31.03.2009

Plug off

Pourquoi Pécresse ? Pour rien. Pour que comme disait Eluard si ... le son de leurs voix s'éteint nous périrons ! La raison m'arraisonne, les saisons m'assaisonnent et comme c'est comme les cloches que je raisonne on ne doit plus très loin être des Pâques. Que dit l'Almanach Vermot ? Que le premier Avril il sera toujours temps de s'améliorer la face de carême, qu'aux Rameaux ont peut préférer les pavés. Que c'est sans aucun doute, le général Vermouth, avec la crème anglaise, dans le boudoir de Charla qui sera l'auteur du prochain nétoyage ethnique (Non ! On a dit pas ta mère !). On pensera à reconstruire l'Afghanistan à bonne distance des zones de combats, pensez à retourner la terre assez profondément avant le repiquage.

Pourquoi Dati ? Pour rien. Pour la remercier d'avoir été La Ministre en charge d'une population carcérale en grande partie constituée par ces "beur's" et ces "kainf'" à qui on a caché qu'ils pouvaient eux aussi être aussi pire que les enfants des petits contre-maîtres qui parlaient Monzami avec le grand père, le papa, le tonton de Rachida, une ministre que l'ambition ravala au rang de la falbala à son Totor, Nico l'enflure. Une femme d'exception sans doute, dans un monde de mâles en stuc. Dans un monde de mol's en stock.

Pourquoi Alliot ? Pourquoi Marie ? Pourquoi Michelle ? Pourquoi pas Marie-Michelle ? Pourquoi pas Louise, tant qu'on y est. Tout se vaut au pays de la tête mise à prix discount. L'Alliot est une fouine à L'intérieur, son maître d'armes en sait quelques choses, qui doit avoir à son actif des bottes grosses comme des dossiers classés. Et comme tout un chacun un talon chez l'Achille, le bouillant Achille !

Pourquoi littérature ? Pour rien. N'en démordez pas ! Le cadet de nos soucis, la littérature. Un pagne en hivers, en été pas même un verre d'eau fraîche et dans les inter-saisons, restez chez vous, lisez les étiquettes des produits de consommation courante, Debord, l'insurrection qui vient (La fabrique éditions, 2euros), les mémoires de Lacenaire. Faites un peu de la peinture, changez les rideaux, poncez, collez, clouez, rêvez d'une terrasse, d'un voyage à Mayotte. Tiens oui, c'est une idée, faîtes donc les brocantes et ... jetez tout. Car au delà de lire c'est à pérégriner que l'on aurait dû nous instruire, en vrai je veux dire. Pas couché sur le dos comme un vulgaire gisant à feuilleter les pages roses du minitel ou les âneries de Joyce, de ... de ... et de ... A pérégriner dans le sens du bâton de gendarme, toujours ami ami avec le gendarme. N'en démordez pas, trop de littérature tue l'ignorance et d'ignorance il nous en faut un sacré blindage pour déjà tout endurer de ce qui avant n'était après tout que des mots dans des livres. Alors tous ensemble je disons :

-LiTT aî wrat'cheur no ! A bas les grives et mort aux merles !

Pourquoi Sarkozi ? Parce que je me suis engagé, pour conserver mon statut d'écrivant officieux du régime, à pondre un compliment appliqué à la situation et que Charla chaque soirte lit à l'oreille de son MonEpoux pendant que de l'autre main elle se mire, chevauchant Pierre Bergé qui lui même chevauche le fantôme de PC à moins que celui de YSL ? Peut-être. Le compliment donc :¨

Ô toi qui t'as tout touillé la tambouille et t'en fous jusque là, le gras le maigre tout y passe vorace satrape félon t'impétueux, Vizirette en éxil. Avec toi, sur les terres dévastées par ta fringale, nous avançons d'un coeur léger. comme avec Adolphe, comme avec Galifet, comme avec Pol Pot, comme avec Mangin, comme à la parade ! Sous ton regard d'aigle replet bien qu'un peu cireux du teint nous avançons au pas du tri sélectif et en avant la sélection !

L'avenir sera vert comme la nausée du ruminant qui se rend compte qu'en réalité il ne rumine pas que pour lui. Qu'à l'autre bout quelqu'un qu'on ne lui a pas présenté vient de lui bancher un I pod tout neuf. Et que c'est lui quand même qui doit appuyer sur les touches pour envoyer les jonquilles sous les gaz d'échappements et les petits amoureux au-pôle emplois le plus proche.

Pourquoi rien ? Parce que c'est le Printemps pour les poètes qui se foutent bien de la couleur du pagne et du prix du verre d'eau.

26.03.2009

La servante au grand coeur...

Je roulais à 540 au jour le jour le jour, les couilles au vent pour tout dire. Je traversais des villes environementées d'affiches 5X9 où l'on ventait des tueurs d'enfants, de la prostitution comme le gaz et l'eau, à tous les étages, des vomissures d'antennes paraboliques, de l'HallucinOgène en super soldes, des allusions pérènes au suicide collectif. J'écoutais de la chanson sur le pick up, cherchez pas, j'en avais rien à fout' de la chanson ! Qu'est-ce qu'on s'en fout de la perlouse, de l'inénarable chef d'oeuvre, sans ouvrage. qu'est-ce donc qu'elle nous veut la chanson à nous filer le train ? Où qu'on aille, nulle part, elle est là, la fesse au vent, l'oeil allumé et nos oreilles offertes à des sentiments qu'on y pensait même pas avant les 3 minutes 40 du soufflé,intro comprise. Pas à nous cette complaisance pour l'éxagération. Un SouFFlé la chanson, mangez chaud, c'est périssable mais ça tapine à l'aise et jusqu'à des âges avancés, parfois très avancés, avis aux amateurs. Tout en grouille de la rengaine, on est des frères de la Cöte bien qu'en peu sur le flanc. Les Caveaux aussi en sont plein. Tout à coup vous remontez l'allée, Contre tout contre, vous prenez à gauche, vous hésitez devant le carré puis vous trouvez ... Vous ... Qui passez sans me voir, sans même me dire bonsoir, Re ... Donnez moi ... un peu de Spoir ce soirte, j'ai tant de haineeeeux ... Elle vous toc à tous les coups la chansonnette, pour des talbins, au fond des cours de nos inter connections, une petite pièce ... Mais pas trop p'tite la pièce ! Je m'en malaxe les droits de l'auteur en donnant la becquée aux pauvres et du ... citoyen j'm'en raffole les burnes. J'suis bon c'est là que j'suis bon, Mirabeau ? Octave ? Le tatave à sa mégère ? Aussuivant ! j'sens bon l'oseille et l'avaleur au moins de réVerbêtre, Vertèbres que je pense qui est le plus approprié c'est aussi que je m'étais dit, à part de moi ... ça serait bien si je mettais de l'appropriation à un moment ? Et puis je me suis dit qu'il allait falloir savoir de quoi on parlait. Et là j'avoue j'ai rennonçé à Satan et à ses pom pomm pidoooooux, trop de cireurs au mètre carré, pas assez de dentelles dans le charnier. Il fallait prendre son comptant, en tout ce qui se compte à coups de lattes dans l'fion, comprendre devrait suivre ... Angora ? Sois encore à moi ... !

Elle raplique, je m'aplique au refrain, j'opine du chef, j'suis synchro avec le beat et ... J'ai plus toute ma tête mais je sens bien que sans universe to sale je suis un pantin d'improductif, une raclure de fond de sillon, calée au fond de son fauteuil, crevant derrière les jalousies. La Parousie ? Mon cul ! Je roulais, je disais mais en fait rien j'était dans l'état d'être assis, à écouter l'aut' des carottes dans les veuches, Qu'à jamais vu Compiègne, Qu'est méchant comme Vesoul mais qui donnerait Madame et qu'à marié Charla mais qu'a pas l'air duTroux ... Ta Pax La CaVex, TortiLLave L'ImpuLsimiens Ho mo Sapiens Sapience ? ToloSS le mOnOsss ? irdUn Le TAL muR and LaRBatum de taclitude and tO lO Dirgrave, Hardi petite BelleviileAquoi !!! BeLLeViLLaQUa. Hardi les mules, le pape est doré et sa mitre est une ogive mal assurée, sur un chef pantelant. Remettez nous le tube, remettez nous le tube, remettez nous le tube, remettez nos amours en tube, rentubez le quidam, relookez le cornac, distrayez tante Sophie et refermez bien le SAS en reSSortant. Please, remettez nous le TuBe !

D'ailleurs c'est l'heure ! Hors mes mignons, mes fredonneurs d'ordres, ma volière à millions car :

La servante au grand coeur dont vous étiez jalouse

La voilà qui repose sous le verte pelouse

Ne devrions nous pas lui porter quelques fleurs ?

Les morts, les pauvres morts ont de grandes douleurs.

Les Maures, les pauvres Maures ont de grandes misères.

P'tain mais t'écris toi !? Toi qui moi ? Mais non, t'arrête ! C't'un truc de Charlie BoldelAIre, le célèbre auteur des chansons des enfoirés de la téléviction.

- Bon les gars vous me posez la servante à Théatre et on se taille ! J'suis claqué moi.

 

23:01 Publié dans Relis tes ratures | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : littérature, pas pourriture, poésie | |  del.icio.us | | Digg! Digg

25.03.2009

L'animal humain

Nos amis sont comme notre âme, ensevelis par les éboulis des années piégées dans le défilé des souvenirs. Ils vont nous aimant, nous oubliant, n'y songeant qu'aux heures de leurs propres déchirements. ils sont notre trouée dans les nuages, le lieu où le ciel tire à lui la couverture minérale des montagnes. Ils sont le sable entre nos doigts, l'eau sale des larmes, le feu roulant des invectives. Ils sont notre colère et l'abattement qui saisit quand ils ne nous imaginent plus à l'heure du rendez-vous. Nos amis meurent et naissent à d'autres, à d'autres que nous ne serons pas. S'agit-il de les plaindre ? S'agit-il de les oublier comme des clés que plus aucun mot n'ouvre ? S'agit il  de faire d'eux les gardiens de ce que nous ne serons plus ni en eux ni hors d'eux ? Il s'agit de les rêver encore et de se souvenir de la première seconde où d'âme à âme un chemin s'est ouvert, une trouée dans les nuages, un incarnat qui de silence en incartade nous a fait l'animal, le bel animal humain que nous renions au nom du rien qui s'installe quand par mégarde nous les laissons disparaître, corps et âmes.

 

(Cette brieveté est toute entière dédiée à ceux et celles qui manquent, en corps et en cris et comme dirait Julos Beaucarne il va être temps de nous aimer "à tord et à travers")

19:46 Publié dans Relis tes ratures | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : littérature, poésie | |  del.icio.us | | Digg! Digg

22.03.2009

On a plus goût à rien

C'est vrai ! Qu'il me dit en soulevant l'essuie-glaces pour glisser dessous ce qu'avant l'âge d'or de la débine on appelait un papillon. D'ailleurs  vous êtes instamment priés de tirer la chasse en ressortant de cet endroit où vous n'aurez pas omis de laisser vos coordonnées pour le cas où le gros Léon qui a un beau camion s'en retournerait de Lyon, après avoir, comme il est dit dans la chanson, déposé DéDé. On a plus goût à rien !

Voyez moi, par exemple je colle des contre-danses à tour de Bic TM, et bien j'y crois plus aux vertus rédemptrice de la riposte graduée. Je me les caille en Hivers, je me les cuits en Eté, en automne je suis suicidaire et au Printemps je sens bien que nous n'avons pas bonne presse, nous les sans-grades de la répression. Le PV fait plus recette, j'a plus la foi.

Que dire, je m'avais stationné sur une place pour handicapés vindicatifs. Ils le sont tous et quand ils ont de la famille à Romorantin vous pouvez craindre le pire ! Et quand je suis revenu de faire mes courses chez Chauffon, les bras chargés de petits paquets délicieux, il était là, la prune à la main, sanglotant sur le capot de la Polo. Je l'observais un peu, je n'osai y croire, un contrat aidé en désolation et autour aucune borne d'appel. Mieux, pas une caméra pour fixer l'immortalité de la nature humaine bonnement sanglée. Que faire ? Le prendre dans mes bras, le bercer ? Lui chanter une chanson de Bobby Lapointe ? Pointer du doigt le geste auguste du chômeur ? ...

- Mais non ! Mais non rien n'est perdu. Tenez moi qui vous parle, hier encore j'étais de gauche, au fond du couloir. Je pestais, révoltais à tout bout de champ, défilais sous les pancartes. Je m'imaginais l'homme en égales parts de vie au sommet de son art. Et puis je me suis résolu à la conviction profonde que tout allait au mieux, qu'il allait falloir être tout à fait raisonnable et serrer un peu des fesses en piégeant le SUV, avant d'aller se coucher. Je vivotais mais maintenant, en pleine expansion socio-économique, je profite, je profite, je profite !

Ma démonstration ne le convainquit qu'à moitié mais séchant ses larmes d'un revers de souche il me tendit la douloureuse que je jetais méprisant dans le caniveau. Faut rien exagérer. Mon nouveau statut de citoyen conscient des réformes que nous n'allions pas pouvoir éviter, ne stipulait nulle part que je doive participer à l'effort de guerre. Je profitais ! C'était l'essentiel.  

20.03.2009

Où que tu ailles...

... Penses à nous (Marcel Canche). J'ai eu ce soir, par privilège espécial, le père Lachaise au bout du fil, sans téléphone. Comme prévu le brave homme de confesseur n'était pas si sûr, eut égard aux mouvements sociaux mais tout de même, il semblait que ça allait être un peu complet, vers Quinze heures. Vu la météo, me confia-t-il nous risquons un record d'affluence. Ah le guerre des chiffres ! Me laissais-je aller à penser tout haut tandis que l'abbé cherchait Dieu sous les chaises et les chaisières. Et que le Pape semblait l'erreur de jeunesse d'un père lointain et sans aucune éducation sexuelle. Au regard de la contraception masculine veux-je dire. Mais on s'aura comprit. Nous aborderons la prophylaxie de base en matière de maladies vénérées en milieu papal, une autre fois. 

J'avais, faut-il le dire, la veille au soir tenté ma chance auprès du comité olympique chargé d'organiser la grève générale (si vous arrivez à faire CGT/CFDT avec les initiales de ces quelques mots vous gagnez un bon de pouvoir d'achat). Un strapontin suffira ! Un siège éjectable peut-être ? Rien, que dalle, je renfrognais. J't'en fiche, le carré R.I.P était pris d'assaut. les catégories sectorielles à faible valeurs ajoutées avaient tout raflé. Le balcon, le parterre, le poulailler, jusqu'à la fosse et le procénium qui était squatté par la nouvelle gauche. Un vrai galop de Mariachis. Les cintres eux-même supportaient une escouade de fan's en uniforme. Je dû renoncer, tant pis j'achèterais les cartes postales comémoratives et la boule à neige anniversaire. Celle avec Dany, Dany le Rouge, Dany le Vert, Dany l'aérophagite, avait ma préférence mais celle avec Olivier haranguant les foules en colère avait son charme. Oui mais quand même, celle où Nicolas sabrait le champagne avant d'allocuter en direction des électro-cuités de la crise relevait le niveau moral du débat. Merdef !!! J'allais rater la révolution. Le deuil des émeutes, me restait plus que ça et la retransmission en léger diféré. Kaputt, Malaparte ! Adios la Cucaracha ! So long Bashung !

"Où que tu ailles penses à nous..." et pisque demain vers les quinze heures, heure foetale, on vous aura glisser en boite et qu'en terre boite on mettra. Boite par dessus boite, six pieds sous rien, couvert de terre et de fleurs et de larmes raclées au fond des verres à suie, je me suis dit comme ça que Canche Marcel faisait à l'oraison des semelles de vents au pieds de la mort révoltée de tant d'arrivages révoltant.

"La Cucaracha ! La Cucaracha ! Yo no puedo caminar ! Por que no tiene, por que no falta ... Marijuana que fumar !  

18.03.2009

République/Nation

De notre envoyé spécieux, d'après la dépêche AFP de rigueur :

C'est une foule silencieuse, sans banderoles, sans slogans, sans représentants syndicaux, relégués en toute fin de cortège et protégés par les agents en civil des renseignements généraux, qui s'est massée aux abords du palais de l'élysée, vers 14 heures, ce Jeudi 19 Mars 2009, jour de grève générale. La manifestation prévue par la préfecture de police en accord avec les organisateurs, devait normalement emprunter le parcours fléché numéro 1, République/Nation. Mais à la toute dernière minute, débordant les services d'ordre du parti comunisss et de la CGT réunis, les manifestants qui ne voulaient pas faire de la figuration gratuite se sont lentement ébranlés en direction du faubourg saint honoré. Le préfet de police un peu déboussolé mais néamoins tout à son affaire a fait donner un peu la troupe, les canons à eau et en gros tout l'arsenal de farces et attrapes dont il disposait. Rien n'y fit, la foule grave était compacte et déterminée à reprendre en main son destin de guenille de la République.

Le présidnet se montra au balcon, tentant avec sa verve habituelle de rallier à lui l'électorat mal conservé,  s'adressa à la masse ignoble, en ces termes :

- Casses toi pauv'con ! Mais devant l'absence de réaction, la réaction c'est toujours bon, lui avait soufflé son conseiller. Le présidnet sentit sous lui vaciller ses talonnettes et se tourna vers monsieur Guano, le fidèle monsieur Guano :

- Mais c'est quoi ce Bordel, une plaisanterie ? Non musée de sire, c'est une révolution !

Alors de la majorité silencieuse s'éleva ce cri unanime : Sarkozy démission ! Sarkozy démission ! Sarkozy démission ! 

Tard dans la nuit, la foule ne s'était pas encore dispersée. Elle y est encore d'après nos sources bien informées et les forces de l'ordre épuisées de devoir faire pour tous ces afamés maints sandwiches et moult hectolitres de vin chaud, à la canelle avec du citron dedans s'étaient rangées à l'évidente réalité, pas de prime de matraque à la fin du mois.

Lephauste ? Lephauste ? Euh ... Oui ! Demain c'est République/Nation avec représentants syndicaux, élus à écharpe tricolore, banderoles et slogans, fanfares brésiliennes, marchands de boissons fraîches, RG et tout le tralala ! Compris !?

14:33 Publié dans Relis tes ratures | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : 19 mars, manifs, grève, littérature, poésie, otan | |  del.icio.us | | Digg! Digg

17.03.2009

Terreur

Nous sommes sommés en ce moment de nous exprimer sur la réintégration de la France au sein, le joli mot, du commandement intégré de l'OTAN. Nous réintégrons l'intégré, en quelque sorte. Sommés n'est pas le mot juste, nous exprimer non plus puisqu'en réalité, en tant que peuple infantile et tout juste bon à fournir à la presse des faits-divers désintégrateurs de sociétés, on se garde bien de nous demander ce qu'entre deux impulsions lâches de l'électro-encéphalogramme plat, nous pourrions penser d'un tel ralliement. Et pourtant la France à l'instar de tous les pays dont l'opulente civilisation est basée sur le colonialisme, se doit de se souvenir qu'il n'y a pas d'armée coloniale sans ses régiments de suplétifs. Ces troupes levées sur les populations qui n'ont d'autres recours que de se ranger aux côtés du plus fort et par conséquent de se faire haïr par tous les camps. Pour mémoire, la France n'a pas gagné ses guerres sans qu'ils soient là, ces dépenaillés, sous armés, traités en sous-produits humains. En cela nous n'avons rien appris de monsieur Hitler et de ses concepts concernant les "sous-hommes", voir les zoo humains des grandes expositions coloniales. Peut-être même l'avons nous un peu inspiré, l'Adolphe, notre cousin germain.

Peuple français, peuple de résistants, tu t'offusquerais de ce que je dis ? C'est que tu as les yeux  chassieux quand il s'agit de les ouvrir sur ta réalité. Il suffit de se souvenir de l'équipe du film consacré à ces troupes de "Nord af' " qu'on envoya débarquer en Provence et mourir en nombre à Monte Cassino, reprendre en choeur : C'est nous les africains qui revenons de loin !" et de l'émotion préfabriquée que cela suscita dans le public pour s'éviter l'hypocrisie des comémorations frelâtées. Et revenir à notre sujet d'actualité.

Les états unis sont et restent quelque soit l'administration en place le grand pays colonisateur de ce début de rien qu'est le XXIe siècle. Je sais il fait beau, parlons des jonquilles, de celles qui poussent loin des champs de mines et qui ne fleurissent pas les moignons des enfants massacrés à Gaza. Gaza est-elle pacifiée ? La palestine est-elle enfin sionistement correcte ? C'est à qui le tour d'aller se lamenter au pied du mur de ... non pas de Berlin, ni non plus de celui de Tijuana. L'Amérique, notre grande soeur en banqueroute n'a plus d'alternative industrielle que la guerre de conquête et comme c'est bien triste de conquérir seul, surtout quand la cause et les mots pour la dire ont été retournés comme peau de lapin, s'adjoint dans ses opérations "mains sales" un certains nombres de pays des quels la France avait choisis de s'écarter sur ce sujet. De Gaulle, ça fait mal au cul de rappeler pour mémoire la dépouille d'un général mort. Désolé mais je n'avais plus de dépouille de général vivant en stock. Pourtant l'uniforme pullule. De G... donc nous avait courtoisement expliqué pourquoi la France forte de sa diplomatie pouvait s'éviter au titre de la dette d'honneur contractée auprès des Russes, dans les années Quarante ... Des Russes ? Faites excuses c'était de nos frères du Wyoming dont je voulais parler. Il ferait beau voir que nous devions notre liberté à ces salauds de comunisss. Je digresse, ma langue est ogresse trop ? Mais j'aime moi encore un peu la liberté que prennent les mots sans laisse. Non l'OTAN, voyez vous, on préfèrerait pas ! Sans vouloir vous vexer, naturellement, amis du Texas, cousins du KKK, frères WASP, Blancs comme Barak.

Mais là l'affaire est sérieuse. Laisserons nous nous filer sous le nez les gros contrats ? Que sont quelques chômeurs, vite élevés sous la mère patrie de l'industrie guerrière. Quelques petits cadavres qui se rêvaient heureux et qui feront très bien pour meubler les après midi de la cour d'honneur des invalides. Allons enfants de l'industrie ! Réintégrons ! Les ouvriers piaffent d'impatience à la porte des usines EADS, les carnets de commandes vrombissent d'hélicoptères de combat, la grande muette, cette armée de métier dont plus personne ne s'étonne, professionalisée qu'elle est, qu'elle ne soit plus l'armée de la république et qu'elle patrouille dans les rues des villes en nous toisant du haut de ses armes chargées. Réintégrons puisque c'est le prix à payer en vue de l'atomisation des franges crasseuses de l'Orient. Il n'est que de les voir aux actualités, ces "arabes" parmi lesquels sont quelques Perses (papa c'est quoi un Perse ? Presque plus rien chéri, finis ton hachis palestinien maintenant!) pour mesurer la haine vindicative et meurtrière, la Talibanite aiguë, contre laquelle il nous faut lutter, au nom de la civilisation du centre commercial le plus proche.

La France devient, ne vous en déplaise, par son peuple désespérément aphone, un de ces pays où lever des troupes de suplétifs relève de l'acte citoyen basique. Cette citoyenneté dont je ne me souviens plus très bien de ce qu'on en disait, quand j'étais à l'école et que je rêvais aux jonquilles ce pendant qu'honnêtement le maître tentait de nous enseigner des valeurs qui à présent s'échangent en bourse.

Réintégrons puisque de toutes les façons nous voila bientôt tout à fait désintégrés. 

16.03.2009

La palpature du cercle

Dieu qu'il fait doux tout à trac ! Tout palpite tout à coup, la lumière du soleil est haut perchée dans les cintres, la gazelle va fleurir le désert de bitume des trottoirs, l'herbe des pelouses interdites sera tendre sous le fessier des âmes éperdues. Partout au coin des rues s'installent les petits revendeurs de révolutions à la sauvette. Les estropiés bourgeonnent et ce sont quatre moignons de plus qu'ils tendent au devant de nos coeurs rajeunis de générosité. Le plan vigipirate va endosser sa tenue d'été. On ira aux festivals, on fera les brocantes, on manifestera son mécontentement au son de la fanfare des beaux-arts, chaque maison qui passera sera un palais magnifique dont nous forcerons les portes pour voir comment est la fortune sous les ors du soleil couchant. 

Je nous vois bras dessus bras dessous, les poches pleines de pierres, remontant les boulevards, dégriffant définitivement les vitrines, fraternisant avec les vigiles sous l'oeil attendris des caméras de vidéo sécurité des grandes chaînes nationale. Qu'il fait doux tout à coup. Je nous vois pacifiques comme des chiens fous sur les plates-bandes de l'élysée, secouant une dernière fois nos mouchoirs détrempés d'émotion en saluant le départ définitif du couple prestilentiel vers les cieux étoilés de "YesWeCanLand" :

- Là tu vois Charla et moi on avait décidé d'inviter le peuple à la maison. Charla avait fait un taboulé et moi je m'étais occupé à faire quelques photos pour l'album de mon presque quinquénat. Elle est belle Charla, non ? Même, devant l'enthousiasme général elle a du chanter 95 fois sur cent, une bonne centaine de fois. Le peuple il adore Brassens. Mais c'est quand elle a commencé à chanter l'internationale que ça s'est un peu échauffé dans les bosquets, le rail de trop, comme on dit dans les réunions ultra invisible du gouvernement ultra inéficient. Il a fallu qu'on foute le camp vite fait, vu qu'on avait confié le bébé à Rachida, la gonzesse la plus DaDa que je connaisse, à une baby sitter du quai d'Orsay. Rama, tu connais ? bon pour te dire on a sauté dans la Panda ... Oui oui celle que j'ai réussis à taxer aux baltringues, derrière les grands moulins de Pantin. Ils en voulaient à ma Roll'ex, ces cons ! Et on a taillé par le pont de la Concorde...

Et nous ferons des rondes, des farandoles, des cavalcades, nous danserons sur la dépouille de crédit, en peau de ZoB et refilerons de l'identité à qui en veux-tu en voila. Des papiers, des fafiots, des brèmes, au nom de la République une et indivisible sur le principe du "bien commun" et du devoir des peuples à disposer d'eux même au sein de l'espace clos de la conscience. Et au dehors de même. Fait si doux, si tiède que sous les cotes de la Nation il doit bien y avoir de la place à fournir pour tous ! A la condition que l'actionnaire n'actionne plus les leviers des ravins de l'hiver quand sous lui fond la banquise dont nous alimentons la masse, de nos sommeils de masse. De nos hypnoses thérapeutiques.    

15.03.2009

ZoB !

ZOb ! J'avais cru que tout était pas cuit ! Que tous nous n'étions pas que de la démarque, de la contre-façon, des diables en culotte de velours, du vif pour aller au gros. zOb ! J'avais pas vu que tout un pan de mur s'était fendu du rire des banquiers ! ZoB. Mais qu'est-ce qu'on a foutu tout en ayant rien à foutre de toutes les fanfares du désordre marchand, rien ? Rien, que l'on a fait, tout à la bonne conscience, la bonne santé, la morale altruiste, la bonne bourre, le bon beurre, le beau, la bonne, l'abracadabra cassé et pour le reste restait la charité. Nous avons tous été, tout été de ce qui il restait à être avant qu'on démonte. La bonne pâte d'humain à la coulée franche de creuset en creuset, de moule en moule, des séries conforme au mécanisme rutilant des temples percés de lumières édèniques. Des précipices que nous avons explorés n'est remontée que la peur du noirte, des espaces que nous avons quadrillés ne sont restés que les failles par où la nuit abolit les cellules des quartiers de hautes et folles sécurités. ZOB ! Nous aurions tout niqué ? Pas joignables ! Non, nous ne pouvons pas nous en remettre au constat. Pas possible ! C'est nous ça, sur la photo ? C'est nous ? Tu plaisantes j'espère ! Mais non mais attends tu ...

Bleue pour moi la chair à canon ! Comme le faux filet, le faux fuyant, la révolte qui se prend les pieds dans le tutu, les mots d'amour. Bleues parce que Bleus.

Il y a, pas loin de chez vous un G20, on y tient une permanence quasi nocturne, les réunions y sont parfois houleuses mais restent d'une courtoisie charmante. Mais quand vous en sortez du G 20, toujours vous vous dites que l'on ne vous y reprendra plus. Oui mais à chaque fois que nous en sortons nous nous dites que l'on ne vous y reprendrons plus. zoB ! ZOb ! ZoB ! ZOB ! J'avais cru, bon blanc, qu'il restait à dévorer ! ZOb !

20:11 Publié dans Relis tes ratures | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : littérature, ump, politique, france, g20, poésie | |  del.icio.us | | Digg! Digg

Baschung

Encore un échec de la politique d'intégration des couches vaguement populaires. C'est alors qu'en accord avec la ministre des affaires culturelles, la chancellerie, le quai Malaquis, le maquis corse et le secrétariat aux menus emplois rattaché à la présilience, il allait être chargé de retrouver Michel Rocard perdu dans les bras d'une ourse voluptueuse, avec pour mission d'enseigner le Cantique des Cantiques à l'ourse avant qu'elle n'ait eu le temps de réduire Michel à l'état d'objet sexuel de gauche, que Alain Baschung a décidé, d'un commun accord avec le cancer, d'avaler son bulletin de naissance. Le ministre de la reconduite à la frontière s'est félicité de la hausse de la natalité en milieu carcéral. L'annonce de la nouvelle a plongé la population des écouteurs dans la consternation. On dénombre deux cas supplémentaires de crise d'atonie aiguë toutes les 6 heures au clocher de l'église et le Présilient prendra la parole après que madame rêve d'atomiseurs...

Déjà que le Rock n'Roll se mourait pas dans la joie, qu'il s'agonisait même lui même, comme superMan au supermarché, il a fallu qu'en plus on perde Baschung, un de ses plus grands clown's blanc. Et Charlie Parker ? Il dit quoi Charlie Parker ?

Toutes les notes