précède les héroïques pages de l'histoire du monde découpé en parts. Vous a-t-on fait savoir que vous ne seriez invités au carnage qu'en tant que vous tentez frénétiquement de ne pas vous éteindre, comme ces machines qui vous tiennent tête et dont vous êtes la fidèle pitance.

Pourquoi donc parler de l'Euro ? Rien à voir avec le don de double-vue, je suis comme vous, je regarde ailleurs. Pourtant l'Euro c'est finit, c'est déjà finit et après ... Mais après quoi ?   

11:53 Publié dans Test bruit son | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : europe, politique, monnaie, bce, littérature | |  del.icio.us | | Digg! Digg

25.01.2009

Rachida, ma soeur

Rachida, ma soeur, te voici évènement parmi les scoop's devenue chez le bon bourgeois du faubourg saint Honorè, la honte des gens de maison. On aime en rien chez "ces gens là" que les petites bonnes se fassent engrosser par le premier hussard venu, on trouve ça immoral. Je voulais ici marquer ma solidarité profonde avec le sous prolétariat ministériel issus de l'immigration. Et ceux qui s'aviseraient de rire sous cape, au prétexte que tu aidas, en ton temps, les enfants indisciplinés à passer quelques temps à l'ombre des matons pédophiles et des éducs spé pas net, je répondrai qu'ils et elles seraient bien avisés de s'offrir un face à main pour trous du culte pas propres. A l'instar de monsieur Roger Karoutchi qui profite des soldes pour se livrer à nous au sujet du fait qu'il est Momosessuel. Foutre divin, à l'Elysée il y a donc une attraction de plus !? Nous avions déjà Charla, la chanteuse à textes sans voix. A moins que ça ne soit le contraire. Petit Jean, le fils présumé de la femme à barbe. Nicolaxe du bien, l'élu des zélotes et voilà que maintenant on nous présente Roger le drag's ! Pensez vous que si c'est Roger Marcillac qui endosse le costume de monsieur Loyal, nos enfants auront le loisir de s'endormir dans leurs cellules, sur les images merveilleuses de "la piste aux étiolés" ? Il y a bal chez les maudits.

Rachida, victime violée par le pouvoir sacerdotal de l'ambition propre à toutes celles qui se sont vendues au pire pour que leur condition de femme échappe à la condition féminine, pour que la condition d'immigré ne passe pas plus par la "discrimination positive" que par les rets de la gentille plaisanterie, celle qui fait de l'abrutis qui la raconte le complice de la victime qui se sent obligée de rire : "Rachida ? Elle a pas sucé que des Batna !"

Croyez vous que je me marre ? Non, même pas. Sûrement pas. Je n'ai qu'à lire dans les journaux en ligne, les commentaires des lecteurs assidus de leur propre prose de postillons pour penser effectivement, cette presse il faut à toutes fins utiles la vitrifier dans son état actuel. Cela peut encore servir, la liberté de la presse. Il n'est que de lire les éditoriaux de monsieur Joffrin pour qui ce nom n'évoque guère plus que la station de métro où il devint collabo, à plein temps. Un genre de CDI dont beaucoup rêvent en secret en suçant la glace des vitrines de la masse médiane.

Décement, le Vingt neuf Janvier, je ne sais pas à quel syndicat vous allez déléguer l'exercice de la récupération de votre pouvoir d'achat. Mais je sais une chose, si nous ne nous rencontrons pas dans la rue il y a bien peu de chance pour que nous ayons à nous voir ailleurs ... qu'en cellule, les uns en uniforme de gardien, les autres en costume d'inculpé sans instruction.

De quoi Sarkozi est-il le nom, monsieur Badiou ? Du stalinisme le plus enragé contre nous et pour eux de l'ultra profitable "démoKratie".      

23.01.2009

Golden fight

A ma droite, une députation qui trouve assez pratique de ne pas trop penser par elle même, élue par des consommateurs avertis de la possibilité qu'on leur offre de se partager la carcasse de la République. Ils ne l'aiment pas la république, pensez ! Elle a par le passé fait passer leurs bons maîtres par la lunette du barbier en chef, Sanson ? Ils ne l'aime pas cette société où tous leurs efforts pour paraître ce qu'ils ne sont pas, de bons gros bourgeois, toujours entre deux avions, comme à la télé d'état (toutes chaînes confondues puisque l'état c'est lui, un petit boutiquier qui s'est fait tout seul ... nous sommes ici par la force des talonnettes et nous n'en sortirons que par la volonté de l'usure !). Ils ont accueillis l'armée allemande en 1940, ils ont accueillis les versaillais en 1871, ils ont érigé l'industrie en mère acariâtre de la Nation, ils ont portés Bonaparte au pouvoir, ils ont restauré des monarchies sur la dépouille de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen, ils ont résisté quand la courbe de croissance abandonnait leur camp de collabos passifs ils trouvent rétrograde que nous ayons choisis de ne pas validé la constitution européenne. pour eux nous ne sommes rien. Ils ont fait élire Pompidou, banquier, ils ont porté au pouvoir tous les écrans de fumées, derrière lesquels ils rêvaient de s'enrichir sans réfléchir. Même leurs propres enfants ne sont que de l'art décoratif dont ils ornent leurs spéculations immobilières, leurs loft's, leurs petits pavillons de banlieue. Ils veulent à présent que l'on se taise au nom d'une majorité relative concédée par les mass médias à leur Che en culotte courte, lors du dernier avatar électif (Allez voir sur le site du ministère de l'intérieur, les chiffres exacts des résultats de l'élection présidentielle y sont ! Un peu plus de dix huit millions de votes favorables au présidnet, sur un total de quarante trois millions d'inscrits sur les listes électorales. Quelle majorité ? Quelle légitimité ? Et où sont représentés ceux et celles que depuis Bugeaud, Lyautey et j'en passe, nous faisons venir par bateaux entiers pour alimenter les mécanismes d'enrichissement de leurs avoirs ?). Ils sont en politique, la pire frange de citoyens qui soit, celle qui ne fait pas de politique mais qui pense que ... éventuellement ...  si on et je dis bien si ... reconduisait à la frontière 25 ou 30 000 monzamis ... Peut-être ...

Ils sont ceux par qui la République passera insensiblement à l'état létal. Il suffit pour cela de ne pas montrer dans les médias, ceux et celles qui depuis longtemps dorment dans les douves du château, se nourrissant des épluchures et finissent aux bons soins du psychiatre et du maton. Ils aprécient les analyses au travers desquelles on leur montre que la judiciarisation de la misère, la médicalisation du désespoir sont un remède utile puisqu'il est vieux comme les sociétés humaines (Michel Foucault dit cela bien plus intelligemment que je ne saurai le faire ! "Surveiller/Punir"). Ils possèdent assez de vocabulaire, enseigné par les "fonctionnaires" de l'éducation nationale, pour vous tenir des discours où le sujet, le verbe et le complément sont bien à leurs places respectives, alignés comme à la parade, exemple : Moi (important le Moi depuis les années 80 !) je (le Je ? Obligatoire pour affirmer son indépendance d'esprit.) ne fais pas de la politique ("Ne pas faire de la politique", formule magique par laquelle ils vous prient, sur le mode de l'ennui profond que vous leur inspirez, d'abréger la discussion et que de vos convictions ils s'en branlent ... Le match va commencer !). Qu'ils ne s'en mèlent pas de politiques, rien de bien grave mais alors qu'ils rendent leur carte d'électeur ! Et les dividendes du porte-feuilles d'action sur lequel ils comptent pour s'offrir, l'heure de leur juste retraite venue, des plaisirs simples tout droit pillés sur l'échine de l'improbable avenir de leurs rejetons ! Ils sont la réaction ! Avec ce petit plus de la totale inversion de sens que la langue subit, jour après jour.

bonne fille, la langue. La mienne est tortue comme un bâton de pélerin. Au moins ne se fait-elle pas masser dans des salons du "bien-être" avant que d'arpenter les mares de sang et de larmes où ils veulent bien que nous croupissions, minoritaires toujours ! Reçus parfois, le regard baissé ! Entendus jamais !

A ma gauche ! Oui oui, là où votre main gauche se crispe, parfois se referme sur les articulations blanchies et cède, le plus souvent, tétanisée par les esthéticiennes des forces de l'ordre. A ma gauche, depuis deux jours, une poignée d'éléphants qui ont retrouvé, par hasard, sous une frite, ce truc un peu vieillot, ce risque de passer pour un cinglé, un terroriste, un délinquant. La colère ! Et les voici qui montent au créneau et fleurissent l'hémicycle des couleurs du sang versé pour que ce lieu résonnent enfin de ce que nous leur hurlons jusqu'à la bile : Rendez nous notre bien commun ou disparaissez !

mais ce sont les même ! Me direz vous. Oui, ce sont exactement les même qui nous ont fait aimer et élire l'exécuteur en chef de l'idée même du socialisme. François Mittérand. Mais dans le même temps que nous leur disons, à l'instar de l'ouvrier d'une caricature de monsieur Steinlein : "Celle-là bourgeois tu ne l'auras pas !", nous sommes à même de leur signifier que "élus du peuple" n'a plus le sens sur lequel ils dorment en rond sous les ors des palais aux murs si épais qu'ils couvrent jusqu'à leur entendement de la modeste servitude dans laquelle nous les plaçons quand ils ceignent l'écharpe par nous déléguée.

Le 29 Janvier, qu'il pleuve, qu'il neige, qu'il vente, que votre femme se soit taillée avec un trader, que votre amant décide de fuir avec votre mari, que le petit fasse une fièvre d'absentéïsme oedipien, que c'est le jour d'aller faire vacciner toutoune et Chagatto ... quelle que soit nos bonnes raisons c'est dans la rue que l'assemblée du peuple souverain se réunit. Je suis naïf ? Oui ! Et j'enmerrrrrdrrre les initiés !

Rien sur les syndicats, lephauste ? quels syndicats ?

Nota Bene : Et pis pour les parisiens de partoute, le DIMANCHE 25 Janvier à la librairie (sans obligation d'achat !) le "Vent se lève", 181 avenue Jean Jaurès, métropolitain OurQ ourq Porte de Pantin, il se passe un petit galop d'essai. A partir de 18 heures (dernière occasion de se débarasser de ses dix-huit francs !) lecture, énerveries et autres joyeusetés auxquelles l'on vous prie, bons citoyens de tous âges et de toutes nationalités de venir vous y mêler !

22.01.2009

Douter ?

Ce qu'on voudrait avoir la clarté et la conviction qui emporte les digues de l'apathie générale. Ce qu'on voudrait que le doute ne soit pas qu'un truc, un machin qui machine à vide au milieu des mécanismes de la servitude rassurée. Enfants, la tête enfouie dans le creux de l'épaule paternelle, au plus fort du giron maternel, quand le monde, où que l'on porte son regard n'est plus qu'une pantomime enragée à nous éblouir de nos propres vacuités. J'aimerai parfois savoir comment on peut, face par exemple, à un fils de presque Dix Huit ans tenir un propos cohérent sur les joies entières que ce monde d'esclaves enrichis pourrait offrir à un jeune esprit, pourtant déjà passé de l'autre côté des petites nécessités qui font les vies heureuses ? Douter ?

Douter. mais on me rétorquera et je le fais avant que vous pensiez à me refiler des conseils de cautère sur une tête de bois, qu'il faut bien vivre, que le doute est un frein à la saine évolution de l'être, qu'il éloigne de l'essentiel, que la vie est brève et que le plaisir ne se prend pas à l'ombre des caractères ombrageux. Né dans la première moitié d'un siècle, le vingtième de l'ère supposément chrétienne, qui voulait consacrer la fin de l'histoire en régénérant la repentence (Shoa ! Shoa ! Shoa ! Shoa ! Shoa ! Tchao !) j'aurai dû oublier au fur et à mesure ce que par le trûchement de mes rafales de questions brûlantes, je cherchais à organiser en tant que vision historique. Pourquoi ? pourquoi deux massacres laissés pour compte au profit de commémorations muettes ? Pourquoi la richesse précaires de nos contrées prélevées sur la servitude "bienfaitrice" imposée férocement à des peuples qui semble-t-il, vivaient leurs propres agrègats de collectivités tout aussi absurdement organisées que les nôtres, parfois moins ? Pourquoi des populations de paysans, dont je suis issus, forcées à la migration et à l'entassement aux pieds des fabriques ? pourquoi la déportation de millions de bras sans âmes ni têtes ? Pourquoi tant de révolutions qui n'aboutissent qu'à la saine béatification d'élites dont notre quotidien, nous le savons, se passe fort bien ? Pourquoi tant de ces fables meurtrières : Je fais don de ma personne à la France ! Merde ! Ce lâche dont il suffit de lire les états de service durant le conflit de 14/18 pour se rendre compte que seul des individus de cette espèce gouvernent, avec le blanc seing de la divine providence, des populations le visage enfouis dans le giron paternel. Offusquez vous si il vous sied mais il y a du colifichet aussi dans l'affirmation d'une homosexualité épanouie. On a les minorités brimées qu'on mérite : Madame la ministresse, pensez vous qu'il faille garantir à nos chères tapettes l'indemnisation du congé post-natal ? Et bien écoutez ! Ce douloureux souci fait partie des priorités que le Présidnet et moi nous nous sommes fixées et ...

Pourquoi tant de carnavals qui ne consacrent que l'hébétude de qui les regarde passer et qui constate à chaque fois le côté fasciste de la démonstration ? Pourquoi l'assemblée nationale et ce qui s'y passe n'attire pas plus l'attention que les nombreuses manifestations veules et tant colorées ? pourquoi si abattus nous continuons à célébrer l'épicurisme sous la houlette des mercantis de l'ère para-militaire ? Pourquoi ça sent le soufre à chaque fois qu'un membre du "personnel politique" se toque de penser pour notre bien, à notre place ? Y a-t-il quelqu'un d'autre dans votre crâne quand le matin vous vous penchez pour lacer vos souliers (euh pardon, vos Nike's TM !)

Vous avez des réponses, moi aussi ! J'ai tout comme vous observé la façon dont on fait travailler les bêtes, qui pourtant ne sont pas faites pour servir leurs inférieurs en raison, l'homme ! Mais puis-je décement regarder mon fils en face, les yeux dans les yeux, ses grands yeux d'ocre sombre et lui dire :

- Tu vois fils, c'est simple, il faut ... profiter ! Tu profites, tu profites, tu profites et pour le reste tu laisses tomber !

Ah ça y est je sais ! Il aurait fallu en faire une bonne dizaine, un peu comme lui et des deux sexes et à l'âge de raison leur dire :

- Bon vous imaginez bien que votre mère et moi on ne vous a pas fichu dans ce merdier pour que vous l'engraissiez de vos rêves généreux.

Faire un genre d'humain, en quelque sorte. Au lieu de ça, comme nombre, c'est en prototype que je le lance sur le marché des dupes. Et puis démiurge, c'est encore un machin, un bidule à mâcher la chair à patée.

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21.01.2009

Allons-y les enfants!

"Allons enfants de la patrie ! Le jour de ...". Peut-être bien que ça vous a échappé, comme à moi; Peut-être bien que le rêve américain a bercé toute votre nuit et que ce matin vous vous êtes réveillés en cherchant sur la table de nuit, les clés de votre Chrysler, votre abonnement au new york herald et le reste de pop corn que vous n'avez pu achever tant l'émotion vous étreignait à l'écoute que vous étiez du discours de monsieur Obama : "notre système de santé ne fonctionne pas ! Notre système éducatif ne fonctionne pas ! Les infrastructures ne fonctionnent pas ... mais nous resterons fidèle au rôle civilisateur de notre grande nation, la plus grande de toutes !". Il y a là de quoi effectivement être subjugué. Et ça ne saurait en rien nous rappeler que pas plus aux états unis qu'ici il n'y a de place pour notre rêve de paix.

Et pendant ce temps là, dans un petit village d'irréductibles socialix, peu avant minuit, heure locale on chante la Marcellaise au pied du perchoir, on se révolte à l'assemblée on crie à la mainmise de l'exécutif sur le législatif. On hurle que la République est en danger. On s'étonnerait presque qu'à l'extérieur du palais Bourbon (le bien nommé !) la foule citoyenne ne se soit déjà amassée et qu'à la lanterne on prépare pour certains, que je verrai bien moi, définitivement sans-culotte, la paille des cachots. La dite paille sur laquelle le fatalisme du peuple souverain s'est depuis longtemps habitué à y voir croupir ses propres enfants. Mais que veulent-ils donc ces députés . Que le "jeu" démocrate soit respecté.

Voici donc que près de deux ans après l'élection truquée du présidnet (celui qui règne enfin plus net !)... Truquée pourquoi ? Par l'absence pure et simple de candidats (dates ?) autre que lui, c'est simple, non ? Voici donc que le grand chantier de destruction massive de la vocation sociale de la république va son bonhomme de chemin de rouleau compresseur. L'opposition ? Euh attendez ! Pas vu ? Pas pris ! Mais hier les godillots qui siègent avec vos voix comme coussins, à la gauche de l'hémicycle se sont éveillés au son de l'hymne national, tout secoués tout à coup d'alarmes. Aux armes ! Aux armes ! Mais nous n'y étions pas, nous n'y sommes jamais quand il faut. Et là bien entendu, il faut !

La marche forcée qui demain nous privera de ce pour quoi nous versons dans la poche de l'état, de quoi subvenir à nos besoins en cas d'urgence, cette école aussi dont on nous rabache qu'elle est aux mains de fainéants, nous, pour des fainéants, encore nous ? Ces hopitaux publics qui prennent aux constructeurs automobiles ce que de bon droit nous devrions leur porter sur un plateau d'argent, de bonnes et grasses subventions. Ces systèmes sociaux dont nous sommes, par l'impôt versé, les mutualistes. Tout ce foutoir qui file au chateau des aigreurs d'estomac, voila que le pouvoir le réforme et qu'il n'entend pas qu'on en discute (article 13 de la constitution caviardée). Socialix mes frères, je vous ai vu la chanter la Marcellaise et je me suis dit qu'hier, around midnight (by Bud Powell, not so bad!) j'aurai dû y être avec vous à l'entonner comme un coup de canon en direction du palais, même faux. Et surtout les couplets qu'on ne connait pas. Ceux qui parlent de fraternité et de liberté et d'égalité. Merci pour ce moment de bravoure encravaté !

A dream

J'ai fait un rêve et ... bon sang de bois, j'arrive pas à me souvenir de quoi ça parlait ! Attendez ? Quelque chose comme : J'ai vu les enfants des palestiniens, des Afghans, des iraniens, des russes, de los obreros, des serbes (ces fourbes !), des réfugiés, des consommateurs, from west coast to Pakistan, des chinois, de Nanterre, des plages de Malibu, des usines du tiers monde ! J'ai vu les enfants du monde entier lachés comme des chapelets de bombes sur Washington during the investiture of the 44e président of DreamLand. Et pendant que le canon tirait ses salves de poil à gratter, je les ai vu s'écraser au pied du pupitre d'où, la main droite levée en signe d'allégeance à la constitution de nouvelles sources de profits, le président Obama accompagné de madame, casaque champagne et l'oeil pétillant, répétait le serment creux à l'intérieur duquel il n'est pas interdit de glisser une petite pièce à l'intention du vrai dieu des illuminés. Et c'était merveille que de voir ces petits corps démembrés, acclamés par les foules qui ordinairement s'entraînent à la joie dans les églises télé-évangélisées. Et c'était merveille que de les voir, petits paquets de linge sale et sanguinolents, entre les bras de leurs terroristiques géniteurs, tenter d'arracher des mains de la nomenklatura amérikaine leur viatique pour le paradis des sur-numéraires.

J'ai fait un rêve et ... Désolé si il ne ressemble pas à ce que vous avez tous vu, la gorge serrée d'émotions, sur vos écrans géants. Ces écrans où les nains paraissent des géants, où les géants semblent ne jamais être rassasiés, où l'humain parait pour ce qu'il finit par être, un riche potentiel d'écoute composé de pauvres hères à qui l'on a coupé la langue et qui stridule comme la masse informe des sauterelles de l'Egypte antique. J'ai fait un rêve et quand je me suis éveillé je baignais dans le liquide amniotique du cauchemar d'avoir à n'être qu'un parmi les hurleurs.

"Yes we can !" ce slogan emprunté à Nicolas Appert, l'inventeur de la conserve hermétique a fait long feu ! "Yes we could ! but je sais pas ce qui s'est passé ? Un bug dans le story telling, may be."

Vache ! Je retourne me coucher. Et mes rêves dorénavant, je me les garde pour mon analyste financier.

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