30.06.2009

Développement du rab

Les Verts sont dans le fruit, les valises sous les fesses de mamour, nous avons fait le plein de bonnes intentions et de carburant bio-éthique, nous sommes passés par l'AMAP, l'épouse à le Georges nous avait gardé pour la bonne bouche des confitures de rutabagaz. Les enfants adorent les confitures de rutabagaz dans leur bol de céréales hypra-énergisantes pour le cerveau. Et c'est garanti en ciels minéraux de toutes beautés quand vous passez dans le scanner, bzzzzz ! Plop ! Rupture d'illétrisme en neuf lettres ? Bachelier ?

- Arnulfe chéri ! nous y allons ? Les petits s'impatientent ils ont presque fini les céréales, l'âge de glace XX quatre, et isidore kador, le toutou à sa maman de folie qu'il l'adore, se purule l'eczéma sur le coussin en toile de jouy.

- Filons mon absinthe ! Ma joie, Charlotte-Anne, ma colombe aux mil plis. Allons comme des prolos goûter les joies simples de l'amour libre sous les palétumiers ... Les palétumiers roooooses !

C'est totalement jouaces, comme Adam et Eve qui avant de se faire foutre à la porte, auraient eut soin de piquer un double des clés du rapadis, que notre petite famille prit le chemin de la route des vacances par l'autoroute, en vrombissant au péage et maudissant dans l'habitacle climatisé, toutes ces sortes de gens de peu qui se refusaient à acheter une automobile propre. Alors que la voiture verte préservait la planète. Et que la planète, et là Arnufe était catégorique, presque révolté parfois, c'était vital de la préserver, pour nos enfants. Nos enfants, qui pour l'heure, regardaient un documentaire sur l'Afrique. Enfin ils étaient pas vraiment sur l'Afrique, ça se saurait si nous on était sur l'Afrique ? Enfin je veux dire que ça ferait terriblement souffrir les gnous et l'herbe de la savane si on était sur ... Ce grand continent sauvage et très peu peuplé, à en croire les images rapportées par Nicolas Le Mulot et son ami O. G. rhard Manvoot' du Ciel.

Le péage passé, la route s'offrit à eux mais pas à eux tous seuls, faut l'avouer. Et donc roulons, roulons, tong's contre tong's, string's à string's. Dans la saine émulsion des sueurs tièdes. Arnulfe conduisait impécablement, première deuxième ... première deuxième puis première et encore deuxième. Pas trop vite chéri ! Tu sais bien qu'Isidore fait pipi dans les virages, je crois même que nous avons oublié ses couches en pure ouate de cellulite parfumée au iota iota équitable.

- Mamaaaan ? Y a Isidore qui vient de pisser sur mon MP3 !

- On ne dis pas "pisser" mon petit ange, mais pour MP3 là tu as bon, ce qu'il est doué tout de même ! On dit lansquiner. Lansquiner qui vient du latin latrines,  qui vient du grec citoyen, qui vient de l'indo-européen mitoyen, d'où l'expression : Un tiens tu l'as dans la gu... vaut mieux que deux tu l'auras dans le c...uticule (vieux terme de Caracala).

Et ainsi filait la route et ainsi sèchait le MP3 et ainsi la petite famille s'évadait, dans le soir tombant sur la lente chenille des juilletistes. Mère nature les guettait, protectrice douce aimante, ses grosses mamelles perlaient en attendant d'un lait riche en oestrogènes cartilagineux mais finement moulus par les femmes avenantes de lointaines tribus de gnous.

Et ainsi, nous disions nous, tant qu'il y a du rab pour les Afrikaners point n'est besoin de développer l'humain. Les gnous suffisent à nos bucoliques rêveries.

Papaaaa ! C'est quand qu'on arrivons-nous !?

 

28.06.2009

Love is on the air *

C'est toujours des histoires qu'on se chante, le refrain et pis des fois même pas tout en entier ... Et tu seras toujours Ho Ho HO Ho HÔ sur le chemin de la vie, avec ton lave-vaisselle et tes chaussettes qui trouent et j'enfile la reprise, je t'atends avec un petit bouquet d'églantines et tu arrives en ford twingo ouAp ! DoO OuAp ! Il pleut sur la chaumine mais j'ai pris ma polaire, rentrons vite Oh oH Ôh Oup Doo Oup ... le vélomoteur ! C'est mon village au clair de lune (Jean Sablon) où je t'emmène pour pas une thune, tu me portes dans les virages et je m'accravoche à ton string ... Violons ... plein. Et dans les branches de cerisier je te fais des essuie-glaces. Allo ! Oui ? C'est encore le monsieur de la dernière fois ? Oui c'est moi, tu me reconnais ? Hin Hin Hin ! Alors j'ai pris ta main et tu as pris ma ... mienne et souviens toi Bar Abbas, il faisait si lourd sur Jérusalem ce jour là. Mais va, que je ne me retourne pour me tailler aussi, vers une autre comptine, la petite cantate, peut-être.

* Viens sans sourciller sous les grands palétu ... Les palétuviers rose !

 

Nota Benenut's : Ca manque un peu de vigueur, non ? De cohésion sociale, peut-être, en toute modestie. J'aurais du mettre plus de HoO La HoOP. Et puis Pauline Carton j'sais pas mais ça fait un peu pas d'âge, quoi ! Par contre j'aime bien le moment avec les essuie-glaces ! A tiens ouais ? Moi aussi, pasK ... Bon allez on sort là, c'est fini ! Ouais bon ça va ! C'était pour aider ! L'aut' Eh ! Pauline Carton, laisse tomber l'chignon !

La vie en rose

C'était ça la vie en rose, une flopée d'épines acharnées, le beau partout et parfumé et nous dans le garage, à dégommer les mouches. Mais c'était pas la vie en rose, c'était la chanson du pauvre nègre qui passait sur l'électrophone. Ma mère avait un faible pour le miséreux. C'est vrai, on était misérablement riche et la compassion passait au fil de l'eau tandis que le pauvre nègre : Un nègre maigre dont les os, semblent vouloir trouer la peau ... Voyait au loin s'éloigner les flancs d'acier du cargo. A chaque fois que la pointe saphir s'accrochait au sillon, le sillage du cargo inexorablement se refermait sur nous : Monsieur l'bon dieu t'es pas gentil ! Moi pas vouloir quitter pays !

La vie en rose c'était une foi de démolisseurs, un art de la ruine, une maison en bois d'allumettes, nos bonnes têtes de petites échardes et le premier, que deux autres tiennent ferme ce pendant que le quatrième, l'initiateur de l'embuscade, craque l'allumette de trop et fout le feu à la bicoque. Craque l'allumette de trop et fout le feu à la bicoque. Nous balisions des empires de brindilles, des nécropoles pour les fourmis, nous chassions le frelon, et rentrions à l'heure de la soupe. Le premier écope du courroux des autorités, ça le galvaude, il a de l'amadou dans le regard, un départ de feu intempestif. Les autres fredonnent en rasant du regard l'étang de bouillon KUB TM, où le vermicelle gélife.

"Quand il me tient dans ses bras, qu'il me parle tout bas, je vois, la vie en ... " La vie en rose c'était s'en prendre plein les doigts des épines, toutes, une bonne fois puis, à toutes fins, retrouver la route du trottoir où sûrement il m'attendait, pour m'emmener au manège où que sais-je ? ailleurs d'autre, d'où qu'il vienne, que captif du microsillon d'où la scie égrennait la sciure des épines, le beau parfumé et flétrit de la vie sans lui.

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27.06.2009

Comment j'ai...

Comment j'ai buté Kate ? Ch'ai pu !? comme vous, j'ai que fait comme vous ... Je suis sortis, rôtit, dans la poche intérieure de mon veston de tweed, un pauvre neuf miliÔmètres, maître je n'avais rien que mon adoration, et dans le poche plate L'arrache-coeur de Boris V'lan. Voilà c'est tout, rien je vous dis ! Maintenant tu fermes ta gueule de singe et tu racontes. comment t'as buté Kate Bush, enflure !

Alors voilà (quand faut coucher, faut coucher!), c'était un matin, vers trois heures, trois heures quarante six, sept, huit, neuf, Bush ? Ta bouche baby ! Tu vas nous faire repérer ! Oup's que je m'lâche ! Je la ceinture ! Je l'oblique, la plie, la ploie, la mate; chante beau merle ! Je lui invective dans les gencives ... ... ... Je me reprends de ce silence sidérantX3, je suis pas un assassin ordinaire, je peaufine la troisième marche, voyez vous ? Chante ! T'entends ? Allez, va ! Merluche d'entre voies, merlette, ma miel, mon succinct, mon oryx, mon nono, ma no nix. File, pare de ta voix les vaisseaux consanguins. Je la serre au col, un peu, un peu plus, encore, encordée, encore, je sers de porte voix. Des mouettes plein la farce du vent, je vais et je sers, encorec un peu ... Kate est un peu plus que délicate. C'est ainsi que je vous le dis. Pas plus. Pas de quoi faire un articulet, j't'en fiche ! Comment j'ai buté Kate ? Fastoche ! Comme vous, tout comme vous! Je strangle.

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26.06.2009

La maison du départ

C'est une curieuse idée que celle de cette maison là. Une maison toute faite comme l'anti-chambre du départ. Jamais on y arrive que pour en partir tout aussitôt, curieuse idée que celle de ce nulle part acquis de haute lutte sur le tarif de l'existence. Vivre avait un goût et il n'a plus, bon an mal an qu'un coût, généralement disproportionné pour les esclaves que nous sommes. Oh, ne vous offusquez pas ! Pas vous ! Pas vous ! Une maison aux jalousies de laquelle, l'attristement des atroupés vous fait un petit signe : A la revoyure ! Cette maison n'est faites que de quelques marches, inutile de ressortir de je ne sais trop quel moteur de recherche, un moteur qui recherche c'est un humain qui s'est trouvé, des bribes convenantes concernant les styles architecturaux en vigueurs. Tel pignon ? Ce colombage ? Le soubassement en pierres de taille est d'époque, c'est écrit là !

Trois marches, pas une de plus, trois degrés avant le fleuve, avant le crépitement de la cour gravillonnée, trois marges parfois grasses de pluie harassante et de lichens et de fougères et parfois pas. Trois marches de béton, de bois et de tout ce qui fait tomber le pas à hauteur de la résiliation des contrats et que le fleuve en silence, emporte aussi, dans sa serviette où flotte la vie mutante des naufragés.

La première des marches de la maison du départ, est celle où l'on nous pousse à sourire bien que l'on ait appris, au préalable, à baisser les yeux. De celle-ci de marche, on vous somme de vous élever tout en vous tirant l'oreille, et vous marquant l'affection de bonnes paires de gifles. Cette marche là est un ring et, vous avez perdu, la coquille vous allait pas.

La seconde des marches de la maison du départ, est celle où après le Knock Out de la première, vous titubez peut-être, mais avec humour, vous avez l'âge de l'esprit, la jeunesse vous encense de ses miasmes vagues et ses éruptions vous font presque passer pour un à peu près bientôt exploitable mais pas encore assez mûr pour la chicote. De celle-là de marche, on vous mirage des avenirs faciles, à la condition de ... Des ponts d'or lanternés de célestes appâts attendent que d'un pas ferme vous vous enfonciez dans le crédit, sans lequel vous ne sauriez prétendre à vivre parmi le Genre, sous le couvert de la bonne race, de la bonne couleur de carte bleue et accessoirement de la bonne entité politique. Cette marche-ci est un tremplin de l'autre côté duquel il n'y a à vrai dire que le tableau noir de la révision des fondamentaux. Inutile d'apporter ses craies et son chiffon.

La troisième des marches de la maison du départ, est celle que je cherchais à sauter, sans me faire d'entorse, par pure comodité pour ce qui devait suivre, une lente montée alerte vers les sommets du paradis, proposé dans le programme de plusieurs religions dont j'avais eu le temps d'étudier les prospectus, lors de mes nombreuses visites au cimetière de Montreuil-sous-bois, Seine-Saint-Denis (pour les adorateurs des formules simplifiées à deux chiffres : MÔa, ch'u du...). De cette dernière de marche, on vous y voit aller, on n'en vous dit rien, vous êtes passé outre des mailles de la raison, du bout du gros orteil. La présence du fleuve impose la prudence. On se chagrine un peu, on s'avertit par mail, on se téléphone plein les mouchoirs. Soyons francs, on s'obsèque. Enfin vous allez vous occuper de vos oignons ! Enfin on ne vous entendra plus éructer de la bile contre les évidences ! Enfin vous n'aurez plus à chercher des solutions à des problèmes qui font un peu rire sous cape ! Enfin!

Mais tout ceci n'est que fable, la maison du départ n'existe pas, pas plus que nous, même si de la troisième marche, on a sur le monde la vision la plus nette.

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25.06.2009

Fly me to the moon

A Madame Sylvaine Vaucher.

Nous gambadions, badions, dagambions, gabandions, décampions, folâtrions, étalions nos ombres à l'abri des mirabelliers. Nous n'étions pas peu sans cervelle mais au moins ne nous trouvait-on pas à singer le programme du bonheur domestique, de la joie en laisse, celle qu'on laisse volontiers aux pragmatiques névropathes. On nous regardait, de loin, et le venin des postillons ne flétrissait l'herbe qu'aux souliers de ceux qui se pissaient dessus, sous le soleil des cellules. On ne nous visitait pas, on y pensait parfois mais quand un quelque chose sonnait le rappel, nous trouvions de quoi ouater la stridulation insipide et insectueuse, l'étoufant même d'un coup de talon, semant de l'ornière la poussière des bonnes relations humaines. Un rien paisibles, nous n'engagions pas le monde à courber l'échine, à lutter pour sa survie, à se déhancher le pantin pour gagner quelques suées de plus, à procréer à l'infini le semblable ennuis, la sempiternelle scie des générations aux mil conflits complices. La psychiatrie nous avait frôlé la rêverie. Nous sentions  suffisamment le gaz pour qu'à vouloir s'y frotter, le genre humain rétrograde avant le choc, puis aille s'écraser l'AirBus ailleurs. Nous ne ravivions le cuir des rencontres qu'à la condition que les boucles se dénouent avec le même éclat qu'elles avaient eut lors du nouement. On nous aimait de loin. Nous aimions cela. Nous passions, c'était ce que nous avions admis. Nous chevauchions déjà, alors que ce monde s'était voué à la roue, au cri inexprimable de son envie d'enfin paraître pour ce qu'il est, le plus parfaitement vertueux des cercles vicieux.

Nous étalions nos ombres à l'abri des mirabelliers. C'est tout. Ca suffisait à nos ambitions.

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24.06.2009

Un tas de gens bien

Quand je dis un tas n'allez pas croire qu'on s'entasse avec distinction tandis que sur le perron vous attend la garde, que le vent fouette et que les soleils d'Austerlitz crépitent à ouate mil images lumière et que les bonnettes tentent d'atteindre la vitesse du son. Je dis un tas parce que ce matin, juste avant les petits flous et les petits fours, le nouveau gouvernement, de retour de Bordeaux, se présentait à la maison-mère, avec sous le bras de chacun sa chacune, bras dessus bras dessous, ce que nous prenons pour des dossiers mas qui sont en fait des lettres de cachet. Et pour cachetonner ! Là haut ça cachetonne ! A ce propos j'ai noté que l'ange Hortefeux en avait plus lourd sous le coude, à présent, que mademoiselle Yade qui exhibait un pauvre sac à main de députée sortante. Non, rien cette fois sur madame Dati ! Pas de reconduite à la frontière ni de Holaaaaaaaa dans les quartiers d'isolement.

"C'est ainsi, vous les africains que vous n'êtes pas rentrés dans l'histoire. A trop vouloir imiter le blanc, le blanc vous limite et vous renvoie à la charrue, et les boeufs sont bien gardés. Même si il vous reste moins de moutons à compter le soir avant de vous endormir le ventre vide." (discours du Kador)

Donc la burka fait débat, les Hygiaphones de "Pôle emploi" débordent de crachats, les iraniens se sont pas gourés de président, les "pinces" peuplent Paris. Les "pinces", elles ont tout du révolté, modèle déposé, mais glissez sous leurs bons regards d'humanistes pragmatiques, la valeur marchande de leur parjure et tout aussitôt vous leur verrez un teint brun, un guichet dans les yeux où se mettra à clignoter l'entendement raisonné du monde. Une pince ? Mais qu'est-ce ? Serre moi la pince, dit le crabe ! Pince moi la serre, répondit l'aigle ! Une pince est un état temporaire de panique accapareuse. La pince vous accapare, vous rogne, vous raconte les mil misères de sa non existence, vous demande en bref de l'aider à s'en foutre un peu plein les fouilles et ... On se téléphone d'toutes façon ! Pince, une pince ne vous les lache, les picaillons qu'en conjecturant sur la crise, la cherté des denrées, pour la pince, votre travail est une denrée. Et on trouve toujours moins cher puiqu'il s'agit de sauver la pince de la corde à linge sale. Et sur Versailles, vous n'avez rien ? Si si, un film de Sacha Guitry.

Mais quel rapport me direz vous, mais rien ne vous y oblige avant qu'un décret ne choie du perchoir, entre cet aimable exposé sur les "Pinces", le faste et le remaniement ministériel ? Aucun, pensez donc ! Une pince ça reste un artisan avant tout, ça prend tout ce qu'on lui donne, au besoin ça va lui même le chercher, c'est besogneux au gain, un ministre ça a, comment dire ? Plus d'industrie sous le rapport du rapport, quelque chose de l'autorité qu'à pas froid aux yeux face caméra. Et puis aussi la pince elle peut pas rassembler tous les contre-maitres et toutes les contre-maîtresses sous les ors du château de nos ancètres, les nobles avilis.

Pour ce qui est du épineux problème du port du Kador dans les lieux publics, j'attends la réception de l'uniforme.

21.06.2009

Défaite de la musique

Comme chaque soir à l'heure des pâtes, c'est aussi l'heure du merle. Cherchez pas là de rendez vous que seraient un peu tentés d'intercepter les bons usages. Se faire sucer le spaghetti par un merle ? Non vraiment, c'est contre nature et contre productif, ça ne fait même pas un contre-feux valable en cas de feux de broussailles autour du mont des burnes. Ca peut aussi l'empêcher de triller à son aise. Non ! C'est l'heure du Merle et des pâtes, rien de plus, même si il est vrai qu'il faut savoir partager les pâtes avec les merles et les moineaux. Mais c'est quand les beaux jours reviennent que le nécessiteux retrouve les charmes des longues et bucoliques ballades en forêts. Pour les autres, c'est en voiture, en moture, en batures, en aviure et en tout ce qui turture, à trente à l'approche du photomaton, qui est une espèce de flic, caché derrière le miroir sans tain et sans fard. Et qui est mal payé mais qui est un ami, de qui l'on sait!?

"Tout pour la musique !

Et ils balancent des mots sans suite

Et sans logique

Comme on dit des

Mots magiques !

Tout pour la musique !

Et ils balancent leurs têtes

Comme de doux histériques

Comme des fous fanatiques !" (Michel Berger/France Gall)

Ça passe mieux quand c'est une petite blonde, un léger fil de F... de anis lui glissant des commissures, qui le dit. Si en lieu et place de la sus mentionnée petite blonde vous faites mécaniquement réciter le refrain par un Mollah de Chiraz, vous êtes bons pour une guerre sainte. Interdiction formelle de chanter ça dans un avion tentant désespérément d'atterrir à La guardia.

"Mois dans mon Jumbo Jet

Détourné sur le Koweit

Je ne dis rien mais je m'inquiète" (bis) (Nicoletta, chanteuse engagée dans la lutte contre le réchaufement climatique.)

Ce quart d'heure totalement sexiste vous a été offert par les établissements Cemant ! Et maintenant, notre minute de silence...

Voile intégral

"La manipulation consciente, intelligente, des opinions et des habitudes organisées des masses, joue un rôle important dans une société démocratique. Ceux qui manipulent ce mécanisme social imperceptible forment un gouvernement invisible qui dirige véritablement le pays."

(Propaganda, comment manipuler l'opinion publique en démocratie- Edward L. Bernays - Editions Zone)

Bernays outre le fait qu'il était cousin avec le docteur Freud et qu'il utilisa ses travaux afin de peaufiner ses théories, est le créateur de la notion de "relations publiques", en 1919. Il organisa plusieurs évènements aux états unis, afin qu'ils servent à l'édification des foules à propos de l'action politique du gouvernement de l'époque. Il créa la notion de consentement et son contraire le rejet par voie de concept de ce qui pouvait contrer les décisions les plus iniques. On lui doit entre autres, le concept de peur du bolchévique (la face hirsute du révolutionaire, un long couteau entre les dents et la haine dans le regard injecté de sang.). C'est grâce à l'application de ses théories que les états unis purent dans les années cinquante du siècle dernier, faire assassiner le président Arbenz Guzman, pour le compte d'une compagnie fruitière américaine qui exploitait pour son seul profit les bananeraies du Guatemala (D'où la notion de république bananière) en traitant les paysans en esclaves. Guzman voulut redonner la terre au paysans, alors les états unis lancèrent une campagne de propagande (notion inventée, elle, par l'église catholique au travers de la congrégation pour la propagation de la foi, à destination des populations conquises lors des guerres coloniales. Qui débutent et là c'est moi qui ajoute, lors de l'oppressive et carnassière libération du saint sépulcre, en Palestine.) contre le communisme et autres "ismes" qui n'ont rien à voir avec Corinthe, où l'on se contente paisiblement de faire sêcher des raisins.

C'est Dimanche, le jour où commence l'été, le jour où les papas se rasent de frais (les enfants aiment pas quand papa pique, même si maman coud!) et attendent les embrassades des petits qui ignorent que "Maréchal nous voilà-t-il ... pas ! C'est Dimanche et aujourd'hui on fesse la musique, sous les ordres de sa majesté Jack Lang, accompagné pour la circonstance de sa copine HADOPI, de j'Val, lui même membre du respecté "cercle de l'oratoire", ex director de Charlie l'badaud, ancien faux ami de Patrick Font (de Font et Val) et nouveau recteur de Radio Paris. Cette radio qui est à la France qui pense ce que la France qui avance est la Démocratie de marché. Le thème de cette fête de la musique de trop : La chanson française ! Adonc je décide aujourd'hui, à partir de Vingt heures, d'observer une minute de silence que je ferais durer jusqu'à ce que les "casses pompoms", chers à Jacques Brel, aient fait taire le tintouin.

Et pour conclure, encore un extrait du "Voile intégral", le vrai, pas celui porté par les musulmanes qui ne veulent pas ressembler aux folles à gros nichons et aux hanches à l'aune du produit manufacturé auquel leur cul sert d'affût, sur les affiches de la consommation sans sommations. Consommer, c'est consonant et trébuchant ! Voici, du même Bernays :

"La propagande moderne désigne un effort cohérent et de longue haleine pour susciter ou infléchir des évènements dans l'objectif d'influencer les rapports du grand public avec une entreprise, une idée ou un groupe."

18.06.2009

Quand j'étais chanteur

Le docteur Himadi m'a dit : La foi mon ami c'est une question d'indulgence. Faites vos petites affaires, fructifiez, prospérez, enrichissez vous, grevez, pillez, transformez tout en dividendes, divisez les importuns, les faibles poussez les du haut du strapontin où jusqu'à présent on tolérait qu'ils se gobergent dans le rassis des jours meilleurs, palpez, violez les beaux fruits de saison et agrémentez votre nid de rapace d'images pieuses. Faites semblant de savoir et enfin, on vous croira. Voilà, ça vous fera Cinq cent balles, signez là l'éternelle reconnaissance de dettes et à la prochaine. Mais n'oubliez pas Lephauste, les chiens de l'enfer ne mordent que ceux que nourrit la peur de perdre.

Alors je me suis retourné dans mon lit de fortune, fourbe de chez Forbes et le cauchemar de vivre je l'ai changé pour un aller simple, destination les plages, les cocottes et les cocotiers, les buffets à volonté, les placards à balais où l'on se fait astiquer le manche par de grands enfants émancipés, un peu comme un élu européen, le décors, le décors, le décors et le décorum. Le décorum est atteint. Le consensus s'assêche mais il tient. Il tient et le bonheur, cette chose molle vouée à l'imbécile sourire des grues liftées en fond de court, le bonheur est là. Le bon air débonaire sur le polaroïd TM, c'est moi, en tong's, c'est moi, en chemise à fleurs, c'est moi, Pantalon de girafe à pattes d'eph, c'est moi, reich bahn sur le pif c'est moi ... Enfin, c'est moi, moi, mon, mes, ma, je, c'est moi. Et même si ça sent l'avariée bravitude de l'homme blanc vautré dans l'ébène, je m'en tape, j'ai le contrat.

Ce matin, alors que d'un derrière maigre je caressais le cuir des sièges de mon authentique merde SS, je me fis ... Quand on s'est fait tout seul "self merdre man", on a de ces plaisirs que la masse suante ignore (c'est afligeant l'ignorance) ... Je me fis donc cette réflexion : Et si, me dis-je ... Je me fais mais aussi je me dis selon les bons conseil du docteur Himadi qui est aussi conseiller du président Bounty pour ce qui est des affaires iranniennes ... Oh mais il digresse ! Comme il digresse ! Je digresse donc je suinte ... Me dis-je ... Et si je sortais un disque ?

Quoi ? Que dites ? Vous rumeurez à l'aise ? Un disque ? Oui oui ! J'arrête la polynésie, le bout rimé, la belle marquise d'amour des yeux boeufs me mon fou rire, je te tire à vue tout ce qui slam des pieds en vertu du dico de la rime à rien ... L'amiral Karima, qu'à rime à quoi ? La rime à rien ! Et je fais des chansons. Gland mort salade, c'est moi ! J'arrive ! De la laitue, de la scarole, de la batavia pour me rouler des joints, de la roquette pour les extases de femmes, du cresson, du pissenlit plein les papilles, ch'û pas mesclun ! Je m'astique la sauce et voila le produit :

La lala lala la ... La lala lala la

La lala la lèreux ... lalalala lèreux

Refrain :

What about tabout, ta bouta the think

Peace ô lovair the world

A round up and clap the end

And white is right et plenty fuel

La lala lala la ... La lala lala la

Communiqué de presse : Alors que le triomphe le portait, plus de trois cent dates, une tournée mondiale, un parterre de têtes couronnées bien qu'un peu décapitonnées, à chacune de ses prestations, Lephauste s'était teint en apprenant que sa marguerite avait épousé en juste noces, le fils présumé d'un général d'aviation.

(Ce come back est tout entier dédié à Pacôme Leboeuf, cinq jour aujourd'hui. Salut petit.)

13:45 Publié dans Mélancholie | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : politique, littérature, poésie, iran, faits divers | |  del.icio.us | | Digg! Digg

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